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Full text of "Magasin de Zoologie : d'anatomie comparée et de palaeontologie"

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MAGASIN 


DE  ZOOLOGIE 


D'AMTOMB  COMPAREE 


DE    PALEONTOLOGIE; 

DESTINÉ    A    FACILITER     AUX    ZOOLOGISTES    DE    TOUS    LES    PAYS    LES    MOYENS    DE    PUBLIER 
LEl'RS   TRAVAUX,    LES    ESPÈCES    NOUVELLES    Qu'lLS    POSSÈDENT,  ETA    LES  TENIR 
SURTOUT  AU    COURANT  DES  NOUVELLES  DÉCOUVERTES   ET    DES    PROGRÈS 
DE    LA    SCIENCE. 

Par  ÏH.  F.-E.  Cuérin-Ifléneville, 


y//^  ytfuVRAlSOK -ANNÉE  18<^ 


MAMMIFÈRES 

,  texte  et  pi.,  n° 

ANNÉLIDES  , 

texte  et  pi.,  n° 

OISEAUX  , 

texte  etpt,,  n° 

CRUSTACÉS , 

texte  et  pi.,  na 

REPTILES  , 

texte  et  pi.,  n° 

ARACHNIDES, 

texte  et  pi.,  n°      ->        -    t 
texte  et  pi.,  n°  %'/'  A  4 

POISSONS  , 

texte  et  pi.,  n° 

INSECTES  , 

MOLLUSQUES , 

texte  et  pi.,  n° 

ZOOPHYTES , 

texte  et  pi.,  n*              ^/ 

PARIS , 


ARTHUS   BERTRAND,    LIBRAIRE -ÉDITEUR, 

LIBRAIRE  DE  LA  SOCIÉTÉ  DE  GÉOGRAPHIE  , 

23,  RUE  IIAUTFEITLLE. 


SERIE,  -  ANNÉES  1831  A  1838, 


Le  magasin  de  zoologie  a  commencé  à  paraître  en  1831. 

Les  huit  années  ,  1831  à  1838  ,  forment  la  première  série  de  ce  recueil ,  dont 
l'utilité  est  reconnue  et  garantie  par  cette  longue  existence.  L'empressement  que 
les  savants  et  les  zoologistes  de  tous  les  pays  ont  mis  à  l'enrichir  de  leurs  mémoires 
et  à  y  consigner  leurs  travaux  en  assure  désormais  la  réussite.  C'est  un  livre  indis- 
pensable à  toutes  les  personnes  qui  s'occupent  de  zoologie,  tant  à  cause  de  l'im- 
portance que  du  nombre  des  mémoires  qu'il  renferme;  il  est  aujourd'hui  le 
recueil  à  figures  le  plus  considérable  qui  existe. 

Cette  première  série,  terminée  par  des  tables  méthodique,  alphabétique  et  par 
noms  d'auteurs ,  nécessaires  pour  la  facilité  des  recherches,  forme  8  volumes  in-8, 
ornés  de  635  planches  gravées  et  soigneusement  coloriées,  prix.     .     .     259  fr. 

On  veisd  séparément  : 

Première   année,  1831,    80  planches,  25  fr.,  par  la  poste,  28  fr. 

Deuxième  année,  1832,  100  planches,  36  fr., 

Troisième  année,  1833,   95  planches,  36  fr., 

Quatrième  année,  1834,  54  planches,  18  fr., 

Cinquième  année,  1835,  76  planches,  36  fr., 

Sixième      année,  1836,   83  planches,  36  fr., 

Septième    année,  1837,   69  planches,  36  fr., 

Huitième    année,  183S,  78  planches,  36  fr., 

S  Mammifères.  ) 
Reptiles"        I  149  pl"'  3  vo1*' "  f*'  par  la  P0^6'  108  f* 
Poissons.       j 

Deuxième  section,  j  l^p^"6/'  j  162  pi.,  3  vol.»/,,  77  f.  50,  par  la  poste,  85  f. 

/  Annélides.      i 
Troisième  section.  )  AracSes    (  324  pl'>6  vo1,  '/2,ï37  f*  50>par  la  poste,  i5of. 
(insectes.        J 

mammifères,  30  planches.  .  .  22  fr.     »  c,  par  la  poste  24  fr.  »  c. 

oiseaux,          86  planches.  .  .  66  fr.     »  c,  »  70  fr.  »  c. 

reptiles,       16  planches.  .  .  12  fr.     »  c,  »  13  fr.  »  c. 

poissons,        17  planches.  .  .  12  fr.    »  c,  »  13  fr.  »  c. 

mollusques,  159  planches.  .  .  76  fr.  50  c,  »  80  fr.  »  c. 

zoophytes,       3  planches.  .  .  2  fr.     »  c,  »  2  fr.  50  c. 

annélides,        1  planche.  .  .  »  fr.  75  c,  »  1  fr.  »  c. 

crustacés,    27  planches.  .  .  13  fr.     »  c,  •  14  fr.  »  c. 

arachnides,   18  planches.  .  .  10  fr.    »  c,  »  il  fr.  »  c. 

insectes,     278  planches.  .  .  127  fr.  50  c,  »  135  fr.  »  c. 


» 

42  fr. 

» 

42  fr. 

» 

21  fr. 

» 

42  fr. 

» 

42  fr. 

» 

42  fr. 

» 

42  fr. 

MAGASIN 


DE 


ZOOLOGIE. 


ANNEE  1839. 


M^-(gHSH 


INSECTES,  Pl.  1 


SPHOENOGNATHE.  Sphoenognathus.  Buquet, 
Revue  zoologique  par  la  Société  Cuviérienne> 
1838,  page  104. 

Lorsque ,  dans  la  séance  de  la  Société  entomologique 
du  7  juin  dernier,  je  communiquai  l'insecte  qui  fait  l'objet 
de  ce  petit  travail,  il  n'était  connu  que  de  nom,  et  n'avait 
figuré ,  jusqu'alors ,  que  dans  le  cabinet  de  M.  Dejean ,  à 
qui  je  m'empressai  d'offrir  la  femelle  qu'il  ne  possédait  pas 
encore.  Je  crois  donc  faire  plaisir  aux  entomologistes  ,  en 
donnant  une  description  et  une  figure  de  ce  genre  curieux. 

Mandibules  beaucoup  plus  longues  que  la  tête  chez  les 
mâles ,  très  courtes  dans  les  femelles ,  droites ,  anguleuses  , 
dentées  en  scie  au  côté  interne ,  et  terminées  par  un  cro- 
chet. Antennes  de  dix  articles  ;  le  premier  aussi  long  que 
tous'Jes  autres  réunis ,  le  deuxième  très  court ,  arrondi ,  le 

1839.  3 


2  INSECTES,    PL.    1. 

troisième  et  le  quatrième  cylindriques ,  plus  longs  du  dou- 
ble que  le  second  article,  les  suivants  composés  de  feuillets 
épais ,  disposés  en  manière  de  peigne.  Palpes  maxillaires  de 
trois  articles,  assez  longs ,  filiformes ,  l'intermédiaire  plus 
court  de  moitié  que  les  deux  autres ,  le  dernier  terminé  en 
pointe.  Tête  large ,  anguleuse  ,  presque  plate.  Corselet  ré- 
tréci en  devant ,  trapéziforme  dans  les  mâles ,  plus  large  du 
double  que  long  chez  les  femelles.  Écusson  assez  grand , 
serai-circulaire,  arrondi  au  bout.  Élytres  parallèles,  gla- 
bres ,  luisantes ,  peu  allongées ,  très  larges ,  légèrement  re- 
bordées extérieurement ,  arrondies  à  l'extrémité.  Pattes  de 
moyenne  longueur  ,  jambes  arquées  ,  les  antérieures  den- 
tées le  long  de  leur  côté  interne ,  trois  petites  épines  du 
côté  opposé  (dans  les  mâles  seulement),  les  jambes  posté- 
rieures munies  extérieurement  de  petites  dentelures  qui 
varient  de  quatre  à  cinq.  Corps  couvert  en  dessous  d'un 
duvet  blanc ,  soyeux  et  assez  long. 

S.  Prionoide.   S.  Prionoïdes. 

Orthognathus  prionoïdes,  Dbj.,  Cat.,  3e  édit. ,  p.  193. 

S.  castaneus  ;  capite  thoraceque  subrugosis,  laleribus  cupreo' 
œneis  ;  elytris  corrugatis,  tibiis  anticis  spinosis,  posticis 
flavis ■,  antennis  tarsisque  nigro-piceis . 

Longueur,  avec  les  mandibules,  38  millim.;  largeur,  15  millim. 

La  tête  est  carrée ,  deux  fois  plus  large  que  longue,  apla- 
tie, les  angles  antérieurs  sont  très  aigus,  et  entre  eux ,  à 
Une  égale  distance  de  l'un  et  de  l'autre ,  se  trouvent  deux 
tubercules  très  saillants  :  elle  est  d'un  brun  rougeâtre,  ainsi 
que  les  mandibules  ;  les  yeux  sont  gris,  assez  forts.  Les  an- 
tennes sont  d'un  brun  noir.  Le  corselet  est  de  la  couleur  de 
la  tête,  mais  un  peu  plus  foncé  ;  il  est  arrondi  sur  les  côtés . 
convexe,  visiblement  rugueux,  et  il  offre  sur  le  milieu  une 


Insecils,  PI.  1.  .3 

ligne  enfoncée  ;  sur  les  bords  latéraux  on  voit  des  reflets 
métalliques,  et  çà  et  là  un  léger  duvet  blanc.  L'écusson,  qui 
est  caché  en  partie  sous  le  duvet  du  corselet ,  est  couvert  de 
points  enfoncés.  Les  élytres  sont  arrondies  sur  les  côtés,  lé- 
gèrement bombées  et  plissées  dans  toute  leur  longueur  ; 
elles  sont  d'un  brun  rougeâtre,  avec  un  reflet  cuivreux  assez 
éclatant  qui  n'existe  pas  dans  les  femelles.  Le  dessous  du 
corps  et  les  pattes  antérieures  sont  d'un  brun-noirâtre  mé- 
tallique. Les  jambes  intermédiaires  et  les  postérieures  sont 
de  couleur  fauve  et  les  tarses  noirs.  Les  mâles  (fig.  1)  va- 
rient singulièrement  pour  la  taille.  J'en  ai  reçu  un  qui  est 
plus  petit  d'un  tiers  au  moins  que  l'individu  figuré  ici  :  les 
femelles  (fig.  2) ,  au  contraire,  ne  paraissent  pas  différer 
entre  elles,  et  sont  presque  totalement  dépourvues  des 
nuances  métalliques  qu'on  observe  dans  l'autre  sexe. 

Ces  insectes  se  trouvent  dans  la  Nouvelle-Grenade ,  en 
Colombie. 

LUCIEN  BUQUET. 

Juillet  1837. 

Nota.  Nous  avons  dû  changer  le  nom  que  M.  Dejean  a 
donné  à  ce  genre  dans  sa  collection  ;  car  le  nom  d'0///*o- 
gnathus  est  employé  par  Schcenherr  pour  un  genre  de  Cha- 
rançon publié  dans  son  Gênera  et  specles  Curculionidum , 
tome  iv,  part.  2 ,  pag.  813. 


Mm/  île  Zoo/o<fi<>  îSJç 


//i.rettrj-  PI    1 


Splurnooiial luis  prwnotdet, /i^uet 


/s?/?*v/fW«/*t'    .'V 


Insectes,  Pt.  2. 

SPHINX.  Sphinx.  Linné. 
S.   de  Année.  S»  Annei.  Guérin, 


Cette  nouvelle  espèce  de  Sphinx  vient  encore  montrer 
combien  l'entomologie  du  Chili  a  d'affinité  avec  celle  de 
notre  midi  de  l'Europe ,  car  elle  a  les  plus  grands  rapports 
avec  nos  Sphinx  hippopkaeset  vespertiloïdes ,  que  l'on  trouve 
dans  le  midi  de  la  France ,  et  elle  ne  diffère  bien  essentiel- 
lement de  ces  deux  espèces  que  par  le  plus  grand  nombre 
de  taches  noires  et  blanches  des  côtés  de  son  abdomen. 
Nous  l'avons  dédiée  à  M.  Année,  attaché  au  consulat  fran- 
çais au  Chili ,  à  qui  Ton  doit  la  découverte  de  plusieurs 
espèces  rares  de  ce  pays. 

Sphinx  hippophaes  et  vespertilioides  ajjinis,  alis  anticis  cine- 
reo-umbrinis ,  fascia  lata  sinuataque  brunneo-sub-vires- 
cens.  Macula  baseos  alba,  nigro-vqçiegata,  macula  nigro- 
fusca  supra  disco.  Alis  posticis  rubro-incarnatis,  basi  et 
fascia  lata  sinuataque  nigris,  macula  magna  alba  prope 
angulo  anali.  Abdomine  supra  brunneo-viridescens ,  macu» 
lis  latcralibus  quinque  nigris  et  albis. 

longueur,  5  cent.  \  enverg.,  10  cent. 

Son  corps  est,  en  dessus,  d'un  brun  verdâtre  obscur,  avec 
les  côtés  de  la  tête  et  les  épaulettes  bordés  de  blanc.  Les 
côtés  de  l'abdomen  sont  entrecoupés  par  cinq  taches  blan- 
ches séparées  par  autant  de  taches  noires,  allant  en  dimi- 
nuant de  grandeur  vers  l'anus.  Le  dessous  du  corps  est  d'un 
blanc  jaunâtre  faiblement  lavé  de  rose.  Les  antennes  sont 
d'un  brun  roussâtre  en  dessus,  avec  le  dessous  plus  pâle. 
Le  dessus  des  premières  ailes  est  d'un  gris  pâle  un  peu  ver- 
1839.  3 


2  Insectes,  Pl.  2. 

dâtre,  faiblement  rosé  au  milieu ,  avec  le  bord  postérieur 
longé  par  une  large  bande  oblique  beaucoup  plus  foncée , 
surtout  au  côté  interne,  qui  est  un  peu  sinué.  La  base  est 
garnie  par  une  touffe  de  poils  blancs  divisée  en  deux  par 
une  autre  touffe  de  poils  noirs  ;  il  y  a  en  outre,  vers  le  mi- 
lieu, une  assez  large  tache  d'un  brun  verdâtre  assez  foncé. 

Le  dessus  des  secondes  ailes  est  d'un  rouge  carminé  plus 
intense  au  milieu,  avec  la  base  et  une  large  bande  près  du 
bord  postérieur  noires  :  il  y  a  au  côté  interne,  près  de  l'an- 
gle anal ,  une  grande  tache  carrée  d'un  blanc  assez  lavé  de 
rose  sur  les  bords.  La  frange  des  quatre  ailes  et  le  bord  pos- 
térieur des  supérieures  sont  d'un  blanc  rosé. 

Le  dessous  des  premières  ailes  est  gris,  avec  le  milieu  tra- 
versé par  une  large  bande  dentée  ,  d'un  rougeâtre  très  pâle 
piqueté  de  gris.  Le  dessous  des  inférieures  est  d'un  rose  un 
peu  moins  pâle  que  la  bande  des  supérieures,  sablé  de  pe- 
tites taches  grises,  avec  le  bord  postérieur  gris  et  une  tache 
triangulaire  noirâtre  à  l'angle  anal.  Les  pattes  sont  blanches 
du  côté  externe. 

Ce  Sphinx  a  été  pris  aux  environs  de  San  Yago,  au  Chili. 

GUÉRIN-MÉNEVILLE. 


Sphinx  .//i/w/,  c 


Cl  UT  1/1 


X.Jiemo/uJ  unp 


Insecte,   Pi..  3.  i 

DESCRIPTION 

d'un  nouveau  genre  de  Coléoptères  xylophage s  , 
par  M.  MAX.  DE  SPINOLA. 

G.  TESSEROCÈRE.  Tesserocerus,  Saunders1 , 

Corps  cylindrique  ;  faciès  du  G.  Platypus,  Herbst. 

Antennes  distantes ,  insérées  sur  la  face ,  près  de  l'angle 
antéro-interne  des  yeux8,  de  six  articles  apparents.  Le  pre- 
mier article  long  ,  fortement  arqué  ,  recourbé  constamment 
du  coté  interne,  se  prolongeant  dans  ce  sens  bien  au  delà  de 
la  naissance  du  second  article ,  prolongement  assez  mince  à 

«  Nous  n'avions  pas  encore  reçu  le  troisième  cahier  des  Transac- 
tions de  la  Société  entomologique  de  Londres^  quoiqu'il  eût  paru  à  la 
lin  de  1836,  lorsque  M.  de  Spinola  nous  fit  parvenir  ce  me'moire,  le 
11  novembre  1837,  accompagné  d'une  excellente  figure  que  nous 
avons  fait  graver  immédiatement.  M.  de  Spinola  ne  connaissait  pas 
non  plus  le  travail  de  M.  Saunders,  et  il  avait  donne  à  ce  genre  le  nom 
de  Damicerus.  Il  a  approuve  le  changement  de  nom  que  nous  avons  cru 
devoir  faire.  Le  sien  était  peut-être  le  plus  ancien  ,  comme  on  peut 
le  présumer  en  le  trouvant  dans  la  deuxième  édition  du  catalogue 
de  M.  Dejean  \  mais  cette  espèce  d'annonce  doit  céder  le  pas  à  une 
description  complète,  telle  que  celle  de  M.  Saunders.  Le  mémoire 
de  M.  Spinola  n'en  est  pas  moins  très  intéressant,  et  nous  sommes 
heureux  de  pouvoir  enfin  le  mettre  au  jour.  On  verra,  dans  la  Re- 
vue zoologique  par  la  Société  Cuviérienne ,  n°6,  juin  1838,  p.  104  et 
suivantes,  que  nous  avons  trouvé  dans  les  collections  de  Paris  quatre 
autres  espèces  de  ce  genre  curieux;  nous  en  donnons  des  descrip- 
tions abrégées,  mais  suffisantes  ponr  les  faire  reconnaître. 

Gl.lîlUN   MÉNBVILLE. 

1  11  en  est  de  même  dans  le  G.  Plat/pus,  et  c'est  sans  doute  à  la 
suite  d'une  faute  d'impression  qu'on  lit  dans  La  treille,  Gen.  Crust. 
ci  Ins.,  t.  n,  p.  277,  à  l'article  cclxxxvii  :  Anlennœ  (capite  breviores) 
capitis  marginibus  superis  insertœ. 

1830.  4 


2  Insectes,   Pi,.  3. 

sa  base ,  se  dilatant  ensuite  insensiblement ,  aussi  long  que 
les  cinq  articles  suivants  pris  ensemble ,  garni  en  dessous 
d'une  frange  de  poils  serrés  et  allongés.  Second  article  inséré 
sur  le  bord  extérieur  du  premier,  à  peu  près  aux  deux  cin- 
quièmes de  la  longueur  totale  de  celui-ci ,  obconique,  très 
court ,  proportionnellement  au  premier,  mais  double  de 
chacun  des  suivants.  Troisième,  quatrième  et  cinquième  très 
courts  ,  aussi  larges  que  longs ,  cylindriques  ou  très  faible- 
ment obconiques  ,  égaux  entre  eux  et  peu  distincts.  Le 
sixième  plus  long  que  les  quatre  précédents  réunis ,  large  et 
aplati  en  forme  de  palette  ovale ,  pubescent  et  spongieux , 
à  l'exception  d'un  petit  espace  triangulaire  ,  près  de  la  base 
de  la  face  extérieure,  lequel  est  glabre  et  coriace. 

Tête  aussi  large  que  le  prothorax  ;  le  cou  et  le  vertex  se 
confondent  ensemble,  et  sont  doucement  arrondis;  le  front 
et  la  face  sont  dans  un  même  plan  perpendiculaire  qui 
tranche  brusquement  avec  le  cou  et  le  vertex  ,  en  sorte  que 
la  tête  paraît  tronquée  en  avant.  L'épistome  n'est  pas  net- 
tement séparé  de  la  face ,  il  est  antérieurement  un  peu 
échancré ,  et  laisse  apercevoir  le  labre. 

Labre  large,  court  et  arrondi.  Mandibules  fortes,  trian- 
gulaires et  tridentées.  La  dent  extérieure  est  la  plus  forte  : 
l'intérieure  est  la  moins  prononcée.  Parties  extérieures  de 
la  bouche  comme  dans  le  G.  Platypus.  Pièces  intérieures  de 
la  bouche  non  observées. 

Dos  du  prothorax  se  prolongeant  au  dessus  du  mésotho- 
rax ,  et  faisant  à  lui  seul  le  tiers  de  la  longueur  totale. 
Flancs  dépourvus  de  fosses  ou  cavités  propres  à  recevoirles 
pattes  antérieures  pendant  la  rétraction.  Prosternum  très 
étroit ,  à  l'insertion  des  pattes  antérieures ,  et  caché  en  par- 
tie par  les  hanches  de  la  même  paire. 

Mésothorax  très  court.  Partie  postérieure  de  l'écusson  non 
recouverte  par  le  prothorax ,  petite  et  triangulaire.  Méso- 
sternum plane  et  en  trapèze  ,  dont  les  côtés  parallèles  sont 
très  inégaux  ;  le  postérieur  est  le  plus  étroit, 


Iivsixtès  ,  Pr..  3.  :$ 

Mètathorax  très  développé ,  et  occupant  la  moitié  de 
toute  la  partie  du  corps  couverte  par  les  élytres.  Métaster- 
num  acuminé  en  avant ,  pour  rejoindre  le  mésosternum  , 
entre  les  hanches  intermédiaires. 

Èlytres  couvrant  la  moitié  postérieure  de  la  longueur  to- 
tale ,  mais  laissant  l'anus  à  découvert  :  base  coupée  en  ligne 
droite  ;  bords  parallèles  ;  dos  convexe;  apex  courbé  brusque- 
ment ,  et  presque  perpendiculairement  à  Taxe  du  corps. 

Ventre  n'ayant  que  cinq  anneaux  apparents.  Le  premier, 
acuminé  en  avant ,  va  rejoindre  le  métasternum  près  de  la 
naissance  des  pattes  postérieures.  Parties  sexuelles  cachées 
intérieurement ,  ainsi  que  les  sixième  et  septième  anneaux  , 
s'ils  existent  réellement.  Dernier  anneau  dorsal  de  l'abdo- 
men perpendiculaire  et  découvert  en  partie. 

Pattes.  Les  deux  premières  paires  de  pattes  rapprochées , 
à  cause  de  la  petitesse  du  mésothorax;  la  troisième,  au 
contraire  ,  très  éloignée  des  deux  autres ,  par  le  dévelop- 
pement extraordinaire  du  mètathorax. 

Hanches  antérieures  globuleuses  et  très  fortes  ;  inlermé~ 
diaires  également  globuleuses,  mais  un  peu  moins  grosses  ; 
postérieures  en  ovale  transversal  très  allongé,  chacune 
d'elles  occupant  presque  la  moitié  de  la  largeur  totale  du 
ventre.  Cavités  coxales  du  prothorax  et  du  mésothorax 
rondes.  Èpimères  des  mêmes  parties  non  apparents.  Cavités 
coxales  du  mètathorax  étroites  et  transversales.  Épimère 
métathoracique  ne  consistant  qu'en  une  pièce  triangulaire 
petite ,  mais  assez  apparente. 

Fémurs  assez  épais ,  ne  dépassant  jamais  en  longueur  la 
moitié  de  la  largeur  totale ,  aplatis  ,  larges  ,  mais  toujours 
moins  larges  que  longs  ,  mutiques.  Dans  la  première  paire, 
le  bord  inférieur  est  mince  et  tranchant;  dans  les  deux 
autres ,  il  est  aplati  et  canaliculé  ,  mais  seulement  près  de 
son  extrémité  tibiale ,  et  de  manière  à  ne  pouvoir  donner 
retraite  qu'à  une  portion  du  tibia  correspondant. 


4  Insf.ctks,  Pr..  3. 

Tibias  un  peu  plus  courts  que  les  fémurs ,  pareillement 
larges  et  épais  ;  dos  épineux.  Dans  la  première  paire  ,  l'cx- 
trémité  tarsienne  se  prolonge  notablement  au  dessus  du 
premier  article  du  tarse ,  en  sorte  que  celui-ci  paraît  inséré 
obliquement  sur  le  tibia ,  et  le  côté  inférieur  est  sillonné  dé 
manière  à  embrasser  le  bord  inférieur  et  tranchant  du  fé- 
mur correspondant  ;  dans  les  deux  autres ,  le  bord  inférieur 
est  étroit;  la  partie  voisine  de  l'extrémité  fémorale  peut  se 
loger  dans  le  sillon  inférieur  du  fémur  ;  mais  l'extrémité 
tarsienne  est  libre ,  même  pendant  la  rétraction  ;  elle  est 
terminée  par  deux  épines  ,  dont  une  ,  supérieure ,  est  très 
petite,  l'autre,  inférieure,  se  prolonge  notablement  au 
dessous  du  premier  article  du  tarse. 

Tarses  de  cinq  articles  bien  apparents  :  le  premier  fili- 
forme ,  plus  long  que  le  tibia  de  la  même  paire  ,  mais  plus 
court  que  le  tibia  et  le  fémur  pris  ensemble,  est  dépourvu 
de  la  frange  de  poils  qui  garnit  le  bord  inférieur,  dans  les 
espèces  du  G.  Platfpus;  mais  son  bord  supérieur  est ,  en 
revanche .  armé  d'une  rangée  d'épines  droites  et  roides , 
semblables  à  celles  qu'on  observe  sur  les  tarses  de  la  plu- 
part des  Hyménoptères  fouisseurs  ;  second  et  troisième  ar- 
ticles beaucoup  plus  courts ,  obconiques ,  égaux  entre  eux  ; 
le  quatrième  en  grain  de  chapelet ,  plus  petit ,  mais  encore 
visible  à  l'œil  nu  ;  le  cinquième  aussi  long  que  les  trois  pré- 
cédents pris  ensemble ,  plus  ou  moins  arqué ,  terminé  par 
deux  crochets  simples. 

La  place  des  Tesserocères  est  évidemment  à  côté  des  Pla- 
types  :  même  faciès,  même  bouche,  même  nombre  d'arti- 
cles aux  tarses.  Les  premiers  ne  diffèrent  des  seconds  que 
par  les  caractères  suivants  : 

1°  Le  prolongement  arqué  et  frangé  du  premier  article 
des  antennes,  au  delà  de  l'insertion  du  second  article  ; 
2°  L'absence  des  cavités  latérales  du  prothorax  ; 
3°  La  rangée  d'épines  qui  garnit  supérieurement  le  pre- 


ÏNiF.rTKS,   Pl.    3.  h 

niier  article  des  tarses ,  en  remplacement  de  la  irange  qui 
manque  au  bord  inférieur. 

Qu'on  pense  donc  ce  que  l'on  voudra  du  système  tarsal , 
qu'on  refonde ,  d'une  autre  manière  ,  l'ancienne  famille  des 
Xylophages,  qu'on  fasse  un  groupe  à  part  de  tous  les  genres 
Pentamères ,  les  Tesseroccrcs  et  les  Platypcs  auront  tou- 
jours à  se  suivre  l'un  l'autre  et  à  voyager  de  concert. 

Tesserocère  remarquable,  Tesscrocerus ins'gnis , 
Saunders ,  Transact.  eut.  Soc.  of  London , 
t.  i,  p.  155,  pl.  14,  fig.  6.  —  Damicerus 
agilis ,  Spinola  MSS.  —  Damicerus  melano- 
cephalus ,  Dr].,  Cat. 

Longueur,  8  millim.;  largeur,  2  millim. 

Corps  plus  ou  moins  ponctué  ;  points  piligères  très  serres 
sur  le  front ,  sur  ià  face  et  sur  l'apex  des  ély  très  ;  poils  de 
ces  parties  fauves;  points  moins  serrés  sur  le  dessous  du 
corps,  beaucoup  moins  et  même  clair-semés  sur  le  dos  du 
prothorax  et  sur  les  élytres;  poils  de  ces  parties  tins  et 
blanchâtres.  Antennes  corps  et  pattes  fauves;  tête,  genoux 
et  apex  des  élytres  noirs.  Deux  taches  noires  sur  le  dos  du 
corselet.  Frange  des  antennes  fauve.  Trois  côtes,  arrondies 
et  peu  élevées  ;  partent  de  là  base  de  chaque  élytre  et  se 
prolongent longitudinalement  sur  son  dos ,  au  delà  du  point 
où  commence  la  portion  apicale  et  perpendiculaire,  en 
sorte  que  le  contour  supérieur  de  celle-ci  présente  l'aspect 
d'une  couronne  à  six  dents.  On  voit  encore ,  des  deux  côtés 
de  chacune  des  côtes  ,  une  ligne  de  points  enfoncés ,  et 
quelques  petits  tubercules  le  long  de  l'espace  intermédiaire, 
près  de  la  base.  Cet  insecte  a  été  pris  au  Brésil. 

Les  mœurs  du  Tesserocère  me  sont  inconnues.  C'est  aux 
observateurs  locaux  à  en  faire  l'histoire.  L'élude  des  formes 


G  Insectes,  Pi..  3. 

peut  cependant  nous  mettre  sur  la  voie,  et  justifier  quel- 
ques conjectures  plausibles.  Ne  pourrait-on  pas  ,  par  exem- 
ple ,  conclure  ,  de  l'absence  des  cavités  latérales  du  protho- 
rax ,  que  ,  dans  les  moments  de  danger,  le  Tesserocère  ne 
saurait  songer  à  se  cacher  en  se  rapetissant ,  et  en  serrant 
ses  membres  les  uns  contre  les  autres  ,  de  manière  à  ce 
qu'ils  n'augmentent  pas  le  diamètre  irréductible  du  corps? 
Ne  pourrait-on  pas  encore  conclure  que  les  pattes  plus  allon- 
gées du  Tesserocère  lui  ont  été  données  pour  courir  avec 
une  certaine  célérité  dans  le  cas  où ,  ne  pouvant  pas  se  ca- 
cher, il  serait  forcé  de  chercher  son  salut  dans  la  fuite?  Ce 
sont  ces  considérations ,  telles  que  je  les  soumets  au  juge- 
ment des  savants  qui  m'avaient  suggéré  le  nom  spécifique 
à'Agilis,  que  j'avais  assigné,  dès  1832,  à  l'individu  de  l'es- 
pèce qui  m'est  connue,  et  que  j'avais  reçu,  à  cette  époque  , 
de  M.  Adolphe-Marie  Martin  ,  établi  à  Rio-Janeiro.  Il  y  a 
environ  trois  ans  que  j'ai  communiqué  le  genre  et  mon 
individu  de  l'espèce  à  M.  Chevrolat.  Il  m'a  rendu  celui-ci 
en  me  disant  que  l'espèce  existait  dans  la  riche  collection  de 
M.  le  comte  Dejean ,  et  qu'elle  y  portait  le  nom  spécifique 
de  Melanocephalus.  Effectivement ,  les  dernières  éditions 
du  catalogue  de  cette  collection  en  font  mention  et  indi- 
quent de  plus  une  seconde  espèce  du  même  genre,  le  Da- 
micerus  denticornis,  Dej. ,  que  je  ne  connais  pas. 


Mil'/  '/''  yfoo/i'i/K'   là.  'h; 


BiMttmr  l'i   .1. 


IVsserocerilS  itisignis,  Sausutcrs 


~1nn*J,>m/if   .r, 


Insectes  ,  Pl.  4.  I 

G.  SPHÉNISQUE.  Spheniscus.  Kirby. 

S.  fer  a  cheval.  S '.  ferrum  equineum. 
Vander-Hœven. 

S.  muter  nitidus ,  e ly tris  duabus  fasciis  transversis  pallide 
brunneis  ,  anteriori  postiee  exsecta,  ad  suturant  non  pto- 
ductis. 

Longueur,  13  à  15  millim. 

Cet  insecte  ressemble  beaucoup  à  certains  Erotyles  ;  mais 
il  est  hétéromère  et  appartient  au  genre  Spheniscus  de 
M.  Kirby.  Il  est  tout  noir,  luisant,  avec  deux  bandes  d'un 
jaune  brun  sur  les  élytres ,  qui  ne  s'étendent  pas  jusqu'à  la 
suture.  La  première  bande  est  sinuée  postérieurement  et 
représente  un  fera  cheval.  Il  y  a  un  point  de  même  couleur 
à  côté  de  cette  bande  dans  un  des  deux  exemplaires,  qui 
«st  le  plus  grand  des  deux.  Peut-être  n'est-ce  qu'une  variété 
accidentelle. 

Le  corselet  a  deux  impressions  vers  son  bord  postérieur. 
L'écusson  est  triangulaire.  Les  élytres  sont  parsemées  de 
points  épars. 

Ce  Coléoptère  m'a  été  communiqué  par  mon  ami  Gys- 
bertiHodenpyl,  à  Rotterdam,  et  lui  a  été  envoyé  de  Surinam. 


EXPLICATION  DE  LA  PLANCHE. 

a.  Antenne  grossie. 

b.  PatU  ante'rieure  grossie. 

c  Patte  de  la  troisième  paire  grossie. 

J.  VANDER-HOEVEN. 


1839. 


vm.deZookfi*  tSJç. 


<.re<tr.i-   /'/     J 


j.6 


2, 


SpHeniscUS  /errutn  equmeufn,  frtjftr  ftr 


landfr  /i<t*>f/>  , 


N  Semon-d  an? 


Insectes',  Pl.   h.  1 

NOTICE 

sur  deux  Longicornes  nouveaux  de  la  tribu  des  Laraiaires, 
par  M.  LUCIEN   BUQUET. 

Dans  la  dernière  édition  de  son  Catalogue,  M.  le  comte 
Dejean  a  pris  pour  base  de  sa  méthode ,  au  moins  en  ce  qui 
concerne  la  grande  famille  des  Longicornes ,  la  nouvelle 
classification  publiée  par  M.  Audinet-Serville,  dans  les  An- 
nales de  la  Société  entomologique  de  France ,  travail  cons- 
ciencieux digne  du  savant  estimable  qui  l'a  produit  ;  mais 
M.  Dejean  a  cru  devoir  augmenter  encore  le  nombre  des 
genres  nouvellement  créés  par  M.  ServiUe ,  surtout  dans  le 
groupe  des  Acanthocinus  d'autrefois,  Il  a  donc  pris  pour 
type  de  son  genre  Phacellus  un  ch armant  petit  Coléoptère 
de  Cayenne ,  publié  dans  ce  recueil,  ire  série,  cl.  IX,  pl.  45, 
année  1 832,  par  M.  Gory,  sous  le  nomd' "Acanthocinus Boryi. 

Dans  un  envoi  qui  m'est  tout  récemment  parvenu  de  l'in- 
térieur du  Brésil,  j'ai  été  assez  heureux  pour  trouver  deux 
insectes  qui  m'ont  paru  avoir  une  parfaite  identité  de  formes 
avec  le  genre  qui  nous  occupe,  et  la  comparaison  que  j'en  ai 
faite  m'a  confirmé  dans  ma  première  idée.  Je  me  suis  donc 
déterminé  d'autant  plus  volontiers  à  les  décrire ,  que  les 
caractères  du  genre  dont  il  s'agit  ne  sont  connus  que  d'un 
petit  nombre  d'entomologistes. 

G.  PHACELLUS.  Dej.  Inéd. 

Corps  très  court ,  ramassé  ,  ailé  ,  un  peu  convexe  en  des- 
sus. Antennes  pubescentes,  assez  longues,  écartées  entre 
elles  à  leur  base  ,  de  onze  articles ,  les  premier,  deuxième  , 
troisième  et  quatrième,  aussi  longs  que  tous  les  autres  réu- 
nis, le  sixième  orné  d'une  tourte  de  poils  roides  et  serrés 
qui  s'étend  quelquefois  jusqu'au  cinquième  article.  Corselet 
1839.  6 


2  Insectes,  Pt.  5, 

plus  large  que  long,  uni,  épineux  latéralement.  Tète 
moyenne ,  face  légèrement  bombée.  Yeux  entiers.  Mandi- 
bules très  courtes ,  point  saillantes  au  repos.  Palpes  courts, 
article  terminal  pointu.  Élytres  peu  allongées,  larges  à  la 
base ,  étroites  et  légèrement  tronquées  à  l'extrémité,  con- 
vexes ,  ayant  les  angles  huméraux  relevés  et  très  saillants. 
Ecusson  moyen, presque  triangulaire.  Pattes  courtes,  éga- 
les, à  cuisses  légèrement  renflées.  Tarses  légèrement  velus. 

P.  Latreillii.  Buquet.  (Fig.  1 .) 

P.  rufo-jerrugineuS)  punct&tus  ;  thorace  elytrisque  maculis 
tribus  viridi-argentatis y  apice  subtruncatis  ;  antennis  pedi- 
b  usq  uefcrrugineis. 

Longueur,  11  millim.;  largeur,  6  rnillim. 

Un  peu  plus  grand  que  le  P.  Boryi  :  cet  insecte ,  d'un 
ferrugineux  rougeâtre  et  luisant,  est  couvert  de  longs  poils 
bruns  et  rares.  La  tête ,  très  légèrement  pointillée ,  est 
creusée  entre  les  antennes.  Le  corselet  est  orné ,  sur  les 
bords  latéraux  ,  d'une  large  tache  d'un  vert  argenté  très 
brillant,  qui  s'étend  en  dessus  et  en  dessous.  Les  élytres  sont 
ponctués  et  ont  les  angles  huméraux  très  relevés  ;  au  milieu 
de  chacune  d'elles  se  trouve  une  tache  transversale  presque 
triangulaire ,  de  la  couleur  de  celle  du  corselet,  qui  prend 
naissance  sur  la  bordure  et  n'atteint  pas  la  suture,  et  une  se- 
conde tache  longitudinale  plus  étroite ,  commençant  à  l'ex- 
trémité et  remontant  en  s'élargissant  jusqu'au  quart  environ 
de  leur  longueur.  Les  antennes  sont  rougeâtres  ,  et ,  sur  le 
sixième  article  seulement,  se  trouve  une  touffe  de  poils 
assez  longs  et  d'un  brun  noirâtre.  Le  dessous  du  corps  et 
les  pattes  sont  d'un  brun  fauve  comme  les  antennes  ;  sur 
chaque  côté  de  la  poitrine,  se  trouve  une  petite  tache  allon- 
gée ,  verte  et  brillante. 

Du  Brésil. 


Insectes,  Pi.   5.  3 

P.  Dejeanii.  Baquet.   (Fig.  2.) 

P.  supra  rufo-nitidus  ;  elytris  basi  profunde  punctatis,  ma- 
culis  duabus,  thoracisque  marginejlavis,  antennis  pedibus- 
queferrugincis. 

Longueur,  10  millim.  ;  largeur,  5  millim. 

Plus  petite  que  la  précédente ,  cette  espèce  est,  en  des- 
sus, d'une  couleur  cuivreuse  rougeâtre  et  très  brillante; 
elle  est  couverte  de  poils  roides ,  noirs  et  plus  serrés.  La 
tête,  sans  ponctuation  apparente,  est  à  peine  creusée  entre 
les  antennes.  Le  corselet  est  plus  brillant  que  les  élytres ,  il 
est  bordé  dans  toute  sa  longueur  d'une  tache  étroite  d'un 
jaune  mat.  Les  élytres ,  très  fortement  ponctuées  à  la  base , 
à  angles  huméraux  très  saillants,  ont  sur  le  milieu  une 
bande  jaune  mat,  étroite  et  transversale,  terminée  à  chaque 
bout  par  une  sorte  de  crochet,  et,  à  leur  extrémité ,  on  voit 
une  seconde  tache  de  même  couleur,  en  forme  de  virgule 
renversée.  Les  antennes  sont  rougeâtres,  et  sur  le  cinquième 
et  le  sixième  article  se  trouve  un  flocon  de  poils  bruns  très 
serrés.  Dessous  du  corps  et  pattes  entièrement  rougeâtres. 

Du  Brésil. 

Les  mœurs  de  ces  insectes  nous  sont  inconnues. 


May.dt  Zoolojpr  .jS.Jç  fi  mai     /'/  .  .i. 


Phacellus 

i . P . L tUretUa  2.V. Dg'mnii .  #,«/,„>< . 


N-Ifànenft  rrrtp. 


ImsCTES ,    Pt.   6  à    10. 

ICHNEUMONIDARUM, 

ad  Faunani  Dania;  pcrtincntium  gênera  et  species  novae  ,  descripsit 
GEORGIUS  SCHIODTE. 

Ex  innumera ,  cui  jamdudum  studeo,  Iclmeumonidarum 
familia ,  paucas  elegi  in  hisce  paginis  breviter  tractandas 
iconibusque  pro  viribus  illustrandas  species  (omnes  venis 
alarum  duabus  recurrentibus,  palpis  maxillaribus  quinque 
articulatis  labialibusque  quadriai  ticulatis  praeditas ,  itaque 
ad  genuinas  Ichneumonidas  recensendas),  quae  a  generibus 
in  Gravenhorstiano  opère  editis  nonnihil  mini  discrepare 
videbantur.  Quarum  unum  genus,  sive  Polyblastus ,  struc- 
tura ovorum  larvarumque  optime  observata,  a  clarissimo 
professore  Th.  Hartig  jam  est  indicatum  ;  alterum  autem , 
Megastylus  nempe,  et  tertium ,  sive  Cylloceria,  quantum 
scio ,  ab  auctoribus  nondum  sunt  descripta. 

i. 

MEGASTYLUS'.  N.  G. 

Caput  transversum  vertice  rotundato,  hypostomate  triangulari  pro- 
tubérante ;  clypeo  magno  fornicato. 

jilarum  areola  cubitalis  intermedia  nulla. 

Pedes  médiocres  :  tertii  paris  elongati,  coxis  validis;  unguiculi 
simplices. 

Abdomen  spathulatum,  segmento  primo  lagenasformi  :  petiolo 
lineari,  tuberculis  lateralibus  medio  sitis.  Terebra  abscondita , 
oviductu  setaceo  simplici. 

Antennœ  médiocres  setaceae,  radicula  exserta  scapo  subgloboso  ; 
flagelle  piloso ,  apicem  versus  submoniliformi. 

Palpi  filiformes  inaequales;  maxillares  articulo  terminali  elongato. 

Lingua  bilaciniata ,  laciniis  margine  crenulatis. 

'  Méyar  ,  maguus,  gtvKqÇ)  scapus. 

1839.  6 


2  Insectes,  Pc.  6  à  10. 

Antennœ  (tab.  6,  fig.  2)  corporis  circiter  longitudine,  ar- 
ticulis  plerumque  5o,  post  mortem  extensa?  ;  ab  animalculo 
vivo  in  spiram  ad  radicem  usque  retractam  celerrime  convo- 
lutae  iterum  citissime  extenduntur,  magisque  sunt  vibratiles 
quam  in  ullo  alio,  quem  vidi  Ichneumone.  Radicula  co- 
nica  ;  scapus  reliqua  antenna  triplo  fere  crassior,  laevis ,  an- 
gulo  supero  exteriore  oblique  truncato  excavatoque,  quo 
angulo pedicellus  brevis,  paterœformis,  immersus  est;  arti- 
culus  accessorius  perpusillus,  annuliformis ,  flagello  arcte 
contiguus.  Flagellum  articulo  basilari  cylindrico,  longo, 
reliquis  omnibus  brevissimis ,  magnitudine  sensim  decres- 
centibus,  discretis  ;  articulo  terminali  minimo  ,  ovato. 

Labrum  sub  anteriori  clypei  margine  ita  reconditum  ,  ut 
vix ,  nisi  dissectione ,  discernatur,  membranaceum,  sub- 
elongatum  apice  rotundato  ,  tenue  ciliatum.  Mandibulœ 
angustae  compressée  planiusculse,  lœves,  dorso  tenue  pilosae  ; 
apice  profunde  incisœ ,  dentibus  inaequalibus  obtusis. 
Maxillœ  labii  longitudine  ;  stipes  latus  triangularis ,  con- 
vexus ,  lsevigatus ,  margine  exteriori  rotundato  ;  mala  sub- 
quadrata  vel  subovata ,  pellucida  tenuis  membranacea , 
stipite  dimidio  latiore  ejusdemque  fere  longitudine  ;  lacinia 
superiore  fornicata,  pubescente,  margine  ciliata,  inferiore 
triangulari  minuta ,  nuda  ,  maximam  partem  ab  illa  tecta. 
Palpi  maxillares  triplo  longiores  maxillis ,  tenuissimi ,  pu- 
bescentes  :  articulo  basilari  mala  dimidio  breviore,  oblongo- 
clavato,  secundo  obscure  cultriformi ,  longitudine  circiter 
malae ,  omnium  latissimo  ;  tertio  aliquantulum  longiore 
prœcedenti,  filiformi-clavato,  quarto  dimidio  illo  breviore  , 
clavato-compresso,  basi  angusta  ;  terminali  duos  antécé- 
dentes articulos  simul  sumptos  longitudine  adaequante, 
ferme  filiformi,  tenuissimo.  Mentum  angustum  compres- 
sum  corneum ,  laeve  ,  nitidissimum ,  insertionem  linguae 
versus  coriaceum,  apice  tripartitum,  laciniis  lateralibus 
acutis  triangularibus,  ascendentibus,  média  latiore  rectan- 
gula,  ad  apicem  truncata.  Lingua  menti  longitudine,  basi 


Insectes,  Pl.  G  à  10.  ,  3 

dilatata,  apice  angustior,  laciniis  sursum  flexis  conniventi- 
bus,  ovatis.  Palpi  labiales  totius  labii  longitudinem  haud 
superant  ;  articulus  eorum  basilaris  obconicus,  brevis,  se- 
quentique  arcte  adnexus  ;  liic  sub-quadratus,  omnium  latis- 
siinus,  subdepressus,  prœcedenti  vero  articulo  haudlongior  ; 
tertius  clavato-compressus,  apice  oblique  abscisso,  obtuso, 
antécédente  articulo  dimidia  parte  longior,  terminalis  te- 
nuis  filiformi-ovatus . 

Caput  antice  visuin  triangulare ,  valde  versatile,  fronte 
supra  antennas  retusa,  hypostomate  elevato  ,  cujus  superiori 
margini  inseruntur  antennae  ;  clypei  margine  anteriore  ro- 
tundato  ciliatoque.  Ocelli  triangulum  formantes  aequilate- 
rum,  sat  magni  elevatique.  Oculi  magni,  longitudinaliter 
elliptici  prominentes.  Prothorax  humilis ,  compressus , 
subelongatus,  in  quo  quasi  collo  caput  insidet.  Mesothorax 
valde  elevatus,  antice  subcompressus,  lobis  haud  indistinc- 
ts supra  divisus.  Scutellum  satis  magnum  ,  triangulare,  ele- 
vatum.  Metathorax  rectangularis  convexus  ;  pars  anterior 
horizontalis,  punctulata,  linea  arcuata  subelevata  utrinque 
inclusa,  altéra  que  transversa,  antrorsumangulata,  insequali, 
a  posteriori  parte  discreta  ;  bœc  pars ,  brevissima ,  ad  abdo- 
minis  insertionem  oblique  descendit,  lineisque  duabus  sub- 
elevatis,  postice  convergentibus,  in  areas  très  divisa  est. 
Pedes  structura?  solitae  ;  tibiarum  calcaria  tenuia,  subelon- 
gata,  acuta.  Alœ  angustae,  posticarum  venis  radiantibus 
nullis  vel  perobsoletis.  Abdomen  capite  thoraceque  nonnihil 
longius,  fœminœ  paullo  crassiusquam  maris,  dorso  subcon- 
vexum,  ventre  concavum ,  segmentis  tertio  usque  ad  sextam 
plerumque  subaequilatis,  ultimis  brevissimis  et  sa3pe  re- 
tractis.  Tcrebra  prorsus  abscondita,  brevissima  :  oviductus 
acutus,  subarcuatus,  aculei  partibus  apicem  versus  su bdila- 
tatis  ;  vaginae  latœ  ,  sublanceolatae,  nudae,  vel  exteriori  mar- 
gine vix  pubescentes. 

Obscrv.  Hoc  genus  Mesoleptis  nonnullis  affine,  a  quibus 
tamen  structura  antennarum  et  capitis  abdominisque  forma 


4  ,  Insectes,  Pl.  6  à  10. 

diversum  ;  etiam  ad  Perilitos  »  nonnullos  habitus  ejus  ac- 
cedit. 

Sp.  1 .  Megastylus  cruentator.  N.(tab.  6,  fig.  1). 

Niger,  pedibus  rufis,  pectore  scutelloque  rubris. 
Mas  et  fœmina. 


Long.,  3  1/2-3  1/2  lin. 

Caput  atrum  nitidissimum  laeve  ;  clypeus  testaceo-rufus , 
anteriorem  marginem  versus  sensim  pallidior,  apice  albes- 
cens;  labrum,  palpi  et  mandibule  alba,  lise  apice  summo 
rufo-testacese.  Antennaafusconigrse,  subtus  basin  versus  ple- 
rumque  fuscescentes,  articulo  primo  flagelli  saepe  piceo. 
Thorax  subpubescens,  ater  nitidus,  metathorace  œqualiter 
puncto,  basi  média  fossula  impresso  sat  distincta  longitudi- 
nalique  ;  scutellum  aut  totum  splendide  rubrum,  aut  ni— 
grum  apice  rubro-castaneum  ;  pleurae  et  pectus  splendide 
rubra.  Alae  hyalinse  iridese,  stigmate  venisque  omnibus  pal- 
lide  fuscis,  radice  et  squamula  albissimis ,  hac  interdum 
basi  rufescente.  Pedes  pallide  rufi,  troçhanteribus  flavescen- 
tibus  ;  postici  tibiarum  inferiori  parte  tarsisque  fuscis.  Ab- 
domen nigrum  nitidum,  subtilissime  remote  punctulatum , 
albido-subpubescens,  incisuris  secundo  tertioque  piceis  ; 
segmenta  ultima  dua  aut  tria  in  vivo  insecto  tenuiter  albi- 
do-marginata. 

VARIETATES. 

$.  Pectore  pleurisque  hinc  inde  nigro-maculatis,  Mas,fsm. 

*  Altero  jam  loco  monui,  ut  Spathios,  ita  Perilitos,  ab  Ichneu- 
monidura  braconoideorum  série  Neesiana  removendos  esse,  quod 
palpi  eorum  maxillares  sexarticulati,  labiales  quadriarticulati  sint. 
(Cf.  IVaturhistorisk  Tidsskrift,  I,  p.  598,  Kjobenhavn,  1837,  8.) 


Insectls  ,  Pi,.  6  à   10.  5 

y.  Abdomine  segmentis  secundo  et  tertio,  aut  secundo  tantum , 
piceonigris,  Mas,Jem. 

J\  Metathoracis  parte  anteriore  utrinque  macula  obsoletiore  cas- 
taneo-rubra.  Mas. 

Habitat  in  Sjaellandiae  sylvis ,  autumno  frequens ,  in 
alnetis  interdum  copiose  obvius. 

Sp.  2.  Megastylus  mediator.  N. 

Niger,  pedibus  rufis,  abdomine  medio  piceo.  Femina. 
Long.  lin.  2  1/2. 

Statura  et  affinitas  praecedentis.  Caput  et  antennae  ut  in 
Megastjlo  cruentatore  omnino ,  vertex  tamen  nonnihil  la- 
tior  ;  clypeus  piceoniger,  margine  albido.  Thorax  etiam  ut 
in  illo,  sed  totus  ater.  Alae  subfumato-hyalinse  irideœ,  stig- 
mate et  venis  pallide  stramineo-piceis,  radice  et  squamula 
albis.  Pedes  laete  rufi  ,  tibiarum  posticarum  apice  tarsisque 
posticis  pallide  fuscis.  Abdomen  vix  punctulatum  ,  obsole- 
tissime  griseo-pubescens,  nigrum ,  segmenti  primi  mar- 
gine, secundi  dimidia  posteriori  parte,  tertio  quartoque 
totis,  piceis. 

Feminas  nonnullas  cepi  mense  octobri  in  sylvis  Hav- 
niensibus. 

Sp.  3.  Megastylus  impressor.  N. 

Niger,  pectore  scutelloque  rufis,  abdomine  medio ,  pedibus 
antennarumque  basi  lestaceis.  Femina. 

Long.  lin.  3  1/2. 

Caput  nitidissimum  laeve,  oculis  maximis ,  hypostomate 
minus  protubérante ,  fossula  utrinque  impresso  laevi  longi- 
tudinali.  Clypeus  valde  fornicatus,  pallide  testaceus.  Os 
album.  Antennae  graciliores,  fuscae,  articulis  inferioribus 


G  Insectes,  Pl.  6  à   10. 

quinque  pallide  testaceis,  scapo  supra  picescente.  Thorax 
laevis  nitidus  glaber,  metathorace  fortius  puncto,  basi  mé- 
dia subelevata  fossulataque  ;  colli  margo  superior,  scutel- 
lum,  postscutellum,  pleurae  et  pectus  rufae.  Alae  hyalina? 
irideae,  stigmate  venisque  nigropallidis,  radiée  et  squamula 
albidis.  Pedes  testacei,  coxis  anterioribus  trochanteribus- 
que  flavescentibus,  tibiis  tarsisque  posticis  pallide  fuscis. 
Abdomen  subnitidum  nigrum,  apicem  versus  pallido  sub- 
pubescens ,  segmento  petiolari  apice  summo  ,  secundi 
margine  posteriore  tertioque  toto,  testaceis,  hoc  lateribus 
fuscescente  ;  quarto  fusco,  basi  média  piceo-testaceo.  Seg- 
mentum  petiolare  dimidii  thoracis  fere  longitudine ,  subti- 
lissime  rimosum ,  tuberculis  lateralibus  distinctioribus  ; 
segmenta  secundum  et  tertium  crebre  obsoletissime  puncta, 
ultima  lœvia. 

Exemplum  unum  cepit  Cl.  Drewsenad  Skousborg  Sjael- 
landiae,  die  21  maio  1834. 

Sp.  4.  Megastylus  orbitator.  N. 

Niger,  prothorace,  abdomine  medio  pedibusque  rufis^facie 
jiava.  Femina. 

Long.  lin.  2. 

Caput  atrum  nitidissimum  lseve,  orbitis  oculorum  supe- 
ris  et  frontalibus  albis,  facie,  clypeo  et  ore  flavo-testaceis  ; 
mandibula?  summo  apice  nigricantes.  Oculi  maximi  magis- 
que  quam  in  antecedentibus  speciebus  prominentes.  An- 
tennae  corpore  paullo  breviores,  validiores ,  pallide  fuscse , 
articulis  inferioribus  quinque  flavo-testaceis,  scapo  supra 
striola  longitudinali  atra.  Thorax  nitidus  ater,  metathorace 
fortius  puncto  ;  prothorax  testaceo-rufus  ;  scutellum  puncto 
notatum  apicali  castaneo.  Ala?  hyalinse  irideae,  stigmate  ve- 
nisque pallidis,  radice  et  squamula  testaceo-albidis.  Pedes 
anteriores  toti  rufo-testacei  ;  postici  rufi  ,  coxis  basi  nigri- 


Insectes  ,  Pl.  6  à  10.  7 

cantibus,  trochanteribus  tibiarumque  basi  subpallidis.  Ab- 
domen nitidum  glabrum,  apicem  versus  nonnihil  compres- 
sum  ,  segmento  tertio  rufo-castaneo  ;  primo  segmento  quam 
in  antecedentibus  speciebus  latiore,  tuberculis  lateralibus 
obsoletis,  subtilissime  rimoso. 

Unum  cepi  hujus  speciei  exemplum  exeunte  septem- 
bri  1832  in  quercu  Sjaellandiae. 

Sp.  5.  MEGASTYLUS  LINEA.TOR.  N. 

Niger,  abdomine  medio  pedlbusque  testaceis,  capite  et  tho- 
race  albo-pictis.  Femina. 

Long.  lin.  2  1/3. 

Caput  nitidissimum,  vertice  occipiteque  profundius  re- 
mote  punctatis;  orbita  oculorum  frontalia  lata,  faciès,  cly- 
peus,  genae  orisque  partes  alba  ;  bypostoma  tenue  albo-pu- 
bescens.  Antennae  fusco-nigrae,  articulis  inferioribus  qua- 
tuor albidis  ,  scapo  pedicelloque  supra  piceis.  Thorax 
nitidus;  metatliorax  aequaliter  punctus ,  lineis  lateralibus 
subobsoletis  ;  prothorax  ,  mesothoracis  suturse  spuriae,  nec- 
non  sutura  obliqua,  mesothoracem  a  metathorace  disjun- 
gens,  alba  ;  pleurae  maculis  notatae  duabus  obliquis  obso- 
letioribus  piceo-albidis  ;  pectus  basi  et  apice  irregulariter 
albido-maculatum.  Aise  purae  iridese ,  stigmate  venisque 
pallide  fuscis,  radio  basin  versus  stramineo,  radiée  et 
squamula  albidis.  Pedes  gracillimi  ;  anteriores  albido-tes- 
tacei,  tarsorum  apicibus  fuscis;  postici  pallide  testacei , 
coxis  et  trochanteribus  albidis,  illis  puncto  basilari  nigri- 
cante,  inferiori  tibiarum  parte  tarsisque  fuscis.  Abdomen 
quoadformam  etsculpturam  ut  in  précédente  specie  omnino, 
petiolo  tamen  magis  elongato  ;  pallido  pubescens,  segmento 
tertio  testaceo-rufo,  ultimis  dorsi  albidis. 

A  reliquis  hujus  generis  speciebus  hœc  discedit  antennis 
corpore    aliquantulum    longioribus  ,  gracilioribus    scapo 


8  Insectes,  PI.  6  à  10. 

paullo  angustiore,  necnon  hypostomate  paullo  minus  pro- 
tubérante. 

Feminam  descriptam  cepit  cl.   Drewsen  ad  Skousborg 
Sjaellandise,  mense  septembri. 

MONOGRAPHIA  POLYBLASTORUM  DANI^. 


POLYBLASTUS.  Hartig. 
Tryphon.  P.  Gravenhorst. 

Caput  tratisversum ,  verlice  lato,  facie  quadrata. 

Thorax  brevis  gibbus,  mesothorace  œquato,  metathorace  brevi  ro- 
tundato  clatbroso. 

Alarum  areola  cubitalis  intermedia  triangularis. 

Pedes  médiocres,  subœquales  :  utiguiculis  pectinatis  (tab.  7,  fig.  2). 

Abdomen  ovato-fusiforme,  subpetiolatum,  segmento  primo  apicem 
versus  sensim  latiore,  lineis  duabus  elevatis.  Terebra  exserta  bre- 
vis, ova  petiolata  ex  oviductu  deorsum  pendentia  gereus. 

Antennœ  médiocres  setacese. 

Palpi  filiformes,  înaequales. 

Lingua  bilaciniata,  lâchais  triangularibus  acutis. 

Antennœ  corporis  longitudine,  filiformi-setaceae,  maribus 
paullo  validiores  quam  feminis.  Radie ula  brevis  rotun- 
data,  oblique  subimmersa.  Scapus  duplo  latior  illa ,  ob- 
longo-cylindricus ,  externe  pubescens.  Pedicellus  scapo 
dimidio  angustior  et  brevior,  ovalis,  apice  truncatus.  Arti- 
culus  accessorius  annuliformis,  distinctus.  Flagellum  tenue 
pubescens  ,  articulis  cylindricis  longitudine  sensim  decres- 
centibus,  primo  ad  basin  angustiore,  extremo  ovali  sub- 
acuminato. 

Mandibulœ  brèves  curvatœ,  facie  exteriore  lala,  pilosa 
punctulataque ,  basi  emarginata  ;  apex  incisus ,  dentibus 


IVSHCIKS,     Pi..     G     Ù     10.  0 

aequalibus  obtusis.  Labrum,  sub  clypeo  plane  reconditum  , 
coriaceum  basi  membranacea,  semicirculare,  apice  pro- 
ductum  truncatum  ,  utrinque  longius  setosum.  Maxillw 
cardine  transverso  subtriangulari,  basin  stipitis  versus  acu- 
minato.  Stipes  ;  corneus  angustus  ,  interne  emarginatus  , 
facie  externa  convexa  lœvi  pilosa,  supera  subplana  glabra, 
apice  dilatato  emarginato,  angulo  interiore  acuto.  Mala 
bilaciniata  :  lacinia  inferior  subplana  membranacea,  pubes- 
cens  trapezoidea,  supcrior  fornicata  coriacea  subtriangu- 
laris,  angulo  externo  acuto ,  marginibus  ciliata.  Mentum 
rectangulare  convexum,  basi  subcompressum,  apice  tripar- 
titum  ;  laciniaî  latérales  dentiformes  obtusa?  ascendentes  , 
intermedia  bifida,  inter  palpas  producta.  Lingua  menti 
longitudine  membranacea  bipartita,  laciniis  porrectis  for- 
nicatis,  triangularibus  margine  ciliatis.  Palpi  breviores  pu- 
bescentes  ;  maxillares  duplo  longiores  maxillis,  articulo 
basilari  brevi  clavato,  secundo  omnium  latissimo,  duplo 
longiore  basilari,  marginibus  anteriore  subangulato,  supe- 
riore  concavo  ;  articulis  sequentibus  tribus  longitudine  sub- 
œqualibus,  cyhndricis,  secundo  paullo  longioribus,  termi- 
nali  ad  apicem  acuminato  ;  labiales  maxillaribus  duplo 
breviores,  articulis  longitudine  vix  diversis  :  primo  obco- 
nico,  secundo  omnium  latissimo,  curvato,  apice  oblique 
truncato,  tertio  angusto  obcuneiformi  ad  apicem  rotun- 
dato,  apicali  tenui  filiformi. 

Caput  thoracis  latitudine  subquadratum ,  vertice  lato 
rotundato,  fronte  convexa  crebre  punctulata,  facie  quadrata 
sericea.  Clypeus  linea  arcuata  aut  subrecta  discretus  ,  sub- 
planus  vel  subconvexus,  margine  anteriori  reflexo  subcal- 
loso,  setis  rigidis  dense  ciliato.  Ocelli  in  triangulum  œqui- 
laterum  dispositi.  Oculi  magni  ovales.  Prolhorax  brevis, 
humilis.  Mesothorax  valde  elevatus,  suturis  non  divisus. 
Scutellum  triangulare  subelevatum.  Mesothorax  rotunda- 
tus,  parte  anteriori  clathroso,  inferiori  brevissima,  perpen- 
diculariter    fere    ab  illa   descendente ,    ad   longitudinem 


10  Insectes,  Pl.  6  à  10. 

rimosa.  Abdomen  (tab.  7,  fig.  3)  capitis  et  thoracis  longitu- 
dine  et  latitudine ,  convexum,  segmentis  tertio  quai  toque 
subaequilatis.  Terebra  crassa,  longitudine  trium  ultimo- 
rumsegmentorum,  oviductu  cum  aculeo  cetaceis  simplici- 
bus,  vaginislatis  pilosis  ;  styli  anales  filiformes  pubescentes. 
Ova  (tab.  7,  fig.  4  )  elliptico-piriformia ,  petiolo  instructa 
curvato  et  apice  in  capitulum  dilatato,  quo  capitulo  in 
oviductu  incluso  terebra  adhaerent  ovula. 

Adnot.  Ichneumonidaruin  genuinarum  plures  obveniunt 
species,  quse  pectinatis  uti  Polyblastus  instructae  sunt  un- 
guiculis.  Quales  sunt  Mesoleptus  testaceus,  Ophiones\  Ban- 
chi  str.  s.  d.,  Glyptœ,  Menisci*,  Phytodieti,  str.  s.  d.,  et 
Tryphones  illi  omnes,  quorum  tertium  pedum  per  calca- 
ribus  caret,  quse  igitur  species  ad  cl.  flartigii  genus  Exen- 
terus  sunt  adnumerandae  ;  quales  sunt  Tryphon,  apiarius 
Gravh. ,  Marginatorius  Fabr.  ,  Sexcinctus  Gravh. ,  lucidu- 

1  G eneribus  Atractodes,  Gravh.,  et  Collyria ,  n.  (Pachymerus, 
Gravh.,   Pachymerus ,  Lepelletier  et  Serville  ,  genus  Hemiptero- 

rum),  unguiculi  sunt  longissimi,  curvati  et  acutissimi. 

2  Meniscus,  n.  (Lissonotœ,  Gravenh.,  unguiculis  pectinatis,  an- 
tennis  brevioribus,  terebra  abdomine  breviori,  vaginis  depressis  lan- 
ceolatis.  E.  G.  Meniscus  catenator,  Panz.,  Murinus,  Gravh.). 

Adnotatio.  Unguiculi  reliquis  Piroplis  aut  omnino  simplices  sunt 
(Schizopygœ ,  Lissonotis  ,  str.  s.  d.,  Ephiallœ  medialori)  aut  setis 
longis  spiniformibus  subtus  instructi  (Pimplœ  instigatori ,  P.  Tu- 
rionellas),  aut  subtus  bilobi ,  lobo  posteriore  vel  triangulari  acuto 
{Pimplœ  visitatori,  Clistopygœ)  vel  ovali  (Ephiallœ  manifestatori). 

3  Exenterus  similatorius  niger,  an  tennis  fuscis,  subtus  rufescenti- 
bus  basin  versus  flavis,  facie,  ore  et  genis  flavis,  illa  linea  longitu- 
dinali  nigra  ;  alis  amplis  subfumato-hyalinis,  stigmate  et  radio  pal- 
lidis,radiceet  squamulaalbis  ;  pedibus  rufo-testaceis,trochanteribus 
omnibus  coxisque  anterioribus  stramineis,  posticis  nigris;  abdo- 
mine rufo-testaceo ,  segmento  primo  sequentique  macula  didyma 
baseos  nigris,  segmentis  ultimis  flavo-marginatis.  Femina  longit., 
lin.2  3/4-3  1/4. 

Mas  niger,  antcnnis  fusco-nigris  scapo  pedicelloque  subtus  flaves- 


Insectes,  Pl.  6  à  10.  11 

lus  Gravh.,  Sexlituratus  Gravh.,  Scalaris  Gravh.,  Gna- 
thoxanthus  Gravh.,  Cephcdotes  Gravh.,  Similatorius*  n.  , 
Orbitatorius* n. ,  Jntcnnatorius*,  G cniculo sus en.,excepto 

centibus,  clypeo  et  ore  flavis  ;  abdomine  nigro,  segmenti  secundi 
margine,  tertio  quartoque  totis,  rufo-testaceis,  his  basi  fuscescenti- 
bus,  ultirais  tenuissime  pallido  marginatis.  Long,  lin.,  2  3/4. 

VARIBTA.TBS. 

#.  Femoribus  posticis  nigris.  Mas  ,fem. 

y.  Antennis  totis  nigris.  Mas. 

Habitat  in  Sjaellandiœ  sylvis,  julio  et  augusto  mensibus  frequens. 

Obterv.  Statura  et  affinitas  Exenleri  cephalotis.  —  Mirum  sane, 
quod  in  hoc  génère  Jnares  semper  minus  pallidopicti  sunt  quam  fe- 
minae,  id  quodapud  cœteras  Ichneumonidas  vice  versa  occurrit. 

4  Exenlerus  orbitalorius  niger,  antennis  subtus  apicem  versus 
fusco-rufescentibus ,  capite  thorace  latiore,  vertice  quadrato,  clypeo 
apice  rufo,  orbitis  oculorum  facialibus  mandibulisque  flavis  ;  alis 
fusco-hyalinis  stigmate  venisque  nigris  ,  radice  flavescente  ,  squa- 
mula  fusca;  pedibus  anterioribus  rufis,  trochanteribus  coxisque 
nigris,  femoribus  subtus  basin  versus  fuscis  ;  posticis  nigris,  tibiis 
tarsisque  interne  rufescentibus  ;  abdomine  clavato  rufo,  pallide  seri- 
ceo  ,  segmento  petiolari  nigro.  Femina.  Long.  lin.  4. 

Observ.  Statura  haec  species  nonnibil  accedit  ad  Exenterum  sex  ■ 
cinctum;  sedcaput  adhuclatius,  abdomen  magis  clavatum  segmento 
petiolari  angustiore,  pictura  in  cœteris  ab  illo  diversissima. 

Feminam  cepi  julio mense  in  sylva  Sjaellandiœ;  alteram  cepitcl. 
Drewsen  adSkorsborg. 

5  Exenterus  anlennatorius  niger,  antennis  rufis,  scapo  pedicello- 
que  nigris  subtus  flavescentibus  ;  facie,  ore  et  genis  flavis,  illa  ma- 
cula triangulari  infra  antennas  nigra  ;  alis  flavescenti-hyalinis  venis 
pallidis  ,  stigmate  et  radio  rufescenti-pallidis,  radice  et  squamula 
flavo-albidis;  pedibus  rufis,  trochanteribus  et  coxis  flavis,  harum  pos- 
ticis basi  rufescentibus  ;  abdomine  flavo-testaceo  segmento  petiolari 
nigro  apice  rufo,  secundo  punctis  duobus  mediis  fuseis,  ultimis 
fuscoscentibus  flavo-marginatis.  Femina.  Long.  lin.  2  3/4. 

Statura  et  affinitas  Exenteri  cephalotis.  —  Exemplum  unicum 
cepi  augusto  mense  1832,  in  alnetis  Havniœ  vicinis. 

6  Exe/itei  us  gcniculosus  nitidus  niger,  antennarum  Uagello  rufo, 
articulo  primo basin  versus  nigro;  capite  thoraceque  tenue  pubes' 


12  Insectes,  Pl.  6  à   10. 

tamen  Exystone  cinctulo*  (  Mesolepto  cinctulo  ,  Gravli.) , 
qui  unguiculis  gaudet  ad  basin  modo  setis  nonnullis  spini- 
formibus  armatis. 

Sp.   1  .  PoLYBLASTUS  PINGUIS. 

SYNONYMIA. 
Tryphon  pinguis  Gr avenh.,  Ichneumonologia  Europaea,  II,  150,  97. 

Pubescens  niger,  pedibus  anterioribus  posticorumque  trochan- 
teribus  et  tibiis  flavis .  Mas. 

Long.  lin.  3.  4. 

Corpus  totum  griseo-sericeum,  subnitidum  ;  faciès  dense 
albo-sericea.  Antennse  vixcorporis  longitudine,  validiores, 
nigrse,  subtus  apicem  versus  fusco-ferrugineœ,  scapo  pedi- 
celloque  subtus  flavis.  Cap  ut  subbuccatum,  liypostomate 
medio  subelevato.  Labrum  flavorufum.  Mandibulaî  flavae 
apice  brunnese.  Palpi  pallidi.  Thorax  capite  paullo  angus- 
tior,  metathorace  opaco  subtiliter  puncto,  parte  anteriore 
area  média  laeviuscula.  Alee  hyalinae  irideae,  venis  gracilibus 
fuscis ,  stigmate,  radio,  radiée  et  squamula  flavis.  Areola 

centibus,  illo  maculis  duabus  quadratis  faciei  aliaque  subrotundata 
genarura,  clypeo  orisque  partibus  flavis,  hujus  mandibulis  apice 
brunneis;  alis  flavescenti-hyalinis  venis  fuscis,  stigmate  radioque 
luridis,  radiée  et  squamula  flavis,  areola  cubitali  intermedia  rhom- 
boidali  petiolata  ;  pedibus  rufis,  extremo  tarsorum  articulo  nigro- 
f  usco ,  tertii  paris  femoribus ,  tibiis  tarsorumque  articulis  apice 
summo  nigris  j  abdomine  segmento  petiolari  rut'o  basi  nigra,  secundo 
tertioque  rufis,  ultimis  albo-marginatis.  Femina.  Long .  lin.  3  3/4. 

Statura  et  proportio  partium  fere  Exenteri  gnathoxanthi.  Exem- 
pla  duo  cepit  cl.  Drewsen  ad  Skorsborg  média  œstate. 

1  Exyston  n.  —  Char,  g  en.  Caput  transversum,  vertice  lato; 
alarum  areola  cubitalis  intermedia  triangularis;  pedes  graciles 
œquales,  unguiculis  simplicibus,  tibia  sec undi  paris  calcare  unica, 
tertii  nulla  j  abdomen  clavatum  petiolatum ,  petiolo  quadritubercu- 
lato  carinatoque. 


Insectes,  Pl.  G  à  10.  13 

cubitalis  intermedia  irregularis  subpetiolata  obliqua  ;  areolae 
cubitalis  prima  vena  postcrior  angulata,  superior  interior 
fere  recta  ;  venae  alarum  radiantes  subobsoleta?.  Pedes  sub- 
graciles, flavi  ;  antici  coxarum  basi  nigra,  femorum  et  ti- 
biarum  latere  altero  fulvescente  ;  medii  coxis  basi  nigris , 
femoribus  externe  rufescentibus,  litura  interdum  notatis 
fusca,  tibiis  interne  apicem  versus  fulvescentibus,  tarso- 
rum  articulis  apice  fuscis  ,  articule»  ultimo  toto  fusco- 
nigro  ;  postici  coxis  et  femoribus  nigris  ,  his  apice 
summo  pallidis,  tibiis  apice  fusco-nigris,  tarsorum  arti- 
culo  basilari  flavo  apice  nigro,  secundo  tertioque  nigris 
basi  summa  pallidis,  reliquis  fuscis.  Calcaria  flava.  Abdo- 
men crassum,  subclavatum ,  obsoletius  punctuin,  segmen- 
tis  margine  rufescentibus  subelevatisque.  Segmentum 
petiolare  latum  subtrapeziforme  ,  basi  dimidio  angustius , 
postice  convexum  angulis  oblique  subdepressis  ;  carinis  ab- 
breviatis.  Venter  flavus. 

Mares  nonnullos  cepit  cl.  Drewsen  ad  Skorsborg  Sjael- 
landiae,  mense  maio,  sabulosa  arida  circumvoli tantes. 

Femina. 

(A  me  non  visa)  radio  alarum  fuscescente  ;  pedibus  va- 
lidioribus,  tarsis  flavis  aut  fulvis ,  articulorum  apicibus 
fuscis.  {Gravenhorst,  1.  c.) 

Sp.    2.  POLYBLASTUS  PAL^EMON.  N.  (  tab.  7 ,   fig.   1  ). 

Niger,  pedibus  rufis,  posticorum  tarsis  tibiisque  nigris,  his 
medio  albis.  Femina. 

Long.  lin.  2  1/2-3  1/2. 

Antennae  corporis  longitudine  nigrae,  apicem  versus  fusco- 
ferruginese,  subtus  dilutiores,  scapo,  pedicello  et  articulo 
accessorio,  aut  scapo  tantum  pedicelloque?  nonnullis  in  in- 


14  Insectes,  Pl.  6  à  10. 

dividuis  solo  scapo,  subtus  flavis.  Caput  vix  thorace  latius, 
vertice  rotundato,  crebre  subtilissime  punctum ,  obsolète 
griseo-pubescens  ;  faciès  dense  albo-sericea.  Clypeus  orisque 
partes  flava  ;  mandibulae  apice  nigro-brunneœ  ;  palpi  pal- 
lidi.  Thorax  uti  caput  punctatus  ,  lateribus  et  pectore 
albido-sericeis.  Scutellum  scabrum,  utrinque  rugoso-punc- 
tatum.  Metathorax  subnitidus ,  anteriori  parte  brevi  sub- 
horizontali,  fortiter  clathrosa,  inferiore  subperpendiculari , 
evidentius  rimosa.  Aise  purœ  irideae,  venis  et  stigmate 
fusco-nigris,  hoc  basi  albida ,  radio  pallide  fusco  basin  ver- 
sus stramineo,  radice  et  squamula  albidis ,  hac  interdum 
puncto  nigro.  Areola  cubitalis  intermedia  obliqua,  non- 
nunquam  subirregularis  vel  subpetiolata  ;  areola?  cubitalis 
anterioris  vena  interior  subcurvata,  inferior  curva  subau- 
gulataque.  Pedes  lœte  rufi;  anteriores  extremo  tarsorum 
articulo  fusco,  postici  tarsis  et  tibiis  nigris,  his  annulo  me- 
dio  albo.  Abdomen  latitudine  thoracisj  nitidum,  subpubes- 
cens.  Segmentum  petiolare  subtrapeziforme,  rugoso-punc- 
tatum,  basi  profunde  foveoleatum  tuberculoquesat  distincto 
utrinque  praeditum,  lateribus  marginatum;  carinae  latœ, 
ante  apicem  abbreviatœ  ;  tuberculi  latérales  obsoleti.  Seg- 
menta secundum  et  tertium  basi  punctulata,  secundum 
striola  obliqua  utrinque  impressum;  sequentia  laevia 
(ova  8-39). 

Mas  (tab.  7,  fig.  1). 
Long.  lin.  2  1/3  à  3  1/2. 

Antennse  plerumque  subtus  dilutiores  quam  feminse. 
Pedes  anteriores  fulvi,  tibiis  et  tarsis  pallidioribus,  coxis  et 
trochanteribus  flavis,  tarsorum  articulis  apice  rufescenti- 
bus;  postici  rufi,  trochanteribus  stramineis,  tibiis  albis  basi 
fuscis  apice  nigris  ;  tarsis  nigris,  articulis  anterioribus  tri- 
bus basi  albidis. 

Habitat  in  fruticibus  non  infrequens,  prsesertim  salicetis, 


Insectes,  Pl.  0  à  10.  15 

Nemati  salicis  Linn.  et  N.  ochracei  Hart.%  larvas  investi- 
gans. 


VARIRTATES. 


jg.  Trochanteribus  anterioribus  coxisque   anticis    flavis.   Femina. 

Long.  lin.  3  1/3. 
y.  Abdomine    incisuris    secunda    tertiaque   rufescentibus.    Mas. 

Long.  Hn.  3  1/3. 
£.  Abdomine  incisuris  omnibus  rufescentibus,  segmenti  primi  tu- 

berculislateribus  acute  prominentibus.  Mas.  Long.  lin.  3  3/4. 

Cum  genuina  varietate  cohabitant,  sed  rarius  occurrunt  haec 
varietates. 

Sp.  3.  Polyblastus  Drewseni.  N.  (tab.  8 ,  fig.  4). 

Niger,  tibiis  anterioribus  femoribusque  rufis,  abdomine  seg- 
mentas secundo  tertioque  castaneis.  Femina. 

Long.  lin.  4  1/6. 

Antennae  corpore  aliquantulum  breviores,  nigra?,  apicem 
versus  fuscae,  flagello  subtus  fusco«ferrugineo  basin  versus 
nigro.  Caput  crassum  subnitidum,  densius  griseo-pubes- 
cens,  obsolète  punctulatum ,  vertice  genisque  latis  ,  illo 
quadrato.  Faciès  canosericea.  Clypeimargo  et  os  obscure- 
rufa  ;  mandibulae  basin  versus  nigrae,  palpi  sordide  albidi. 
Thorax  obsolète  punctulatus,  utrinque  longius  grisescente 
pubescens,  hinc  subopacus  ;  metathorax  fortiter  clathrosus. 
Alae  fumato-hyalinae  sub-irideae,  venis  et  stigmate  fusco-ni- 
gris,  hoc  basin  versus  sordide  pallido ,  radio  piceo-strami- 
neo,  radice  fia  va  ,  squamula  nigra.  Areola  cubitalis  prima 
vena  interiore  omnino  recta,  inferiore  angulata,  initio  vense 
dividentis  ;  areola  cubitalis  intermedia  triangulum  subre- 
gulare  mentiens.  Pedes  anteriores  saturate  rufi,  tibiis  et 
tarsis  paullo  dilutioribus ,  coxis  et  trochanteribus  nigris , 

1  Havtig,  Die  aderfliïger  deutschlands  II ,  218,  61 . 


16  Insectes,  Pl.  G  à  10. 

condylis  castaneis,  unguibus  fuscis  ;  postici  validiores  nigi  i, 
femoribus  ru fo- castaneis,  apice  summo  nigris.  Abdomen 
nitidum  subglabrum,  vix  punctulatum.  Segmentum  petio- 
lare  basi  metathorace,  fere  diniidio  angustius  ibidemque 
tuberculo  utrinque  instructum  parvo  subacuto;  supra  con- 
vexum,  tuberculis  lateralibus  obsoletis,  lateribus  declivis 
marginatisque  ;  caninae  satis  elevatae,  latiores,  postice  con- 
niventes,  fossulam  includentes  angustam,  basi  profunda. 
Segmentum  quartum  basi  média  puncto  notatum  obscure 
castaneo.  Terebra  crassa,  ultima  tria  segmenta  longitudi ne 
adaequans,  oviductu  aculeoque  castaneis,  vaginis  atris  pilo- 
sis.  Styli  anales lineares  graciles  pubescentes  nigri  (ova  9). 

Individuum  unum  prope  Skorsborg  Sjaellandiaa  cepit 
Drewsen  vir  clarissimus,  optime  de  historia  insectorum  na- 
turali  meritus. 

Sp.  4.  PoLYBLASTUS   BoiEI.  N. 

Niger,    tibiis  anterioribus  femoribusque  rufis,  horum  postici  s 
nigro-pictis  ;  abdomine  segmcntis  secundo  tertioque  fulvis. 

Long.  lin.  3  3/4. 

Femina  statura  et  affinitas  Polyblasti  varitarsi. 

Antennae  corporis  fere  longitudine,  nigrae,  apicem  versus 
subtus  fusco-ferruginese.  Caput  nitidum,  subtilius  punctu- 
latum, vix  pubescens,  facie  obsoletius  albo-sericea  ;  labrum 
margoque  clypei  sordide  straminea.  Thorax  punctulatus, 
nitidus,  subsericans  ;  meta  thorax  brevis  rotundatus  decli- 
vis, médiocre  clathrosus.  Aise  subfumato-hyalinœ  irideaa, 
stigmate  nigro  basi  albina,  radio  nigro-fusco  basin  versus 
piceo-stramineo,  radice  fia  va,  squamula  nigra.  Areolœ  cu- 
bitalis  primœ  vena  inferior  angulata ,  vestigium  venae  divi- 
dentis  emittens  ;  areola  cubitalis  intermedia  subirregularis 
pyramidata,  obliqua.  Pedes  anteriores  fulvi,  coxis  et  tro- 
chanteribus  nigris,  lus  apicem  versus  castaneis,  condylis 


Insfxtes  ,  Pl.  6  à   10.  17 

genubusque  flavescentibus.  Tarsi  antici  rufi,  unguibus 
fuscis,  medio  nigro-fusci  basi  articule» rum  unguibusque 
pallidis.  Tertium  pedum  par  nigrum,  femoribus  rufis  basi 
et  apice  nigris,  supra  linea  notatis  nigro-fusca.  Abdomen 
ut  in  Polyblasto  varitarso  conformatum  ;  segmentum  ejus 
petiolare  nigrum  apice  rufo,  secundum  et  tertium  rufo- 
fulva ,  sequentia  nigra  tota  ,  nitida.  Oviductus  castaneus 
vaginis  nigris  (ova  2). 

Ovam  liic  descripsi  feminam,  medio  maio  epupa  Nemati 
cujusdam  Kiliae  progressam,  benignissime  suppeditavit 
Boie,  vir  clarissimus,  qui  observavit,  insecto  jam  inde  a 
partu  ova  aihaerere. 

Sp.   5.  POLYBLASTUS  VARITARSUS. 

SYNONYMIA. 

Tryphonvarilaisus  Gravenh.,  Ichneumonologia  Eur.,  II,  146,222. 

Niger,    abdomine    medio  ,    tibiis  anlerioribus  femoribusque 
rufis,  tibiis  tarsisque posticis  albo-annulatis.  Femina. 

Long.  lin.  3  1/2—3  3/4. 

Antennae  corporis  longitudine  eove  paullo  breviores, 
nigrae  apice  fusco  ferrugineaï,  flagello  subtus  rufo-fusco , 
basin  versus  sensim  obscuriori.  Caput  tborace  nonnibil 
latius,  vertice  rotundato,  nitidum  griseo  subpubescens, 
facie  albo-sericea.  Clypeus  rufo-testaceus  margine  nigro. 
Palpi  et  mandibulae  flava,  beec  apice  nigricantes.  Tliorax 
nitidus  ,  lateribus  et  pectore  pubescentia  tenui  grisescente 
obductus;  metathorax  subglobosus,  minus  fortiter  clatbro- 
sus.  Aise  subfumatohyalinae  irideaî  venis  nigris,  stigmate 
fusco  basi  pallescente,  radio  lurido,  radice  flava,  squamula 
nigra.  Areola  cubitalis  prima  vena  interiore  recta,  inferiore 
angulata,  hac  interdum  vestigio  obsoleto  vena?  dividentis. 
1839.  7 


18  Insectes,  Pt.  6  à  10. 

Areola  cubitalis  intermedia  irregularis  obliqua,  subpetio- 
lata.  Coxae  nigrae,  anteriores  subtus  et  interne  plus  minus 
rufo-flavae.  Trochanteres  anteriores  flavi,  postici-fulvi,  su- 
pra aut  nigri  vel  picescentes,  aut  rufi.  Femora  rufo-testa- 
cea,  postica  geniculo  nigro.  Tibia?  anteriores  pallide  rufae  , 
vel  flavescentes  apice  rufae  ;  posticae  nigrae  ,  annulo  lato  ante 
basin  albido.  Calcaria  testacea.  Tarsi  antici  testacei ,  medii 
fuscescentes  basi  articulorum  pallidiore  ,  postici  nigro-fusci 
vel  nigri ,  articulis  primo  secundoque  basi  albidis.  Abdo- 
men obsoletiuspunctum,  tenuiter  pubescens,  nigrum  niti- 
dum;  segmentum  petiolare  rarissime  totum  rufum,  carinis 
tantum  tuberculisque  nigris,  plerisque  autein  nigrum  apice 
solo  rufo  ;  segmenta  secundum  ,  tertium  quartique  margo 
anterior  vel  punctum  médium  baseos,  rufa.  Segmentum 
petiolare  latitudine  baseos  foveolatae  tuberculoque  subacuto 
utrinque  praeditae  triplo  longius,  carinis  mediocribus  pos- 
tice  obsoletis,  tuberculis  lateralibus  distinctis  ;  anguli  pos- 
tici hujus  segmenti  ut  in  plerisque  generis  speciebus  sub- 
elevati  intraque  marginem  depressi.  Terebra  castanea , 
vaginis  nigris  (ova  2-18). 

Mas, 

Long.  lin.  3  1/3  —  3  1/2. 

Antennœ  corpore  paullo  breviores,  nigra?.  Palpi  albidi. 
Tborax  minus  quam  femina?  gibbus.  Stigma  alarum  pallide 
fuscum.  Coxœ  anteriores  flavae  supra  nigrae ,  mediae  inter- 
dum  totae  flavae  ;  posticae  subtus  apice  rufescentes.  Trochan- 
teres postici  fulvi,  supra  nonnunquam  puncto  nigro.  Tibiae 
anteriores  flavescentes  apice  rufae,  posticae  albae  basi  apice- 
que  nigrae.  Abdomen  segmentis  secundo  ,  tertio  quartoque 
neenon  apice  primi ,  rufis. 

Habitat  in  pratis  ,  praesertim  sylvaticis  ,  maio,  junio  et 
julio  mensibus  frequens.  Mas  rarior. 


Ivskctps  ,  Fi..  (!  à    10  ig 

VARIETAS    FEMIN.T-. 

[è.  Antcnnac  nigrœ,  ftr.gello  pedicelloque  subtus  fuscis.  Areola  cu- 
bitalis  prima  vena  interiore  basin  versus  subcurvala  5  intermedia 
obliqua  petiolata.  Coxre  anleriores  fulvœ  basi  summa  nigricantes , 
posticœ  rufrcbasi  nigropunctatœ.  Tibiae  posticœ  cum  feroorum  geni- 
culo  nigrœ,  annulo  medio  lato  albœ  ;  tarsi  postici  fusci,  articulorum 
omnium  basi  albida.  Long,  lin.,  3  1/2. 

Cepi  frequentem  cum  varietate  genuina. 

Sp.  G.Polyblastus  alternans.  N.  (tab.  8.  fig.  2). 

Niger,  pedibus  fulvis,  tibiis  tarsisque  posticis  albis  nigro- 
annulatis  ;  ab  domine  fus  co- sir  amineo  nigronotato.  Femina. 

Long.  lin.  3. 

Antennœ  coi  po  ris  longitudine  fuscae,  subtus  dilutiores, 
scapo  pedicelloque  nigris  subtus  flavis.  Caputthoracelatius, 
nitidum ,  parce  pubescens  ,  fronte  facieque  creberrime 
punctulatis,  illa  média  subcaniculata ,  hac  iusolitœ  latitu- 
dinis  medio  subelevato,  vix  sericea  Clypeus  et  os  alboflava, 
hoc  mandibulis  apice  brunneis,  mento  maxillarumque  sti- 
pitibus  piceis.  Thorax  lateribus  et  pectore  subsericans,  ni- 
tidus;  metathorax  obsolète  clathrosus,  parte  anteriore 
rotundata,  inferiore  média  subconcava  Alae  pura?  iridea? , 
stigmate  venisque  fusco-nigris ,  radio  lurido  basin  versus 
flavicante,  radice  et  squamula  stramineis.  Areola  cubitalis 
anterior  ampla,  venis  interiore  et  inferiore  œqualiter  curva- 
tis  ;  intermedia  obliqua  subirregularis,  vena  exteriore  sub- 
obsoleta.  Pedes  graciles  pallide  fulvi,  trochanteribus  et  coxis 
flavis,  harum  posticis  fulvescentibus  ,  tibia?  et  tarsi  secundi 
paris  flavo  albida ,  articulis  tarsi  apice  fulvescentibus ,  un- 
g uibu s  fuscis  ;  tertiialba,  apicibus  tibiarum  articulorumque 
tarsi  omnium  pallide  nigris.  Abdomen  nitidissimum  lœve , 
apicem  versus  subsericans,  segmento  primo  nigro  apice  fusco- 
flavo,  secundo  fusco-flavo  maculis  duabus  quadratis  baseos 
nigris ,  tertio  ,  quarto  quintoque  sordide  fusco-stramineis 


20  Ixsectes,   PI.    G   à    10. 

basi  nigricantibus  ;  sequentia  cum  terebra  slylisque  anali- 
bus  lurida  immaculata.  Segmentum  petiolare  latitudine 
baseos  triplo  longiiis,  lateribus  declivis  marginatisque.  Tu- 
berculi  latérales  obsoleti,  basilares  lati  prominentiores  ; 
carinaî  basi  tantum  distinctse,  approximatse  (ova  9). 

Cepi  unam  feminam  julio  mense  in  quercu  Sjaellandise 
vicinam  larvis  Platycampi  hypogastrici*  {Leptopi  hypogas- 
fn'a^Hartig')  et  Selandriœ  (Blennocarnpœ,  Hart.)  Furcatœ, 
Drewsen J. 

III. 

CYLLOCERIA.  N.  G4. 
Phythodietus,  pars  ;  Gravenhorst. 

Caput  transversum,  vertice  rotundato  angusto. 

Thorax  gibbulocylindricus,  mesothorace  lobato,  metathorace  sub- 

horizontali,  scabro  carinatoque. 
Alarum  areola  cubitalis  intermedia  nulla. 
Pedes  médiocres,  unguiculis  simplicibus  j  postici  subelongati. 
Abdomen  subsessile  convexum,  segmento  petiolari  basin  versus  sen- 

sim  angustiore,  scabro,  tuberculis  lateralibus  ante  médium  sitis. 

Terebra  extricata. 

Antennœ  graciles  ,  flagello  marium  setaceo ,  articulis 
tertio  quartoque  latere  erosis ,  feminarum  filiformi.  Palpi 
inaequales  filiformes.  Lingua  bilaciniata ,  laciniis  ovalibus 
apice  acutis. 

1  Fausse  chenille  cloporte,  Re'aumur,  V.  I,  pi.  xij,  fig.  7-12.  — 
Fausse  chenille  cloporte  à  vingt  pattes,  verte  ,  tachetée  de  noir,  à 
corps  large  et  très  aplati;  de  l'aune  Degeer,  II,  pi.  38,  fig.  ii-i3. — 
Secundum  observationes  cl.  Drewsen. 

2  Hartig,  Le,  I,  184,  i.  —  Platycampus  genus  hoc  appellaba- 
mus,  quum  nornen  Leptopus  jam  alii  generi  datum  esset,  ad  Hemip- 
terorum  ordinem  pertinenti. 

3  Fausse  chenille  e'pineuse  du  chêne,  Re'aumur,  V.  I,  pi.  xij» 
fig.  17,18.  —  Observante  cl.  Drewsen. 

4  KvàA.V  ,  mancus  ,  mutilus  ;  Kêpotia,  antenna. 


Iksicctes,  Pl.  G  à   10.  21 

Antennœ  (  tab.  10,  fig.  2)  longitudineni  corporis  adae- 
quantes  eove  paullo  breviores  ;  radicula  subimmersa,  ro- 
tundata;  scapo  subcylindrico  vel  subovali,  mediocris  cras- 
situdinis  ;  pedicello  conico-cylindrico,  longius  exserto  ;  arti- 
culo  accessorio  in  inaribus  exserto  rotundato  ,  quadruplo 
breviore  dimidioque  angustiore  pedicello,  in  feminis  bre- 
vissimo  aimuliformi,  vix  distinguendo.  Flagellum  mfemr 
nis  filiforme,  25-articulatum,  articulo  basilari  longissimo , 
secundo  illius  dimidiae  longitudinis,  sequentibus  brevibus 
longitudine  sensini  decrescentibus,  fere  contiguis,  extremo 
elongato-ovali.  —  In  maribus  paullo  crassius ,  setaceum , 
25  aut  27-articulatuin,  distinctius  pubescens,  articulis  in- 
ferioribus  duobus  longitudine  parum  diversis  tertio  et 
quarto  brevioribus,  illo  basi  hoc  apice  latere  externo  pro- 
funde  emarginato-incisis  ;  sequentibus  sensim  minoribus  , 
sat  discretis ,  ultimo  ad  apicem  acuto. 

Labrum,  sub  anteriori  clypei  margine  reconditum,  par- 
vum,  membranaceum,  subrotundatum.  Mandibulœ  mé- 
diocres curvae,  trigonaa ,  superficie  externa  quadriangulari 
convexa  pubescente,  ad  longitudineni  rimosa ,  posteriore 
internaque  ti  iangularibus  laeviluis  ;  hac  latiore  concava  ; 
apicis  incisi  dens  superior  latus  triangularis  basi  interna 
emarginata,  inferior  tenuis  angustus. 

Mentum  brève  quadratum,  subconipressum,  valde  con- 
vexum,  apice  tridentatum  ;  dentés  latérales  triangulares 
acuti  ascendentes,  intermedius  dens  latior  truncatus.  Lin- 
gua  dimidio  brevior  mento,  lata,  valde  fornicata,  laciniis 
tiïangularibus  acutis,  conniventibus,  minute  ciliatis,  mar- 
gine exteriori  rotundato-ampliatis. 

Maxillœ  labii  longitudine.  Stipcs  triangulus  et  convexus, 
mento  paullo  longior,  lœvis.  Mala  magna  subfornicata  ; 
lacinia  ejus  superior  oblongo-quadrata ,  margine  exteriori 
reflexo  coriaceo,  inferior  tota  membranacea,  oblongo-trian- 
gularis. 

Palpi  tenues   pubescentes  ;    mcuil/ares  plus  duplo   Ion- 


22  Iksectes,  Pl.  G  à  10. 

giores  maxillis,  articulo  basilari  obconico  basi  angusta, 
stipite  duplo  breviore  ;  secundo  omnium  latissimo  ,  crasso, 
dimidio  breviore  prœcedenti,  superficie  antica  planiuscula; 
tertio  duplo  longiore  antécédente ,  adeoque  omnium  lon- 
gissimo  ,  filiformi-clavato  ,  coinpresso  ,  arcuato  ;  quarto 
quintoque  longitudine  subaequaîibus,  cylindricis,  apice  ob- 
tusis  ;  labiales  paullo  longiores  labio,  articulis  inferioribus 
tribus  triangularibus,  secundo  latissimo,  extremo  longiore 
oblongo. 

Caput  thoracis  latitudine ,  antice  visum  triangulare, 
f route  supra  antennas  inaequali  excavataque;  faciès  in  pro- 
tuberantiam  triangularem  infra  antennas  obsolète  elevata, 
quse  piotuberantia  linea  obliqua  utrinque  impressa  ab  alia 
parte  subprotuberante  ad  superiores  clypei  angulos  sita , 
discreta  est.  Occiput  a  vertice  lineari  déclive,  medio  cana- 
liculatum.  Clypeus  linea  subarcuata  discretus,  brevis,  an- 
tice truncatus,  medio  obsolète  transversim  impressus.  Pro- 
ihorax  brevis.  Mesothorax  valde  elevatus ,  anterius  rotun- 
datus,  dorso  lineis  duabus  postice  con\  ergentibus  in  lobos 
très  divisus.  Scutellum  magnum  triangulare  elevatum ,  a 
mesathorace  foveola  profunda  disjunctum.  Metathorax 
convexus,  mediocris  longitudinis;  pars  anterior  subhori- 
zontalis,  scabra,  carinis  sex  notata  distinctis,  aîquali  fere 
spatio  remotis  ;  pars  posterior%brevissima  descendens,  ru- 
goso-punctata.  Abdomen  capitis  et  tboracis  longitudine  ac 
latitudine,  elongato-ovatum,  maribus  interdum  subcylin- 
dricum;  segmenta  ultitna  tria  dorsi  in  femina  sub  ventre 
deflexa,  fissa,  oviductum  amplectentia.  Terebra  abdominis 
longitudine  eove  paullo  longior,  gracilis  ;  vagina?  filiformes 
pilosae,  oviductus  cura  aculei  partibus  setaceus  simplex. 

Color  corporis  in  speciebus  mihi  cognitis  unicolor  niger, 
segmentis  abdominis  nonnunquam  (  Cjlloceriœ  margina- 
tori)  castaneo  marginatis  ;  pedes  rufi  aut  rufi  et  nigri.  Ca- 
put et  thorax  crebre  puncta,  opaca,  pleuris  pectoreque 
nitidioribus  ;  piotuberantia  faciei  superior  in  Cyll.   nigra 


Insectes,  Pe.  G  à  10.  23 

laeviuscula,  nitida.  Abdomen  subtiliter  punctulatum  ,  sub- 
nitidum,  scgmento  petiolari  scabro  opaco.  Alae  subamplœ, 
venis  radiantibus  distinctis,  vena  inferiori  areolœ  cubitalis 
prima?  vcnaque  exteriori  areolœ  disci  intermedia?  hinc  inde 
hyalinato  interruptis. 

Qbserv.  Genus  inter  Cryptos  et  Pimplas  médium  illorum 
Phylodietis  liarumque  Lissonotîs  praesertim  affine  ,  ab 
utroque  vero  génère  satis  diversum.  Antennarum  in  mari- 
bus  structura  ab  omnibus  Iclmeumonibus  hue  usque  co- 
gnitis  longe  discedit. 

Sp.  1 .  Cylloceria  nigra. 

SYNOKYMIA. 

Phytodietus  nigei ,  Gravenh. ,  Ichneumologin  europœa ,  II,  g35,  3i8 

(fœmina). 
?  iïassus  affinis,  Zetterstedl,  Fauna  insectorum  laponica,  fascic.  II , 

38a,  a3  (mas,  fœm.). 

Tibiis  anterioribus  femoribusque  rufis.  Femina. 

Long.  lin.  4  1/2. 

Antennae  corpore  aliquantillum  breviores.  Mandibule 
rufo-fuscae,  basi  nigra.  Palpi  pallide  fusci.  Pleura?  et  pectus 
obsolète  sericantia.  Metathorax  carinis  distinctis,  secunda  a 
latereapicem  versus  sensim  elevatiore.  Ala?  iuniato-hyalina?, 
stigmate  venisque  fusco-nigris ,  radice  sordide  straminea  , 
puncto  interdum  notato  nigro,  squamula  nigra  fusco-mar- 
ginata.  Pedes  sericei  ;  anteriores  rufi ,  coxis  et  trochanteri- 
busnigris,  ambobus  tamen  apice  summo  subcastaneis , 
condylis  tarsisque  dilute  fuscis  ;  postici  nigri,  femoribus 
rufis ,  tibiis  et  tarsis  paullo  validioribus  quam  speciebus 
sequentibus  duabus.  Abdomen  subglabrum,  nilidum,  srg- 
menti  secundo,  tertio,  quarto  quintoque  ejusdem  fere  Ion- 


24  Insectes,  Pl.  6  à  10. 

gitudinis.  Segmentum  petiolare  latitudine  baseos  triplo 
longius ,  supra  basi  summa  foveolatum  ;  tuberculi  latérales 
anguliformes.  Terebra  abdominis  longitudine,  fusco-nigra 
oviductu  castaneo. 

Mas. 

Long.  lin.  4  1/2.  * 

Antennae  corpore  subbreviores,  29-articulatae,  minus  gra- 
ciles ,  mutilatione  flagelli  profunda  distinctissimaque. 
Coxse  anteriores  subtus  fusco-castaneae.  Trochanteres  fusci. 
Tibiae  tarsique  postica  fusca,  illa?  basi  interdum  rufescentes. 
Abdomen  capite  thoraceque  longius,  fere  cylindricum , 
apicem  versus  fusco-sericeum,  nitidum.  Segmenti  primi 
tuberculi  latérales  acuti ,  dentiformes.  Yalvula  analis  sub- 
conica  compressa ,  fusco-castanea. 

Habitat  in  Danise  segetis  rarius ,  média  aestate. 

Sp.  2.  Cylloceria  marginator.  N.  (tab.  9,  flg.  1). 

Pedibus  rufis,  coxis  et  trochanteribus  nigris  ;  abdomine 
segmentis  margine  castaneis.  Femina. 

Long.  lin.  4  1/4. 

Antennae  longitudine  corporis.  Palpi  obscure  fusci.  Tho- 
rax vix  obsolète  sericeus  ;  metathorax  brevior,  magis  ro- 
tundatus  magisque  declivis  quam  Cylloceriœ  nigrœ  ;  carinis 
mediocribus  ,  aequalibus.  Pedes  obsoletius  sericei  ;  anterio- 
res rufi  coxis  et  trochanteribus  nigris  ,  condylis  unguibus- 
que  fuscis;  postici  nigri  femoribus  rufis;  tibiis  tarsisque 
fusco-nigris  ;  calcaribus  rufis.  Alae  fumato-hyalinœ,  venis  et 
stigmate  fuscis,  radio  et  radice  fusco-stramineis,  squamula 
nigra.  Abdomen  subnitidum  glabrum ,  minus  convexum , 
segmentis  secundo  tertioque  subœquilatis,  sequentibus  vero 
latitudine   sensiin     decresccntibus ,    ano     rotundato ,   quo 


Ixsectes,    Pi..   G  à    10.  26 

forma  abdominis  ovalis  fit.  Segmenti  secundi  anguli  basi- 
lares  margoque  posterior,  reliquorum  omnium  margines 
tantum  postcriores,  auguste  castanei  ;  anus  fuscus.  Seg- 
mentum  petiolare  latitudine  baseos  plus  duplo  lonoius, 
tuberculis  lateralibus  angulum  obsoletum  efïormantibus. 
Terebra  abdominis  circiter  longitudine ,  nigra,  oviductu 
castaneo. 

Mas. 

Long.  lin.  4  1/3. 

Antennae  longitudine  corporis  eove  paullo  breviores^  pe- 
dicello  piceo.  Mandibulae  rufescunt.  Pedes  rufi;  anteriores 
coxis  nigris  ,  subtus  plus  minus  rufescentibus  ,  trochante- 
ribus  piceis,  condylis  unguibusque  fuscis  ;  postici  coxis 
trochanteribusque  nigris  ,  tibiis  tarsisque  fuscescentibus. 
Abdomen  capitistlioracisque  longitudine,  elongato-ovatum, 
segmentis  posterioribus  dorsi  fusco-sericeis.  Segmenti  pe- 
tiolaris  tuberculi  latérales  paullo  acutiores  quam  feminae. 

VAR1ETAS     MARIS. 

£.  Abriominc  segmento  secundo  picco. 

Habitat  cum  specie  antécédente,  iisdem  locis  et  tempori- 
bus,  frequentia  obvia. 

Sp.  3.  Cylloceria  caligata.  (tab.  10,  fig.  2). 

SYNONYMIA. 

Phylodietus  caligatus  ,  Gravenh.,  Ichneumologia  europœa,  II,  <)3G, 

3ig  (mas,  foem.). 
?  Bassus  nuntiator,  Zetterstedt,  Fauna  insectovum  laponica,  fasc.  If, 

38 1  ,  22. 

Pedibus  rufîs,  posticorum  tibiis  tarsisque  nigris.  Femina. 

Long.  lin.  3  1/2—2  2/3. 
Antennae  thoracis   et  abdominis  longitudine,    articulo 


26  Insectes,  Pl.  6  à  10. 

extremo  breviore  ovato.  Mandibulae  rufae  basi  nigra.  Palpi 
fusci.  Faciès  obsolète  fusco-sericea.  Thorax  lateribus  et 
infra  subsericans;  metathorax  ut  in  Cylloceria  nigra  omnino 
conformatus ,  quae  ratio  etiam  abdomini  valet;  terebra 
abdomine  subbrevior  ejusve  longitudine.  Aise  fumato-hya- 
linae,  venis  stigmateque  dilutius  fuscis ,  radio ,  radice  et 
squamula  obscurius  sordide  stramineis,  hac  basi  piees- 
cente.  Pedes  Isete  rufi,  tarsis  anterioribus  fuscis;  calcaria 
omnia  rufa. 

Mas. 

Long.  Hn.  3  2/3. 

Antenna?  seque  ac  corpus  longse  ,  articulis  31 .  Pedes  an- 
teriores  toti  rufi,  unguibus  tantum  fuscescentibus.  Abdo- 
men capitis  thoracisque  longitudine,  subcylindricum,  seg- 
menti  primi  tuberculis  lateralibus  subacutis. 

Utriusque  sexus  individua  cepit  cl.  Drewsen  ad  Skors- 
borg  Sjaellandiae,  mense  augusto. 

Observ.  Vix  dubitari  poterit,  quin  Phytodietus  caligatus , 
cl.  Gravenhorstii  hue  sit  referendus ,  tametsi  antennarum 
structura?  nullam  mentionem  fecitauctor  laudatus. 

De  Basso  nuntiatore  Zetterstedtii ,  sect.  2 ,  subdiv.  2  : 
«  Cauda  (  !  !  )  feminarum  longe  exserta.  Abdomen  sessile , 
segmento  primo  subdepresso.  Pedes  médiocres,  »  quan- 
quam  verosimile  est,  eum  hue  pertinere,  tamen  propter 
descriptionem  omnino  insuflîcientem  nihil  pro  certo  dicere 
audeo.  Ovae  eademest  ratio  ejusdem  scriptoris  Bassi  affinis, 
quem  ad  Cylloceriam  nigram  dubitansadhibui. 


Insectes,  Pl.  C»  à  10.  27 


FIGURA RUM  EXPLICATIO. 

Tabula       VI,  i.  Megastylus  cruentator,  Scht.  df 

2.  Antennœ  generis  Megastyli  inferior  pars  a  latere 
visa. 
Tabula     VII.  I.  Polyblastus  palaemon  ,  Scht.  <? 

2.  Extremus  tarsorum  articulus  generis  Polyblasti. 

3.  Abdomen   Polyblasti  Palaemonis   feminae  a    latere 

visum. 

4.  Ovulum. 

Tabula  VIII.   t.  Polyblastus  Drewseni,  Scht.  J 

2.  Polyblastus  alternans,  Scht.  J 
Tabula  IX.  i  Cylloceria  marginator,  Scht.^ 
Tabula       X.    i.  Cylloceria  caligata,  Gravenh.  c? 

2.  Antennae  masculœ  generis  Cylloceriœ  inferior  pars. 


Nota.  Une  courte  analyse  de  ce  mémoire  a  été  publiée 
dans  la  Revue  zoologique  par  la  Société  Cuvierienne , 
année  1838,  p.  139. 


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bi.rrcte.r  l'I     6. 


Metrastylus  en 


uonfator,    Sc/uo</<e 


TfJMmmmd.  êmp. 


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Jfd</  //<>  Zoologie  ■  /ti.'tt/ 


Jrurectej-  PI 


Poîybla  s  l  u  s   pttûmnioA  , .  •>'. /«<>,(/<• 


I  tUmttm  onp 


.lnnrdoucnr   ./<• 


Mat/-  de  jfooloaie  .  j83ç . 


Insecifj- .PI .  8 . 


i  Polybl  a  S  tu  S  Drevosent ',  .  PtAïZt* 

2  yJ//{>r/lrf/l.r,  Schiodte 


.Y.  Ilénxonti  imp 


Mm/,  i/f  Zoo/otfic  .  iS3ç 


Inseetrs    /'/   q. 


Oylloceria  marqinafor ,  Schiodu- 


N.Iiénutnd  unp 


.  Jnncdc ,  ■ 


Mm/.  1/1'  s?<Hi/<H/n> .  ifl-\y 


Injectes  PI 


Cylloceria   calu/aut ,  SMmét*. 


J'chiot/lf  pm.r 


\  Hmtmd  mif 


Insectes ,  Pr.    11.  1 

G.  SATYRE.  Satyrus.  Latreille. 

S.    Cocteau.    Coctei.   Guérin. 

.5".  obscurus  ,  alis  integris  lœvitcr  sinuosis,  supra,  mari  nigro- 
fuscis,  fœminœ  fulvescentibus  ;  subtus  brunneis  ,  anticis 
macula  latissima  discoidali  rubro-fufoa,  ad  apicem  ma- 
cula rotundata  nigra  {aliquando  insuper  scripta)  albo-bi- 
pupillata;  posticis,  vit  ta  obsolcta  pallidiori  versum  margi- 
nem  puncto  albo  minuto  ad  médium  notata. 

Ce  petit  Satyre ,  que  nous  avons  seulement  indiqué  dans 
le  Voyage  de  la  Coquille,  Zoologie,  tome  II,  deuxième 
partie,  lre  division,  page  281,  a  la  plus  grande  analogie 
avec  quelques  uns  dés  Nègres  de  nos  montagnes.  Chez  le 
mâle,  les  quatre  ailes,  en  dessus,  sont  d'un  brun  foncé  un 
peu  chatoyant  et  uniforme  ;  le  dessous  est  de  la  même  cou- 
leur, avec  le  disque  des  supérieures  ferrugineux  fauve  ; 
elles  ont,  vers  le  sommet,  un  grand  œil  noir  à  deux  pu- 
pilles blanches  ,  avec  l'iris  jaunâtre.  Les  inférieures  ont  une 
faible  bande  ,  à  peine  visible ,  un  peu  plus  pâle  ,  avec  un 
très  petit  point  blanchâtre  au  milieu.  Dans  Ja  femelle,  que 
M.  Lefebvre  a  bien  voulu  nous  communiquer,  les  ailes 
sont  d'un  brun  plus  pâle,  avec  le  disque  un  peu  roussâtre 
aux  antérieures  et  aux  postérieures  en  dessus  ;  le  dessous  ne 
diffère  pas  de  celui  du  mâle ,  seulement  l'œil  des  supé- 
rieures a  l'iris  jaunâtre  un  peu  plus  large ,  et  la  bande 
transverse  des  inférieures  est  un  peu  plus  visible. 

Cet  insecte  vient  du  Chili. 

Nous  avons  consacré  cette  espèce  à  la  mémoire  de  notre 
ami  M.  le  docteur  Théodore  Cocteau,  connu  par  ses  excel- 
lents travaux  sur  l'Erpétologie ,  et  trop  tôt  enlevé  à  la 
science,  qu'il  cultivait  de  conviction  et  non  comme  un 
moyen  d'arriver  aux  places. 

1839.  ,, 


2  Insectes,  Pl.  1J. 

A  la  suite  de  cette  description  nous  indiquerons  deux 
espèces  de  Procris  ,  crépusculaires  dont  nous  avons  seule- 
ment un  individu  en  assez  mauvais  état ,  mais  qui  diffèrent 
assez  par  leurs  caractères  et  par  leur  habitat  pour  qu'il  soit 
utile  de  les  signaler  aux  naturalistes.  Peut-être  cette  notice 
attirera-t-elle  l'attention  des  voyageurs  sur  ces  deux  petites 
espèces,  restées  jusqu'ici  inconnues  à  cause  du  peu  de  bril- 
lant de  leurs  couleurs. 

P.  Mêlas.   Guérin.  (Fig.  3). 

P.  atra ,  alis  rolundatis ,  ulrinque  nigris,  superwribus  cya- 
neo  submicantibus  ;  lingua  rubra. 

Hab.  Chili. 

Longueur,  8  millim.;  enverg.,  21  millim. 

P.?   Viridipulverulenta.   Guérin.   (Fig.   4.) 

P.  atra ,  alis  oblongioribus,   utrinque  nigris  pulvere  viridi 
adspersis  ;  corpore  simili  ;  antcnnis  elongatis,  flabellatis. 

Hab.  Nova  Hollandia. 

Longueur,  7  millim.;  enverg.,  19  millim. 

GUÉRIN-MÉNEVILLE. 

i5  Juillet  i83q. 


lAii/.  </<•  Zon/oyic.iHty.  //i.rr/fe.r     PI. 


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t.  a.  Satvrns     (oc ta',  <;,„,;,,. 
7>.  ProCTlS    me/as.  4-  ~^V .'virîdjpuloerulpnto,  Ou 


/V-  Renutmi  itnp  ■ 


IMSKCTM,   Pi..    1?. 


G.  CERCOPTÈRE.  Cercoptera.  Spinola, 


Antennes  (glabres  ?)  (f.  2)  (filiformes,  beaucoup  plus  lon- 
gues que  le  corps  ,  distantes  à  leur  origine  ,  insérées  sur  le 
devant  de  la  tête,  en  face  et  hors  de  l'échancrure .interne  des 
yeux ,  de  onze  articles.  Le  premier,  épais ,  arqué ,  mais  non 
renflé  en  massue ,  n'atteignant  pas  le  bord  postérieur  de  la 
tête.  Le  second  ,  très  petit ,  globuleux  ;  le  troisième  ,  deux 
fois  plus  long  que  le  premier,  plus  mince,  cylindrique  ou 
très  faiblement  obconique  ;  les  suivants,  4~10>  semblables 
au  troisième,  diminuant  insensiblement  en  diamètre  et  aug- 
mentant progressivement  en  longueur  ;  le  onzième  et  der- 
nier, deux  fois  plus  long  quel'avant-dernier. —  Tête  (f.  3) 
comme  dans  le  genre  Ibidion.  Joues  (f.  3  a)  prolongées  en 
dessous  beaucoup  plus  bas  que  la  bouche ,  verticales  et 
terminées  en  pointe.  —  Mandibules  (f.  3  b)  courtes  ;  face 
externe  bombée,  extrémité  bidentée.  — Palpes  égaux,  fili- 
formes :  le  dernier  article  tronqué,  n'étant  ni  dilaté  ni 
dolabriforme.  — •  Prothorax  comme  dans  le  genre  Ibidion, 
cylindrique  ,  mutique  ,  de  la  largeur  de  la  tête ,  mais  trois 
fois  plus  long,  ayant  deux  sillons  transversaux,  l'un  près  du 
bord  antérieur ,  l'autre  près  du  bord  postérieur.  —  Écusson 
extérieur  nul.  —  Élytres  (f.  4)  un  peu  plus  larges  que  le  pro- 
thorax, près  delà  base,  étroites,  à  côtés  parallèles, déprimées 
et  à  dos  plane,  ne  commençant  à  se  rétrécir  qu'en  face  des 
derniers  anneaux  de  l'abdomen,  se  prolongeant  notablement 
en  arrière ,  au  delà  de  l'anus  ;  prolongements  postérieurs , 
en  forme  de  queues  très  étroites ,  fortement  rebordés  et 
terminés  en  pointe  mousse.  —  Pattes  (f.  5)  proportion- 
nellement plus  courtes  que  dans  le  genre  Ibidion.  Fé- 
murs n'étant  pas  renflés  en  massue.  Les  quatre  postérieures 
n'ayant  qu'une  seule  épine  apicale  ,  placée  au  bord  interne 
1831».  '  11 


)(,tt/.  de  Ztiolotfif,  têljf> 


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4    M 


Cercoptera    ftanonù'    sPùu>hi 


J'/tm.iAi  M 


I     Remitiui  i/ri/t 


Insectes,  Pt.   13.  i 

G.  DIORYMÈRE.   Diorymerus.   Schœnherr. 

Ce  genre ,  fondé  par  M.  Schœnherr,  dans  son  ouvrage 
intitulé  Curculionidum  disposido  mcthodica,  p.  31 1,  n°  180, 
se  compose,  dans  son  Gênera  et  species  Curculionidum, t.  3, 
p.  799,dedix-neur"espècesde  l'Amérique  méridionale.  Parmi 
celles-ci  on  en  distingue  une,  que  ce  savant  nomme  D.  mo- 
noceros,  parce  qu'elle  a  sur  le  thorax  une  grande  épine 
comprimée ,  dirigée  en  arrière  et  aiguë  vers  le  bout.  C'est 
à  côté  de  cette  espèce  que  viendront  se  placer  les  deux 
singuliers  insectes  dont  nous  donnons  la  description. 

1.  D.  de  Pradier.  D.  Pradierii.  Guérin. 
(Fig.  1   à  3.) 

D.  ni gro-cupreus  ,  nitidissimus ,  glaber  ;  fronte  Iransversim 
impresso;  rostro  arcuato,  punclulato  ;  llwrace  impunctato  , 
ante  scutellum  in  spinam  compressant  fur  catam ,  retrorsum 
arcuatam  ,  elcvalo;  elytris  subtriangulatis ,  subtiliter  punc- 
tatostriatis  ,  interstitiis  lœvibus  ;  tibiis  posterioribus  extus 
angulatis. 

Longueur,  8  millim.;  largeur,  Gmillim. 

Cet  insecte  remarquable  est  tellement  distinct  de  celui 
que  M.  Schœnherr  a  nommé  D.  monoceros ,  qu'il  nous  pa- 
raît superflu  de  faire  ressortir  les  différences  qui  séparent 
ces  deux  espèces  ;  aussi  nous  nous  en  tiendrons  à  la  dia- 
gnose  ci- dessus  et  à  la  figure  que  nous  en  donnons.  Nous 
avons  représenté  (  fig.  3)  sa  tête  et  son  rostre  pour  mieux 
montrer  qu'il  appartient  évidemment  au  genre  Diorymerus. 

Cette  espèce  a  été  trouvée  au  Brésil,  près  de  Rio- Janeiro  : 
nous  l'avons  dédiée  à  notre  ami  M.  Pradier,  l'un  des  plus 
célèbres  graveurs  de  notre  époque ,  de  qui  nous  le  tenons 
1839.  11 


2  Insectes,  Vl.  13. 

et  qui  a  enrichi  notre  collection  de  plusieurs  autres  espèces 
intéressantes  envoyées  par  M.  Taunay. 

2.  D.  porte-lance.  D.  lancijer.  Guér.  (Fîg.  4 à 8). 

D.  subovatus,  nigro-cœruleus,  paululum  nilidus  ;  fronte  de- 
pressûy  valde  rugoso;  rostro  arcuato ,  crebre  punctato  et 
rugoso,  versus  médium  dilatato;  thorace  gibbo,  punctulato, 
in  medio  disci  rubro  et  in  Ma  parte  in  spinam  acutam  an- 
tice  desinentem  arniato  ;  scutello  rolundato ,  punctato  ; 
elytris  triangulatis  ,  basirufis,  striis  lœvibus,  intus  punc- 
tulatis. 

Longueur,  7  1/2  millim.  ;  largeur,   5  millim. 

Cette  jolie  espèce  se  distingue,  au  premier  coup  d'oeil, par 
l'épine  de  son  corselet ,  qui  est  dirigée  en  avant.  Tout  son 
corps  est  d'un  noir  bleu  assez  luisant  ;  il  n'y  a  que  le  milieu 
du  corselet  jusqu'à  la  tête  ,  et  une  tache  transverse  et 
oblique  à  la  base  de  chaque  élytre,  qui  soient  rouges.  Nous 
l'avons  reçue  de  l'intérieur  du  Brésil. 

La  figure  6  représente  sa  tête  et  son  rostre  vus  de  profil  ; 
7,  son  antenne  très  grossie  et  sans  l'article  basilaire  ;  8,  une 
jambe  postérieure  avec  son  tarse. 

GUÉRIN-MÉNEYILLE. 

1er  Juillet  1839. 


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Insectes,   P/..    14 ,   15,    1G. 


NOTE 

sur  la  monographie  des  Anthics  , 

et  description  d'une  nouvelle  espèce  de  ce  genre, 

par  M.  GORY. 

M.  Lequien  ,  dans  sa  monographie  du  genre  Anthia, 
publiée  en  1832,  dans  le  Magasin  de  zoologie  3  classe  IX  , 
pi.  38  à  41,  en  décrit  vingt-une  espèces  ;  M.  Delaporte, 
dans  ses  Éludes  entomologiques  (supplément),  p.  149  et  150, 
en  a  décrit  deux  autres  provenant  de  ma  collection  ; 
enfin,  pour  compléter  ces  travaux  ,  je  vais  en  donner  une 
nouvelle  ,  ce  qui  portera  le  nombre  des  espèces  de  ce  genre 
à  vingt-quatre. 

PREMIERE  DIVISION. 

Corselet  des  mâles  prolongé  en  arrière* 

1 .  Anthia  maxillosa,  Fabr.,  Syst.  El.,  I,  p.  220,  n.  1  ;  Oliv.,  t.  III , 
n.  3o,  p.  13,  n.  1,  pi.  8,  fig.  90 ,  et  pi.  l,fig.  10.  Schh.,  Syn.  ins., 
t.  I,  p.  232,  n.  1.  Dejean,  Spec.,  t.  I,  p.  339.  Lequien  ,  Magas.  de 
zool.,  1832,  cl.  IX, pi.  38 à  41,  n.  1.—  Carabus  agilis,  î  Thunberg, 
Nov.  (ins.  sp.,  t.  III,  p.  70).  —  Carabus  alacer,  Linné  (éd.  Gm., 
t.  IV,  p.  1967,  n.  76). 

2.  Anthia  marginipennis  S,  Gory.  Delaporte,  Études  cntom.,fas- 
cic.  2  (suppl.),  p.  149. 

Comme  cette  belle  espèce  n'a  pas  encore  été  figurée , 
nous  la  représentons  ici ,  pi.  14. 

3.  Anthia  thoradca,  Fabr. ,  Syst.  El.,  t.  I,  p.  221,  n.  2.  Oliv.,  t.  III, 
n.35,  p.  14,  n.  2,  pi.  10,  fig.  5  bt.  Schh.,  Syn.  ins.,  t.  I,  p.  232, n.  3. 
Dej.,  Spec,  t.  l,p.  340,  n.  2.  Lequien,  Rîag.  de  zool.,  1832,  etc., 
n.2.  Erullé,  Hist.  nat.  des  ins.  ,  t.  IV  bis,  p.  269,  n.  ï.  — 
Carabus  fimbriatus  p  ,  Thunberg,  Nov.  ins.  sp.  ,  t.  III ,  p.  70, 
fig    83.  Oliv,  t.  III,  n,35,  p.  14,  n.3;pl.  1,  fig.  5. 

1839.  il 


2  Insectes,  Pl.   14,  15,   16. 

4.  Anthia  cinctipennis ,  Lequien  ,  Mag.  de  zool. ,  1832,  etc.,  u.  3, 
pl.38. 

5.  Anthia  sexguttata ,  Fabr.,  Syst.  El.,  t.  I,  p.  221 ,  n.  4.  Oliv. , 
t.  III,  35,  p.  15,  n.  4,  pl.  1  ,  fig.  6.  Schh.,  Syn.  ins.,  t.  1,  p.  233 , 
n.  8.  Dej.,  Spec. ,  t.  I,  p.  341,  n.  3.  Lequien,  Magas.  de  zool., 
1832,  etc. ,  n.  4.  Brullé,  Hist.  nat.  des  ins.  ,  t.  4  bis ,  p.  270,  n.  2, 
pl.  9,  fig.  2. 

Nota.  Je  possède  un  individu  de  cette  espèce  dont  les 
taches  sont  plus  petites  et  dont  le  corselet  est  plus  prolongé 
en  arrière.  Il  a  été  pris  au  Bengale. 


DEUXIEME  DIVISION. 

Corselet  non  prolongé  en  arrière  chez  les  mâles.  Convexe. 

6.  Anthia -venalor,  Fabr.,  Syst.  El.,  t.  I,  p.  222,  n.  5.  Schh.,  Syn  . 
ins.,  t.  I,  p.  234,  n.  9.  Dej.,  Spec.,  t.  I,  p.  342,  n.  4.  Latreille. 
Ins.  d'Egypte,p.  2.  Voyage  deCaillaud.  —  Carabus  cursor  ,  Oliv., 
t.  III,  35,  p.  16,  n.  5;  pl.  10, fig.  116.  Lequien,  Magas.de  zool. 
1832,  etc.,  n.  5. 

J'ai  reçu  cette  espèce  de  Galam. 

7.  Anthia  homoplaia,  Lequien,  Mag.  de  zool.,  cl.  IX,  1832  ,  etc., 
n.   6,  pl.  39. 

8.  Anthia  Burchellii,  Hope,  Griffith  the  anim.  Kingdom,  t.  XIV, 
p.  270,  pl.  13,  fig.  1. Lequien,  Mag.  de  zool.,  1832,  etc.,  n.  7. 

Cette  espèce  vient  de  Sierra  Leone. 

9.  Anthia  nimrod,  Fabr.,  Syst.  EL,  t.  I,  p.  222,  n.  9.  Schh.,  Syn. 
ins.,  t.  1,  p.  234,  n.  13.  Dej.,  Spec,  t.  I,  p.  343,  n.  5.  Lequien, 
Mag.  de  zool.,  1832,  etc.,  n.  8. —  Carabus  errans,  Oliv.,  t.  111,35, 

n.  6,  pl.  10,  fig.  117. 

10.  Anthia  sulcata,  Fabr.,  Syst.  El.,  t.  I,  p.  222,  n.  6.  Oliv.,  t.  III 
36,p.  24,  n.  17, pl.  8,  fig.  97.  Schh., Syn.  ins«,t.  I,p.234,n.  10. 
Dej.,  Species,  t.  I,  p.  345,  ri.  6.  Lequien,  Mag.  de  zool., 
1832,   etc.,n.  9. 

M.  Dejean  ,  dans  la  première  édition  de  son  Catalogue  , 


Insectes  ,  Pl.  14,   15,  16.  3 

avait  désigné  une   variété  de   cette   espèce  sous  le   nom 
d' Angustata. 

11 .  Anthia  sexmaculata,  Fabr.,  Syst.  El.,  t.  I,  p.  222,  n.  7.Schh., 
Syn.  ins.,  t.  I,  p.  234,  n.  10.  Dej.,  Spec.,  t.  I,  p.  346,  n.  7. 
Lequien,  Mag.  dezool.,  1832,  etc.,  n.  10. 

Je  possède  un  individu  qui  a  deux  taches  de  plus  que 
celui  qui  a  servi  à  faire  la  description  de  Fabricius.  Il  a  une 
très  petite  tache  oblongue  près  de  la  tache  numérale ,  et 
une  autre  arrondie  en  dessous. 

12.  Anthia  marginata,  Klug.,  Symb.  phys.  atlas.  Dej.  ,  Spec, 
t.  I,  p.  347,  n.  8.  Dej.  et  Boisduval,  Icon.  des  Col.  d'Europe, 
t.   I,  p.    182,  pi.   19,  fig.  6.  Latreille,    Ins.  d'Egypte,  p.  3. 

Voyage  de  Caillaud.  Lequien  ,  Magasin  de  zoologie  ,    1832  ,  etc., 
n.  11. 

M.  Lequien  dit  que  le  seul  caractère  constant  qui  dis- 
tingue cette  espèce  de  la  précédente  est  la  bordure  blanche, 
toujours  entière  dans  la  Marginata ,  et  qui  ne  commence 
qu'à  moitié  de  l'élytre  dans  la  Sexmaculata.  Je  ne  suis  pas 
tout  à  fait  de  son  avis ,  car  je  possède  deux  individus  de  la 
Marginata  dont  la  bordure  blanche  ne  commence  qu'à  la 
moitié  de  l'élytre  ;  je  crois  donc  que  les  caractères,  pour  dif- 
férencier ces  deux  espèces,  doivent  être  tirés  de  leur  ponc- 
tuation et  de  leurs  taches  :  la  Marginata  est  plus  fortement 
striée,  les  points  dans  les  intervalles  des  stries  sont  beaucoup 
plus  sentis  ,  et ,  à  la  base  des  élytres  ,  il  y  a  trois  taches 
oblongues. 

13.  Anthia  duodecimguttala,  Bonelli,  Observ.  ent.,  Mém.  del'acad. 
de  Turin,  t.  V,  p.  348,  n.  9,  Latreille  et  Dej.,  Icon.  des  Colëopt. 
d'Europe,  p.  94,  pi.  6,  fig.  1 .  Lequien  ,  Mag.  dezool.,  1832,  etc., 
u.  12. 

14.  Anthia  decemguttata,  Linné,  Sy st.  nat.,  t.  I,  p.  669,  n.  10. 
Linné,  Mus.  Ludov.  rcg.,  n.  96.  Fabr.,  Syst.  El.,  t.  I,  p.  221,  n.  3. 
Oliv.,  t.  III,  35,  p.  23,  n.  16,  pi.  1,  fig.  15  a,  pi.  9  ,  fig.  15  e  . 
Schh.,Syn.  ins.,  t.  I,  p.  232,  n.  5.  Dej.,  Spec,  t.  I,  p.  349,u.  10. 


4  Insectes,  Pl.  14,  15,  16. 

Gue'rin,  Iconog.  ins.,  pl.  4, fig.  I .  Lequien,  Mag.  de  zoo]., 1832,  etc., 
n.  13.  —  Var.  Anthia  quadriguttata,  Fabr.,  Syst.  El.,  t.  I,  p.  223, 
n.  10.  Dumëril,  Considérât,  gêner,  sur  les  ins.,  pl.  1,  fig.  1. 
—  Carabus  quadriguttatus,  Fabr.,  Ent.  syst.,  t.  I,p.  142,  n.  80. 
Oliv.,  Ins.,  35,  pl.  2,"  fig.  15.  Herbst.  arch.,  pl.  29,  fig.  1.  — 
Carabus  elongatus,  Oliv.,  t.  III,  35,  pl.  24,  n.  18;  pl.  9,  fig.  107. 

Var.  A.  Quadriguttata,  Fabr. 

Noire  ;  élytres  avec  quatre  sillons  et  deux  taches  blanches 
sur  chaque  élytre;  la  première  à  l'angle  humerai,  la  se- 
conde à  l'extrémité. 

Var.  B.   Albogultata ,  Schcenherr. 

Corselet  rougeâtre;  trois  taches  sur  chaque  élytre;  une 
numérale,  une  après  le  milieu,  dans  le  troisième  sillon,  la 
troisième  à  l'extrémité. 

Var.  C.  Lœvicollis ,  Schœnherr. 

Corselet  rouge,  élytres  un  peu  plus  larges,  sillons  bien 
prononcés,  presque  lisses. 

Var.  D.  P'illosa,  Wesiermann. 

Corselet  rougeâtre,  sillon  des  élytres  couvert  d'un  duvet 
cendré.  Les  dix  taches  blanches  assez  visibles. 

Var.  E.  Guttata,  Lequien. 
Corselet  ferrugineux,  les  dix  taches  blanches,  bien  pro- 
noncées et  bien  arrondies. 

Var.  F.  Nigrila,  Miln. 
Noire ,  sans  aucune  tache,  les  sillons  bien  prononcés. 

15.  Anthia  riZ/osa ,  Thunberg,  N.  ins.  sp.,3,  p.  70.  Schh.,  Syn. 
ins.,  t.  I,  p.  233,  n.  7.  Dej.,  Spec,  t.  V,  p.  465,  n.  14.  —An- 
thia decemsulcala,  Bonelli,  Obs.  ent.,  Me'm.  de  l'acad.  de  Turin  , 
t.  V,  p.  452.  Lequien,  Mag.  de  zool.,  1832,  etc.,  n.  14. 

16.  Anthia  biguttata,  Bonelli,  Obs.  ent.,  Me'm.  de  l'acad.  de  Turin, 
t.  V,  p.  452.  Dej.,  Spec,  t.  I,  p.  351,  n.  ll.Wied.,  Mag.  de 
Germar.,  t.  IV,  p.  108,  n.  3.  Lequien,  Mag.  de  zool.,  1832,  etc., 
n.  15. 


Insectes,  Pl.   14,    15,   1G.  5 

C'est  par  erreur  que  M.  Lequien  cite  M.  Westermann 
connue  ayant  décrit  cette  espèce  dans  le  Magasin  de  Ger- 
mai-, c'est  M.  Wiedeinann. 

17.   Anthia   limbala,  -Dej. ,  Sprc,   t.    V,  p.  400,   n.  lô.    Lequien, 
Mag.  de  zool.,  1832,  etc.,  n.  10. 

Les  A.  biguttata  et  limbata  ne  peuvent  être  confondues  ; 
la  première  est  plus  étroite  ;  les  stries ,  au  nombre  de  qua- 
tre ,  sont  assez  saillantes ,  et  l'intervalle  de  ces  stries  est 
couvert  de  petits  poils  roussâtres;  la  deuxième  a  la  marge 
entière;  les  stries  sont  au  nombre  de  sept  et  peu  saillantes. 

18.  Anilùa  costata ,  Mihi.  (  Pl.  15.) 

Cette  espèce  est  voisine,  à  la  vérité,  de  la  Limbala;  mais 
elle  s'en  distingue  facilement  :  tête  assez  forte ,  creusée , 
avec  un  fort  sillon  dans  son  milieu  ;  entre  ce  sillon  et  les 
yeux  on  aperçoit  un  duvet  jaunâtre  ;  les  quatre  premiers 
articles  des  antennes  couverts  d'un  duvet  blanchâtre.  Cor- 
selet guère  plus  long  que  large,  assez  dilaté  aux  côtés  anté- 
rieurs, fortement  déprimé  aux  postérieurs;  il  est  couvert  de 
petites  stries  longitudinales  à  son  bord  antérieur,  et  a  une 
forte  et  large  impression  au  milieu,  dans  laquelle  on  aper- 
çoit un  petit  trait  longitudinal.  Elytres  avec  neuf  sillons , 
dont  les  impairs  sont  plus  sentis.  Ces  sillons  ont ,  de 
chaque  côté,  une  ligne  longitudinale  formée  de  petits 
points  dans  lesquels  sont  de  petits  poils  roux  ;  elles  sont  un 
peu  méplates  à  l'extrémité  et  ont  chacune  une  tache  assez 
grande  et  un  peu  ovale  sur  les  septième  et  huitième  sillons, 
un  peu  au  dessous  de  l'angle  humerai,  et  une  bordure  mar- 
ginale qui  prend  après  les  deux  tiers  de  leur  longueur,  et 
s'étend,  en  s'élargissant  un  peu,  jusqu'à  leur  extrémité; 
cette  tache  et  cette  bordure  formées  d'un  duvet  d'un  beau 
blanc.  Dessous  du  corps  et  pattes  ponctués  d'un  noir  bril- 
lant. Cette  espèce  vient  du  cap  de  Bonne-Espérance. 


6  Insectes,  Pjl.   14,    16,   16. 

TROISIÈME    DIVISION. 

Corselet  déprimé ,  en  cœur. 

19.  Anthia  septemgutlata,  Fabr.,  Syst.  EL,  t.  I,  p.  222,  n.  8.  Schh., 
Syn.  ins.,  I.  I,  p.  234,  n.  12.  — Anthia  sexnotala  ,  Thunberg. 
Schh.,  Syn.  ins.,  t.  I,  p.  233,  n.  6.  Dej.,  Spec,  t.  I,  p.  352, 
n.  12.  Latreille  et  Dej.,  Icon.  des  Col.  d'Europe,  p.  94,  pi.  6, 
fîg.  2.  —  Car  abus  seplemgultatus  ,  Fabr.,  Ent.  syst.,  t.  IV.Fab., 
app.,  p.  442,  n.  78-79.  Lequien,  Mag.  dezool.,  1832,  etc.,  n.  17. 

Pour  l'adoption  du  nom  de  Septemguttata,  je  suis  de 
l'avis  de  M.  Lequien.  Voir  sa  monographie,  .  n.  17, 

20.  Anthia  rugosopunctata^hunherg.  Schh.,  Syn.  ins,,  1. 1,  p.  234, 
n.  17.  Lequien,  Mag.  de  zool.,  1832,  etc.,  n.  18.  —  Anthia  Dre- 
gei,  Dej.,  Cat.,  3e  éd.,  p.  16. 

21.  Anthia  tabida ,  Fabr.,  Syst.  El.,  t.  I,  p.  223,  n.  11.  Dej.,  Spec, 
ins.,  t.  I,  p.  367,  n.  13.  Schh.,  Syn.  ins.,  t.  I,  p.  234,  n.  15.  Le- 
quien, Mag.  de  zool.,  1832  ,  etc.,  n.  19.  —  Carabus  tabidus,  Fabr., 
Ent.  syst.,  1. 1,  p.  142,  n.  8.  Fabr.,  Maut.,  t.  I,p.  196,  n.  13.  Fabr., 
Sp.  ins.,  t  I,  p.  300,  n.  8.  Fabr.,  Syst.  ent.,  p.  237,  n.  6.  Oliv., 
Eut.,  t.  III,  35,  p.  25,  n.  19,  pi.  2,  fig.  17.  Oliv.,  Dict.  ins.  carab. , 
n.  20.  Thunberg,  N.  ins.  sp.,  p.  70.  Linn.,Syst.  nat.,  Gmel.,  l,t.  IV  ^ 
p  1965,  n.  66.  —  Carabus  spinosus,  Linné',  Syst.  nat.,  éd.  Gmel., 
t.  IV,  p.  1967,  n.  77.  Voèt,  Coléopt.,  t.  I,  pi.  38,  fig.  41 . 

QUATRIÈME   DIVISION. 

Corselet  en  cœur  allongé,  presque  cylindrique. 

22.  Anthia  Caillaudi  ,  Gory,  Delaporte  ,  Études  ent.,  2e  fascic, 
(suppl.),p.  150. 

Cette  espèce  n'a  jamais  été  figurée,  nous  la  représentons 
pi.  16. 

n.  Jnthia  muctlenta,  Oliv.,  t.  III,  35,  p.  26,  n.  20,  pi.  Il,  fig.  130. 
Schh.,  Syn.  ins.,  t.  I,  p.  234,  n.  14.  Dej.,  Spec,  t.   V,  p.  476, 


Insectes,  Pi,.   14,   15,  16.  7 

n.  16.  Lequien,  Mag.  de  zool.,  1832,  etc.,  n.  20.  Brullë,  Hisl.  nat. 
des  ins.,  t.  IV  bis,  p.  271,  n.  4. 

24.  Anihia gracilis,  Dcj.,  Spec,  t.  V,  p.  4G8,  n.  17.  Lequien  ,  Mag. 
de  zool.,  1832,  etc.,  n.  21. 

M.  Lequien ,  en  faisant  sa  Monographie,  n'avait  vu  que 
très  peu  d'individus  de  ces  deux  dernières  espèces ,  et  il 
avait  mis  celle-ci  en  doute;  depuis,  ayant  reçu  le  mâle  et 
la  femelle  de  ces  deux  espèces ,  je  puis  assurer  qu'elles 
sont  bien  distinctes  et  doivent  rester  séparées. 


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Insectes  ,  Pi,.  17  à   19. 


LÉPIDOPTÈRES  NOUVEAUX 

recueillis  pendant  le  voyage  autour  du  monde  de  la  Favorite, 

sous  le  commandement  de  M.  Laplace  ,    capitaine  de  frégate , 

illustres  et  décrits 

par  M.  le  baron  FEISTHAMEL, 

Membre   de  plusieurs   Societe's    savantes  nationales 

et  étrangères. 


PAPILIO    ARCHIDAMAS.    PI.     17. 

Boisduval,  Spec.gén.  des  Lépid.f  p.  321 — 1G3. 

Alis  dentatis  nigricantibus  ,  fascia  sub-maculari ,  incisu- 
risque  pallide  luteis  ;  posticis  subtus  pallide  ochraceis  ma- 
culis  sub-marginalibus  rubris,  adj  écris  maculis  argenteis. 

Il  est  un  peu  plus  petit  que  le  Poly  damas  ,  dont  il  est  assez 
voisin.  Les  quatre  ailes  sont  d'un  brun-noir  chatoyant ,  à 
reflets  violâtres,  traversées,  vers  l'extrémité,  par  une  bande 
maculaire  d'un  jaune  pâle ,  un  peu  plus  étroite  sur  les 
inférieures.  Les  premières  ailes  sont  légèrement  sinuées  , 
avec  les  incisions  liserées  de  jaune  ;  les  secondes  sont 
dentées,  avec  une  tache  jaune  lunulée  dans  chaque  échan- 
crure.  Le  dessous  des  supérieures  est  plus  clair  vers  le  bout, 
et  offre  à  peu  près  le  même  dessin  que  le  dessus  ;  celui  des 
inférieures  est  d'un  jaune  pâle  ,  avec  une  rangée  marginale 
de  sept  taches  d'un  rouge  fauve ,  linéaires  ,  transversales  , 
un  peu  flexueuses,  accolées  chacune,  en  arrière,  à  une 
tache  argentée.  Les  échancrures  des  ailes  sont  jaunes, 
comme  en  dessus.  Le  corps  est  noir,  avec  le  prothorax,  les 
côtés  de  la  poitrine  et  de  l'abdomen  ponctués  de  fauve. 

Chili. 


1839.  t  1* 


2  Ixsectes,  Pr.   17  à  19. 

PIERIS    ENARETE.   PI.    18,fîg.     1. 

Boisd.,  Spec.  gën.  des  Lépid.,\).  48g. 

Alis  subrotundatis ,  integerrimis ,  albis,  margine  exte- 
riori  utrinque  nigro  :  macula  apicis  alba,  subtus  lutea  : 
posticis  luteis  margine  latissimo  nervoque  bifido  nigro. 

Dessus  des  ailes  blanc,  avec  une  bordure  noirâtre,  dentée 
régulièrement  en  dedans  sur  les  quatre  ailes  ;  dessous  des 
premières  ailes  blanc,  avec  une  tache  ovale  jaune  au  som- 
met ;  dessous  des  inférieures  d'un  jaune  d'ocre  vif,  avec 
une  large  bordure  brune,  un  peu  dentée  en  dedans  ;  une 
raie  noirâtre,  fourchue,  longitudinale,  naissant  de  la  base 
et  suivant  le  trajet  de  la  seconde  nervure;  la  première  ner- 
vure noire;  la  partie  du  fond  comprise  dans  les  bifurca- 
tions de  la  raie  longitudinale ,  d'un  jaune  un  peu  blanr- 
cliâtre  ;  corps  d'un  gris  blanchâtre  en  dessus  et  blanchâtre 
en  dessous. 

Moluques. 

PIERIS   EGA.     PL    18,   fig.    2. 

Boisd.,  Spec.  gén.  des  Lépid.,  p.  536. 

Alis  suboblongis,  integerrimis,  albis  ;  anticis  apice  macu- 
lisque  duabus  nigris  ;  anticis  apice  posticisque  totis  ochra- 
ceis. 

Dessus  des  ailes  blanc  ;  les  supérieures  avec  la  côte  d'un 
cendré  bleuâtre  ;  ces  dernières  ailes  ayant  le  sommet  noir 
et  un  peu  pointu,  précédé  de  deux  taches  de  la  même  cou- 
leur, placées  l'une  au  dessus  de  l'autre  ;  ailes  inférieures 
d'un  blanc  légèrement  jaunâtre  ;  dessous  des  premières  ailes 
blanc,  avec  le  sommet  d'un  jaune  d'ocre  ,  précédé  de  deux 
taches  noires;  dessous  des  secondes  entièrement  d'un 
jaune  d'ocre,  avec  l'origine  de  la  côte  d'un  jaune  plus  vif. 

Habite  la  Nouvelle-Hollande. 


Insectes,  Pr.   17  à   19.  3 

CALLYDRIAS  AMPHITRITE.  Feîstll.  PI.  18,  fig.  3. 

Alis  integerrimis ,  rotundatis,  flavis;  posticis  subtus 
puncto  ,  anticis  punctis  duobus  ferrugineis. 

Le  docteur  Boisduval ,  dans  son  excellent  ouvrage ,  Spe- 
cies  général  des  Lépidoptères,  p.  617,  mentionne  cette 
espèce  comme  une  variété  locale  de  la  Callidrias  dry  a;  mais 
un  examen  attentif  nous  a  confirmé  dans  l'opinion  qu'elle 
était  entièrement  distincte. 

Dessus  des  ailes  d'un  beau  jaune  citron  ,  sans  tache  , 
avec  une  petite  bordure  d'un  jaune  un  peu  plus  mat ,  peu 
distincte  du  fond ,  un  peu  plus  large  ,  et  dentée  sur  les  pre- 
mières ailes  ;  dessous  des  ailes  d'un  jaune  pur  et  sans  tache, 
un  peu  plus  clair  que  le  dessus  ;  les  premières  offrant  sur 
la  cellule  discoïdale  un  petit  trait  ferrugineux.  Celui  des 
secondes  ailes  avec  deux  petits  points  discoïdaux  ferrugi- 
neux ,  l'un  placé  à  l'extrémité  de  la  cellule  discoïdale ,  et 
l'autre  plus  petit  et  situé  au  dehors.  Corps  jaunâtre,  avec 
des  poils  verdâtres  sur  le  thorax ,  palpes  jaunes. 

Chili. 

SATYRUS  SINGA.  PI.  1  9,  fig.  1  . 

Boisd.,  Faune  de  l'Océanie,  p.  145. 

Alis  anticis  basi  late  fulvo,  apice  ocello  nigro,  albo  pu- 
pillato  maculis  sex  vel  septem  fulvis  ;  posticis  fulvis  ocello 
anali,  fascia  média  nigricante;  posticis  subtus  griseis,  fascia 
média  nigricante. 

Ailes  supérieures  noirâtres,  avec  la  base  largement  fauve  ; 
un  œil  noir  pupille  de  blanc,  et  six  ou  sept  taches  fauves 
vers  l'extrémité  ;  les  inférieures  fauves ,  avec  un  œil  anal , 
une  bande  transverse  noirâtre ,  dessous  des  inférieures  gris, 
avec  une  bande  noirâtre. 

Il  est  de  la  taille  ÏÏAEgcria  et  ressemble  un  peu ,  par  le 
faciès,  à  Megœra,  et  surtout  en  petit  au  mâle  de  Mérope. 


4  Insectes,  Pc.  17  à  10. 

Outre  la  bande  du  milieu  ,  les  inférieures  ont  l'extrémité 
noire ,  avec  une  rangée  de  lunules  de  la  couleur  du  fond. 
Se  trouve  à  la  Nouvelle-Hollande. 

SATYRUS  PHILEROPE.  PI.   19,   fig.  2. 

Boisd.,  Faune  de  l'Océanie,  p.   147.  —  Sat.  Klugii,  Guërin,  Koy. 
de  la  Coq.,  pi.  17,  f.  2.  Plarich.,  —  S aty rus  Phllerope,  texte. 

Alis  omnibus  supra  anticisque  subtus  fulvis,  nigro  variis 
ocello  unico  ;  posticis  utrinque  (fœminae)  ocellis  duobus , 
subtus  cinereo-lutescentibus  (fœminae  cinereo-violaceis) , 
strigis  tribus  undulatis  nigris. 

Les  ailes  supérieures  sont  noirâtres,  avec  une  tache  noire 
foncée  discoïdale,  et  six  ou  sept  taches  jaunes  disposées 
transversalement,  offrant,  sur  celle  qui  est  à  l'extrémité  de 
l'aile,  un  œil  noir  pupille  de  blanc. 

Chez  la  femelle ,  les  ailes  inférieures  sont  fauves  ,  avec 
une  bande  transverse  et  une  autre  marginale  noires  ;  elles 
ont  également  au  bas  de  l'aile  un  petit  œil  noir  pupille  de 
blanc,  et  un  autre  au  bord  supérieur  plus  petit  encore.  Le 
dessous  des  premières  ailes  ne  diffère  du  dessus  que  par  les 
taches  jaunes  de  l'extrémité  de  l'aile,  qui  disparaissent  et 
font  place  à  une  couleur  brune.  Le  cercle  noir  de  l'œil  est 
entouré  d'un  autre  petit  cercle  jaune. 

Les  ailes  inférieures  sont  d'un  gris  lilas  pâle ,  coupées 
transversalement  par  trois  lignes  ondulées,  noires  ;  les  deux 
petits  yeux  reparaissent  comme  dessus. 

Le  mâle  de  cette  espèce  a  déjà  été  figuré  par  M.  Guérin , 
dans  le  Voyage  de  la  Coquille,  et  porte  sur  les  planches  le 
nom  de  Klugii.  Pendant  que  ces  planches  étaient  sous 
presse,  le  docteur  Boisduval  faisait  paraître  la  Faune  de 
l'Océanie,  et  décrivait  le  même  sexe  de  cette  espèce  sous  le 
nom  de  Philérope ,  qui  fut  ensuite  adopté  par  M.  Guérin 
dans  son  texte.  Nous  avons  pensé  faire  une  chose  utile 
pour  la  science  en  donnant  la  figure  et  la  description 
d'une  variété  femelle  rapportée  par  M.  Laplace,  qui  diffère 
beaucoup  du  mâle  connu. 


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Insectes  ,  I»i..  W  ft  ?f.  1 

LÉPIDOPTÈRES  NOUVEAUX 

recueillis  pendant  le  voyage  autour  du  monde  de  la  Favorite , 

sous   le  commandement  de   M.   Lai-lace  ,    capitaine   de  frégate , 

illustrés  et  décrits 

par  M.  le  baron  FEISTHAMFX , 

Membre    de    plusieurs   Sociétés    savantes   nationales 

et  étrangères. 

(  Suite  et  fin  de  ce  mémoire.) 

satyrus  Montrolii.  Feist. ,  PI.  20. 

Satyrus  Lejebvrii,  Guérin,  Voyage  de  la  Coquille,  texte,  p.  281. 

Àlis  denticulatis,  fusco-ferrugineis ,  fascia  postica  den- 
tata  dilutiori,  ad  apicem  anticarum  lutescente;  ocello 
didymo  caeco;  anticis  subtus  ferrugineis,  ad  apicem  cine- 
reis,  fascia  lutea  ocello  didymo  bipupillato  alteroque  mi- 
nute; posticis  fusco-cinereo  marmoratis,  fascia  pallidiori. 

Ce  Satyre  se  place  dans  le  groupe  de  nos  espèces  eu- 
ropéennes,  près  d'Hermione  ,  A rit lie  ,  Semele,  etc.  Les 
quatre  ailes  sont,  en  dessus,  d'un  roux  ferrugineux,  presque 
brunesaubord  ;  le  disque  des  antérieures  est  d'un  roux  assez 
vif,  avec  une  large  bordure  marginale  crénelée,  élargie  en 
haut,  d'un  jaune  fauve  vers  le  bas,  d'un  jaune  plus  pâle  au 
sommet,  avec  une  grande  tache  ocellée  noirâtre  dans  cette 
partie,  et  une  tache  ronde  plus  petite  vers  le  bas.  Les  infé- 
rieures ont  une  large  bande  fauve  non  loin  du  bord ,  den- 
tée des  deux  côtés,  n'atteignant  pas  l'angle  anal,  et  offrant, 
près  de  son  extrémité  postérieure,  un  petit  point  noir  peu 
marqué.  Le  dessous  des  antérieures  est  presque  semblable 
au  dessus  ;  la  grande  tache  ocellée  placée  vers  le  sommet 
offre  deux  pupilles  blanches  ;  les  bords  antérieurs  et  ex- 
ternes sont  plus  grisâtres  ,  marqués  de  petites  stries  blan- 
châtres et  noirâtres.  Les  inférieures  sont  variées  de  gris ,  de 
1839.  18 


2  Insectes,  Pr.  20  à  26. 

brun  jaunâtre  et  de  noir;  elles  ont  une  large  bande  blan- 
châtre au  delà  du  milieu,  bordée  de  noir  plus  vif  des  deux 
côtés,  avec  de  petites  stries  noires  et  brunes.   Le  corps  est 
gris ,  ainsi  que  les  antennes 
Ce  Satyre  se  trouve  au  Chili. 

M.  Guérin  Méneville,  dans  le  texte  du  T^oyage  de  la 
Coquille,  a  publié  la  phrase  diagnostique  de  ce  Satyre  sous 
le  nom  de  Lefebvrii;  il  nous  a  prié  de  le  dédier  à  M.  Mont- 
roi,  attendu  qu'il  existe  déjà  un  Satyre  européen  portant  le 
nom  de  M.  Lefebvre. 

HECATESIA    THYRIDION.    Feist. ,  PI.   21,    fig.    1. 

Alis  anticis  nigris  maculis  albis  triseriatis,  maculaque 
diaphana  ad  costam;  posticis  luteis,  margine  lato,  puncto- 
que  discoidali,  nigris  ;  abdomine  luteo  punctis  nigris  trise- 
riatis. 

Les  ailes  supérieures  sont  d'un  brun  noir,  avec  trois 
lignes  transverses  de  points  blancs  légèrement  jaunâtres,  et 
une  large  tache  transparente  arquée  vers  le  milieu  de  la 
côte.  Les  lignes  de  points  blancs  dont  j'ai  parlé  partent, 
les  deux  premières  ,  des  deux  extrémités  de  la  tache  trans- 
parente ,  et  s'étendent  jusqu'au  bord  interne;  la  troisième 
ligne  est  située  près  de  la  base  de  l'aile,  et  est  parallèle  aux 
deux  premières. 

Les  secondes  ailes  sont  d'un  jaune  fauve ,  avec  une  bor- 
dure noire,  large  et  sinuée  intérieurement  ;  elles  vmt,  en 
outre  ,  une  tache  noire  discoïdale ,  qui  se  lie  par  un  côté  à 
la  bordure  interne. 

Le  dessous  des  quatre  ailes  est  semblable  au  dessus,  seu- 
lement on  aperçoit  à  la  base  des  premières  une  touffe  de 
poils  d'un  jaune  fauve.  La  frange  des  ailes  est  brune,  avec 
une  rangée  marginale  de  petits  points  blancs. 

Le  corselet  est  de  la  même  couleur  que  les  ailes ,  avec 
une  raie  blanche  sur  les  épaulettes.  L'abdomen  est  fauve , 


I\sEf.n:s,   Pi..   20  à   2G .  3 

avec  une  série  dorsale  de  points  noirs  qui  diminuent  de 
grosseur,  à  partir  de  la  base ,  et  qui  disparaissent  près  de 
l'anus ,  qui  est  terminé  par  un  bouquet  de  poils  bruns. 

Les  antennes  sont  blanches  en  dessus  et  brunes  en  des- 
sous. Les  pattes  sont  entrecoupées  de  noir  et  de  blanc. 

Se  trouve  à  la  Nouvelle-Hollande. 

DEILEPHILA    ERAS.    PI.    21,    %.    2. 

Boisd.,  Faune  de  l'Océanie,  p.  185. 

Alis  anticis  ad  basin  fusco-olivaceis,  dein  rubricantibus 
fusco-reticulatis  sphacelatisque,  strigaque  obliqua  fusca  ; 
posticis  aurantiacis  margine  fusco-ferrugineo ,  omnibus 
subtus  rufo-fërrugineis. 

Ailes  supérieures  d'un  brun  olivâtre  à  la. base,  ensuite 
rougeâtres,  avec  des  ondes,  quelques  plaques  et  une  raie 
oblique,  brunâtres  ;  les  inférieures  d'un  jaune  orangé,  avec 
une  bordure  d'un  brun  ferrugineux  ;  dessous  des  quatre 
d'un  roux  ferrugineux. 

Se  trouve  à  la  Nouvelle-Hollande. 

bombyx  socialis.   Feist. ,  PI.   22,  flg.    1. 

Alis  cinereis,  anticis  strigis  duabus  maculaque  obliqua 
albidis  ;  posticis  immaculatis  ;  omnibus  subtus  striga  com- 
muni  alba. 

Les  ailes  sont  d'un  gris  cendré,  ayant  à  leur  base  des 
touffes  de  poils  longs  et  roussâtres  ;  les  supérieures  pré- 
sentent, sur  le  milieu  de  l'aile,  une  tache  blanche  ayant  la 
forme  d'un  7  dont  la  queue  est  tournée  vers  la  base ,  la 
pointe  supérieure  de  ce  chiffre  tombant  plus  ou  moins  à 
une  raie  blanche  ,  sinuée  et  transverse. 

Les  inférieures  sont  sans  taches  ;  le  dessous  des  ailes  est 
semblable  au  dessus,  à  l'exception  d'une  bande  blanche 
sinuée,  qui  traverse  horizontalement  les  ailes  inférieures, 


Iasectes,  Pl.  20  à  26. 

Le  corps  est  grisroussâtre  ;  le  corselet  est  couvert  de 
longs  poils  bruns;  les  antennes  sont  d'un  blanc  sale;  la 
tête  et  les  pattes  sont  brunes. 

Nous  n'avons  vu  que  la  femelle. 

Il  se  trouve  au  Chili. 

bombyx  cinnamomea.  Feist.,   PL  22,  fig.  2. 

Alis  fusco-rufis  ;  anticis  strigis  duabus  obscurioribus ,  in 
medio  macula  alba  ;  posticis  striga  sinuata  nigro  fusca ,  in 
medio  punctoque  lineari  albo. 

Le  dessus  des  quatre  ailes  est  d'un  brun  roux,  avec  des 
poils  à  la  base  ;  les  supérieures  sont  traversées  par  deux 
lignes  noirâtres  liserées  de  blanc,  dont  la  première,  en  par- 
tant du  corselet,  est  arquée  et  la  seconde  presque  droite. 
Entre  ces  deux  lignes  on  voit  un  point  ou  plutôt  une  petite 
tache  blanche  placée  obliquement  et  ayant  ordinairement 
la  forme  d'un  carré  long.  Les  ailes  inférieures  sont  traver- 
sées, un  peu  au  delà  du  milieu,  par  une  seule  ligne  noi- 
râtre ,  précédée  d'un  point  linéaire  blanc.  Le  dessous  des 
quatre  ailes  est  d'un  roux  clair,  avec  quelques  vestiges  des 
caractères  du  dessus  ;  mais  les  quatre  points  blancs  y  sont  à 
peine  indiqués. 

La  tête  et  le  corselet  participent  de  la  couleur  des  pre- 
mières ailes  ;  l'abdomen  est  noir  en  dessus,  avec  sa  base  et 
les  côtés  roux.  Le  dessous  du  corps  est  entièrement  de  cette 
dernière  couleur,  ainsi  que  les  pattes  et  les  antennes. 

Cette  description  est  faite  d'après  une  femelle. 

Ce  Bombyx  a  été  trouvé  au  Chili. 

Sa  chenille  est  inconnue. 

bombyx  affinis.  Feist. ,  PL  23,  fig.  1  . 

Alis  anticis  cinereis,  strigis  duabus  undulatis.  punctoque 
discoidali  nigro  ;    osticis  cinnamomeis. 


Insictks  ,   Pc.   80  à  20.  f, 

Le  dessus  des  premières  ailes  d'un  gris  blanc,  travers»* 
dans  son  milieu  par  une  bande  plus  obscure  que  renferment 
deux  lignes  noires ,  dont  l'antérieure  est  courbe  et  sinuée 
et  la  postérieure  anguleuse.  Sur  le  milieu  de  cette  bande 
ferrugineuse  figure  un  point  noir.  Il  y  a,  en  outre ,  vers 
l'extrémité,  une  ligne  blanclie  transverse  et  flexueuse,  der- 
rière laquelle  on  aperçoit  la  frange ,  qui  est  entrecoupée 
par  des  points  bruns. 

Le  dessus  des  secondes  ailes  est  de  couleur  rouille.  La 
frange  est  blanchâtre  et  entrecoupée  également ,  mais  d'une 
manière  moins  distincte  qu'aux  ailes  supérieures. 

Le  dessous  des  quatre  ailes  est  d'un  gris  plus  ou  moins 
clair,  teinté  de  rouille ,  notamment  sur  les  supérieures , 
avec  une  ligne  ferrugineuse  transverse  et  légèrement  cour- 
bée sur  les  inférieures. 

Le  corselet  est  du  même  ton  que  les  ailes  supérieures  ; 
l'abdomen  du  même  ton  que  les  inférieures.  Les  antennes 
ont  la  tige  rousse  et  les  barbes  blanchâtres. 

Se  trouve  au  Chili. 

BOMBYX   DEDECORA.    Feîst.  ,   PI.   23,  fig.    2. 

Alis  anticis  brunneis,  strigis  tribus  undulatis  fuscis 
punctoque  discoidali  nigro  ;  posticis  cinereo-fuscis ,  striga 
postica  obscuriori. 

Les  ailes  antérieures  sont  brunes  et  coupées  transversa- 
lement par  trois  lignes  noirâtres;  celle  près  du  bord  ex- 
terne, dentée,  s'appuie  en  quelque  sorte  sur  la  frange;  les 
deux  autres  sont  sinuées  et  doublées  d'une  ligne  blanche  ; 
sur  le  milieu  de  l'aile  est  un  point  noir  discoïdal.  Le  bord 
supérieur  de  l'aile  est  couvert ,  dans  sa  longueur,  d'une 
teinte  plus  foncée  que  le  reste  de  l'aile,  et  qui  s'arrête  en 
forme  de  tache  brune  près  du  sommet. 

Les  ailes  inférieures  sont  d'un  gris  cendré,  avec  une  lé- 
1839.  1S 


6  Insectes,   Pl.  20  à  2G. 

gère  teinte  plus  foncée,  longeant  parallèlement  le  bord  in- 
férieur. 

Le  dessous  des  quatre  ailes  ressemble  au  dessus  ;  mais  les 
dessins  sont  moins  prononcés  et  le  point  noir  disparaît. 

Le  corselet,  couvert  de  poils  ,  est  de  la  même  couleur 
que  le  fond  des  ailes  supérieures.  Le  corps  et  les  antennes 
participent  de  la  couleur  des  ailes  inférieures.  La  tête  est 
brune. 

Se  trouve  au  Chili. 
saturnia  laplacei.  Feist. ,   PI.  24  et  25. 

Mas.  Alis  anticis  fusco-rufis,  lineis  tribus  nigris  quarum 
ultima  serrata  fusco-cincta,  medio  puncto  rufo  ,  duabus 
maculis  fenestratis  ad  apicem  positis.  Posticis  valdefuscis, 
in  medio  striga  rosea,  ad  marginem  linea  undata  fulva. 

Fœmina.  Alis  omnibus  murino-fuscis,  cum  lineis  punc- 
to que  maris,  baud  fui  vis ,  sed  albidis. 

Mâle.  Sur  un  fond  brun  saupoudré  de  roussâtre,  cha- 
cune des  ailes  supérieures  est  traversée  en  dessus  par  trois 
lignes  noires  placées  obliquement ,  et  dont  la  plus  rappro- 
chée du  bord  terminal  est  fortement  dentée  et  liserée  de 
jaune  roux  intérieurement.  Entre  cette  ligne  et  ce  bord ,  on 
voit  une  raie  largement  ondée,  de  couleur  blanchâtre,  qui, 
avant  d'aboutir  à  l'angle  apical ,  est  interrompue  par  deux 
petites  taches  vitrées,  de  forme  ovale  et  séparées  seulement 
par  une  nervure.  On  voit,  en  outre  ,  sur  le  disque  de  l'aile , 
un  point  roux  placé  entre  les  deux  premières  lignes  noires 
précitées  ;  enfin  on  aperçoit,  à  peu  de  distance  de  la  base , 
une  raie  sinuée  d'un  jaune  roux  bordé  de  brun.  Le  dessus 
des  ailes  inférieures  est  d'un  brun  foncé  uni  :  elles  sont 
traversées  au  milieu  par  une  ligne  presque  droite  d'un 
blanc  rosé ,  se  terminant  par  une  large  bordure  d'un  noir 
brun,  sur  laquelle  serpente  une  ligne  ondulée  d'un  jaune 


litSECius,   Pli.   20  à  2li.  7 

fauve,  surmontée  d'une  rangée  de  points  de  la  même  cou- 
leur, placés  sur  les  nervures.  Celles-ci  sont  rousses  et  for- 
ment, en  se  dilatant  dans  leur  partie  inférieure,  une 
seconde  rangée  de  points  à  l'extrémité  de  l'aile. 

Le  dessous  des  quatre  ailes  est  d'un  gris  blanchâtre,  avec 
la  moitié  antérieure  des  premières  d'un  noir  brun  :  cette 
moitié  est  bordée  de  blanc  extérieurement  et  marquée,  vers 
son  extrémité  supérieure,  d'un  point  deltoïde  également 
blanc ,  qui  correspond  au  point  fauve  du  dessus.  Les  se- 
condes ailes  sont  traversées ,  au  milieu,  par  deux  lignes 
noires  ondulées. 

La  tête  est  roussâtre,  les  palpes  et  les  antennes  sont  d'un 
brun  foncé  ;  celles-ci  sont  deux  fois  aussi  longues  que  le 
corselet,  plutôt  plumeuses  que  pectinées,  et  dont  les  bar- 
bules  très  serrées  se  courbent  pour  se  joindre  par  leur  ex- 
trémité. Le  corselet  est  roux,  avec  les  épaulettes  ou  ptéry- 
godes  bordées  de  noir  brun.  La  poitrine  est  d'un  blanc 
roussâtre,  avec  les  pattes  entièrement  brunes,  à  l'exception 
des  antérieures ,  dont  les  tibias  sont  garnis  de  poils  fauves. 

Femelle.  Le  dessus  des  quatre  ailes  est  entièrement  d'un 
gris  de  souris,  avec  le  même  dessin  que  dans  le  mâle  ;  mais 
les  lignes  et  le  point  discoïdal  des  premières  ailes,  qui  sont 
fauves  dans  celui-ci,  sont  blanchâtres  chez  celle-là.  Du 
reste,  elle  a  également  deux  petites  taches  vitrées  au  som- 
met des  ailes  supérieures  ;  mais  ces  taches  sont  plus  petites 
et  moins  transparentes.  La  tête  et  les  palpes  sont  de  la  même 
couleur  que  dans  le  mâle ,  ainsi  que  les  antennes  ;  mais 
celles-ci  sont  beaucoup  moins  pectinées,  comme  cela  a  lieu 
dans  toutes  les  espèces  de  la  famille  des  Bombycites.  Le 
corselet  et  l'abdomen  sont  de  la  couleur  des  ailes.  La  poi- 
trine et  les  pattes  sont  comme  celles  du  mâle. 

La  chenille,  que  nous  n'avons  vue  que  desséchée,  est  gar- 
nie, comme  celle  du  Satumiapyri,  de  tubercules  surmontés 
de  poils  roides,  divergents  et  d'inégale  grandeur  ;  mais  ces 


8  I>sectes,  Vl.  20  à  26. 

poils  sont  plus  épais,  et  il  ne  paraît  pas  que  les  plus  longs 
soient  terminés*  comme  chez  celle-ci,  par  une  petite  boule. 
Quant  à  la  couleur  de  cette  chenille,  il  me  serait  impossible 
d'en  rien  dire  d'exact ,  vu  l'altération  qu'elle  a  éprouvée. 
Celle  que  j'ai  sous  l'es  yeux  a  le  fond  du  corps  d'un  brun 
tanné,  avec  les  poils  roux,  parmi  lesquels  il  s'en  trouve 
quelques  uns  de  blancs  sur  les  côtés,  et  le  clapet  de  l'anus 
rouge. 

Le  cocon  a  une  forme  elliptique  et  ressemble  assez  à 
celui  de  Lasiocampa  quercifolia.  Il  est  comme  feutré,  d'un 
gris  blanchâtre  et  hérissé  d'une  multitude  de  petits  poils 
courts  très  roides  et  très  acérés,  et  qui,  au  moindre  tou- 
cher, entrent  sous  la  peau,  causent  une  douleur  assez  aiguë 
et  sont  très  difficiles  à  extirper. 

La  chrysalide  est  cylindrique,  brune,  avec  l'étui  des 
antennes  un  peu  plus  foncé  ;  elle  est  terminée  postérieure- 
ment par  un  petit  bouquet  de  poils  très  courts,  roides  et 
inégaux . 

Cette  espèce,  en  raison  de  la  forme  de  ses  antennes,  qui 
diffèrent  absolument  de  celles  des  Saturnin, ,  à  cause  de  l'ab- 
sence des  taches  ocellées  sur  les  ailes,  doit  former  un  genre 
nouveau  ;  mais  nous  laissons  le  soin  de  l'établir  à  celui  qui 
s'occupera  d'un  travail  général  sur  les  Bombyx. 

Nous  l'avons  dédiée  à  M.  le  capitaine  Laplace,  à  qui  la 
science  et  l'histoire  sont  redevables  d'une  si  grande  quan- 
tité d'observations  nouvelles  et  intéressantes. 

LITHOSIA  LIBORIA.  PI.  26,  flg.    1, 

JYoclua  liboria,  Cram.,  345,  D. 

Alis  nigris  ;  anticarum  disco  sanguineo,  posticarum  lu- 
teo  ;  corpore  thoraceque  nigro  collari  sanguineo. 

Les  ailes  supérieures  sont  rouges  et  entourées  d'une 
bande  noire  plus  large  dans  le  mâle,  sur  le  côté  interne. 


IlISCCIKS,    Pi..   20  à   2G.  9 

Les  ailes  inférieures  sont  jaunes,  avec  une  large  bande 
noire  sinuée  intérieurement. 

Le  dessous  des  ailes  est  semblable  au  dessus,  seulement 
le  rouge  des  ailes  supérieures  ne  paraît  que  près  du  som- 
met ,  et  fait  place  à  une  couleur  jaune  semblable  à  celle  des 
ailes  inférieures. 

Cette' espèce  a  déjà  été  figurée  par  Cramer;  mais  la 
figure  laissant  à  désirer,  nous  avons  pensé  bien  faire  en  la 
donnant  de  nouveau,  afin  d'y  joindre  la  description  du 
mâle. 

Se  trouve  à  la  Nouvelle-Hollande. 

La  fig.  la  représente  ses  ailes  vues  en  dessous  ;  1  b  offre 
sa  tête  grossie  et  vue  de  profil. 

crambus  concinnalis.  Feist.,  PI.  26,  fig.  2. 

Alis  nigris,  anticis  luteo-bimaculatis,  apice  utrinque 
rubro  ;  posticis  fascia  lata  transversa  aurantiaca. 

Ailes  d'un  beau  noir.  Les  supérieures  ayant  à  l'extrémité 
une  tache  apicale  rouge  orangé,  et  sur  le  disque  deux 
taches  blanches,  dont  l'une  arrondie,  placée  sur  le  milieu 
de  l'aile ,  et  l'autre ,  linéaire,  près  de  la  base. 

Les  inférieures  sont  coupées  transversalement  par  une 
large  bande  d'un  rouge  orangé  qui  occupe  un  grand  tiers 
de  la  largeur  de  l'aile. 

Le  dessous  des  ailes  est  noir.  Les  quatre  ailes  sont 
coupées  transversalement  par  une  large  bande  d'un  rouge 
orangé.  L'extrémité  des  supérieures  est  marquée,  comme 
en  dessus,  par  une  tache  apicale  marginale  rouge  orangé. 

Le  corps,  le  corselet  et  les  antennes  sont  noirs. 

Se  trouve  à  Amboine. 

La  figure  2  a  représente  ses  ailes  vues  en  dessous  ;  2  b 
offre  la  tête  grossie  et  vue  de  profil. 


Jâty  ili'   to0JOft0    'fify 


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1.  Bombyx      affinùr,     Fe^et  ■ 
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'2     (.'ramhus       <-o/>n'nna6\r    Fe<\rt    . 


X  Rrmond    imp 


IlYSËCIbS,     Pfc.    57  1 

G.  CHELOCHIRE.  Chelochirus.  Spinola. 

Ordre  des  Rhyngotes.  — Tribu  des  Géocorises. 
Famille  des  Aradites,  Spin.  —  des  Meinbranace's,  Lalr.  et  Butin. 

Corps  aplati,  comme  dans  les  autres  genres  de  la  menu: 
famille  :  poitrine  large  et  déprimée  ;  pattes  écartées. 

Antennes  de  quatre  articles  ,  légèrement  pubescentes  ,  à 
pubescences  clair-semées  sur  les  premiers  articles,  et  plus 
serrées  sur  les  autres,  assez  fortes,  insérées  à  l'extrémité 
d'un  gros  tubercule  horizontal  et  dirigé  en  avant  sur  la 
ligne  qui  va  du  centre  des  yeux  à  réseau  au  sommet  anté- 
rieur du  lobe  intermédiaire.  Les  quatre  articles  à  peu  près 
d'égale  épaisseur;  le  premier  subcylindrique,  moitié  plus 
court  que  la  tête,  la  dépassant  néanmoins,  à  cause  de  son 
origine  avancée;  le  second  obconique,  le  plus  long  de 
tous,  faisant  environ  le  tiers  de  la  longueur  de  l'antenne  ; 
le  troisième  de  la  même  forme  que  le  précédent,  mais 
moitié  plus  court;  le  quatrième  en  fuseau,  terminé  en 
pointe,  plus  long  que  le  troisième  et  plus  court  que  le 
second. 

Téle  petite ,  horizontale ,  plane  ,  lisse ,  mutique ,  sub- 
triangulaire. Col  distinct,  mais  très  court.  Ferlex  court , 
s'élargissant  insensiblement  de  la  base  jusqu'aux  yeux  à 
réseau;  ceux-ci  latéraux,  ronds,  moyens  et  un  peu  moins 
saillants  que  dans  les  autres  Aradites  connus.  Deux  ocelles 
distants  et  très  apparents  à  la  base  du  vertex.  Division  de 
la  tête  en  trois  lobes,  commençant  vers  les  deux  tiers  de  la 
longueur  de  la  tête.  Lobes  latéraux  beaucoup  plus  minces 
que  le  troisième,  un  peu  divergents ,  ne  dépassant  pas  les 
tubercules  antennaires.  Lobe  intermédiaire  avancé ,  extré- 
mité arrondie.  Portion  du  canal  rostral  tracée  au  dessous 
de  la  tète ,  ouverte  en  arrière ,  peu  profonde  :  ses  parois 
subparallèles ,  verticales,  peu  saillantes ,  à  rebords  bisi- 
nueux  ou  faiblement  unidentés. 

1839.  18 


2  Insectes,   Pl.  27. 

Origine  du  rostre  peu  distante  du  sommet  antérieur  de 
la  tête  et  sur  la  même  ligne  que  l'origine  du  suçoir.  Rostre 
droit,  de  quatre  articles  :  le  premier  très  comprimé,  pins 
long  que  la  tête  ,  n'atteignant  pas  l'origine  des  pattes  anté- 
rieures ;  le  second  ,  moins  long ,  mais  aussi  comprimé  que 
le  premier,  atteint  le  bord  postérieur  du  mésosternum  ;  le 
troisième,  moins  comprimé  que  les  précédents,  le  plus  long 
de  tous,  va  jusqu'à  l'origine  des  pattes  postérieures;  le 
quatrième,  pareillement  déprimé,  beaucoup  plus  court,  dé- 
passe n  peine  l'extrémité  postérieure  de  la  poitrine.  Canal 
rosirai  continu  sous  la  poitrine,  ouvert  en  arrière  ;  ses  pa- 
rois saillantes ,  rapprochées  et  subparallèles  sous  le  méso- 
sternum ,  plus  écartées  et  presque  effacées  sous  le  méta- 
sternum. 

Labre  étroit,  contenu  dans  le  rostre,  aussi  long  au  moins 
que  le  premier  article,  ridé  transversalement.  Suçoir  caché 
et  inobservé. 

Dos  du  prothorax  quatre  fois  plus  large  que  la  tête,  fai- 
sant à  peu  près  le  quart  de  la  longueur  totale  du  corps. 
Angles  antérieurs  effacés  et  arrondis.  Bord  antérieur  échan- 
cré  au  milieu;  échancrure  arrondie  et  proportionnée  à  la 
largeur  du  cou.  Angles  postérieurs  obliques  et  largement 
tronqués.  Bord  postérieur  largement  et  faiblement  échan- 
cré.  Lobe  postérieur,  ou  le  prolongement  du  prothorax  au 
dessus  du  mésothorax  aussi  long  ou  plus  long  que  le  lobe 
antérieur  ou  que  le  prothorax  proprement  dit. 

Écusson  plane  ,  en  triangle  presque  équilatéral,  moitié 
moins  large  que  le  prothorax,  et  ne  dépassant  pas,  en  ar- 
rière ,  l'origine  des  pattes  postérieures. 

Poitrine  presque  aussi  longue  que  l'abdomen.  Ostiole 
odorifique  placé  sous  le  metapectus ,  en  avant  et  en  dehors 
de  l'origine  des  pattes  de  la  troisième  paire ,  consistant  en 
une  espèce  de  fente  arquée,  insensiblement  rétrécie  de  de- 
dans en  dehors,  représentant  assez  bien  l'ouverture  d'un 
cornet  transversal  qui  serait  aplati  et  collé  contre  le  mctapec- 


i\si;<:rts,    Pi..    IT;  A 

tus  ,  qui  commencerait  au  dessus  des  hanches,  et  qui  s'épa- 
nouirait en  dehors,  en  se  courhant  un  peu  en  arrière. 

Abdomenne  débordant  pas  les  ailes  croisées;  dos  plane  ; 
ventre  faiblement  convexe,  sans  sillon  longitudinal. 

Pattes  antérieures  impropres  à  la  marche  et  organisées 
comme  des  armes  offensives  et  préhensiles.  Fémurs  très  ren- 
flés ,  coudés  dès  leur  naissance  et  dilatés  en  dehors,  armés,  à 
leur  face  interne,  de  deux  rangées  de  grosses  épines  distan- 
tes ;  celles  de  la  rangée  supérieure  plus  fortes  que  les  autres. 
Tibias  arqués,  assez  comprimés  pour  pénétrer  entre  les  deux 
rangées  des  épines  fémorales.  Arête  interne  armée  d'une  seule 
rangée  d'épines  semblables  à  celles  des  fémurs. 

Pattes  intermédiaires  et  postérieures  propres  à  la  marche, 
moyennes  et  de  la  forme  ordinaire. 

Tarses  des  trois  paires  de  trois  articles  ;  le  premier  aussi 
long  que  les  deux  autres  pris  ensemble,  tapissé,  en  dessous, 
de  poils  flexibles  et  serrés  disposés  par  rangées  transversales; 
le  second  très  petit,  presque  rudimentaire ,  et  néanmoins 
soyeux  comme  le  précédent  ;  le  troisième  muni  de  deux  cro- 
chets simples  et  d'une  pelote  moyenne  au  dessous  dés  cro- 
chets. 

Ailes  supérieures  étroites,  allongées ,  à  bords  extérieurs 
subparallèles,  quand  elles  sont  croisées,  biparties,  hétéro- 
gènes. Portion  antérieure  opaque  et  subcoriacée  :  bord  pos- 
térieur en  ligne  droite  dirigée  obliquement  de  dedans  en 
dehors  et  d'avant  en  arrière.  Des  nervures  principales ,  la 
plus  saillante  est  la  seconde  extérieure ,  celle  que  j'avais 
nommée  le  radius  dans  mon  Essai  sur  les  Hém.  Hétéropt.  , 
et  que  j'ai  cru  devoir  nommer  le  cubitus  dans  mon  Essai  sur 
les  Fulgorelles ,  en  restituant  le  nom  de  radius  à  la  première 
externe,  que  j'avais  désignée  auparavant  par  le  nom  de 
cote.  Portion  postérieure  moins  consistante  ,  submembra- 
neuse ,  un  peu  translucide,  quoique  très  colorée,  posté- 
rieurement arrondie ,  n'ayant  que  cinq  nervures  longitudi- 
nales arquées  et  sinueuses,  dont  les  deux  internes  partent 
1839.  18 


4  Insectes,  Pl.  27. 

seules  de  la  base ,  et  dont  aucune  n'atteint  le  bord  posté- 
rieur. 

Ailes  inférieures  entièrement  membraneuses  et  translu- 
cides ,  un  peu  plus  courtes  que  les  supérieures. 

Sexe.  La  femelle  seule  est  connue.  Voy.  la  fig.,  pl.   27. 

C.  atroce.   C.  atrox.  Spinola. 

Proportions.  Longueur  du  corps,  7  lignes  ;  des  antennes, 

2  lignes;  de  la  tête,  1/3  de  ligne;  du  dos  du  prothorax, 
1   ligne  1/2  ;   de    la   poitrine  ,  3  lignes  ;    de  l'abdomen , 

3  lignes  1/2  ;  des  fémurs  antérieurs,  1  ligne.  — Largeur  de 
la  tête ,  1/2  ligne.  —  Maximum  de  la  largeur  du  corps 
prise  à  la  base  de  l'abdomen  ,  2  lignes. 

Formes.  Dessus  de  la  tête  et  du  prothorax  luisant.  Lobe 
postérieur  du  dernier  fortement  ponctué  :  points  ronds  ou 
oblongs ,  assez  rapprochés ,  mais  toujours  distincts.  Ecusson 
ponctué,  opaque  ;  une  carène  longitudinale,  large  à  la  base, 
rétrécie  vers  la  pointe,  luisante  comme  le  dos  du  prothorax. 
Flancs  du  mésopectus  ridés  transversalement.  Métapectus 
profondément  rugueux  :  rugosités  irrégulières.  Creux  du 
canal  rostral  lisse.  Ventre  finement  pointillé.  Trois  épines 
plus  fortes  que  les  autres ,  à  la  rangée  supérieure  des  fémurs 
antérieurs;  la  troisième  ou  la  plus  voisine  de  l'extrémité 
tibiale,  la  plus  grande  de  toutes.  Ailes  supérieures  d'une  cou- 
leur mate  comme  l'écusson ,  les  deux  nervures  externes 
étant  seules  luisantes. 

Couleurs.  Le  noir  en  dessus  et  le  brun  en  dessous.  Tarses 
un  peu  plus  clairs.  Trois  taches  blanchâtres  sur  la  partie 
membraneuse  des  ailes  supérieures  ;  la  première  courte  et 
étroite  le  long  du  bord  interne  et  près  de  l'origine  de  la 
portion  membraneuse;  la  seconde,  en  bande  transversale 
et  allant  rejoindre  l'extrémité  de  la  première;  la  troisième, 
grande,  ronde ,  près  de  l'extrémité  de  l'aile. 

Sexe.  Mâle  inconnu.  Dans  la  femelle,  les  cinq  premiers 
anneaux  du  ventre  sont  de  la  forme  ordinaire.  A  la  place 


I.\sixri:s  ,   Pi..    57-  h 

du  sixième,    on  voit  un  agrégat  dp  six  pièces  extérieures  , 
dont  deux  médianes  impaires,  et  quatre  latérales  symétri- 
ques et  paires.  Il  est  évident  que  la  première  paire  de  ces 
dernières,  ou  la  paire  antérieure  est  formée  par  les  divisions 
du  sixième  anneau  ,  qui  est  fendu  au  milieu,  comme  dans  la 
plupart  des  femelles  de  Rhyngotes  ,  et  que  la  première  pièce 
médiane  est  l'opercule  inférieur  de  l'oviducte.  La  seconde 
paire  est  probablement  celle  des  écailles  vulvaires.  Mais  la 
seconde  pièce  médiane  est-elle  l'anus?  est-elle  l'extrémité  de 
l'oviducte?  est-elle  l'orifice  de  ce  cloaque  commun   qui 
existe  dans  le  plus  grand  nombre  des  Insectes ,  qu'on  a  cru 
commun  à  tous,  et  qui  n'existe  cependant  pas  dans  les  Ful- 
gorelles  et  dans  plusieurs  autres  Rhyngotes  ,  où  l'anus  et 
l'orifice  de  la  vulve  sont  séparés  et  distants? 
De  Java.  —  Envoyée  par  M.  Reiche. 
En  suivant  ma  méthode ,  notre  Géocorise  se  place  sans 
difficulté  dans  la  famille  des  Aradites  ,  dont  elle  a  le  faciès, 
et  dont  on  ne  saurait  l'éloigner  sans  la  placer  à  côté  d'autres 
Insectes  qui  contrasteraient   visiblement  avec   elle.   Mais 
M.  de  Laporte  aurait  été  obligé  de  la  réunir  aux  Phymati- 
des ,  s'il  eût  voulu  être  conséquent  à  l'importance  qu'il  a 
donnée  au  caractère  pris  de  la  conformation  des  pattes  an- 
térieures. M.  Burmeister  aurait  pu  également  songer  à  la 
placer  dans  ses   Coréodes,  s'il  eût  persisté  à  refuser  à  ses 
Membranacés  quatre  articles  au  rostre,  trois  aux  tarses, 
deux  pelotes  aux  crochets  tarsiens  et  deux  ocelles  au  ver- 
tex.  Trop  jaloux  du  temps  qui  m'échappe ,  je  ne  m'expose- 
rai pas  à  le  perdre  en  cherchant  à  deviner  ce  que  mon  Che- 
lochirus  serait  devenu  sous  le  sabre  tranchant  de  M.  Blan- 
chard et  sous  la  main  de  ceux  qui   repoussent,  comme 
lui,  la  plupart  des  nouvelles  divisions  génériques.  Il  n'ap- 
partient qu'à  eux  de  voir  clair  dans  le  labyrinthe  inextri- 
cable de  leur  pêle-mêle  sans  fin.  Je  pense  que  notre  Insecte 
s'y  trouverait  partout  également  bien  et  également  mal.  Au 
lait,  ces  synthèses    présomptueuses,   parce  qu'elles   sont 


G  Insectes,  Pl.  27. 

prématurées,  incomplètes,  parce  qu'elles  n'envisagent 
qu'une  minime  partie  de  ce  qui  a  été  consciencieusement 
analysé,  sujettes  à  erreur  parce  qu'elles  se  confient  à  des 
principes  arbitraires,  qui  n'ont  pas  eu  de  démonstration  et 
qui  n'en  auront  peut-être  jamais ,  sont  tout  ce  qu'on  peut 
oser  de  pire  en  entomologie  ;  elles  feraient  rétrograder  la 
science ,  si  elles  en  avaient  le  pouvoir. 


EXPLICATION  DE  LA  PLANCHE. 

a.  Chelochirus  atrox  grossi. 

b.  Une  patte  droite  antérieure,  vue  en  dessus  et.  considérablement 
grossie. 

c.  La  même  patte  vue  en  dessous,  avec  le  même  grossissement. 

d.  La  tête  et  les  antennes,  vues  en  dessus,  très  grossies. 

e.  Derniers  anneaux  du  ventre  de  la  femelle  grossis  pour  montrer 
les  pièces  extérieures  des  parties  sexuelles. 

i .   Pièce  médiane  impaire,  antérieure. 

2.  Pièce  latérale  paire,  antérieure. 

3 .  Pièce  latérale  paire,  postérieure . 

4.  Pièce  médiane  impaire,  postérieure. 

DE  SPINOLA 

Gênes,  novembre  i83<). 


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MAGASIN 


DE  ZOOLOGIE 


D'AMTOMIE  COMPARÉE 


DE    PALEONTOLOGIE: 

DESTINÉ    A    FACILITER     AUX    ZOOLOGISTES    DE    TOUS    LES    PAYS    LES    MOYENS    DE    PUBLIER 
LEURS   TRAVAUX,   LES    ESPÈCES    NOUVELLES    Qu'lLS    POSSÈDENT,   ETA   LES  TENIR 
SUItTOUT   AU    COURANT  DES  NOUVELLES  DÉCOUVERTES  ET    DES    PROGRÈS 
DE    LA    SCIENCE. 

Par  M.  F-E.  Gtiérin-Ifléneville. 


S   j£^*? LIVRAISON.  -  A1YNÉE  18/^ 


mammifères,  texte  et  pi.,  n° 
oiseaux,  texte  et  pi.,  n° 
reptiles  ,  texte  et  pi.,  n° 
poissons  ,  texte  et  pi.,  n° 
mollusques,  texte  et  pi.,  n° 


annélides  ,  texte  et  pi.,  n° 
crustacés  ,  texte  et  pi . ,  n° 
arachnides,  texte  et  pi.,  n° 
insectes  ,  texte  et  pi.,  n° 
zoopiiytes,   texte  et  pi.,  n» 


$fi& 


PARIS , 


ARTHUS    BERTRAND,    LIBRAIRE -ÉDITEUR, 

LIBRAIRE  DE  LA  SOCIÉTÉ  DE  GÉOGRAPHIE  , 

23,   RIE  UAUTFEUILLE. 


PREMIERE  SERIE,  —  ANNÉES  1831  A  4838. 


Le  magasin  de  zoologie  a  commencé  à  paraître  en  1831. 

Les  huit  années ,  1831  à  1838  ,  forment  la  première' série  de  ce  recueil ,  dont 
l'utilité  est  reconnue  et  garantie  par  cette  longue  existence.  L'empressement  que 
les  savants  et  les  zoologistes  de  tous  les  pays  ont  mis  à  l'enrichir  de  leurs  mémoires 
et  à  y  consigner  leurs  travaux  en  assure  désormais  la  réussite.  C'est  un  livre  indis- 
pensable à  toutes  les  personnes  qui  s'occupent  de  zoologie,  tant  à  cause  de  l'im- 
portance que  du  nombre  des  mémoires  qu'il  renferme;  il  est  aujourd'hui  le 
recueil  à  figures  le  plus  considérable  qui  existe. 

Cette  première  série,  terminée  par  des  tables  méthodique,  alphabétique  et  par 
noms  d'auteurs,  nécessaires  pour  la  facilité  des  recherches,  forme  8  volumes  in-8, 
ornés  de  635  planches  gravées  et  soigneusement  coloriées,  prix.     .     .    259  fr. 


©ai  veiatï  séparément  : 

Première   année,  1831,  80  planches,  25  fr.,  par  la  poste,  28  fr. 

Deuxième  année,  1832,  100  planches,  36  fr., 

Troisième  année,  1833,  95  planches,  36  fr., 

Quatrième  année,  1834,  54  planches,  18  fr., 

Cinquième  année,  1835,  76  planches,  36  fr., 

Sixième      année,  1836,  83  planches,  36  fr., 

Septième    année,  1837,  69  planches,  36  fr., 

Huitième  '  année,  1838,  78  planches,  36  fr., 


» 

42  fr. 

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42  fr. 

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21  fr. 

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42  fr. 

Première  section. 


I  Mammifères. 
)  Oiseaux. 

Reptiles. 

Poissons. 


49  pi.,  3  vol.,  99  f.,  par  la  poste,  108  f. 


Deuxième   section,  j  zoophYtesS'  I  ÏG2  p1''  3v0,*,A)Tr7f.  50,  par  la  poste,  85  f. 


#  Annélides. 

. 

RO^SHcnb». ]%%& 

[324  pi.,  6  vol. '/>. 

137  f.  50,  par  la  poste,  150  f. 

f Insectes. 

1 

mammifères,  30  planches.     . 

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»          13  fr.    »  c. 

poissons,        17  planches.    . 

12  fr.    »  c, 

»          1 3  fr.     »  c. 

mollusques,  159  planches.     . 

76  fr.  50  c, 

»          80  fr.    »  c. 

zoopiiytes,       3  planches.     . 

2  fr.     »  c, 

»           2  fr.  50  c. 

annélides,        i  planche.      .     . 

»  fr.  75  c, 

»           i  fr.    »  c. 

crustacés  ,    27  planches.     . 

13  fr.     »  c, 

o          14  fr.     »  c. 

arachnides,   18  planches.    .     . 

10  fr.    »  c, 

»          il  fr.    »  c. 

insectes,     278  planches.    .    . 

127  fr.  50  c, 

»          135  fr.      »  C. 

Iksectes,  Pi.  28  à  38.  1 

SUPPLÉMENT 

à  la 

MONOGRAPHIE  DES  TRACHYDÉRIDES , 

PAR  M.  H.  DUPONT. 

G.  GALISSUS.  Dupont. 

Prœslernum  tuberculiforme,  vix  proeminens. 

3/esosternum  snbdepressum,  subretractum. 

Caput  parvum,  subquadratum,  inter  antennas  canaliculatum. 

Mandibula  et  Palpi  in  specimine  lustrato  desunt. 

Antennes  12-articulatœ,  articulis  subœqualibus,  secundo  minuto. 

Thorax  ut  apud  Lissonotos  genuinos  construcfcus. 

Sculellum  elongatum,  triangulare  lœve. 

Elytva  parallela,  elongata,  inermia,  punctata,  apice  pilis  densis  bre- 

vibus  fîmbriata. 
Pedes  antici  et  medii  aequales ,  femoribus  clavatis;  pedispostici 

lougiores,  tibiis  compressistarsisque  gracilioribus. 

Ce  genre  se  place  naturellement  après  les  Lissonotus. 

G.    CYANOPTERUS.    Dupont.    PI.    28. 

Aterrimus ,  elytris  nitidissime  cyaneis ,  tarsis  subtus  rufes- 
cenlibus. 

Longueur,  8  1/4  ;  largeur,  2  1/4  lignes. 

Ce  bel  insecte ,  quoiqu'en  mauvais  état ,  nous  a  permis 
d'établir  avec  certitude  un  nouveau  genre  dans  les  Tra- 
chydérides. 

Il  est  de  la  taille  d'un  petit  Aromia  moschala;  la  tête 
est  petite  ,  noire  ,  parsemée  de  quelques  points  enfoncés  , 
avec  une  petite  impression  longitudinale  entre  les  anten- 
nes ;  celles-ci  sont  de  la  même  couleur,  avec  le  premier 
article  fortement  ponctué  ;  le  corselet  est  aussi  long  que 
large, arrondi,  semblable  à  ceux  des  Lissonotus,  d'un  beau 
1840.  1 


a  Ix sectes,  Vl.  28  à  38. 

noir  luisant  et  couvert  de  points  enfoncés  ;  il  est,  en  outre, 
coupé  carrément  à  la  partie  postérieure  ,  où  Ton  voit  une 
impression  transversale  assez  prononcée;  l'écussonest  noir, 
lisse  et  courbé  en  avant;  les  élytres  sont  d'un  bleu  très  bril- 
lant, à  reflets  violets  faiblement  ponctués,  et  offrant  à  leur 
extrémité  une  bordure  ou  plutôt  une  frange  épaisse  de  petits 
poils  noirs  très  serrés  :  tout  le  dessous  du  corps  et  les  pattes 
sont  noirs  et  lisses  ,  les  jambes  postérieures  sont  longues  , 
comprimées  et  bordées  de  poils  roides  très  serrés. 
Cayenne.  —  Coll.  Reiche. 

G.  JEGOIDUS.  Buquet. 

Prœsternum  \ix  transversim   canaliculatum  ,  inter   pcdes  anticos 

spina  instruotum. 
Mesosternum  antice  in  spinam  validiorem,  horizontalem  desinens. 
Caput  médiocre  ,  ad  frontem  sub-canaliculatum  tubercule-  minute- 

ad  radicem  antennarum  prseditum. 
Antennes  1 1  -articulatse ,  sub-compressœ  ,  maris  fere  corpore  duplo 

longiores  ;  feminae  vixillo  longiores;  articulo  primo  basi  excavato, 

alteris  crassiori. 
Palpiàeipressi  apice  truucati,articuli9  ultimis  alteris  magis  dilatatis. 
Mentum  transversim  canaliculatum.  crebre  punctatum. 
Thorax   latior   quam  longior,    sub-deplanatus ,  punctatus,    supra 

quinque  lateraliter  bituberculatus. 
Sculellum  ensiforme,  canaliculatum. 
Elytra  elongata,  angulis  basalibus  prominulis. 
Pedes  médiocres,  compressa  sub-œquales,  femoribus  ^ix  clavatis. 

M.  peruvianus.  Buquet  PI.  29. 

Fuscus ,  thorace  tuberculato ,  antennis  apice  fulvescentibus 
sericeis  ;  elytris  immaculatis  dilutissime  castaneis  ;  pedibus 
fuscis. 

Revue  zoologique  par  la  Société  Ciunerienne ,   année  1838,  p.  253. 
Longueur,  14;  largeur,  4  lignes. 

Cette  espèce  est  de  la  taille  du  Trachydercs  succinctas  ; 


Insectes,  Pl.  28  à  38.  3 

la  tête  est  brune ,  rugueuse  et  couverte  en  avant  de  petits 
poils  grisâtres  très  serrés ,  avec  les  yeux  et  les  mandibules 
noirâtres.  Les  trois  premiers  articles  des  antennes  sont 
bruns  ;  les  suivants  sont  d'une  couleur  plus  claire  et  soyeuse 
avec  leur  extrémité  brunâtre.  Le  corselet  est  d'un  brun 
noirâtre ,  aussi  large  que  long ,  presque  hémisphérique , 
couvert  d'une  forte  ponctuation  et  d'un  duvet  très  fin  à 
reflet  argenté  ;  il  offre  sur  son  disque  cinq  tubercules  lisses 
et  arrondis ,  disposés  sur  deux  rangs ,  et  une  pointe  peu 
saillante  sur  chaque  bord  latéral  :  l'écusson  est  brun,  creusé 
longitudinalement  avec  une  bordure  noirâtre  ;  les  élytres 
sont  longues  ,  cylindriques  ,  presque  parallèles  ,  et  d'un 
rouge  -  marron  uniforme  ,  avec  une  ponctuation  assez 
sentie  :  tout  le  dessous  du  corps  est  d'un  brun  noirâtre  et 
couvert  d'un  fin  duvet  argenté  :  les  pattes  sont  de  la  même 
couleur  que  les  élytres  ,  fortement  ponctuées  et  couvertes 
de  petits  poils  noirâtres  ,  avec  les  jambes  antérieures  gar- 
nies de  poils  jaunâtres  :  les  tarses  sont  larges,  surtout  ceux 
des  premières  pattes  ,  et  d'un  jaune  roussâtre  en  dessous. 

Pérou.  —  Co!l.  Dupont. 

Nota.  Chez  la  femelle  le  corselet  et  les  pattes  sont  plus 
obscurs  et  presque  noirs  :  l'écusson  est  d'un  noir  profond, 
avec  les  élytres  beaucoup  plus  claires. 

G.  PH.EDINUS.  Dupont. 

Les  deux  belles  espèces  que  nous  allons  décrire  nous 
ont  été  communiquées  par  M.  Guérin-Méneville  ,  qui  les 
a  déjà  indiquées  dans  la  Revue  zoologique ,  mais  d'une 
manière  abrégée,  depuis  que  nous  avons  créé  le  genre  dans 
notre  Monographie.  Si  nous  avions  eu  à  notre  disposition, 
dans  le  principe ,  ces  trois  espèces  à  la  fois,  nous  n'aurions 
pas  manqué  d'indiquer,  comme  aujourd'hui ,  qu'on  pou- 
vait les  subdiviser  en  deux  sections ,  savoir  : 


Insectes,  Pl.  28  à  38. 
PREMIÈRE    SECTION. 


Élytres  fortement  ponctuées  avec  des  lignes  longitudi- 
nales ,  ou  côtes  élevées. 

1.  lanio. 

2.  microthorax. 

DEUXIÈME    SECTION. 

Élytres  sans  lignes  élevées,  tout  à  fait  luisantes. 

3.  Debauvei. 

4.  tricolor. 

P.  lanio.   Guérin-M.  PI.  5o. 

Ruber  subtus  lutescens,  elytris  medio  longitudinaliter  infus- 
catis,  thorace  rugoso  tuberculalo. 

Guérin-M.  ,  Revue  zoologique  par  la  Société  Cuvie vienne ,  année 
1838,  p.  287. 

Longueur,  16  1/2;  largeur,  5  1/3  lignes. 

Il  est  de  la  taille  du  Prionus  canaliculatus  d'Olivier  {sole- 
noptera  Serville)  et  d'un  rouge  bri quêté  de  part  et  d'autre  , 
mais  plus  pâle  et  un  peu  jaunâtre  en  dessous  ;  la  tête  est 
petite  ,  ridée  en  avant ,  couverte  de  points  enfoncés  à  sa 
partie  supérieure ,  plissée  transversalement  en  dessous , 
avec  les  yeux  et  l'extrémité  des  mandibules  d'un  brun 
noir;  les  antennes  de  cette  espèce  sont  beaucoup  plus  grêles 
que  celles  des  deux  autres  ;  le  corselet  est  un  peu  plus 
rouge  que  la  tête  ,  rugueux  en  dessus  à  l'exception  des 
tubercules,  qui  sont  lisses  et  un  peu  plus  larges  que  longs  : 
l'écusson  est  rouge ,  légèrement  creusé  longitudinalement; 
les  bords  marginaux  et  la  suture  sont  d'un  rouge  de  corail 
plus  ou  moins  vif. 

Les  élytres  sont  d'un  rouge  assez  vif,  avec  le  milieu  de 
chacune  d'un  brun  noirâtre  qui  se  fond  insensiblement  avec 
la  teinte  du  contour  ;  elles  sont  fortement  ponctuées  ,  et 


liNsi;<:iis,  Vl.  28  à  38.  5 

offrent,  en  outre,  chacune  deux  côtes  élevées  très  saillantes  : 
tout  le  dessous  du  corps  est  d'un  rouge  clair  tirant  sur  le 
jaune  ;  les  pattes  sont  un  peu  plus  rouges  avec  l'extrémité 
des  crochets  noire. 

L'intérieur  de  l'Amérique  méridionale. 

P.  debauvei.   Guérin-M.  PI.  3j. 

Niger,  clylrisdilulioribusflavissime  trifasciatis\  thoracevalde 
tuberculato. 

Iîuérin-M.,  Revue  zoologique  par  la  Société  Cuvierienne ,   année 
1838,  p.  287. 

Longueur,  14  1/4  ;  largeur,  4  1/2  lignes. 

Cette  belle  espèce  est  moins  grande  que  la  précédente  ; 
elle  est  d'un  brun  obscur  et  noirâtre  de  part  et  d'autre  ; 
la  tête  est  couverte  de  rides  et  de  points  enfoncés  avec  la 
lèvre  supérieure  ferrugineuse  :  les  antennes  sont  noires 
et  garnies  çà  et  là  de  poils  de  même  couleur  ,  avec  le 
premier  article  brun  et  creusé  longitudinalement  vers  sa 
base  :  le  corselet  est  d'un  brun  noirâtre,  soyeux  en  dessous, 
plus  large  que  long  ,  entièrement  rugueux  ,  à  l'exception 
des  tubercules,  qui  sont  lisses.  L'écusson  est  d'un  brunrou- 
geâtre,  avec  une  impression  longitudinale  assez  sentie.  Les 
élytres  sont  d'un  brun  obscur ,  luisantes  ,  et  elles  offrent 
chacune  à  leur  base  une  bande  transversale  irrégulière  d'un 
beau  jaune  citron  qui  s'arrête  à  l'écusson.  Une  seconde 
bande  de  même  couleur,  également  transversale  à  peu  près 
au  milieu ,  mais  qui  n'atteint  pas  tout  à  fait  à  la  suture ,  et 
enfin  une  tache  ovale ,  oblongue ,  du  même  jaune  que  les 
deux  bandes  ,  à  l'extrémité  :  tout  le  dessous  du  corps  est 
d'un  brun  plus  ou  moins  obscur  avec  la  poitrine  soyeuse  : 
les  pattes  ont  la  même  couleur  que  le  corps  ,  avec  l'extré- 
mité des  jambes  et  les  tarses  d'un  brun  noirâtre. 

Guiane  anglaise.  —  Demerary. 


6  Insectes,  Pl.  28  à  38. 

P.   microthorax.   Perty,   Pl.   32. 

Aier  thorace  tuberculato-spinoso,  tibiis  tarsisque  luteis ;  elytris 
ba$i  subcostato,  punctatis. 

Trachyderes  microthorax ,  Perty,  "Voy.  de  Spix  et  Martius,  anima- 
lium  arlicul.,  pl.  17,  fîg.  11,  p.  88. 

Longueur,  17  ;  largeur,  4  1/2  lignes. 

Il  est  plus  grand  que  le  P.  tricolor,  et  noir  de  part  et 
d'autre.  La  tête  est  petite  et  rugueuse  à  sa  partie  supé- 
rieure ,  avec  une  impression  longitudinale  entre  les  anten- 
nes. Celles-ci  sont  également  noires,  avec  les  quatre  pre- 
miers articles  maculés  de  fauve  obscur.  Le  corselet  est  noir, 
rugueux ,  aussi  long  que  large ,  ridé ,  et  offre  ,  de  chaque 
côté,  deux  épines  assez  fortes  ,  dont  la  postérieure  un  peu 
plus  longue ,  et  cinq  tubercules  lisses  vers  le  milieu.  Les 
élytres  sont  criblées  de  points  enfoncés ,  mais  ces  points 
deviennent  insensiblement  moins  visibles  à  mesure  qu'ils 
approchent  de  l'extrémité ,  qui  est  armée ,  à  son  bord  la- 
téral ,  d'une  petite  épine.  Tout  le  dessous  du  corps  est  éga- 
lement noir,  avec  les  anneaux  de  l'abdomen  légèrement 
ponctués  ;  le  présternum  et  le  mésosternum  sont  couverts 
de  petits  poils  grisâtres ,  soyeux.  Les  cuisses  et  la  plus 
grande  partie  des  jambes  postérieures  sont  d'un  noir  pro- 
fond. Les  jambes  antérieures  et  intermédiaires  ,  ainsi  que 
tous  les  tarses ,  sont  d'un  beau  jaune  testacé. 

Brésil.  —  Coll.  Reiche. 

Dendrobias  basalis.  Reiche*  Pl.  35. 

Ferrugineus ,  thorace  tuberculato-spinoso ;  elytris  teslaceis, 
fascia  basali  nigra  ;  antennis  fusco  flavoque  annulatis  ; 
pedibus  ferrugineis  tibiis  tarsisque  luteis. 

Longueur,  10;  largeur,  3  1/4  lignes. 
Cette  espèce  ressemble  beaucoup  ,  par  la  disposition  de 


Insectes,   Pi..   28  à   38.  7 

ses  couleurs,  au  D.  testaceus  (  que  nous  avons  décrit  comme 
n'étant  peut-être  qu'une  variété  du  Mandibularis);  il  est  un 
peu  plus  petit.  La  tête  est  d'un  jaune  plus  foncé ,  avec  les 
mandibules  plus  grêles  et  moins  ridées.  Les  antennes  ont  les 
trois  premiers  articles  et  l'extrémité  des  suivants  d'un  brun 
beaucoup  plus  foncé.  Le  corselet  est  proportionnellement 
plus  long.  Les  élytres  sont  du  même  jaune  testacé,  ou  à  peu 
près ,  avec  une  bande  transversale  noire ,  assez  régulière  à 
leur  base;  elles  offrent,  en  outre,  une  ponctuation  très 
serrée  sur  toute  leur  étendue ,  ce  qui  ne  se  rencontre  pas 
dans  l'autre  espèce.  Le  dessus  du  corps  est  d'un  brun 
obscur.  Les  pattes  sont  d'un  jaune  testacé,  avec  l'extrémité 
d'un  brun  noirâtre. 

Santa-Fé  de  Bogota.  —  Coll.  Reiche. 

Nota.  La  femelle  est  plus  petite ,  d'une  couleur  plus  fon- 
cée ,  avec  la  bande  noire  de  la  base  des  élytres  notablement 
plus  large.  Tout  le  dessous  du  corps  et  la  totalité  des  cuisses 
sont  noirs. 

Trachyderes  juvencus.  Dejean.  PI.  54. 

V illosus ,  ferrugineus ,  subtus  niger  ;  elytris  dilutissime  cas- 
taneis  y  fascia  transversa  flava  antice  posticeque  nigvo  lim- 
bala;  antennis  ferrugineis  ,  apice  pallidioribus  ;  articulis 
fuscis  ;  pedibus  ferrugineis. 

Longueur,  6  1/4  j  largeur,  2  1/4  lignes. 

Il  est  beaucoup  plus  petit  que  le  Cayennensis ,  très  velu 
et  d'un  brun  ferrugineux  au  dessus.  La  tête  est  rouge  fer- 
rugineux ,  ridée  en  avant ,  avec  une  élévation  longitudinale 
qui  sépare  deux  impressions  assez  profondes  à  la  partie 
supérieure.  Les  yeux  sont  d'un  brun  obscur  et  les  mandi- 
bules noires.  Les  antennes  sont  de  la  couleur  de  la  tête , 
avec  l'extrémité    de  chaque  article  brunâtre,  et  les  deux 


8  Insectes,  Pjl.  28  à  38. 

derniers  d'un  jaune  testacé.  Le  corselet  est  un  peu  plus 
court  que  large,  fortement  chagriné  de  couleur  noire  ,  avec 
une  large  tache  d'un  ferrugineux  obscur  au  dessus ,  qui 
couvre  la  plus  grande  partie  de  sa  moitié  postérieure  ,  qui 
est ,  à  son  tour,  bordée  de  noir.  L'écusson  est  de  la  couleur 
de  la  tête ,  bordé  de  noir  et  couvert ,  ainsi  que  le  corselet  et 
tout  le  dessous  du  corps ,  de  poils  jaunâtres ,  longs  et  serrés. 
Les  élyties  sont  d'un  roux  clair  ,  médiocrement  longues  , 
presque  parallèles,  fortement  chagrinées,  surtout  vers  leur 
base  ;  et  elles  sont  traversées ,  à  peu  près  vers  leur  milieu  , 
par  une  bande  jaune ,  bordée  de  noir  et  un  peu  sinuée. 
Le  dessous  du  corps  est  noir,  sauf  le  dernier  segment ,  qui 
est  rougeâtre.  Les  pattes  sont  ferrugineuses ,  avec  l'extré- 
mité antérieure  des  cuisses  noirâtre. 

Colombie.  —  Coll.  Dupont. 

Nota.  Cette  espèce  doit  être  placée  avant  le  T.  elegans. 

T.  blandus.  Dejean.  PI.  35. 

Obscure- ferrugineus  ,  supra  dilutior ,  elytris  medio  Jiigris 
superjacente  fascia  transversa  jlava;  antennis  nigris,  arti- 
culis  ultimis  luteis  ;  pedibus  obscure-ferrugineis. 

Longueur,  9;  largeur,  3  lignes. 

Il  est  un  peu  plus  petit  que  le  Succinctus,  et  lui  ressem- 
ble beaucoup  pour  la  forme  et  la  couleur,  mais  il  se  rappro- 
che encore  davantage  de  Y  Elegans;  il  est  d'un  brun  ferru- 
gineux plus  ou  moins  clair.  La  tête  est  d'un  ferrugineux 
obscur  et  un  peu  plus  ridée  en  avant  que  dans  Y  Elegans. 
Les  antennes  sont  moins  épaisses ,  avec  les  deux  ou  trois 
premiers  articles  moins  rugueux  ;  elles  sont  d'un  noir 
clair  jusqu'au  huitième  article ,  avec  les  derniers  d'un  jaune 
testacé.  Le  corselet  est  proportionnellement  plus  court  que 
celui  du  Succinctus;  il  présente  à  peu  près  la  même  sinuo- 


Insecies,  PI.  28  a  38.  9 

site;  mais  les  épines  de  ses  bords  latéraux  sont  notablement 
plus  avancées  et  plus  aiguës.  Les  élytres  sont  à  peu  près  de 
même  couleur  ;  elles  paraissent  un  peu  plus  lisses,  et  la 
bande  qui  les  traverse  vers  leur  milieu  est  plus  rapprochée  de 
l'écusson ,  et  est  bordée  de  chaque  côté,  de  même  que  chez 
YElegans,  par  une  bande  noire  d'inégale  largeur.  Le  des- 
sous du  corps  est  noir  ou  noirâtre  ,  garni  de  quelques  poils 
courts,  plus  abondants  vers  le  prothorax.  Les  pattes  sont 
d'un  rouge  ferrugineux ,  avec  l'extrémité  des  jambes,  et 
quelquefois  les  jambes  entières ,  d'un  noir  mat.  Les  tarses 
sont ,  en  dessus  et  en  dessous ,  de  cette  dernière  couleur. 

Colombie.  —  Coll.  Dupont. 

Nota.  Cette  espèce  doit  être  placée  après  le  Succinclus. 
T.  badius.  Dupont.  PI.  36. 

Immaculatus,  dilute-fcrrugineus,  elytris  dilutioribus  ;  subtus 
sericeo-pubescensj  antennisferrugineist  apice  pallidioribus, 
articulis  subfuscis. 

T.  spadiceus ,  Dejean,  gravé  sous  ce  nom  dans  notre  planche  . 

Longueur,  11  ;  largeur,  3  1/3  lignes. 

Il  esta  peu  près  de  la  grandeur  d'un  Succinctus ordinaire, 
et  d'un  roux  ferrugineux  assez  foncé  de  part  et  d'autre.  La 
tête  est  ferrugineuse ,  un  peu  rugueuse  en  avant ,  lisse  à  sa 
partie  supérieure ,  avec  une  élévation  longitudinale  un  peu 
noirâtre.  Les  yeux  et  les  mandibules  sont  noirs.  Les  anten- 
nes sont  de  la  couleur  de  la  tête ,  plus  pâles  vers  leur  extré- 
mité ,  avec  la  moitié  antérieure  du  premier  article ,  l'extré- 
mité des  suivants  et  la  presque  totalité  du  dernier,  d'un 
brun  foncé.  Le  corselet  est  plus  long  que  large,  aplati , 
avec  les  quatre  pointes  ou  épines  des  bords  latéraux  assez 
saillantes  L'écusson  est  finement  bordé  de  noir,  et  est  ainsi 


10  Insectes,   Vl.  28  à  38. 

(jue  les  élytres.  Ces  dernières  sont  un  peu  plus  claires  vers 
leur  extrémité.  Tout  le  dessous  du  corps  est  d'un  brun 
noirâtre,  recouvert  de  poils  grisâtres.  Les  pattes  sont  de  la 
couleur  du  corselet  et  des  élytres. 

Colombie.  —  Coll.  Dupont. 

Nota.  Cette  espèce  doit  être  placée  après  le  Subfascialus. 

G.   OZODERA.   Dupont. 

Prcesternum  transversim  emarginatum,  inter  pedes  anticos  cunéi- 
forme, prominulum. 

Mesosternum  médiocre  conoideum . 

Capul  minutum,  rugulosum,  antice  profonde  excavatum. 

Antennœ  feminae,  n-articulatœ,  corpore  breviores,  articulis  gra- 
datim  decrescentibus  j  primo  tertioque  alteris  multo  longioribus. 

Mandibula  breviora,  vix  arcuata. 

Palpi  mandibula  vix  superantes  ;  articulis  ultimis  ovatis. 

Meatum  transversim  canaliculatum. 

Thorax  nodulosus,  deplanatus,  longior  quam  latior,  valde  rugosus, 
lateraliter  spina  retrorsum  arcuata,  instructus. 

Scutellum  médiocre,  triangulare. 

Elytra  elongata  parallela,  rugulosa . 

Pedes  modice  elongati ,  femoribus  vix  clavatis. 

Nota.  Ce  nouveau  genre  se  place  naturellement  entre  les 
Trachyderes  proprement  dits  et  les  Xylocharis. 

0.   xanthospilos.   Dupont.  PL   57. 

Niger  thorace  noduloso .  elytris  rugulosis  apice  sensim  sub- 

dilutioribus ,   medio  singulatim  macula   transversa  lutea 

signatis. 

Longueur,  9  ;  largeur,  2  1/2. 

Cette  espèce  est  de  la  taille  d'un  Trachyderes  rufipes  or- 
dinaire ;  il  est  noir  de  part  et  d'autre.  La  tête  est  petite  ; 
rugueuse ,  avec  les  yeux  et  les  parties  de  la  bouche  d'un 
brun  obscur.  Les  antennes  sont  de  cette  dernière  couleur  ; 


!■ sectes  ,  Vl.  28  à  38.  Il 

un  peu  soyeuses  et  grisâtres  vers  leur  extrémité.  Le  corselet 
est  noir ,  sinué  irrégulièrement ,  rugueux  de  part  et  d'autre, 
avec  une  dent  crochue  â  chaque  bord  latéral ,  dont  la  pointe 
se  dirige  en  arrière.  Le  dessous  est  garni  de  poils  grisâtres  ; 
l'écusson  est  noirâtre  ,  et  beaucoup  plus  lisse  que  les  élytres  ; 
celles-ci  sont  également  noires  et  elles  offrent  chacune , 
vers  le  milieu  de  leur  longueur,  une  tache  jaune  transver- 
sale ,  presque  oblongue ,  qui  ne  touche  ni  le  bord  marginal 
ni  la  suture.  Le  dessous  du  corps  et  les  pattes  sont  noirs  et 
garnis  de  poils  grisâtres. 
Colombie.  —  Coll.  Dupont. 

Stenaspis  ujnicolor.    Dupont.    PI.    58. 

ÂUr,  sub-cœruleus  :  capite,  thorace  ,  elytris  pedibusque 
punctatissimis. 

Longueur,   17;  largeur,  4  1/2  lignes. 

11  est  un  peu  plus  grand  que  le  Stenaspis  verticalis ,  et 
généralement  de  couleur  noire  à  reflets  bleuâtres.  La  tête 
est  couverte,  à  sa  partie  supérieure,  de  gros  points  enfoncés 
et  de  rides  transversales  en  dessous.  Le  corselet  est  un  peu 
moins  long  que  large  et  parsemé  de  gros  points  enfoncés  , 
plus  rares  vers  le  milieu  ;  les  bords  latéraux  sont  rugueux 
en  dessous.  L'écusson  est  presque  lisse  ou  couvert  de  petits 
points  à  peine  visibles.  Les  élytres  sont  généralement  cha- 
grinées, comme  vermiculées  et  finement  pointillées  sur 
toute  leur  étendue.  Le  dessous  du  corps  et  les  pattes  sont 
également  ponctués ,  mais  cette  ponctuation  est  beaucoup 
plus  forte,  quoique  beaucoup  plus  claire.  Le  dessous  des 
tarses  est  grisâtre. 

Coll.  Dupont. 

N.  B.  Nous  ne  connaissons  pas  la  véritable  patrie  de  cet 
insecte  ,  mais  nous  présumons  qu'il  doit  venir  du  Mexique. 


TABLE   ALPHABETIQUE 

DES  NOMS  GÉNÉRIQUES  ET  SPÉCIFIQUES 

CONTENUS 

DANS  LA  MONOGRAPHIE 

DES  TRACHYDERIDES. 


^EGOIBUS. 

Peruvianus i84o.  pi.  29.  pag.  2. 

ANCYLOSTERNUS. 

Scutellaris «838.  pi.  207.  pag.  34. 

CHARINOTES. 

Fasciatus «836.  pi.  i5o.  pag.  20. 

CRIOPROSOPUS. 

Servillei i838.  pi.  217.  pag.  53. 

Viridipennis «838.  pi.  218.  pag.  54. 

DENDROBIAS. 

Basalis »84o.  pi.  33.  pag.  8. 

Mandibularis «836.  pi.  «5i.  pag.  23. 

Maxillosus  . . «836.  pi.  i52.  pag.  25. 

Quadrimaculatus «836.  pi.  i5i.  pag.  22. 

Testaceus '836.  pi.  i5s.  pag.  24. 


Insectes,  Pi:  28  à  38.  13 

DESMODERUS. 

Variabilis i836.    pi.   i48.  pag.  17. 

DICRANODERES. 

Annulatus i836.     pi.    i53.  pag.  26. 

GALISSU8. 

Cyanopterus i84o.     pi.     28.  pag.  i. 

LISSONOTUS. 

Abdominalis i836.     pi.   i45.  pag.  12. 

Bisignatus i836.     pi.   i45.  pag.  i3. 

Corallinus i836.     pi.    i44.  pag.  11. 

Cruciatus. i836.    pi.   i43.  pag.  8. 

Equestris i836.     pi.    i44.  pag.  11. 

Flabellicornis i836.     pi.    i42.  pag.  7. 

Flavocinctus i836.     pi.   i43.  pag.  9. 

Multifasciatus i83G.     pi.   i43.  pag.  10. 

Spadiceus i836.     pi.   i42.  pag.  7. 

MEGADERUS. 

Bifasciatus i836.     pi.    i4i.  pag.  5. 

Stigma »836.     pi.   i4i.  pag.  3. 

NOSOPHLOEUS. 

Concinnus i83G.     pi.     147.  pag.  16. 

OXYMERUS. 

Abdominalis i838.     pi.   209.  pag.  37. 

Aculeatus , |838.     pi.   20g.  pag.  38. 

Approximatif i838.     pi.  212.  pag.  44. 

Basalis i836.     pi.   208.  pag.  35. 

Chevrolatii i836.     pi.  208.  pag.  3G. 

Confusus i836.     pi.  210.  pag.  39. 

Deletus i836.     pi.  ai5.  pag.  5o. 

Distinguendus i838.     pi.   2i4.  pag.  48. 

Elongatus i838.     pi.   2i3.  pag.  45. 

Rlugii i838.     pi.   2i3.  pag.  46. 

Lobasii i838.     pi.   2i4.  pag.  47. 


i4  Insectes,  Pl.  28  à  38. 

I.ineatus 1 8 -3 8 .     pl.   211.  pag.  4o. 

Nigricornis i838.     pl.    210.  pag.  4o. 

Nigriventris i838.     pl.   212.  pag.  43. 

Pallidus 1 838.     pl.    2i5.  pag.  4y. 

Rivulosus i i838.     pl.   211.  pag.  42. 

OZODER A . 

Xanthospilos i84o.     pl.     37.  pag.  10. 

PHOEDIIVUS. 

Debauvei i84o.  pl.  3i.  pag.  i    5. 

Lanio i84o.  pl.  3o.  pag.  4. 

Microthorax i84o.     pl.     32.  pag.  G. 

Tricolor i836.     pl .    109.  pag,  19* 

RACHIDIOTV. 

Nigritum i836.     pl.    i4G.  pag.  i4. 

STENASPJS. 

Castaneipennis i838.     pl.   21  G.  pag.  5?.. 

Unicolor . i84o.     pl.     38.  pag.  11. 

Verticalis.    i838.     pl     21G.  pag.  5i . 

SPHOENOTHECUS. 

Bivittatus i838.     pl.  220.  pag.  68 

Cyanicollis i838.    pl.   220.  pag.  59. 

Toraentosus iS38.     pl .   219.  pag.  5G. 

Trilineatus i838.     pl.   219.  pag.  67 . 

TRACHYDERES. 

Audouiuii i838.     pl.   18G.  pag.  2. 

Badius i84o.     pl.     3G.  pag.  9. 

Bicolor i838.    pl.   1 64 .  pag.  5i . 

Bilincatus i838.     pl.    197.  pag.  ai. 

Blandus i84o.     pl.     35.  pag.  8. 

Boisduvalii i838.     pl.    188.  pag.  5. 

Cardinalis i838.     pl.   ao4.  pag.  28. 

Cayennensis ï836.     pl.    i56.  pag.  34. 

Cinctus i838.     pl.    189.  pag.  G. 

Conformis ...      i836.     pl.    i83.  pag.  49 

Cruentatus i838.     pl.   200.  pag.  26 


Iivsixtp.s,  Pi..  28  à  38.  i5 

Dejeanii i838.  pi.    163.  pag.  5i . 

Dimicliatus i838.  pi.    i63.  pag.  48. 

Dorbignyi i838.  pi.    198.  p'ag.  a3. 

Duponti i838.  pi.    195.  pag.  17. 

Ebcninus i838.  pi.    189.  pag.  7. 

Elegans i836.  pi.    j 54 .  pag.  3o. 

Equestris i838.  pi.    188.  pag.  5. 

Fabricii i838.  pi.   186.  pag.  1. 

Fulvipennis i838.  pi.    190.  pag.  9. 

Gcrmarii i838.  pi.    1G0.  pag.  4i. 

Gloriosus i838.  pi.    187.  pag.  4. 

Homoplatus i838.  pi.   200.  pag.  2G. 

Intermedius i836.  pi.   167.  pag.  36. 

Interruptus i83G.  pi.    i58.  pag.  38. 

Juvencus i84o.  pi.     34.  pag.  7. 

Lacordairei i838.  pi.    191.  pag.  10. 

Latreillei i838.  pi.    191.  pag.  11. 

Lineolatus i83G.  pi.   161.  pag.  45. 

Nigripennis 1 838.  pi.    199.  pag.  24. 

Nigripes i838.  pi.    192.  pag.  12. 

Notatus i83G.  pi.    i64.  pag.  5o. 

Olivieri 1 838.  pi.    196.  pag.  18. 

Proximus i836.  pi.   161.  pag.  43. 

Puncticollis i838.  pi.   197.  pag.  20. 

Reichei i838.  pi.   i55.  pag.  3i . 

Rubripes i836.  pi.    167.  pag.  37. 

Rufipes 1 838.  pi.    190.  pag.  8. 

Scabricollis i838.  pi.    195.  pag.  19. 

Scapularis i836.  pi.   162.  pag.  47. 

Signaticollis i836.  pi.    199.  pag.  25. 

Signatus i83G.  pi.    193.  pag.  i4. 

Simplicipennis 1 836.  pi.   2o4.  pag.  19. 

Solieri i836.     pi.    194.  pag.  16. 

Striatus i83G.  pi.    161.  pag.  44. 

Strigatus i836.  pi.   160.  pag.  42. 

Subfasciatus i83G.     pi.   168.  pag.  38. 

Succinctus i836.     pi.    i54.  pag.  32. 

Testaceus i838.  pi.    192.  pag.  i3. 

Tratisversalis 1 836.  pi.   i56.  pag.  35. 

Thoracicus i836.  pi.    159.  pag.  4o. 

Tamiatus i836.  pi.   162.  pag.  46. 

Variegatus 1 838 .  pi.    187.  pag.  3. 

Vauthierii 1 836.  pi.    198.  pag.  22. 


:6  Insectes,  Pl.  28  à  38. 

XYLOCHARIS 

Costatus i838.     pl.  206.  pag.  33. 

Elegantulus i838.     pl.  205.  pag.  3i 

Oculatus i838.     pl.  2o5.  pag.  3o. 

Richardii i83o.     pl.  206.  pag.  32. 


Nota.  Ce  mémoire  a  paru  dans  les  années  i836  ,  i838  et  i84o  du 
Magasin  de  zoologie. 

D'abord  il  a  été  divisé  en  deux  parties  :  la  première  comprend  les 
pages  1  à  5i  des  feuilles  i5,  16  et  17,  et  du  premier  quart  de  la 
feuille  18  du  Magasin  de  zoologie,  année  i836. 

La  deuxième  partie  comprend  les  pages  1  à  5g  des  feuilles  4,  5,  6  , 
et  des  trois  quarts  de  la  feuille  7  de  l'année  i838. 

Le  supplément  et  les  tables  occupent  la  feuille  ï  de  l'année  i84o. 
Ce  supplément  est  accompagné  de  onze  planches  qui  portent  les 
numéros  28  à  38. 

L'introduction,  que  l'on  doit  placer  en  tête  de  la  monographie  , 
forme  une  feuille  (la  feuille  8  de  i838)  ;  elle  est  accompagnée  de 
quatre  planches,  les  numéros  221  à  224,  qui  doivent  aussi  aller  en 
tête  du  mémoire. 


Au  moment  où  nous  mettons  cette  feuille  sous  presse,  nous  rece- 
vons de  Colombie  une  nouvelle  espèce  (TOzodera ,  que  nous  nom- 
mons O.  callidioides  (Rev.  zool.  par  la  Soc.  Cuvievienne,  février 
i84o,  p.  42).  Elle  ressemble  à  l'O.  xanthospilos\  mais  elle  est  d'un 
brun  ferrugineux  de  part  et  d'autre. 


)l</(f.  t/c  Zoologie  .  /tiÇ"  ■ 


///.ri'cMi-  .  Pt  jiH. 


GallSMU»     ci/a /lopte/ -IIS .    />,</>,: 


.//•/y,  de  /oo/iH/ii' .  /âjti. 


//i.ii-i/t:r    /'/.  m 


/F.ooidus   />i>t 


/n'rt/tn/itut,rt  /<«,/,„■/ 


.V.  A'i'f/ntfi//  inip 


.!/</'/  de  Xèolàoie  ifi^o  , 


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Phœdinufl     ton io ,  /:„,;■,„ -y  . 


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Pll^edinUS    mùrof/iom.r.    A-,y 


S.  Rèmond imp. 


■Mcuj.  t/f  Zoo/oyio  .  7&fa  . 


Jruvcteo >■.  H.  .Vf 


Dondrobias    ëm*m&r.   jmum 


DltVCM 


T.  A'rmo/uf  imp 


JA///.  //c  Zoo/oyû> 


jBumçtiu'.  PI.  3£. 


Traclij  deres  Jmmem*.  /><■/<■„,, 


rtfini-J  .,(■////,. 


Mi//,  (/c  Zt><>/o</ir  ./tfjo 


Irurecies.   PI.  ii.i  ■ 


Trachyderes   Uandk*.  »<r 


.  Y.  HniK'ru/  //ii/i  . 


l/'/l/   t/f  /oo/oi/ù' .  /tfjo 


Iri.nrh-s.  J'1 .  3b'. 


Tracli \  d e i  vs   , tyodûms.  /><>;,■.„, . 


.\.    Rviiwiui  lui;' 


.  i/<ii/ ,  <//•   Zoti/oyi't-  .  liïjti  , 


///.ii ;//'./■ .    /'/.  ,ï- 


()Z()(1CL'<'1     - Xti/i t/io. i/n'/o. t ,  m*wm 


A'r/>,'/  ,r, ■////> 


Mut/,  de  /oo/ot/if  ■  /<Yjo . 


///.(vv/7'.r.  /'/.  ;iti  . 


S  ((M'.'IS  piS     unûo/or. 


.  I  •  ,'{,  •rnoru/  inif 


G.  SPH^NOGNATHE.  Sph*nognathus.  Baquet. 
S.  de  Feisthamel.  S.  FeAsthamelii.  Guérin-IVI. 


S.  Castaneus,  nïtidus,  infra  cinereo-villosus  ;  capite  ,  man- 
dibulis  (longitudinc  capitis  et  ihoracis),  thorace  pedibusque 
viridi-œnescentibus  ;  tibiis  quatuor  posticis  Jlavis  ,  nigro 
spinulosis . 

Chyasognathus  feisthattie/ii,  Guér.  ,  Revue  zool.,  1838,  p.  287 
Mphœnognathus  Feisthamelii ,  Guer.,  Dict.  put.  Whist,  nal.,  t.  IX, 
p.  103. 

Longueur,  47  millim.  ;  largeur,  14  1/2  millim. 

La  tète  est  d'un  vert  cuivreux  avec  la  base  d'un  brun 
marron  ;  elle  est  de  forme  carrée ,  un  peu  plus  large  que 
longue  ,  un  peu  rétrécie  en  arrière  ,  sinueuse  en  avant  : 
elle  offre,  de  chaque  côté,  une  forte  pointe  dirigée  latérale- 
ment. Les  yeux  sont  littéralement  au -nombre  de  quatre  , 
car  chacun  est  séparé  en  deux  par  un  large  rebord  de 
la  tête  :  ceux  qui  regardent  en  haut  sont  plus  petits  , 
tous  quatre  sont  ronds  et  jaunâtres.  Les  mandibules  sont 
d'un  vert  cuivreux  ,  juste  de  la  longueur  de  la  tête  et  du 
corselet  réunis ,  tricarénées  ,  droites  d'abord  et  arquées 
vers  la  pointe  ,  qui  est  aiguë  ;  elles  ont  à  la  carène  supé- 
rieure, vers  la  base,  une  pointe  assez  avancée  ;  le  reste  de 
la  longueur  de  cette  carène  est  finement  crénelé  ;  il  en  est 
de  même  de  la  carène  interne.  Les  palpes  et  les  antennes 
vsont  noires. 

Le  corselet  est  d'un  vert  sombre  à  reflets  cuivreux,  trans- 
versal, plus  large  en  arrière,  rugueux  au  milieu ,  finement 
crénelé  sur  les  bords,  avec  une  assez  forte  épine  aux  angles 
postérieurs  :il  est  bordé,  en  arrière,  d'assez  longs  cils  jau- 
1840,  2 


2  fa sectes,  Vl.  39. 

nâtres  ;  l'écusson  est  grand ,  arrondi  en  arrière.  Les  élytres 
sont  d'une  couleur  marron  rougeâtre,  avec  quelques  reflets 
cuivreux  ;  leur  surface  est  légèrement  plissée  en  travers. 
Les  pattes  sont  cuivreuses  ,  à  reflets  rouges  et  verts  ,  avec 
les  tarses  noirs  ;  les  jambes  intermédiaires  et  postérieures 
sont  d'un  beau  jaune  vif,  armées  extérieurement  de  petites 
épines  noires  :  tous  les  tarses  sont  noirs.  Les  jambes  anté- 
rieures sont  plus  longues  que  les  autres  ,  un  peu  aplaties  , 
armées  d'assez  fortes  dents  au  côté  externe  ,  et  en  offrent 
quelques-unes  sur  le  bord  interne. 

Le  dessous  du  corps  est  d'un  brun  marron  à  reflets  verts 
cuivreux,  il  est  entièrement  garni  d'un  fin  duvet  gris  cen- 
dré assez  serré. 

La  femelle ,  unique  dans  la  collection  de  M.  le  comte 
De jean ,  ressemble  tout  à  fait  au  mâle  ;  mais  elle  est  plus 
courte  et  plus  épaisse  ,  d'une  couleur  marron  plus  foncée  , 
avec  des  reflets  cuivrés  moins  vifs.  Ses  mandibules  sont 
un  peu  plus  longues  que  la  tête ,  avec  une  dent  latérale 
assez  forte  :  leurs  bords  internes  sont  droits  ,  tranchants 
et  faiblement  dentés. 

Cet  insecte  a  été  trouvé  en  Colornbie  par  le  voyageur 
Lebas  :  nous  l'avons  dédié  à  M.  le  général  baron  Feisthamel, 
qui  consacre  ses  loisirs  à  l'étude  de  l'entomologie,  et  qui  a 
déjà  rendu  plus  d'un  service  à  cette  science. 

Lorsque  M.  le  baron  Feisthamel  nous  a  communiqué 
ce  précieux  insecte  ,  pour  être  publié  provisoirement  dans 
la  Revue  zoologique  ,  nous  n'avons  pu  savoir  s'il  appar- 
tenait au  genre  Chyasognathus ,  ou  à  celui  que  M.  Buquet 
a  publié  sous  le  nom  de  Sphœnognathus,  attendu  que  l'in- 
dividu unique,  mis  à  notre  disposition  avait  perdu  ses 
antennes  ;  nous  nous  en  sommes  donc  rapporté  à  son 
faciès  ,  qui  le  rapproche  plus  des  Chyasognathes.  Depuis 
le  retour  de  M.  le  comte  Dejean  ,  nous  avons  pu  voir  un 
individu  entier,  dans  sa  riche  collection ,  et  nous  avons  re- 
connu que  ses  antennes  n'ont  pas  la  petite  houppe  de  poils 


Insectes  ,   Pl.   -VJ. 

qui  caractérise  le  genre  Chyasognathe ,  et  que  dès  lors  il 
devait  entrer  dans  l'autre  genre.  On  voit ,  par  l'embarras 
où  nous  nous  sommes  trouvé,  que  ces  deux  genres  ne 
diffèrent  guère,  et  que  l'on  devra  les  réunir  un  jour,  quand 
on  connaîtra  un  plus  grand  nombre  d'espèces  intermédiai- 
res :  peut-être  même  quelques  grands  réformateurs  de 
notre  époque  opéreront-ils  d'emblée  cette  réunion,  croyant 
ainsi  se  couvrir  de  gloire.  Malheureusement  ils  ne  pourront 
pas  mettre  le  nobis  au  bout  du  nom  de  notre  insecte,  qu'ils 
en  fassent  im  Chyasognathus  ou  un  Spkœnognathus,  puisque 
nous  l'avons  décrit  sous  ces  deux  noms  ;  ils  ne  pourraient 
arriver  à  cet  insigne  honneur  qu'en  réunissant  ces  deux 
genres  aux  Pholidotus ,  réunion  qui ,  à  notre  avis  ,  serait 
assez  rationnelle. 

GUÉRIN-MÉNEVILLE. 


.  Vdt/-  ifr  /oofoyie .  /tfjo 


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S])ll(r  1  lO(V  11  a  lIlMS  Mirt/ianu-tii. 


/t,M  s.n/p 


I    Remoiui  intp 


IVSMIKS,     Pi,     40.  \ 

G.  PHRICODE.  Phricodus.   Spinola. 

(Ordre  des  Rhyngotes  ,  tribu  des  Géocorises,  famille  des 
Aradites.) 

Antennes  moyennes,  glabres,  vues  à  l'œil  nu,  insérées  sur 
la  ligne  qui  va  du  centre  des  yeux  à  réseau  au  sommet  anté- 
rieur de  la  tête ,  à  l'extrémité  d'un  tubercule  très  saillant  , 
large  et  épineux,  composées  de  quatre  articles  :  le  premier 
très  court,  obconique,  couvert  en  dessus  par  le  prolonge- 
ment du  tubercule  antennaire  ;  le  second  ,  d'abord  très 
mince ,  puis  se  dilatant  brusquement  en  dehors  ,  devenant 
alors  très  épais ,  dépassant  extérieurement  le  premier  ,  se 
prolongeant  visiblement  au  delà  du  tubercule ,  et  s'amin- 
cissant  insensiblement  vers  l'extrémité  ;  le  troisième ,  par- 
tant de  l'extrémité  du  second ,  très  allongé  proportionnel- 
lement aux  autres ,  faisant  à  lui  seul  les  deux  tiers  de  la 
longueur  de  l'antenne  :  d'abord  aussi  mince  que  le  second  , 
et  contrastant  brusquement,  à  son  origine,  avec  l'épaisseur 
centrale  de  celui-ci ,  puis  grossissant  insensiblement  et  for- 
mant une  espèce  de  massue  allongée  à  inanche  très  effilé  et 
à  tête  arrondie.  Le  quatrième,  contrastant  également  avec 
le  troisième  par  sa  petitesse,  partant  de  l'extrémité  de 
celui-ci ,  offrant  les  apparences  d'une  petite  soie  courte  , 
roide  et  cylindrique. 

Tête  assez  grande ,  horizontale  :  face  supérieure  inégale, 
contour  difforme  et  épineux.  Col  nul.  Vcrtex  court,  large 
à  sa  base,  ne  s'élargissant  pas  en  approchant  des  yeux  à  ré- 
seau. Ceux-ci  moyens,  hémisphériques,  sub-pédonculés , 
et  aussi  saillants  que  dans  la  plupart  des  Aradites  connus. 
Point  d'ocelles  apparents.  Division  de  la  tête  en  trois  lobes, 
peu  marquée  près  de  la  base ,  et  entièrement  cachée  près 
de  l'extrémité.  Tubercules  antennaires  singulièrement  dé- 
1840.  2 


2  Insectes,   Pl.  40. 

veloppés  aux  dépens  des  lobes  latéraux  ,  qu'ils  finissent 
par  couvrir  et  masquer  entièrement,  très  larges,  fortement 
échancrés  en  croissant  ;  cornes  du  croissant  épineuses  ;  les 
internes  dépassant  notablement  l'extrémité  antérieure  du 
lobe  intermédiaire .  Canal  rostral  creusé  en  dessous  de  la 
tête,  assez  large,  profond,  fermé  en  arrière,  et  rebordé  près 
de  la  base  de  la  tête  ,  ne  se  prolongeant  pas  sous  la  poitrine  : 
parois  latérales  droites,  parallèles,  saillantes  ,  sans  dents  et 
sans  épines. 

Rostre  ne  commençant  que  vers  le  tiers  du  canal  rostral , 
à  une  distance  appréciable  de  l'origine  du  labre  et  du  su- 
çoir, de  quatre  articles  non  comprimés  et  à  parois  non 
tranchantes.  Le  premier  ne  dépassant  pas  le  canal  rostral  ; 
le  second ,  un  peu  plus  long ,  atteignant  l'origine  des  pattes 
antérieures  ;  le  troisième ,  à  peu  près  égal  au  premier  , 
arrive  aux  deux  tiers  du  mésosternum  ;  le  quatrième ,  plus 
court,  ne  dépasse  pas  l'origine  des  pattes  intermédiaires. 
Son  extrémité  arrondie  ne  paraît  guère  propre  à  pénétrer 
les  corps  un  peu  résistants 

L  ;bre ,  partant  du  sommet  de  la  tête  ,  paraissant  un  peu 
ridé  transversalement ,  étroit ,  allongé ,  mais  ne  dépassant 
pas  l'extrémité  postérieure  du  canal  rostral.  Suçoir  visible 
sous  le  labre ,  dans  tout  l'espace  compris  entre  l'origine  de 
celui-ci  et  celle  du  rostre.  Quoique  son  extrémité  soit  jus- 
qu'à présent  inobservée  ,  il  est  probable  qu'elle  est  armée 
d'un  dard  assez  acéré  pour  entamer  les  corps  qui  résiste- 
raient aux  attaques  du  rostre. 

Dos  du  prothorax  en  trapèze  rétréci  en  avant ,  s'élevant 
insensiblement  en  arrière ,  sans  qu'il  y  ait  une  ligne  de  sé- 
paration tracée  visiblement  entre  ses  deux  lobes.  Bord  anté- 
rieur peu  échancré  ,  de  la  largeur  de  la  tête  ;  bords  laté- 
raux rebordés  horizontalement ,  épineux  ou  laciniés.  An- 
gles postérieurs  largement  tronqués.  Bord  postérieur  très 
faiblement  et  largement  échancré. 

Ëcusson  plane,  en  triangle  isoseele ,  dont  la  hauteur  est 


Insectes,   Pi..    '»0  3 

au  moins  le  double  de  la  base  :  son  sommet  postérieur  dé- 
passe en  arrière  la  base  du  quatrième  anneau  du  ventre. 

Pattes  moyennes ,  simples  et  de  la  forme  ordinaire.  Les 
deux  paires  postérieures  un  peu  rapprochées  entre  elles  à 
leur  origine  :  fémurs  inermes  ;  tibias  droits  et  cylindriques. 
Tarses  de  trois  articles  :  les  premier  et  dernier  à  peu  près 
égaux  en  longueur;  le  second  très  petit  et  rudimentaire. 
Plusieurs  rangées  transversales  de  soies  fines  et  flexibles 
sous  le  premier  ;  deux  crochets  simples,  et  deux  petites 
pelotes  au  dessous  de  ces  crochets ,  à  l'extrémité  du  troi- 
sième. 

Ailes  supérieures  biparties.  Portion  antérieure  plus 
grande  que  l'autre ,  épaisse  et  coriacée.  Première  nervure 
externe  saillante  jusqu'au  bout  de  l'aile  ;  seconde  nervure 
saillante  encore  près  de  la  base ,  mais  effacée  avant  d'at- 
teindre le  bord  postérieur  de  la  portion  coriacée.  Ce  bord 
droit  et  coupé  obliquement ,  comme  dans  la  plupart  des 
Hétéroptères.  Seconde  portion  membraneuse ,  translucide  , 
ayant  trois  nervures  longitudinales,  dont  deux  externes , 
sinueuses ,  irrégulières ,  n'atteignent  ni  la  base  ni  l'extré- 
mité ,  et  une  troisième,  partant  de  l'angle  interne  de  la  base, 
se  divise ,  à  peu  de  distance  de  son  origine ,  en  trois  bran- 
ches longitudinales,  qui  font  entre  elles  des  angles  aigus. 
A  l'aide  d'une  forte  loupe ,  on  aperçoit  quelques  anasto- 
moses transversales. 

VOstiole  odorifique ,  placée  de  chaque  côté  sur  les  flancs 
du  Métapectus ,  consiste  en  une  fente  transversale ,  en  ligne 
courbe ,  dont  la  convexité  est  tournée  en  arrière  et  dont  le 
bord  antérieur  est  mince  et  tranchant. 


1840. 


4  Insectes,  Pi,  40. 

P.  hérissé.  P.  hjstrix.  (Aradus).  Germar. 

Aradus  hfslrix,  Germ.,  Re\>.  enloni.  4e  Stlb.t  t,  Y, -p.  1 34 ,  n.  34. 

Proportions.  Longueur  du  corps  3  lignes.  —  Id.  des  an- 
tennes 1  lig.  —  Id.  de  leur  second  article  2/31ign.  —  Id.  de 
la  tête  1/2  ligne. —  Id.  du  dos  du  prothorax  2/3  ligne.  —  Id. 
de  la  poitrine  1  ligne.  —  id.  de  l'abdomen  1  1/2  ligne.  — 
Largeur  de  la  tête  prise  sur  la  ligne  transversale  qui  passe 
par  les  yeux  à  réseau  3/ 4  ligne.  Maximum  de  la  largeur  du 
corps  mesurée  vers  le  milieu  du  ventre  11/2  ligne. 

Formes.  Dessus  de  la  tête,  du  prothorax  et  de  la  portion 
coriacée  des  ailes  supérieures  ,  fortement  ponctué.  Points 
moyens  profonds  et  distincts  ,  plus  petits  et  presque  ef- 
facés sur  les  élévations  inégales  du  vertex  et  du  front. 
Celle-ci  consistant  d'abord  en  une  élévation  médiane  li- 
néaire et  longitudinale  ,  qui  commence  en  face  des  yeux  à 
réseau  ,  et  qui  n'est  autre  chose  que  le  lobe  intermédiaire , 
puis  en  deux  bossettes  rondes ,  aplaties  ,  qu'on  doit  con- 
sidérer comme  les  rudiments  des  lobes  latéraux  dont  le 
développement  a  été  arrêté  par  celui  des  tubercules  an- 
tennaires.  Geux-ci  sont  armés  de  trois  épines  droites  et 
dirigées  en  avant ,  dont  une  interne  et  deux  externes,  su- 
perposées l'une  à  l'autre.  Les  épines  laciniées  ou  crénelées 
des  bords  latéraux  du  prothorax  sont  très  variables  sans 
doute  ,  puisqu'elles  offrent  des  différences  aux  deux  côtés 
du  même  individu.  Pattes  et  dessous  du  corps  lisses  ou  du 
moins  n'ayant  pas  de  ponctuation  visible  à  l'œil  nu.  Bords 
latéraux  des  quatrième  et  cinquième  segments  bisinués  et 
postérieurement  anguleux. 

Couleurs.  Corps ,  antennes  et  pattes  gris  clair,  ponctua- 
tion du  dos  noirâtre.  De  petites  taches  brunes  ,  clair-se- 
mées  sous  le  ventre  et  sous  la  poitrine,  plus  serrées  et  plus 
obscures  aux  pattes  et  notamment  aux  fémurs  postérieurs. 


I\sm  ris  ,    l'i  .    K>.  5 

Second  et  troisième  articles  des  antennes  à  hase  claire  «  i 
à  extrémité  brune;  le  quatrième  noir.  Portion  membra- 
neuse des  ailes  supérieures  blanche  ,  nervures  longitu- 
dinales noires 

Sc.re  et  patrie.  Dans  la  femelle ,  l'abdomen  est  tertuim 
par  quatre  petites  plaques  disposées  comme  elles  sont  re- 
présentées dans  la  figure  C.  Les  deux  antérieures  sont  les 
divisions  du  sixième  anneau,  entre  lesquelles  nous  suppo- 
serons l'ouverture  de  la  vulve  ;  les  deux  postérieures  sont 
les  écailles  vulgaires.  Mâle  ,  inconnu.  Mon  individu  a 
été  recueilli  au  cap  de  Bonne-Espérance  par  M.  Drège  ,  et 
il  m'a  été  envoyé  par  M.  Thorey. 

M.  le  docteur  Germar  ,  auquel  nous  devons  la  première 
connaissance  de  cette  espèce  intéressante ,  avait  pressenti 
qu'elle  devait  former  un  genre  à  part,  forsan  proprii generis , 
dit-il,  jRee.  de  Sill/.,  loc.  cit.  S'il  ne  l'a  pas  proposé,  décrit 
et  nommé ,  ce  n'est  sans  doute  que  parce  que  son  exem- 
plaire ne  lui  a  pas  paru  assez  bien  conservé.  Il  l'a  laissé  dans 
le  genre  Àradus  ,  à  plus  forte  raison  l'aui ait-il  placé  dans 
la  famille  qui  renferme  ce  genre.  Je  pense  que  M.  Burmeis- 
ter  en  aurait  fait  de  même,  à  moins  qu'il  ne  s'en  fût  laissé 
imposer  par  la  présence  d'un  quatrième  article  qu'on  refuse 
ordinairement  aux  Membranacés.  Mais  si  on  observe  bien 
attentivement  plusieurs  espèces  assez  communes  du  genre 
Aradus,  entre  autres X Ar.  anniclicornis,  Fab.,  si  on  soulève 
le  labre  on  reconnaîtra  l'existence  d'un  petit  article  sub- 
triangulaire ,  dilaté  en  avant ,  qu'on  ne  soupçonnait  pas 
parce  qu'il  était  couvert  par  le  labre  ,  et  qui ,  ajouté  aux 
trois  autres  connus,  prouve  que  le  rostre  de  cette  espèce  est 
réellement  4-articulé.  Dans  les  faisant  suite  à  toutes  les  édi- 
tions de  Buffon  on  ne  compte  pas  le  nombre  des  articles  du 
rostre  ,  mezzo-termine  qui  est  plus  commode  pour  l'auteur 
qu'instructif  pour  le  lecteur.  Mais  on  pose  pour  base  de  la 
première  section  des  hémiptères  un  bec  naissant  du  front.  Ce 
caractère  n'est  pas  général.  Le  labre  et  le  suçoir  ne  partent 


6  Insectes,   Vl.  40. 

pas  toujours  du  front ,  le  rostre  en  part  rarement.  Dans 
la  plupart  des  espèces,  il  en  est  plus  ou  moins  distant. 
Mais  l'exactitude  des  faits  était ,  sans  doute,  étrangère  au 
but  que  l'auteur  s'était  proposé.  Un  bon  choix  de  maté- 
riaux est  nécessaire  à  celui  qui  veut  édifier  ,  il  est  inutile  à 
celui  qui  ne  songe  qu'à  détruire. 


EXPLICATION  DE  LA  PLANCHE. 

A.  Le  Phricodus  hyslrix  considérablement  grossi. 

B.  Tête  pareillement  grossie  et  vue  en  dessous.  —  a.  Le  labre.  *— 

b,  c,  dy  e.  Les  quatre  articles  du  rostre.  — f.  Epine  interne 
du  tubercule  antennaire.  — g.  Les  deux  épines  externes  du 
même.  —  i,  2,  3  et  4.  Les  quatre  articles  des  antennes. 

C.  Ventre  pareillement  grossi.  —  a.  Divisions  de  la  sixième  plaque 

ventrale. — b.  Ecailles vulvaires. 

D.  Mesures  de  longueur  et  largeur  de  la   grandeur  naturelle  du 

Phricodus  hystrix. 


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Insectes  ,    Pi,.   41   à  4U. 

DESCRIPTION 

de   trois    Hyménoptères   nouveaux, 

recueillis   par   M.    Leprieur,    à  Cayenne 

par  M.  Maximilien  SPINOLA. 


G.  SEMINOTA.  Seminota.  Spinola. 

Antennes  distantes ,  insérées  au  dessous  de  l'angle  an- 
téro-interne  des  yeux  à  réseau  et  près  du  bord  antérieur  de 
la  tête ,  aussi  longues  que  la  tête  et  le  corselet  pris  ensem- 
ble, fusi formes,  de  vingt-un  articles.  Le  premier,  cylindri- 
que ,  notablement  plus  épais  que  les  autres ,  n'atteignant 
pas  le  haut  du  front;  le  second,  très  court,  obeonique,  éga- 
lement bien  distinct  de  celui  qui  le  précède  et  de  celui  qui 
le  suit;  les  suivants  moins  distincts  entre  eux  ,  parce  qu'ils 
n'ont  aucun  rétrécissement  auprès  de  leurs  articulations, 
diminuant  d'abord  insensiblement  en  longueur  et  augmen- 
tant en  épaisseur  du  troisième  jusqu'au  douzième,  dimi- 
nuant ensuite  à  la  fois  en  longueur  et  en  épaisseur  jusqu'au 
dernier,  qui  est  terminé  en  pointe  mousse. 

Tête  semblable  à  celle  de  quelques  Formicaires ,  mais 
proportionnellement  plus  large  et  plus  grande.  Face  pos- 
térieure concave ,  embrassant  le  devant  du  corselet  et  re- 
montant bien  au  dessus  et  bien  en  arrière  de  son  articula- 
tion avec  lui.  Bord  postérieur ,  droit.  Fertex  grand ,  égalant 
en  longueur  la  moitié  de  la  tête,  et  cependant  trois  fois  plus 
large  que  long,  faiblement  convexe,  doucement  penché  en 
avant.  Front  encore  plus  penché  que  le  vertex,  dont  il  sem- 
ble être  le  prolongement.  Face  renflée,  courte  et  large, 
recouvrant  le  chaperon  ou  se  confondant  avec  lui. 

1840.  a 


i  Inskciks,   Vl.  41  à  43. 

Yeux  à  réseau  petits ,  oblongs ,  latéraux  ,  distants ,  placés 
à  peu  près  au  milieu  de  la  moitié  antérieure  de  la  tête  et 
en  occupant  environ  les  deux  tiers. 

'Trois  ocelles  situés  au  passage  insensible  du  front  au 
vertex,  petits,  rapprochés  et  en  triangle ,  dont  l'angle  anté- 
rieur est  presque  droit. 

Labre  inobservé,  caché  sous  le  chaperon,  qui  se  confond 
lui-même  avec  la  face.  Mandibules  fortes  et  épaisses.  Face 
externe  bombée;  bord  interne  trident é ,  dents  aiguës  et 
équidistantes  :  l'extérieure  plus  forte  que  les  deux  autres. 
Lèvre  inférieure  *  courte ,  large  et  arrondie  en  dehors , 
ayant  une  petite  échancrure  au  milieu.  Paraglosses  nulles 
ou  inapparentes.  Menton  tubuleux  ,  extrémité  arrondie. 
Mâchoires  à  tige  cornée  engainante  aussi  large  que  le 
menton ,  terminées  par  un  lobe  membraneux  très  court , 
palpigères.  Palpes  maxillaires  sortant  de  l'extrémité  de  la 
tige  cornée  des  mâchoires ,  à  côté  et  en  dehors  du  lobe 
membraneux  apical,  de  six  articles .  Le  premier,  très  court; 
les  deuxième  et  troisième,  trois  fois  plus  longs  que  le  pre- 
mier ,  et  beaucoup  plus  épais  que  les  suivants  ;  ceux-ci  à 
peu  près  de  la  même  longueur,  diminuant  progressivement 
en  épaisseur  ;  le  dernier ,  mince  et  allongé.  Palpes  labiaux 
de  quatre  articles  :  le  premier,  très  court,  n'étant  visible 
qu'à  l'aide  de  la  loupe;  le  second,  épais,  cylindrique,  aussi 
long  que  les  deux  suivants  pris  ensemble;  le  troisième, 
court,  obconique,  renflé  à  son  extrémité;  le  quatrième, 
triangulaire ,  tronqué ,  subsécuriforme. 

Prothorax  très  court ,  ne  s'élevant  pas  sensiblement  au 
dessus  de  son  articulation  avec  la  tête  :  son  dos  creusé 
transversalement,  et  pouvant  servir  de  retraite  aux  fémurs 
de   la   première  paire.    Propectus  ne  paraissant   d'abord 

'  Les  parties  membraneuses  ou  charnues  changent  trop  de  forme 
après  le  dessèchement  pour  qu'une  description  faite  sur  un  individu 
mort  depuis  longtemps  puisse  ressembler  à  celle  qu'on  aurait  pu 
faire  sur  le  vivant. 


1\skctes,   Pi..   41   à  43.  3 

formé  que  do  deux  pièces  semblables,  bombées  au  milieu, 
déprimées  et  un  peu  concaves  vers  leur  bord  interne ,  où 
elles  se  touchent  et  paraissent  se  souder  ensemble  au 
moyen  d'une  suture  relevée  en  carène  :  ce  sont  les  deux 
cpisternes  prothoraciques  ou  pro-epistcrnum.  Mais,  en  les  ob- 
servant plus  attentivement,  on  reconnaît  qu'il  n'y  a  pas  de 
soudure  entre  les  deux  pièces ,  que  la  carène  médiane  est 
sillonnée ,  et  que  c'est  sous  ce  sillon  qu'il  faut  aller  cher- 
cher le  prostemum,  qui  est  à  nu  et  qui  devient  visible 
entre  les  hanches  antérieures,  où  il  se  termine  postérieure- 
ment en  pointe  mousse. 

Le  mésothorax  est  très  volumineux  ;  son  disque  s'élève 
beaucoup  au  dessus  du  prothorax  et  pénètre  en  avant,  au 
dessous  de  la  face  postérieure  de  la  tête.  Deux  sillons  peu 
enfoncés ,  droits  et  longitudinaux ,  décèlent  l'existence  des 
parapsides.  Le  bord  postérieur  est  coupé  en  ligne  droite,  vis 
à  vis  des  écailles  alaires,  qui  sont  oblongues  et  de  moyenne 
grandeur.  Le  segment  scutellaire  est  presque  a.ussi  long 
que  le  disque  ;  il  est  visiblement  divisé  en  quatre  pièces , 
dont  deux  latérales  plus  courtes ,  plus  étroites ,  à  bord  ex- 
terne arrondi ,  rétrécies  postérieurement ,  déprimées  et 
même  un  peu  concaves ,  et  deux  médianes  formant  ensem- 
ble la  pièce  qu'on  nomme  ordinairement  Yécusson;  elle  est 
ici  un  peu  penchée  en  arrière,  plane,  rétrécie  des  deux  cô- 
tés ,  en  rectangle  un  peu  plus  long  que  large.  Le  segment 
mb-alaire  décrit  une  courbe  à  très  faible  courbure.  Les  deux 
pièces  latérales  sont  profondément  excavées  ;  celle  du  mi- 
lieu ,  ou  le  post-écusson ,  monte  à  peu  près  au  niveau  de 
l'écusson  ;  elle  est  également  plane ,  presque  horizontale  , 
en  trapèze,  rétrécie  en  arrière  et  divisée,  dans  toute  sa  lon- 
gueur, par  un  sillon  longitudinal  qui  trahit  sa  composition 
double  primitive. 

Dans  le  mélalhorax  ' ,  nous  trouvons  réellement  l'anoma- 

■  J'ai  conservé,  au  segment  qui  m'a  paru  ici  le  dernier  du  thorax  , 


4  Insectes,   Pl.  41  à  43.         T 

lie  qui  n'était  qu'apparente  dans  le  propectus.  La  pièce  mé- 
diane a  disparu  ;  les  deux  latérales  se  sont  réunies ,  et  leur 
suture  consiste  en  un  sillon  assez  profond  qui  aboutit  pos- 
térieurement à  une  fente  triangulaire  et  membraneuse , 
élargie  en  dessous  pour  donner  une  issue  au  premier  an- 
neau de  l'abdomen,  dont  elle  peut  aider  et  diriger  les  mou- 
vements. Ainsi ,  dans  la  méthode  empirique  qu'on  a  suivie 
si  longtemps,  et  à  laquelle  on  reviendra  toujours  quand  on 
exigera  des  descriptions  abrégées  et  quand  on  se  contentera 
d'observations  superficielles ,  on  aurait  pu  dire  métathorax 
convexe  ,  ayant  un  sillon  longitudinal. 

Le  mésopectus  est  aussi  renflé  en  dessous  que  le  disque 
du  mésothorax  en  dessus.  Les  deux  épistemes  sont  grands 
et  quasi  verticaux.  Le  mésosternum  est  bombé  au  milieu 
et  coupé  perpendiculairement  en  avant ,  où  il  descend 
beaucoup  plus  bas  que  le  propectus  et  où  il  tranche  brus- 
quement avec  lui.  Le  métapeclus  est  très  court  et  descend 
beaucoup  moins  bas  que  le  mésosternum.  Le  métasternum 

l'ancien  nom  de  métathorax  pre'fe'rablement  à  celui  degastrothorax, 
quia  e'té  proposé  par  M.  Vesmaè'l.  Ce  n'est  pas  que  je  ne  reconnaisse, 
à  ce  sujet,  la  justesse  des  observations  de  M.  Audouin.  Mais  ces  ob- 
servations prouvent  seulement  que  le  segment  qui  termine  ïe  tho- 
rax dans  quelques  insectes  est  l'analogue  de  celui  qui  commence 
l'abdomen  dans  plusieurs  autres.  Or  je  pense  que  si  un  anneau  in- 
termédiaire peut  se  réunir  tantôt  à  celui  qui  le  précède  et  tantôt  à 
celui  qui  le  suit ,  et  que  si  chacun  de  ceux-ci  a  des  fonctions  parti  • 
culières  à  remplir,  on  doit  présumer  que  cet  anneau  intermédiaire 
est  lui-même  le  siège  de  quelque  autre  fonction  spéciale  et  indépen- 
dante, ou  bien  qu'il  est  destiné  à  participera  celles  de  l'anneau  au- 
quel il  a  e'té  réuni.  Dans  le  premier  cas,  il  faudrait  lui  assigner  un 
nom  correspondant  à  la  fonction  dont  il  serait  chargé;  car,  s'il  ne 
s'agissait  que  de  sa  position,  un  numéro  d'ordre  serait  suffisant.  Dans 
le  second,  qui  est,  en  général,  le  seul  démontré,  il  faudrait  le  consi- 
dérer comme  une  des  parties  d'un  tout,  et  il  faudrait  lui  laisser  le 
nom  qui  exprime,  sans  équivoque,  la  place  qui  lui  a  été  assignée  par 
l'auteur  de  toutes  choses,  et  dont  il  ne  saurait  sortir  sans  cesser 
d'être  lui-même. 


Issectes,  li    41   à   43.  & 

est  postérieurement  anguleux  ,  et  il  se  prolonge  peu  en 
arrière  entre  les  hanches  postérieures,  qui  sont  très  rappro- 
chées à  leur  origine. 

\J  abdomen  est  subpétiolé  et  semblable  à  celui  des  Mutilles 
ailées,  mais  proportionnellement  plus  court  et  plus  ramassé, 
de  sept  anneaux ,  sans  rétrécissements  ,  et  à  bords  posté- 
rieurs entiers  dans  les  mâles.  La  femelle  m'est  inconnue.  Le 
premier  anneau  ou  le  pétiole  est  en  trapèze,  assez  élargi  en 
arrière  pour  que  le  bord  postérieur  soit  presque  le  triple  de 
l'antérieur.  Face  inférieure  convexe;  dos  concave;  bords 
latéraux ,  droits  et  sans  rebords.  Le  second  anneau  aussi 
grand  que  les  cinq  suivants  pris  ensemble,  très  renflé,  sur- 
tout sur  le  dos  ;  les  autres  diminuant  progressivement  de 
grandeur ,  penchés  en  bas ,  de  manière  que  chaque  plaque 
dorsale  dépasse  en  arrière  la  plaque  ventrale  correspon- 
dante. La  septième  inférieure  n'est  pas  apparente,  parce 
qu'elle  a  été  refoulée  en  arrière  par  les  organes  génitaux 
qui  commençaient  à  sortir,  et  dont  on  aperçoit  le  bout,  qui 
est  terminé  par  deux  filets  dont  je  ne  connais  pas  l'origine, 
mais  que  je  regarde  comme  les  appendices  latéraux  de  la 
verge.  Pour  en  savoir  davantage,  j'aurais  dû  exposer  mon 
exemplaire  unique  aux  chances  peu  favorables  d'une  dis- 
section sur  un  cadavre  desséché  :  ce  sera  pour  une  autre 
fois. 

Les  pattes  sont  moyennes  et  de  la  forme  ordinaire  ;  elles 
sont  toutes  également  propres  à  la  marche,  et  elles  vont  en 
augmentant  de  longueur,  de  la  première  paire  à  la  troi- 
sième. Fémurs  mutiques  ;  les  antérieurs  arqués  et  pouvant 
se  coller ,  en  se  redressant ,  contre  les  flancs  supérieurs  du 
prothorax.  Tibias  armés ,  à  leur  extrémité  tarsienne ,  de 
deux  épines  droites  et  simples.  Tarses  de  cinq  articles  obco- 
niques,  distincts,  diminuant  progressivement  de  grandeur, 
du  premier  au  quatrième.  A  la  troisième  paire,  le  premier 
article  est  aussi  long  que  les  trois  autres  pris  ensemble  ;  le 
cinquième,  le  plus  long  après  le  premier,  est  armé  de  deux 


G  I\st(TEs,  Vl.  41  à  43. 

crochets  bifides  et  muni  d'une  pelote  charnue  assez  appa- 
rente. Mais  ce  que  ces  pattes  m'ont  offert  de  plus  remar- 
quable, c'est  que  les  trochanters,  souvent  d'une  seule  pièce, 
sont  ici,  comme  dans  le  plus  grand  nombre  des  Térébrants, 
formés  de  deux  articles  qui  sont  réunis  par  une  articulation 
simple  et  linéaire.  Aux  antérieures ,  le  second  article  est 
beaucoup  plus  petit  que  le  premier;  aux  intermédiaires,  il 
augmente  un  peu  de  grandeur  relative  ;  aux  postérieures, 
les  deux  articles  sont  à  peu  près  égaux. 

Ailes  »  plus  courtes  que  le  corps,  a  étant  pas  pliées  dans 
le  repos  ;  leur  innervation  m'a  présenté  les  caractères  sui- 
vants :  Quatre  cellules  brachiales  complètes  ;  une  seule  cel- 
lule radiale  y  grande,  oblongue,  n'atteignant  pas  le  bout  de 
l'aile.  Bord  interne  sinueux,  vis-à-vis  de  la  première  cubi- 
tale. Quatre  cellules  cubitales  :  la  première,  grande,  qua- 
drangulaire ,  à  côtés  sinueux ,  recevant  la  première  nervure 
récurrente  au  point  du  cubitus  postérieur,  qui  lui  est  commun 
avec  la  seconde  cubitale;  celle-ci  étroite,  allongée,  subtrian- 
gulaire ,  bord  antérieur  très  court  ;  la  troisième ,  en  rec- 
tangle deux  fois  plus  long  que  large ,  recevant ,  à  peu  de 
distance  de  sa  base,  la  seconde  nervure  récurrente  ;  la  qua- 
trième ,  complète.  Trois  cellules  discoïdales  distinctes  et 
complètes  ;  les  deux  premières  commençant  au  point  du 
cubitus  antérieur.  Limbe  complet. 

S.  de  Leprieur.  S.  Leprieitrii.  Spinola.  (PI.  41.) 

Proportions.  Longueur  du  corps,  5  lignes  1/2  ;  des  anten- 
nes ,  3  lignes  ;  du  vertex ,  1/2  ligne  (comme  le  devant  de 
la  tête  est  penché  en  bas ,  il  n'y  a  que  le  vertex  qui  puisse 
entrer  dans  la  mesure  de  longueur)  ;  du  thorax,  2  lignes  ; 
de  l'abdomen  ,  3  lignes. 

*  J'ai  adopte,  pour  la  description  des  ailes,  le  système  de  M.  de 
Saint-Fargeau,  qui  me  semble  réunir  tous  les  avantages.  Voy.  Saint- 
Fargeau,  IJymênopt  ,  t.  i,  p.  46  etsuiv. 


In»«<:tes,  Pi..   41    à    43.  7 

Largeur  de  la  tète,  prise  sur  la  ligue  transversale  qui 
passe  par  les  yeux  à  réseau,  1  ligne  1/3  ;  du  thorax,  à  l'ori- 
gine des  ailes  supérieures ,  1  ligne  1/2  ;  du  même ,  à  son 
bord  postérieur,  1/2  ligne. 

Hauteur  du  prothorax  ,  \f%  ligne  ;  du  mésothorax  , 
1  ligne  1/2. 

Formes.  Tête  lisse  et  luisante.  Reste  du  corps  mat  et 
visiblement  ponctué.  Ponctuation  très  forte  au  corselet, 
points  profonds  et  bien  distincts  ;  plus  fine  et  plus  confuse 
à  l'abdomen  ;  peu  apparente  à  la  tête  et  aux  pattes.  Bord 
antérieur  de  la  tête ,  faiblement  bidenté  ou  peu  profondé- 
ment triéchancré.  Pelage  rare,  fin  et  flexible. 

Couleurs.  Antennes  brunes.  Les  trois  derniers  articles  et 
les  extrémités  des  trois  premiers ,  pâles.  Tête ,  corselet , 
hanches ,  trochanters  et  fémurs  bruns-noirâtres.  Ecailles 
alaires ,  abdomen ,  tarses  et  tibias  roux  testacé.  Premier 
anneau,  ou  pétiole  de  l'abdomen,  d'une  teinte  un  peu  plus 
claire.  Ailes  jaunes.  Point  épais  et  nervures ,  noirs.  Une 
grande  tache  marginale  enfumée,  à  l'extrémité  de  l'aile  su- 
périeure, occupant  toute  la  cellule  radiale  et  la  moitié  anté- 
rieure des  quatre  cubitales.  Pelage  blanc. 

Tant  qu'on  ne  connaîtra  pas  la  femelle  de  ce  mâle,  trouvé 
dans  l'intérieur  de  Cayenne  ,  par  M.  Leprieur ,  et  envoyé 
par  M.  Buquet,  ses  affinités  rationnelles  présenteront  une 
question  insoluble.  J'ai  exprimé  l'état  actuel  de  nos  con- 
naissances ,  en  donnant  au  genre  le  nom  de  Seminota , 
connu  à  demi;  il  sera  bon  tant  qu'on  n'en  saura  pas  davan- 
tage ,  et  on  pourra  le  changer ,  quand  on  le  voudra ,  en  un 
autre  meilleur,  que  j'accepte  dès  à  présent.  Ce  changement 
me  sera  indifférent ,  précisément  à  cause  de  son  extrême 
facilité  :  il  sera  moins  aisé  de  fixer  la  véritable  place  de  cet 
insecte  dans  une  méthode  rationnelle.  Il  appartient  aux 
Ichneumonides  par  le  nombre  des  articles  de  ses  antennes , 
aux  Formicaires  par  quelques  traits  de  la  tête ,  aux  Mutil- 
laires  par  la  forme   de  l'abdomen  ;   son  premier  anneau 


8  Insectes,  Pl.  41  à  43. 

abdominal  et  ses  teintes  de  couleurs  le  rapprochent  des 
Labidus  ;  ses  trochanters  lui  donnent  des  rapports  avec 
un  grand  nombre  de  Tércbrants.  Dans  le  doute ,  et  n'osant 
rien  prendre  sur  moi ,  j'ai  laissé  en  blanc  le  nom  de  la  fa- 
mille ;  cependant,  tout  bien  considéré,  je  pense  qu'il  y  au- 
rait peu  d'inconvénients  à  le  placer  provisoirement  à  côté 
des  Braconides. 

G.  CHRYSÉIDE.  Chryseida.  Spinola. 

Tribu  ou  famille  des  Chalcidites,  Latr.  ;  — des  Chalcites, 
Newmann  ;  —  des  Chalcides,  TValker  ;  —  Ptéromales, 
Haliday  ;  —  Ptéromalins  ,  Daim,  et  Nees-von-Esembeck  ; 
—  Diplolép aires,  Spinola  olim. 

Antennes  insérées  au  devant  de  la  tête ,  peu  distantes  à 
leur  origine ,  aussi  longues  que  la  tête  et  le  thorax  pris  en- 
semble ,  filiformes ,  de  onze  articles  d'inégales  grandeurs  : 
le  premier ,  allongé  ,  obconique  ,  sortant ,  à  sou  extrémité , 
de  la  cavité  frontale  et  remontant  jusqu'au  vertex  ;  le  se- 
cond, court  et  obconique;  les  cinq  suivants,  très  distincts  à 
cause  d'un  fort  rétrécissement  basilaire ,  cylindriques  en- 
suite, allongés,  à  extrémités  tronquées,  ayant  chacun  deux 
couronnes  ou  rangées  transversales  de  poils  larges  et  flexi- 
bles ,  l'une  près  de  la  base ,  l'autre  près  de  l'extrémité  ;  les 
quatre  derniers ,  beaucoup  plus  courts ,  à  articulations  peu 
distinctes,  formant  ensemble  une  espèce  de  bouton  allongé, 
d'un  diamètre  égal  à  celui  des  articles  précédents  et  à  ex- 
trémité arrondie. 

Tête  de  moyenne  grandeur,  aussi  large  que  le  thorax. 
Vertex  spacieux ,  un  peu  concave  ,  rétréci  en  avant ,  forte- 
ment échancré  en  arrière.  Front  vertical,  s'élargissant  in- 
sensiblement de  haut  en  bas,  excavé  au  milieu  et  caréné 
latéralement  ;  cavité  médiane  étroite,  longitudinale,  termi- 
née supérieurement  en  pointe  aiguë ,  et  inférieurement  en 


Insectes,   Pl     41   à  43.  g 

deux  branches  droites  et  subparallèles  qui  aboutissent  aux 
origines  des  antennes  ;  espace  intermédiaire  ne  consistant 
qu'en  une  petite  carène  qui  remonte  tout  au  plus  jusqu'à  la 
moitié  de  la  cavité;  carènes  latérales  minces  et  tranchan- 
tes ,  partant  du  bord  antérieur  du  vertex ,  longeant  de  très 
près  les  orbites  internes  des  yeux,  et  finissant  avec  elles  vers 
le  milieu  de  la  face.  Face  aussi  longue  que  le  front ,  ren- 
versée en  arrière ,  passant  avec  rapidité ,  mais  sans  aucune 
trace  d'une  solution  de  continuité,  du  plan  vertical  et  frontal 
à  un  plan  horizontal  et  inférieur.  Chaperon  nul  ou  soudé 
avec  la  face.  Labre,  mandibules  et  autres  parties  de  la  bou- 
che, retirés  dans  une  cavité  du  prosternum  et  inobservés. 

Les  yeux  à  réseau,  glabres,  ovales-oblongs,  de  moyenne 
grandeur  et  assez  saillants. 

Trois  ocelles  très  distants  ;  angle  antérieur  du  triangle 
ocellaire  très  obtus  ;  les  deux  ocelles  postérieurs ,  aux  angles 
antérieurs ,  au  fond  de  la  cavité  frontale ,  près  du  sommet  de 
son  angle  supérieur  ;  l'ocelle  antérieur,  au  fond  de  la  cavité 
frontale,  près  du  sommet  de  son  angle  supérieur. 

Dos  du  prothorax, d'une  seule  pièce,  deux  fois  plus  large 
que  longue  et  repliée  insensiblement  sur  les  flancs  qu'elle 
occupe  presque  en  totalité,  coupée  postérieurement  en  ligne 
droite ,  brusquement  déprimée  en  avant ,  s'y  rétrécissant 
pour  pénétrer  dans  l'échancrure  postérieure  du  vertex ,  et 
finissant  en  pointe  mousse  au  point  même  de  son  articula- 
tion avec  la  tête.  Épisternes  prothoraciques  refoulés  un  peu 
en  arrière  par  la  grande  pièce  dorsale  et  par  le  prosternum, 
étroits,  linéaires,  dirigés  obliquement  de  dehors  en  dedans 
et  d'avant  en  arrière.  Prosternum  très  développé,  occupant 
toute  la  surface  inférieure  du  prothorax  ,  insensiblement 
rétréci  en  arrière  ;  bord  postérieur  arrondi  ;  bord  antérieur 
rebordé  et  saillant  en  dessous ,  creusé  en  dessus  ,  et  formant 
une  espèce  de  cuiller  au  fond  de  laquelle  la  tête  se  retire  en 
partie  quand  elle  se  repose,  et  où  elle  peut  enfoncer  toutes  les 
parties  de  la  bouche. 


io  Iissecies,  Pl.  41  à  43. 

Mésothorax  de  la  largeur  du  prothorax.  Le  segment  dor- 
sal antérieur,  que  nous  avons  nommé  ailleurs  le  disque , 
parce  qu'en  effet,  dans  plusieurs  autres  familles  d'Hyménop- 
tères, il  en  mérite  le  nom  par  sa  forme  et  par  sa  grandeur 
relative,  n'est  ici  qu'un  rectangle  transversal  plus  court  que 
le  prothorax ,  divisé  en  trois  pièces  trapéziformes  par  deux 
sillons  profonds  et  obliques,  écartés  en  avant  et  convergents 
en  arrière.  Les  deux  pièces  latérales  se  replient  sur  les 
flancs  ,  comme  la  pièce  unique  et  dorsale  du  prothorax ,  et 
laissent  derrière  elles  les  deux  écailles  alaires,  qui  sont  pe- 
tites, oblongues  et  faiblement  convexes.  Le  segment  scutel- 
laire,  plus  grand  que  l'antérieur  et  très  développé,  comme 
dans  la  plupart  des  Hyménoptères  sauteurs  * ,  décrit  posté- 
rieurement une  courbe  à  assez  forte  courbure,  dont  la  con- 
vexité est  tournée  en  arrière.  Sa  division  en  trois  pièces  est 
bien  prononcée  :  les  deux  latérales  sont  penchées  en  bas , 
d'avant  en  arrière  ;  celle  du  milieu,  ou  l' écusson,  est,  au  con- 
traire, uniformément  convexe,  en  ovale  oblong,  très  grande 
et  se  prolongeant  un  peu  en  arrière ,  au  dessus  du  segment 
sub-alaire  :  celui-ci  ne  consiste  plus  qu'en  un  sillon  courbe, 
profond  et  étroit ,  en  sorte  qu'il  n'y  a  pas  de  post-écusson 
apparent.  Le  mésosternum  est  la  pièce  la  plus  grande  de  la 
poitrine;  il  est  uniformément  convexe  en  dessous  et  large- 
ment échancré  en  avant,  pour  embrasser  le  bord  postérieur 


1  La  grosseur  des  fémurs  et  des  hanches  de  la  troisième  paire  ne 
suffirait  pas  pour  rendre  raison  de  la  faculté  de  sauter,  commune 
à  toutes  les  Chalcidites.  La  plupart  des  espèces  de  cette  famille  ont 
leurs  fémurs  de  la  forme  ordinaire.  Les  hanches  épaisses  se  retrou- 
vent dans  d'autres  Hyménoptères  qui  ne  sont  pas  sauteurs.  Il  faut 
donc  remonter  à  l'origine  du  mouvement  des  pattes  postérieures.  Or 
on  sait  que  leurs  muscles  propres  partent  précisément  de  l'intérieur 
du  segment  scutellaire  ;  il  y  a  donc  ici  un  rapport  nécessaire  entre 
la  grandeur  de  ce  segment  et  la  faculté  de  sauter.  Il  n'en  est  pas  de 
même  partout.  Le  saut  des  Homoptères,  en  général,  et,  en  particu- 
lier, celui  des  Fulgorelles,  parlent  d'un  autre  principe  et  demandent 
une  autre  explication. 


Insectes,   Vl.  41   à   43.  11 

du  propeclus  :  bord  postérieur  coupé  en  ligne  droite  trans- 
versale, avec  une  petite  échanci  ure  au  milieu.  Les  épisternes 
mesothoraciques  sont  aussi  bien  développés  :  ce  sont  deux 
quadrilatères  allongés  et  irréguliers ,  à  côtés  courbes  et  si- 
nueux ,  placés  des  deux  côtés  de  la  poitrine ,  en  un  plan 
oblique  et  rentrant  qui  s'éloigne  peu  de  la  verticale. 

Le  métathorax  s'abaisse  insensiblement  de  son  bord  anté- 
rieur jusqu'à  son  extrémité  postérieure.  On  remarque  deux 
carènes  longitudinales,  que  je  regarde  comme  les  sutures 
des  trois  pièces  primitives  ;  uu  large  sillon  médian ,  qui  me 
semble  une  trace  d'une  ancienne  division,  et  deux  enfonce- 
ments longitudinaux  en  dehors  des  deux  carènes  et  qui  pro- 
viennent de  la  torsion  qu'a  dû  éprouver  chaque  pièce  laté- 
rale lorsque  son  bord  interne  et  suturai  s'est  soulevé  pour 
devenir  la  face  externe  de  l'une  des  carènes.  Le  métapeclus 
est  très  court  ;  ses  différentes  pièces  sont  d'autant  plus  peti- 
tes que  les  ouvertures  des  hanches  postérieures  sont  plus 
grandes.  Dans  mon  exemplaire ,  elles  me  sont  dérobées  en 
partie  par  les  pattes  qui  se  croisent ,  et  je  n'oserai  pas  entre- 
prendre de  les  décrire. 

Abdomen  pétiole,  à  peu  près  de  la  longueur  du  thorax  , 
un  peu  comprimé  latéralement ,  de  sept  anneaux  dans  le 
mâle  :  premier  anneau ,  faisant  à  lui  seul  tout  le  pétiole , 
étroit ,  allongé  ,  tubiforme ,  semblable  au  même  anneau 
dans  les  genres  Smiera,  Conura,  Elachestus,  et,  en  général, 
dans  les  autres  Chalcidites  à  abdomen  pétiole  ;  les  autres , 
de  la  forme  ordinaire,  diminuant  progressivement  de  gran- 
deur du  second  au  septième.  Les  plaques  dorsales,  beau- 
coup plus  grandes  que  les  ventrales,  les  enveloppent  latéra- 
lement et  viennent  se  rejoindre  en  dessous;  en  sorte  que 
leurs  bords  réunis  forment  une  fausse  carène  qui  ne  laisse 
apercevoir  que  la  base  d'une  première  plaque  ventrale,  fai- 
sant partie  du  second  anneau,  et  l'extrémité  de  la  dernière, 
qui  est  probablement  la  septième. 

Pattes,  de  la  forme  ordinaire  dans  cette  famille;  celles 


12  Insectes,   Fl.   41  à   43. 

de  la  première  paire  plus  écartées  entre  elles  à  leur  origine, 
en  raison  de  la  largeur  du  prosternum,  et  plus  distantes  des 
autres  paires,  en  raison  de  la  longueur  du  mésosternum. 
Hanches  postérieures  renflées  et  volumineuses.  Trochanters 
d'un  seul  article.  Fémurs  non  renflés  et  mutiques.  Tibias 
armés  de  deux  épines  apicales ,  droites  et  simples.  Tarses 
menus,  filiformes,  de  cinq  articles  qui  diminuent  de  gran- 
deur du  premier  au  quatrième  ;  le  cinquième  plus  long  que 
le  précédent ,  terminé  par  deux  petits  crochets  simples ,  et 
muni  d'une  très  petite  pelote  au  dessous  de  ces  crochets. 

Ailes  peu  propres  au  vol ,  plus  courtes  que  le  corps  ;  in- 
nervation des  ailes  supérieures  ,  réduite  à  un  radius  qui 
atteint  le  bord  antérieur,  vers  le  tiers  de  l'aile,  et  qui  dis- 
paraît presque  aussitôt  après  avoir  émis  un  rayon  très 
court ,  dirigé  obliquement  en  arrière  et  terminé  par  un 
point  épais  triangulaire. 

C.  a  sourcils.  C.  superciliosa.  Spinola.  (PI.  42.) 

Proportions.  Longueur  du  corps,  2  lignes  1/6;  des  an- 
tennes ,  1  ligne  1/2  ;  du  milieu  du  vertex ,  1/6  de  ligne  ;  de 
la  tête,  vue  en  dessous,  1/2  ligne  (  le  front  étant  vertical  ne 
saurait  compter  dans  la  mesure  de  longueur)  ;  du  thorax , 
1  ligne  ;  du  pétiole ,  1/3  de  ligne  ;  du  reste  de  l'abdomen , 
2/3  de  ligne.  —  Largeur  de  la  tête  et  du  thorax ,  1/3  de 
ligne  ;  du  pétiole ,  1/8  de  ligne  ;  du  second  anneau  de  l'ab- 
domen, 1/4  de  ligne. 

Formes.  Tête  et  thorax  fortement  ponctués  :  points  gros , 
profonds,  ronds,  assez  rapprochés  et  irrégulièrement  dispo- 
sés, mais  n'étant  pas  confluents,  et  ne  formant  ni  rides,  ni 
rugosités  ;  ponctuation  plus  fine  sur  le  vertex  et  aux  han- 
ches postérieures,  nulle  dans  l'intérieur  de  la  cavité  fron- 
tale. Bords  élevés  de  cette  cavité ,  et  carènes  latérales  du 
front ,  lisses  et  glabres.  On  en  dirait  autant  des  antennes  , 


Insfctes,    Pi..  41  à  43.  13 

des  pattes  et  de  l'abdomen  ,  et  surtout  du  dernier ,  qui  est 
très  luisant,  si  l'existence  d'une  ponctuation  réelle  n'était 
démontrée  par  celle  d'un  pelage  fin  et  soyeux,  qui  est  d'au- 
tant plus  épais  que  les  points  dont  ils  sortent  sont  plus  pe- 
tits et  plus  rapprochés  :  sous  ce  rapport,  cette  ponctuation 
est  à  son  maximum  aux  tibias,  et  à  son  minimum  à  l'ab- 
domen. On  voit  un  petit  sillon  longitudinal  sous  le  proster- 
num, et,  au  dessus  du  pétiole  abdominal,  une  petite  carène 
tranchante  un  peu  plus  élevée  auprès  de  la  base. 

Couleurs.  Tête  et  corselet  d'un  beau  vert  bleuâtre  métal- 
lique très  brillant.  Hanches  postérieures  et  pétiole  bronzés. 
Segment  antérieur  du  mésothorax ,  rouge  cuivreux.  Les 
trois  enfoncements  longitudinaux  du  métathorax  ,  d'un 
beau  vert  doré.  Base  des  quatre  premiers  anneaux  de  l'ab- 
domen, après  le  pétiole,  à  reflets  cuivreux.  Antennes  testa- 
cées;  second  article  et  extrémité  du  premier,  noirs.  Pattes 
testacées  ;  une  tache  bronzée  au  milieu  de  la  face  externe 
des  fémurs  postérieurs.  Ailes  hyalines  ;  radius  et  point  épais 
pâles.  Pelage  blanc. 

Sexe  et  patrie.  La  femelle  m'est  inconnue  ;  le  mâle  a  été 
pris  dans  l'intérieur  de  Cayenne  ,  par  M.  Leprieur ,  et  m'a 
été  envoyé  par  M.  Buquel. 

Le  genre  Chryseida  s'éloigne  des  Chalcidites  counues,  par 
la  forme  extraordinaire  de  son  prosternum  et  par  le  renver- 
sement de  la  face ,  qui  descend  assez  bas  pour  faire  partie 
de  la  surface  inférieure.  En  vertu  de  cette  singulière  con- 
formation ,  V extrémité  de  la  tête  peut  s'enfoncer  dans  une 
cavité  du  prosternum.  Ce  caractère  est ,  sans  contredit ,  de  la 
plus  haute  importance  ,  parce  qu'il  prouve  évidemment 
une  habitude  spéciale  de  position  pendant  le  repos.  Or  les  ha- 
bitudes de  position  pendant  le  repos  et  pendant  l'action  sont 
peut-être  les  seules  habitudes  morales  dont  on  puisse  tenir 
compte  dans  une  méthode  rationnelle ,  parce  qu'elles  sont 
les  seules  qui  aient  des  rapports  nécessaires  avec  les  formes 
des  pièces  extérieures. 


i4  Iivskctes,    Pi..   41   :"i  43 

G.  LYCISCA.  Lycisca.  Spinola. 

Tribu  ou  famille  des  Chalci dites  ,  Latr.  ;  —  des  Chalcites, 
Newmann;  des  Chalcides,  Walker-,  —  Ptéromales,  //a- 
liday  ;  —  Ptéromalins,  Daim,  et  Nées  von-Esembeck  \ 
Diplolépaires  ,  Spinola  olùn.  —  Sous-famille  des  Cléo- 

NYMIDES. 

antennes  insérées  vers  le  milieu  du  devant  de  la  tête  , 
glabres  à  l'œil  nu  ,  assez  épaisses ,  brisées ,  de  moyenne  lon- 
gueur, atteignant  tout  au  plus  l'origine  des  ailes  supérieu- 
res, de  onze  articles  :  le  premier  ou  le  scapus  étant  environ 
le  quart  de  la  longueur  totale ,  pouvant  se  loger  dans  une 
cavité  du  front ,  ne  paraissant  pas  remonter  au  dessus  du 
vertex,  subcylindrique  ou  plutôt  très  faiblement  obconi- 
que  ;  le  second  de  l'antenne  ou  le  premier  du  flagellum 
étant  à  peu  près  le  tiers  du  scapus ,  cylindrique  ,  bien  dis- 
tinct de  celui  qui  suit  ;  le  troisième  ,  très  court ,  fortement 
obconique  ,  subglobuleux  ;  les  suivants ,  du  quatrième  au 
dixième,  cylindriques,  diminuant  progressivement  en  lon- 
gueur, égaux  en  diamètre,  moins  distincts  entre  eux,  parce 
qu'on  n'aperçoit  pas  des  rétrécissements  près  des  articula- 
tions ;  le  onzième  et  dernier  un  peu  plus  long  que  le  précé- 
dent, échancré  du  côté  interne,  extrémité  obtuse. 

Tête  moyenne ,  deux  fois  plus  large  que  le  bord  anté- 
rieur du  prothorax ,  et  égalant  même  le  maximum  de  la 
largeur  du  corselet.  Col  nul.  Vertex  étroit  et  égalant  tout 
au  plus  le  quart  du  diamètre  transversal  de  la  tête ,  en  rec- 
tangle plus  long  que  large.  Front  très  allongé ,  profondé- 
ment excavé  ;  excavation  terminée  supérieurement  en 
pointe  mousse  ou  plutôt  en  arc  d'ogive,  divisée  inférieure- 
ment  en  deux  branches  droites  et  divergentes ,  dont  cha- 
cune aboutit  à  l'origine  de  l'une  des  deux  antennes.  Espace 
intermédiaire,  triangulaire.  Face  plane,  plus  large  que  Ion- 


Insbctks,  1*l.   41   à  43.  i5 

gue;  bord  antérieur   faiblement  échancré.    Chaperon  très 
court. 

Labre  non  apparent.  Mandibules  très  fortes  j  triangulai- 
res, unisillonnées  à  leur  face  externe,  sans  dents  à  leur  bord 
interne.  Autres  parties  de  la  bouche,  inobservées. 

Trois  ocelles  rapprochés ,  en  triangle  équilatéral  :  les 
deux  postérieurs  ,  au  bord  du  vertex  ;  l'antérieur ,  au  fond 
de  l'angle  supérieur  de  la  cavité  frontale. 

Prothorax  étant,  à  sa  base,  aussi  élevé  et  aussi  large  que 
le  mésothorax.  Dos  plane,  d'une  seule  pièce,  en  rectangle 
allongé ,  dont  l'extrémité  antérieure  s'abaisse  insensible- 
ment et  se  rétrécit  assez  brusquement  pour  former  une  es- 
pèce de  col.  Flancs  perpendiculaires  au  dos,  mais  faisant  un 
seul  corps  avec  lui ,  parce  qu'ils  n'en  sont  séparés ,  ni  par 
une  carène ,  ni  par  une  suture.  Le  dessous  divisé  en  trois 
pièces  :  celle  du  milieu  ou  \e  prosternum,  masquée  en  partie 
par  les  deux  latérales  ou  par  les  épisternes  prothoraciqucs , 
qui  sont  larges  et  ovales ,  qui  s'étendent  en  avant  au  des- 
sous du  prosternum,  qui  s'écartent  en  arrière  et  qui  finissent 
à  l'origine  des  hanches  antérieures ,  sillonnée  longitudina- 
lement,  dilatée  en  arrière,  formant  alors  une  espèce  de 
rhombe  plus  large  que  long ,  et  dont  le  sommet  postérieur 
dépasse  un  peu  l'origine  des  pattes  de  la  première  paire. 

Disque  dorsal  du  mésothorax ,  un  peu  rétréci  en  avant , 
biéchancré  en  arrière ,  divisé  pareillement  en  trois  pièces  , 
qui  sont  à  peu  près  au  même  niveau  :  la  médiane  s'abaisse 
seule  en  avant ,  et  y  descend  au  niveau  un  peu  plus  bas  du 
prothorax  ,  et  finit  en  arrière  en  pointe  qui  touche  le  bord 
postérieur  ;  les  deux  latérales  ou  les  parapsidcs  s'élargissent 
en  arrière ,  couvrent  en  partie  l'origine  des  ailes  supérieu- 
res et  se  renversent  insensiblement  sur  les  flancs,  au  point 
d'y  descendre  jusqu'au  plan  de  la  poitrine.  Le  second  seg- 
ment dorsal  du  mésothorax ,  ou  le  segment  scutellaire ,  est 
aussi  formé  de  trois  pièces,  dont  les  deux  latérales,  beau- 
coup plus  petites,  arrondies,  tuberculiformes,  pénètrent  en 


16  Insectes,  Pi..  41  à  43. 

avant  dans  les  échancrures  postérieures  du  disque  ;  celle  du 
milieu ,  ou  Yécusson  proprement  dit ,  est  la  pièce  la  plus 
élevée  du  mésothorax  :  elle  consiste  en  un  grand  ovale 
allongé  et  uniformément  convexe.  Le  segment  sub-alaire , 
pressé  entre  le  segment  scutellaire  et  le  métathorax  ,  se  ré- 
duit à  un  sillon  transversal  très  étroit  et  à  forte  courbure , 
qui  longe  tout  le  bord  postérieur  du  lobe  scutellaire ,  en 
sorte  qu'il  n'y  a  pas  de  post-écusson  bien  distinct. 

Métathorax  plane ,  échancré  fortement  en  avant  pour 
embrasser  le  mésothorax  ,  moins  profondément  en  arrière 
où  il  s'articule  avec  l'abdomen ,  divisé  encore  en  trois  piè- 
ces :  la  médiane ,  en  trapèze  rétréci  en  arrière  et  caréné  au 
milieu  ;  les  latérales  ayant  chacune  un  sillon  oblique,  paral- 
lèle au  côté  adjacent  de  la  pièce  médiane ,  et  un  stigmate 
transversal ,  assez  grand ,  placé  au  bord  interne  et  près  de 
l'extrémité  antérieure  de  ce  sillon. 

Mésoslernum  très  développé  aux  dépens  des  épistcrnes 
mésothoraciques,  qui  ne  consistent  qu'en  deux  petites  pièces 
très  étroites,  planes,  placées  au  dessous  de  la  naissance  des 
ailes.  La  position  des  pattes  ne  m'a  pas  permis  de  bien  ob- 
server les  épimères  :  j'en  dirai  autant  de  toutes  les  pièces 
du  métapectus. 

Abdomen  sessile  ,  plus  long  que  la  tête  et  le  corselet  pris 
ensemble.  Six  segments  au  dos  :  les  trois  premiers ,  de  la 
largeur  du  corselet ,  en  rectangles  planes  et  latéralement 
rebordés  ;  le  quatrième ,  pareillement  plane  et  rebordé , 
mais  en  trapèze  rétréci  postérieurement  ;  les  deux  autres  , 
convexes  et  effilés ,  forment  ensemble  la  moitié  supérieure 
d'un  cône  très  acuminé.  Les  cinq  premiers  anneaux  du 
ventre  sont  refoulés  en  arrière ,  au  point  que  le  quatrième 
ventral  répond  au  troisième  dorsal  et  que  le  cinquième 
ventral  est  recouvert  en  dessous  par  celui  qui  le  précède. 
Tarière  abdominale  commençant  vers  le  tiers  de  l'abdo- 
men ;  suture  intermédiaire  des  deux  valves ,  peu  relevée  en 
carène  ;  chaque  valve  est  terminée  en  pointe  mousse ,  en 


Ixsectes  ,  Pl.  41   à  43.  17 

sorte  que  l'extrémité  de  la  tarière  paraît  bifide  lorsqu'on 
l'observe  à  l'aide  de  la  loupe. 

Les  quatre  pattes  postérieures  très  rapprochées  à  leur 
origine ,  et  de  la  forme  ordinaire.  Tibias  terminés  par  deux 
petites  épines.  Tarses  de  cinq  articles ,  diminuant  progres- 
sivement de  longueur  ;  le  cinquième ,  armé  de  deux  petits 
crochets  simples,  et  ayant,  au  dessous,  une  petite  pelote 
charnue  ou  membraneuse. 

Les  pattes  antérieures  peu  propres  à  la  marche ,  et  étant 
évidemment  des  armes  offensives.  Fémurs  très  renflés,  en 
ovale  allongé  et  un  peu  élargi  vers  l'extrémité  tibiale  :  face 
externe  convexe;  face  interne  plane  ;  bord  inférieur,  for- 
tement échancré  près  de  son  articulation  avec  le  tibia  :  ce- 
lui-ci épais  et  arqué,  faisant,  avec  le  fémur,  une  pince  assez 
forte,  moitié  plus  court  que  lui,  et  s'en  rapprochant,  pen- 
dant la  rétraction ,  de  manière  que  la  moitié  postérieure  de 
sa  face  externe  passe  seule  sous  la  face  interne  du  fémur. 

Ailes  glabres  :  les  supérieures  n'ayant  qu'une  seule  ner- 
vure, qui  part  de  l'origine  de  l'aile,  qui  rejoint  le  bord  ex- 
térieur ,  vers  le  premier  tiers  de  sa  longueur ,  et  qui  atteint 
le  bout  de  l'aile,  après  avoir  émis  une  branche  unique  vers 
le  second  tiers.  Cette  branche,  d'abord  droite,  dirigée  obli- 
quement en  arrière,  se  dilate  à  peu  de  distance  de  son  point 
de  départ,  et  forme  un  petit  calus  triangulaire;  au  delà  de 
ce  point  elle  s'amincit  et  elle  s'efface  insensiblement,  en 
décrivant  une  courbe  en  arc  de  cercle,  dont  la  convexité  est 
tournée  en  arrière,  qui  n'atteint  pas  le  bord  postérieur  de 
l'aile,  et  qui  forme  une  cellule  radiale  assez  longue,  mais 
peu  marquée  et  incomplète. 

La  proximité  des  genres  Lycisca  et  Cleonymus  est  incon- 
testable; cependant  je  pense  que  les  différences  de  la  tête, 
du  corselet  et  des  ailes  devraient  suffire  pour  nous  engager 
à  les  séparer,  quand  même  nous  n'y  serions  pas  forcés  par 
les  différences  des  pattes  antérieures.  La  Lycisca  est  munie 
d'une  arme  qui  manque  aux  Cléonymes.  Il  nous  est  donc 
1840.  4 


18  Insectes,   Pi,.  41  à  43. 

permis  de  croire  que  le  Créateur  a  destiné  la  première  à  une 
autre  fin ,  ou  qu'il  a  voulu  qu'elle  passât  par  une  autre 
route  pour  arriver  au  même  but. 

L.  ravisseuse.  L.  raptoria.  Spinola.    (PI.    43.) 

Proportions.  Longueur  du  corps,  4  lignes;  de  l'abdomen, 
2  lignes  1/2.  —  Largeur  de  la  tête,  1/3  de  ligne  ;  du  bord 
antérieur  du  prothorax,  1/12  de  ligne. 

Formes.  J'aurai  fort  peu  de  chose  à  ajouter  à  ce  que  j'en 
ai  dit  en  exposant  les  caractères  du  genre.  Lorsqu'on  aura 
découvert  quelque  autre  Diplolépaire ,  qui  semblera  mieux 
placée  avec  la  Lycisca  que  partout  ailleurs,  on  pourra  dé- 
tacher de  la  description  générale  tous  les  caractères  de  dé- 
tail qui  ne  seront  plus  que  spécifiques.  En  attendant,  je  me 
bornerai  à  ne  parler  que  de  cette  ponctuation ,  qui  est  trop 
universelle  dans  l'ordre  des  insectes  pour  ne  pas  être  une 
des  conditions  essentielles  de  leur  économie  animale.  Elle 
est  bien  prononcée  sur  le  dos  du  corselet  et  sur  la  tête,  hors 
dans  l'intérieur  de  la  cavité  frontale ,  où  elle  est  à  peine 
visible.  Les  points  sont  de  moyenne  grandeur,  ronds  et  bien 
distincts  sur  le  dos  de  l'abdomen  ;  la  ponctuation  est  beau- 
coup plus  fine,  effacée  ou  imperceptible  près  des  bords  pos- 
térieurs des  anneaux;  elle  consiste,  près  de  leur  base,  en 
des  points  très  petits  et  très  rapprochés ,  qui  se  confondent 
souvent  ensemble  et  qui  forment  alors  de  petites  rides 
transversales.  Le  dessous  du  corps  est  ponctué  comme  le 
dessus  ,  mais  les  points  sont  proportionnellement  moins 
enfoncés  ;  ceux  des  pattes  sont  encore  moins  apparents  :  on 
douterait  de  leur  existence,  si  on  n'apercevait  pas  les  poils 
qui  sortent  à  l'ordinaire  du  fond  de  chaque  point.  Les  épis- 
ternes  mesothoraciques  sont  les  seules  pièces  extérieures  qui 
m'aient  paru  presque  lisses  ;  elles  sont  un  peu  bombées  et 
très  luisantes. 

Couleurs.  Antennes  noires.  Tête  et  dos  du  corselet ,  d'un 


Insectes  ,   Pi.,   il   à  43.  Jfl 

beau  vert  bleuâtre  métallique.  Mandibules ,  vertex ,  une 
large  bande  transversale  au  milieu  du  prothorax ,  la  pièce 
médiane  du  disque  du  mésothorax  ,  le  segment  scutellaire 
entier,  noirs.  Dos  de  l'abdomen,  cuivreux,  avec  quelques 
reflets  dorés  aux  bords  postérieurs  des  quatre  premiers  an- 
neaux ;  dessous  bronzé  ;  tarière  noirâtre.  Flancs  du  corselet 
et  du  premier  anneau  de  l'abdomen ,  d'un  beau  vert-bleu 
métallique.  Poitrine  vert  doré  plus  clair.  Pattes  testacées. 
Hanches  bleu  métallique.  Ailes  hyalines  :  deux  taches  né- 
buleuses et  enfumées  aux  supérieures  ;  la  première  ,  au 
point  où  le  radius  rejoint  le  bord  antérieur;  l'autre,  à  celui 
où  il  émet  la  branche  unique  qui  forme  la  cellule  radiale. 
Pelage  très  fin  et  peu  serré,  blanchâtre. 

Sexe  et  patrie.  Le  mâle  m'est  inconnu.  Mon  exemplaire 
est  une  femelle  qui  était  comprise  dans  un  choix  de  neuf 
cent  cinquante  non-Coléoptères,  recueillis  par  M.  Le  Prieur 
dans  l'intérieur  de  Cayenne ,  et  qui  m'a  été  envoyé  par 
M.  Buquet  :  cet  envoi  contenait  plus  de  cinq  cents  Hymé- 
noptères ;  il  n'y  avait  pas  d'autres  Chalcidites  que  les  deux 
individus  que  je  viens  de  décrire,  et  qui  n'entrent  convena- 
blement dans  aucun  des  genres  européens.  Que  ne  pour- 
rait-on pas  espérer,  d'après  cet  exemple,  de  curieux  et 
d'inattendu,  si  les  voyageurs  tournaient  leurs  recherches 
de  ce  côté ,  et  si  les  amateurs ,  au  lieu  de  se  disputer  les 
longues  cornes  d'un  gros  Scarabée,  s'avisaient  de  payer  les 
non-Coléoptères  en  raison  inverse  de  leur  grandeur,  et  en 
exigeant ,  pour  toute  condition ,  qu'ils  fussent  livrés  frais 
et  entiers,  bien  piqués  ou  bien  étalés  sur  de  bons  tuteurs  en 
carton. 


20  Insectes,   Vl.  41  à  43. 


EXPLICATION  DES  PLANCHES. 

Pi.  41.     A.  Seminota  Leprieurii  considérablement  grossie. 

B.  Son  antenne  très-grossie. 

C.  Le  même  insecte,  de  grandeur  naturelle. 

Pi.  42.     A.  Chryseida  superciliosa  considérablement  grossie,  vue  en 
dessus. 

B.  La  même,  considérablement  grossie,  vue  de  profil. 

C.  Sa  grandeur  naturelle. 

D.  Tête  très-grossie,  vue  de  face. 

Pi.  43.    A.  Lycisca  rapioria  considérablement  grossie. 

B.  Patte  gauche  antérieure  beaucoup  plus  grossie. 

C.  Antenne. 

D  Grandeur  naturelle. 


.l/t/y  i/f  /ih>/i></h'<>  .  lêj* . 


//ufctt\i-  /'/   // 


Scmiiiota    Irprieurrï,  spùw/a . 


-S/t/tw/ii .  pùi.v 


.\  foinonit ' i'//y 


.  1An/  ///'  /iwh'ifit  •  ■  iHjo  ■ 


fiMMtpr.  yy.  4* 


\  hl'VSClda      ti'ti/>rra7w.ni ,  .i/„>,„/„ 


.X  JU-nii'iul  imp 


lii/in/i'iii'/ir 


Mlttf.  de     ZooliHfù'   .    tll^O  . 


Lycisca    rapton'a ,  +jmmim 


.\   Hrniond  imp  ■ 


Insectes  ,  Pl.  Ai.  1 

G.  LUCANE.   Lucànus.   Scopoli. 
L.  de  Chevrolat.  L,   Chevrolatii.  Chenu. 

L.  niger  ,   nitidissimus ,  mandibulis  porrectis ,  arcuatis ,  ad 
apicem  tridentatis. 

Longueur,  57  millim.;  largeur,  17  millim. 

Cette  espèce  est  très  voisine  des  Lucanes  girafe  et  rhi- 
nocéros d'Olivier  ;  mais  elle  se  distingue  du  premier  parce 
que  son  corselet  n'a  pas  de  saillie  anguleuse  de  chaque  coté 
en  avant ,  et  du  second  parce  que  ses  mandibules  ne  sont 
point  denticulées  au  bord  interne. 

Son  corps  est  aplati,  d'un  noir  très  luisant  dessus  et 
dessous  ;  sa  tête  est  deux  fois  plus  large  que  longue,  très 
finement  chagrinée  et  ponctuée,  vue  à  une  forte  loupe,  avec 
une  petite  dent  anguleuse  en  avant  des  yeux  et  une  faible 
impression  oblique,  partant  des  angles  antérieurs  et  se  ter- 
minant au  tiers  de  sa  largeur.  Le  labre  est  transversal, 
avancé  au  milieu,  bordé  de  cils  fauves.  Le  pinceau  de  poils 
qui  termine  les  mâchoires  est  de  la  même  couleur.  Les  an- 
tennes et  les  palpes  sont  noires.  Le  corselet  est  deux  fois  plus 
large  que  long,  sinueux  en  avant  et  en  arrière,  finement  re- 
bordé, coupé  obliquement  aux  angles  postérieurs ,  très  fine- 
ment chagriné ,  vu  à  la  loupe  :  son  bord  antérieur  est  garni 
de  cils  courts  et  fauves.  L'écusson  est  arrondi,  lisse.  Lesély- 
tres  sont  un  peu  plus  étroites  que  le  corselet  à  leur  base  , 
assez  allongées,  arrondies  en  arrière,  paraissant  lisses,  mais 
offrant  une  très  fine  rugosité  vues  à  l'aide  d'une  forte  loupe  ; 
leurs  angles  antérieurs  sont  assez  aigus.  Les  pattes  et  les  tarses 
sont  de  la  couleur  du  corps  ,  un  peu  moins  luisants;  les 
jambes  antérieures  sont  terminées  extérieurement  par  deux 
dents  assez  aiguës,  et  leur  bord  externe  est  armé  de  six  ou 
sept  petites  dents.  Les  jambes  intermédiaires  et  postérieures 
1840.  4 


2  Insectes,  Pt.  44. 

n'ont  qu'une  petite  épine  au  milieu  de  leur  bord  externe. 
Tous  les  tarses  sont  garnis,  en  dessous ,  d'un  duvet  fauve. 
Le  dessous  du  corps  est  noir,  luisant  et  très  lisse. 

Ce  bel  insecte  vient  des  Jndes  orientales;  niais  nous  ne 
pouvons  dire  de  quelle  partie,  car  il  nous  a  été  vendu  avec 
cette  seule  indication  :  nous  l'avons  dédié  à  M.  Chevrolat, 
comme  un  témoignage  de  notre  estime  pour  ses  travaux  en- 
tomologiques. 

CHENU. 


Janvier  184o, 


.  Vthj.  de  Zi>o/<u//r  .  /tijo  . 


//A/VV •/,'./   .    /'/.    M. 


LllC  a  11  11  S   (Viconf/a/u,  au* 


I.-VSKCTES  ,   Vl.    45.  1 

G.  CICINDÈLE.  Cicïndela.  Fabricius. 
C.   de  Doué.    C,   Douel.   Chenu. 

C.  elongata ,  supra  œnea  ;  labio  mandibulisque  lateribiufla- 
vis  ;  thorace  quadralo  ,  subcomplanalo  ,  duabus  sulcis 
transversis  et  cyaneis  prqfunde  impresso;  elytris  margine 
anteriori ,  lunulis  humerali,  punctoque  subapicali,  jlavis  ; 
cor  pore  subtus  viridi-cyaneo,  albo-piloso . 

Long.,  1 1  millim.  ;  larg. ,  4  millim. 

Cette  espèce  est  facile  à  distinguer  à  cause  de  sa  forme 
allongée  ;  sa  tête  est  très  finement  chagrinée ,  bronzée,  avec 
quelques  reflets  rouges  et  verdâtres.  Sa  lèvre  supérieure  est 
transversale,  beaucoup  plus  large  que  longue,  avec  une 
assez  forte  dent  avancée  au  milieu  du  bord  antérieur.  Les 
mandibules  sont  avancées ,  d'un  noir  un  peu  bronzé ,  avec 
une  tache  jaune  à  la  base  externe.  Les  antennes  ont  les 
quatre  premiers  articles  d'un  vert  bronzé  très  luisant  et  les 
autres  d'un  brun  noirâtre  terne.  Le  corselet  est  un  peu 
aplati  en  dessus,  aussi  large  que  long,  de  forme  carrée,  fine- 
ment chagriné,  d'un  bronzé  à  reflets  un  peu  verdâtres , 
avec  les  bords  d'un  rouge  cuivreux  ;  il  offre,  en  avant  et  en 
arrière,  deux  profonds  sillons  transverses  d'un  beau  bleu 
luisant:  le  premier  partant  des  angles  antérieurs  et  formant 
un  angle  aigu  presque  au  milieu  du  corselet,  le  second 
presque  parallèle  au  bord  postérieur.  Il  y  a,  de  chaque 
côté  du  corselet ,  quelques  poils  blancs  couchés  et  dirigés 
latéralement.  Les  élytres  sont  d'un  bronzé  obscur  à  reflets 
rouges  cuivreux  ;  elles  sont  de  plus  de  moitié  plus  longues 
que  larges ,  presque  parallèles ,  arrondies  au  bout ,  très 
finement  chagrinées ,  vues  à  une  forte  loupe ,  avec  quel- 
ques points  peu  enfoncés  et  verts  à  la  base  et  à  l'extré- 
mité; ceux  de  la  base  un  peu  plus  forts  et  plus  visibles. 
1840.  S 


2  Insectes,   Pl.  45. 

Leur  lunule  numérale  part  de  l'angle  externe ,  longe  un 
peu  le  bord  et  se  termine  assez  loin  par  un  crochet  arrondi. 
Le  jaune  du  bord  externe  se  prolonge  ensuite  jusqu'au  delà 
du  milieu ,  mais  avant  sa  terminaison  il  est  presque  tou- 
ché par  l'angle  extérieur  de  la  bande  médiane,  qui  est 
assez  large,  brusquement  coudée  à  sa  naissance,  descen- 
dant de  suite  jusqu'aux  deux  tiers  de  la  longueur  de  l'ély- 
tre,  en  se  dirigeant  vers  la  suture,  sans  la  toucher.  Il  y  a, 
près  de  l'extrémité  et  contre  le  bord  externe  ,  un  gros  point 
arrondi.  Ces  bandes  et  points  sont  d'un  blanc  jaunâtre. 
Tout  le  dessous  de  cet  insecte  est  d'un  beau  vert  bleu  très 
brillant ,  avec  quelques  reflets  cuivrés  sur  les  côtés  du  tho- 
rax ;  tous  les  côtés  sont  garnis  de  poils  blancs  assez  serrés. 
Les  pattes  sont  d'un  vert  bronzé  à  reflets  de  cuivre  rouge. 

Nous  avons  acheté  cette  espèce  chez  un  marchand  qui 
nous  a  assuré  la  tenir  d'un  chirurgien  de  navire  baleinier, 
lequel  disait  l'avoir  prise  à  la  Nouvelle-Zélande;  nous  la 
dédions  à  M.  Doué,  pour  lui  donner  un  témoignage  de 
notre  estime  et  de  notre  amitié. 

Doct.  CHENU. 

Octobre  1839. 


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Insectes  ,  Pc.  4(>.  i 

G.  SCARABÉE.  Scarabaus.  Linné. 
S.  Jupiter.  S.  Jupiter.  Baquet. 

S.  supra  nigro-nitidus  ;  thoracis  cornu  supremo  porrecto  de- 
curvo  y  simplici ,  subtus  barbato  ;  lateribus  duabus  redis  , 
subulatis  brevioribus  ;  capilis  cornu  porrecto,  longissimo , 
simplici  unidentato  ;  elftris  clongatis,  punctatissimis,  pec- 
tore  abdomineque  jiavo-barbatis. 

Revue  zoologique  par  la  Société  Ciwierienne,  1840,  p.  42. 
Longueur,  125  millim.  ;  largeur,  41  millim. 

Ce  bel  insecte ,  qui  est  très  voisin  du  S,  Neplunus  de 
Schonherr,  en  diffère  cependant  par  des  caractères  essen- 
tiels :  il  est  entièrement  d'un  beau  noir  brillant;  sur  le 
sommet  du  corselet  prend  naissance  une  corne  qui  est  très 
longue  et  qui  s'étend  en  avant ,  se  recourbe  légèrement  à 
l'extrémité,  et  dont  le  dessous,  surtout  vers  la  pointe, 
est  couvert  de  poils  roux  assez  longs.  Deux  autres  cor- 
nes beaucoup  moins  grandes ,  droites  et  aiguës ,  se  trou- 
vent placées  sur  les  bords  latéraux  du  corselet  et  en  avant 
de  cette  dernière;  mais  un  des  caractères  les  plus  sail- 
lants qui  distinguent  cette  espèce  du  S.  Neptunus  ,  c'est 
que  la  corne  dont  la  tête  est  surmontée  dépasse  en  lon- 
gueur celle  du  corselet,  qu'elle  est  terminée  en  pointe,  et 
qu'elle  n'a,  vers  le  milieu,  qu'une  dent,  à  la  vérité  très 
saillante  ,  et  immédiatement  après  quatre  à  cinq  dentelures 
qui  s'effacent  peu  à  peu  en  se  rapprochant  de  l'extrémité  ; 
tandis  que,  chez  le  S.  Neptunus,  la  corne  de  la  tête  est 
beaucoup  moins  grande  que  celle  du  corselet ,  d'une  forme 
toute  différente,  puisqu'elle  est  terminée  par  une  forte 
échancrure  ,  et  qu'elle  a  dans  le  milieu  deux  fortes  dents , 
au  lieu  d'une  seule  qui  semble  invariable  dans  notre  es- 
1840.  7 


i 


2  Insectes,  Pl.  46. 

pèce  ,  dont  nous  avons  examiné  quatre  individus ,  un  peu 
différents  de  taille,  qui  tous  nous  ont  offert  ce  même  carac- 
tère ,  et  toujours  d'une  manière  très  prononcée.  Les  ély- 
tres ,  qui  sont  allongées ,  s'élargissent  un  peu  au  delà  du 
milieu;  elles  sont  glabres  et  couvertes  de  points  enfoncés 
assez  serrés.  Le  dessous  du  corps  et  les  pattes  sont  noirs. 
Les  tarses  sont  remarquables  par  leur  dernier  article,  qui 
est  extrêmement  renflé  et  armé  en  dessus  de  nombreuses 
épines.  L'abdomen,  surtout  vers  l'extrémité,  est  C3uvert 
de  poils  roux  et  assez  longs. 

Cet  insecte  habite  la  Nouvelle-Grenade ,  en  Colombie  ;  il 
en  a  été  rapporté  par  M.  Lemoyne  ,  agent  consulaire  fran- 
çais. 

Nous  ne  connaissons  pas  la  femelle. 

Lucien  BUQUET. 


s 


Insistes,  Vu.  47.  1 

G.  IIELLUO.  Helluo.  BoneUL 
H.  porte-croix.  H.  cruciatus.  Marc. 

Ferrugineus  ;  elytris  ni  gris ,  macula  humer  ali  elongata  , 
apiceque  flavo-lcstaceis. 

Revue  zoologique  par  la  Société  Cuvierienne ,  1840,  p.  113. 

Longueur,   14  miîlim.;  largeur,  5  miJlim. 

Cet  insecte  ressemble  beaucoup  à  la  belle  espèce  in- 
dienne que  M.  Guérin-Méneville  a  publiée  dans  la  Revue 
zoologique,  1840,  p.  38,  sous  le  nom  à? H.  quadrimaculatus . 
La  tête  et  le  corselet  sont  d'un  rouge-ferrugineux  ,  couverts 
de  gros  points  enfoncés ,  velus  (la  tête  plus  que  le  corselet). 
La  lèvre  supérieure  est  lisse ,  allongée ,  arrondie  antérieu- 
rement, et  recouvre  les  mandibules.  Les  yeux  sont  gros, 
noirs  et  entourés  de  quelques  poils  roides  ;  les  antennes  fer- 
rugineuses ,  presque  moniliformes ,  mais  à  articles  compri- 
més, vont  un  peu  en  grossissant  vers  l'extrémité,  qui  est 
d'une  couleur  plus  foncée.  Les  palpes  sont  également  fer- 
rugineux ,  avec  leur  dernier  article  très  renflé  et  presque 
sécuriforme.  Le  corselet  est  cordiforme ,  très  échancré  an- 
térieurement et  à  angles  postérieurs  coupés  obliquement. 
Il  a  une  impression  de  chaque  côté  de  la  base,  et  la  ligne 
longitudinale  du  milieu  est  bien  marquée.  L'écusson  est 
aussi  d'un  rouge  ferrugineux  et  en  triangle  aigu.  Les  élytres 
sont  allongées ,  d'un  noir  luisant ,  avec  une  tache  numérale 
d'un  jaune  testacé  ,  oblongue ,  allant  en  s'élargissant  jusque 
vers  la  moitié  de  l'élytre ,  où  elle  est   coupée  oblique- 
ment ;  l'extrémité  des  élytres  est  légèrement  arrondie ,  avec 
une  grande  tache  commune  et  cordiforme  de  la  même  cou- 
leur. Elles  ont  sept  stries  assez  profondes,  dont  les  inter- 
184o.  r 


2  Iasixtes,  Pl.  47. 

valles  sont  garnis  de  deux  lignes  de  petits  points  régulière- 
ment espacés.  L'intervalle  compris  entre  la  septième  strie 
et  le  bord  des  ély très  est  plus  large  que  les  autres,  couvert 
d'une  ponctuation  assez  serrée,  et  lelong  du  bord  externe, 
qui  est  légèrement  rebordé ,  il  y  a  une  rangée  de  points 
enfoncés  plus  gros  :  le  dessous  du  corps  et  les  pattes  sont 
testacés. 

Patrie  :  le  Sénégal. 

F.  MARC. 


Mu/    </f    /i>o/"i/r'f  ■   ifljo,  Iii.rrrlr.t' .  /'I   4- 


eJlUO         ('l'tiCÙltU.i' ,         Marc. 


AmmK  .<>  -\-  ftcmoitJ imp 


Insectes,   Pl.  48  et  49.  1 

NOTE 

sur  le 

GENRE  PELECINUS 

(Hymëiioptères  pupivorea  e'vaniales), 
PAR  M.  DE  ROMAND. 

Le  genre  Pelecinus  a  été  établi ,  en  1 802  ,  par  Latreille  , 
sur  une  espèce  décrite  par  Fabricius,  sous  le  nom  à'Ichneu- 
mon  polycerator.  En  1804,  Fabricius  adopta  ce  nom  géné- 
rique dans  le  Systema  piezatorum.  Ces  deux  auteurs  ont 
donné  les  caractères  de  ce  genre,  d'après  une  femelle,  alors 
seulement  connue.  Depuis,  en  1825,  Y  Encyclopédie  mé- 
thodique y  10e  volume,  a  donné  la  description  de  ce  genre  et 
de  deux  espèces ,  en  annonçant  que  les  deux  sexes  n'étaient 
pas  encore  distingués. 

Étant  à  Londres,  il  y  a  trois  ans  ,  j'eus  occasion  de  voir 
un  Pelecinus  mâle ,  que  M.  Westwood  me  désigna  sous  le 
nom  de  Pelecinus  polyturator,  Drury,  et  dont  il  eut  la  bonté 
de  me  donner  un  dessin  de  sa  main.  Enfin  j'ai  vu,  il  y  a 
quelques  mois,  au  Muséum  d'histoire  naturelle  de  Paris, 
le  mâle  du  Pelecinus  polycerator  ;  et ,  avec  l'agrément  du 
conservateur,  j'en  ai  pris  le  dessin.  J'ai  obtenu  également 
de  M.  Gué  ri  n-M  en  e  ville  la  communication  obligeante 
d'une  femelle  de  Pelecinus  ,  entièrement  différente  de 
•  celles  déjà  décrites. 

Muni  de  ces  renseignements  et  de  ces  matériaux,  j'ai 
étudié  les  deux  sexes  ;  j'ai  pensé  qu'il  serait  utile  d'en  don- 
ner communication,  et  de  présenter  un  nouveau  caractère 
générique  que  la  connaissance  du  mâle ,  si  différente  de  la 
femelle ,  rend  nécessaire. 

1840.  il 


2  Insectes  ,   Pl.   48  et  49. 

Pour  éclairer,  autant  que  possible,  ce  sujet,  j'ajouterai 
que  M.  Westwood  ,  dans  un  de  ses  derniers  ouvrages,  Mo- 
dem classification  ofinsects,  parlant  du  Pelecinus ,  dit  que 
le  mâle  a  l'abdomen  beaucoup  plus  petit  et  en  massue. 

Je  vais  donc  présenter  ci-après  les  caractères  génériques 
du  mâle  et  de  la  femelle. 

Pelecinus.  Latreille. 

Mas.  Abdomine  brève  petiolato,  ovato-globoso.  tibiis  posticis 
gracilibus,  antennœ  13  articulatœ. 

Fœmina.  Abdomine  longissimo ,  lineari,  ultimo  brepissimo. 
Tibiis  posticis  clavatis ,  antennœ  1 4  articulatœ  ,  articulo 
decimo  albo  aut  flavô .  In  duobus  sexibus  primus  articidus 
tarsorum postcriorum  et  quartus  minimi,secandus  et  tertius 
maximi. 

Pour  donner  une  connaissance  plus  complète  de  ces  in- 
sectes ,  j'en  donne  des  figures  nouvelles. 

La  première,  planche  XL VIII ,  fig.  1,  représente  le  Pe- 
lecinus polycerator  mâle  que  j'ai  vu  au  Muséum  de  Paris. 

la.  aile  supérieure ,  \b.  abdomen,  le.  patte  postérieure, 
\d.  antennes  de  treize  articles. 

La  deuxième ,  même  planche ,  fig.  2,  offre  la  femelle  de 
cette  espèce ,  qui  a  servi  de  base  aux  descriptions  des  au- 
teurs. 

la.  aile  supérieure ,  1b.  patte  postérieure,  2c.  antenne 
de  quatorze  articles. 

La  troisième  ,  planche  XLIX,  fig.  1,  représente,  d'après 
le  dessin  de  M.  Westwood,  le  Pelecinus  mâle  qui  est  à 
Londres  sous  le  nom  spécifique  de  P.  polfturaior,  Drury. 

Enfin  la  quatrième,  planche  XLYIII,  fig.  2,  offre  un 
Pelecinus  femelle,  que  M.  Guérin-Méneville  m'a  prêté  et 
auquel  j'ai  donné  le  nom  de  P.   Guerinii ,  en  reconnais- 


Insectes,  Pl.  48  et  49.  3 

sance  des  aimables  rapports  que  M.  Guérin-Méneville  veut 
bien  avoir  avec  moi. 

Pelecinus  Guerinii.  H. 

Longueur,  45  millim. 

Tête,  corselet  et  premier  segment  de  l'abdomen  noirs; 
cinq  derniers  segments  de  l'abdomen  entièrement  fauves  , 
ainsi  que  les  antennes  et  les  six  pattes.  Un  anneau  blanc  se 
fait  remarquer  au  dixième  article  des  antennes. 

Ce  genre  se  trouverait  composé ,  dans  ce  moment ,  des 
trois  espèces  ci-dessus ,  et  d'une  quatrième,  le  Pelecinus 
clavator,  Latr. ,  que  je  ne  connais  pas,  dont  Latreille  parle 
dans  le  Dictionnaire  d'histoire  naturelle  (1817),  et  qui  est 
décrit  dans  Y  Encyclopédie  méthodique ,  10e  vol.  (1825).  Cet 
insecte  est  noir,  avec  le  corselet  d'un  rougeâtre  foncé. 


Taris ,  i84o. 


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Insectes,  Pt.  50  et  61.  1 

G.  CALOCOME.  Calocomus.  Servïlle. 

Dans  la  classification  des  Longicornes  que  nous  a  don- 
née M.  Serville  ,  tome  I ,  p.  194  des  Annales  de  la  Société 
entomologique  de  France,  ce  savant  a  établi ,  dans  le  groupe 
des  Prioniens  ,  le  genre  Calocomus ,  dont  la  seule  espèce 
connue  jusqu'à  ce  jour  est  lePrionus  D  es  mar  est  iï,Guér'my  ou. 
C,  hamatiferus,  S  en'.  Un  heureux  hasard  m'ayant  procuré 
deux  espèces  inédites  de  ce  genre  curieux ,  j'ai  cru  devoir 
les  publier,  parce  que  rien  ne  me  paraît  plus  propre  à  con- 
solider un  genre  nouveau  que  la  connaissance  de  plusieurs 
espèces  qui  peuvent  y  être  rapportées. 

G.  de  Kreuchely.  C.  KreùckeljL  Buquet. 
(PL  50.) 

Capite  thoraeeque  nigro-ferrugineis  ;  antennis  pectinatis , 
22  articulatis  ;  ely  tris  castaneis ,  punctatissimis  ,  macula 
magna  humerali  ,  sutura ,  pedibus  abdomineque  brunneis  ; 
palpis  tarsisque  rufis. 

Revue  zoologique  par  la  Société  Cuvierienne ,  mai  1840,  p,  142. 
Longueur,  49  millim.;  largeur,  19  millim. 

Il  est  beaucoup  plus  grand  que  le  C.  Desmarestii.  La  tête 
est  d'un  brun  foncé  ferrugineux  et  assez  finement  ponctuée, 
l'impression  longitudinale  qui  se  trouve  entre  les  antennes  est 
fortement  inarquée  ;  ces  dernières  sont  composées  de  vingt- 
deux  articles ,  tandis  qu'on  n'en  compte  que  moitié  dans 
celles  du  C.  Desmarestii  ;  elles  sont  fortement  pectinées, 
surtout  à  partir  du  sixième  article,  et  d'un  brun  foncé.  Les 
douze  derniers  articles  sont  d'un  rouge  ferrugineux  ,  ainsi 
que  l'extrémité  de  la  dent  latérale  des  huitième ,  neuvième 
1840.  12 


2  Insectes,  Pl.  50  et  61. 

et  dixième  articles.  Le  corselet,  de  la  couleur  de  la  tête,  est 
crénelé  et  dilaté  des  angles  antérieurs  jusqu'au  milieu,  et 
cette  dilatation  est  terminée  par  une  épine  très  forte,  diri- 
gée un  peu  en  arrière  ;  il  est  de  moitié  plus  large  que  long, 
en  comprenant  les  épines  latérales ,  chaque  bord  est  coupé 
obliquement  depuis  l'épine  jusqu'à  l'angle  postérieur,  et  en 
dessus  il  est  couvert  de  rugosités  très  profondément  mar- 
quées. 

L'écusson  est  grand,  triangulaire,  de  la  couleur  du  cor- 
selet ,  et  couvert ,  excepté  à  la  pointe ,  d'une  ponctuation 
très  serrée. 

Les  élytres ,  d'un  rouge  brique  ,  sont  légèrement  con- 
vexes, les  angles  huméraux  sont  sans  épine,  peu  saillants, 
arrondis  et  couverts  d'une  large  tache  allongée  d'un 
brun  foncé  qui  occupe  le  tiers  environ  de  leur  longueur, 
puis  s'oblitère  de  manière  à  ne  plus  présenter  qu'une 
simple  ligne,  qui  parcourt  la  bordure  et  remonte  sur  la  su- 
ture de  manière  à  encadrer  parfaitement  bien  les  élytres  ; 
celles-ci  sont  couvertes  d'une  ponctuation  très  serrée  dans 
toute  leur  longueur ,  mais  qui  est  beaucoup  plus  fortement 
marquée  dans  l'espace  occupé  par  les  taches  numérales  si- 
gnalées plus  haut. 

Le  dessous  du  corselet  et  de  la  poitrine  est  couvert 
d'un  duvet  court ,  gris ,  très  serré  et  brillant.  Les  pattes  sont 
d'un  brun  marron ,  les  segments  abdominaux  de  même  cou- 
leur, mais  assez  brillants  ;  le  dernier  n'est  pas  échancré,  on 
voit  seulement,  de  chaque  côté  ,  une  impression  demi-cir- 
culaire et  fortement  marquée.  Les  tarses  et  les  palpes  sont 
d'un  brun  rougeâtre. 

Cet  insecte  faisait  partie  d'une  collection  remarquable  rap- 
portée de  Santa-Fé  de  Bogota,  en  Colombie,  par  M.  Saint- 
Amand-Rostaine.  Dédié  à  mon  ami  M.  de  Kreùcliely. 


',',/,/   ,/.•  Xoottyie  .  tâft 


insectes    l'I 


(  a locom  us   KreiïcAelyi,   u^** 


Insectes,  Pl.' 50  et  51.  3 

C.  Lycius.   C.  Lycius.  Buquet.   (Pl.  51.) 

Ater,  punctatissimus  ;  thorace  spinoso  ;  antennis  pectinatis , 
viginti  articulatis  ;  palpis  tarsisque  rufis. 

Revue  zoolngique  par  la  Société  Cuvierienne,  mai  1840,  p.  142. 
Longueur,  43  millim.  ;  largeur,  17  mil'im. 

Un  peu  plus  petit  que  le  précédent ,  il  est  entièrement 
d'un  brun  foncé  ,  tirant  sur  le  noir,  et  proportionnellement 
plus  allongé.  La  tête  ,  assez  finement  ponctuée ,  a  une  im- 
pression longitudinale  bien  marquée  entre  les  antennes  ; 
celles-ci  ne  comptent  que  vingt  articles  qui  sont  pectines,  et 
les  dix  derniers  sont  d'un  rouge  ferrugineux  ,  ainsi  que  la 
dent  latérale  des  septième ,  huitième  et  neuvième  articles. 

Le  corselet ,  comme  dans  le  C,  Kreùckelfi,  est  épineux, 
crénelé  et  dilaté  des  angles  antérieurs  jusqu'au  milieu , 
coupé  ensuite  obliquement ,  couvert  de  rugosités  très  pro- 
fondes et  de  moitié  plus  large  que  long. 

L'écusson  est  assez  grand ,  triangulaire  et  entièrement 
ponctué. 

Les  ély très ,  très  légèrement  convexes  ,  à  angles  numé- 
raux arrondis,  peu  saillants ,  sans  épines  ,  vont  en  se  ré- 
trécissant vers  l'extrémité  ;  elles  sont  très  rugueuses  dans  le 
premier  tiers  de  leur  longueur,  et  ensuite  ponctuées  assez 
fortement  jusqu'à  l'extrémité.  Le  dessous  du  corselet  et  la 
poitrine  sont  couverts  d'un  léger  duvet  grisâtre.  Les  palpes 
et  les  tarses  sont  d'un  brun  rougeâtre  ;  le  dernier  segment 
abdominal  n'offre  rien  de  particulier,  si  ce  n'est  qu'il  est 
finement  ponctué  à  l'extrémité. 

Il  se  trouve  également  en  Colombie,  et  faisait  aussi  partie 
de  la  collection  rapportée  par  M.  Saint-Amand-Rostaine. 

LUCIEN  BUQUET. 


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frurecie*.  PL  A 


CaJoCOffltlS     lyeùw,    u 


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Insectes,   Pi..  5î.  1 

G.  MÉCOSARTHRON.  Mecosarthron.  Buquet. 

Tête  plus  longue  que  large ,  canaliculée  ,  ayant  au  mi- 
lieu une  ligne  longitudinale  profonde. 

Mandibules  fortes ,  pointues ,  peu  arquées ,  dentées  inté- 
rieurement ,  faiblement  échancrées  en  dessous  ,  au  côté  ex- 
terne et  non  loin  de  l'extrémité. 

Antennes  plus  courtes  d'un  tiers  que  le  corps,  distantes, 
à  leur  base,  de  onze  articles  filiformes  ;  le  premier  presque 
aussi  long  que  les  quatre  suivants  réunis ,  le  second  très 
court,  moins  long  que  large,  tous  les  autres  à  peu  près 
égaux. 

Corselet  transversal ,  de  près  de  moitié  plus  large  que 
long ,  entièrement  épineux  sur  les  bords  latéraux ,  armé 
d'une  épine  longue  et  plus  forte  aux  angles  postérieurs. 

Elytres  allongées ,  convexes ,  duveteuses ,  s'élargissant  à 
peine  aux  angles  numéraux  ,  légèrement  rétrécies  vers 
l'extrémité,  qui  est  arrondie  ;  angle  suturai  armé  d'une 
épine  droite  assez  forte. 

Ecusson  aussi  large  que  long,  arrondi  postérieurement. 

Pattes  longues  ,  égales  ,  entièrement  rugueuses  et  cou- 
vertes intérieurement  de  petites  épines  ou  dentelures  qui 
sont  beaucoup  plus  fortes  aux  deux  premières  paires  de 
pattes. 

Tarses  larges ,  épais ,  le  premier  article  en  triangle 
allongé ,  étant  presque  aussi  long  que  les  deux  suivants. 

Abdomen  large  ,  dernier  segment  arrondi  sur  les  côtés  , 
coupé  carrément  à  l'extrémité. 

Ce  genre  ,  qui  est  fort  remarquable ,  m'a  semblé  devoir 
être  rangé  entre  les  Ênoplocères  et  les  Cténoscèles ;  il  diffère 
des  deux  par  la  dimension  extraordinaire  du  premier  ar- 
ticle des  antennes  ,  par  la  forme  du  corselet,  qui  est  épi- 
neux dans  toute  sa  longueur;  il  s'éloigne  des  Cténoscèles 
par  la  dilatation  plus  grande  des  tarses ,  et  enfin  par  sa 
1840.  13 


2  Inskctks,  Pi,.  52. 

forme  en  général ,  qui  est  allongée  ,  beaucoup  moins  élar- 
gie proportionnellement  et  plus  convexe  que  dans  les  genres 
précités. 

M.  Buphagus.  M.  Buphagus.  Biiqaet. 

Capite  thoraceque  nigro-piceis;  elytris  ferrugineis ,flavo~pilo- 
sis;  antcnnarum  articulis  tribus  primis  pedibusque  nigro- 
piceis. 

Revue  zoologique  par  la  Société  Cuvierienne,  juin  1840,  p.  172. 
Longueur,  75  millimètres;  largeur,  26  millimètres. 

Il  est  d'un  brun  presque  noir  sur  la  tête  et  le  corselet. 
La  première  est  allongée ,  lisse ,  canaliculée  dans  le  milieu 
avec  une  ligne  profonde  qui ,  arrivée  à  la  hauteur  de  l'in- 
sertion des  antennes,  s'étend  à  droite  et  à  gauche,  de  ma- 
nière à  former  un  T  dont  la  partie  supérieure  serait  un  peu 
arquée.  Le  labre ,  d'un  brun  rougeâtre ,  coupé  carrément , 
offre  à  la  base  une  tache  transversale  d'un  jaune  d'orange. 
Les  mandibules  ,  comprimées  et  ponctuées ,  sont  noires  , 
lisses  à  l'extrémité  et  sur  le  bord  intérieur.  Les  trois  pre- 
miers articles  des  antennes  sont  d'un  brun  mat  et  noirâtre  ; 
tous  les  autres  rougeâtres  et  luisants  ;  le  premier,  fortement 
comprimé  en  dessous  ,  rugueux  ,  denté  extérieurement,  est 
arrondi  à  l'extrémité  ;  les  suivants ,  d'un  brun  rougeâtre  , 
sont  cylindriques  et  finement  ponctués.  Le  corselet,  inégal, 
fortement  déprimé  sur  les  côtés ,  rugueux ,  légèrement 
échancré  antérieurement,  coupé  obliquement  aux  angles 
postérieurs,  se  termine  ensuite  carrément  :  il  a  au  sommet 
deux  impressions  semi-circulaires  assez  profondes,  placées 
transversalement ,  et,  dans  le  milieu  ,  une  petite  côte  lon- 
gitudinale peu  élevée ,  qui  n'atteint  ni  la  base  ni  l'extré- 
mité. Les  élytres ,  d'un  brun  rougeâtre ,  rebordées  ,  de  la 
largeur  du  corselet,  à  angles  numéraux  arrondis,  et  armées, 
à  chaque  bord  suturai ,  d'une  épine  très  aiguë  ,  sont  assez 


IivsfCTEs,  Pt.  52.  3 

fortement  rugueuses  dans  le  premier  quart  de  leur  lon- 
gueur, et  beaucoup  moins  ensuite;  elles  sont,  de  plus, 
presque  entièrement  couvertes  de  poils  fauves  ,  courts  et 
serrés  ;  des  poils  de  même  couleur  recouvrent  la  poitrine 
et  le  dessous  du  corselet;  en  dessus  et  sur  la  tète  ils  sont 
très  clair-semés.  Les  pattes  et  les  tarses  sont  d'un  brun 
noirâtre;  ces  derniers  sont  couverts,  en  dessous,  de  poils 
fauves  ,  ras  et  très  serrés»  La  ligne  de  séparation  qui  se 
trouve  entre  chaque  segment  abdominal  est  d'un  brun  rou- 
geâtre  et  brillant.  Ce  bel  insecte  faisait  partie  d'une  collec- 
tion que  j'ai  acquise ,  il  y  a  plusieurs  années,  et  qui  a  été 
recueillie  au  Brésil  par  M.  Dreux. 

LUCIEN  BUQUET. 

Juin  1840. 


.!/(/</    de  Zoolojie     /#4< 


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Mecosarthron     t*tph*ytwt  ****> 


Insectes,  Pl.  63.  1 

G.  TRIGONALIS.  Trigonalis.  Klug. 

Ayant  retrouvé ,  dans  une  boîte  où  je  Pavais  oublié ,  un 
Hyménoptère  brésilien  que  M.  le  docteur  Klug  m'avait 
donné  en  1837,  comme  étant  de  son  genre  Trigonalis ,  et 
sous  un  nom  spécifique  qui  a  été  égaré  ,  j'ai  reconnu  aisé- 
ment que  ma  Seminota  Leprieurii  est  de  ce  genre.  La  déno- 
mination assignée  par  le  savant  entomologiste  de  Berlin  a 
non  seulement  les  droits  de  la  priorité,  mais  elle  a,  de  plus, 
le  grand  avantage  de  ne  pas  être  provisoire ,  parce  qu'elle 
n'est  pas  l'expression  d'une  demi-connaissance.  Je  m'em- 
presse de  l'adopter  en  publiant  une  troisième  espèce  que  je 
dois  croire  indigène  ,  si  l'étiquette  fixée  à  l'épingle  de  mon 
exemplaire  unique  mérite  quelque  confiance.  Malheureu- 
sement cet  individu  est  un  mâle.  Celui  du  docteur  Klug  est 
du  même  sexe;  je  n'ai  pas  lu  ce  que  ce  savant  a  sans  doute 
écrit  sur  son  genre  Trigonalis ,  aussi  mes  doutes  primitifs 
sur  la  place  rationnelle  du  genre  subsistent  toujours.  L'ab- 
domen ,  que  j'ai  fait  dessiner  à  part ,  ne  ressemble  certai- 
nement pas  à  celui  d'une  Braconide. 

T.  de  Hahn.  T.  Hahnii.  Spinola. 

Dimensions,  —  Longueur  du  corps,  4  lignes;  ici.,  des 
antennes.  —  Largeur  du  vertex  et  du  deuxième  anneau  de 
l'abdomen  ,  2/3  ligne  ;  ici.  ,  du  corselet  à  l'origine  des  ailes, 
3/4  ligne. 

Formes  semblables  à  celles  de  notre  Trig.  Leprieurii 
(olim  Seminota).  Antennes  proportionnellement  plus  lon- 
gues et  plutôt  filiformes  que  fusiformes;  radicule  appa- 
rente. Tète  plus  petite  ;  yeux  et  ocelles  plus  grands  ;  vertex 
assez  convexe ,  presque  horizontal ,  en  rectangle  transver- 
sal ;  front  penché  immédiatement  en  bas  et  presque  verti- 
cal; deux  crêtes  longitudinales,  comprimées  et  tranchantes, 
1840.  13 


a  Insectes,   Pl.  53. 

derrière  les  trous  antennaires.  A  paît  cette  dernière  particu- 
larité ,  la  tête  de  notre  espèce  ressemble  plutôt  à  celle  de 
l'espèce  du  Brésil  qu'à  celle  de  la  Leprieurii.  Ecusson  plane 
et  penché  en  arrière.  Dans  l'espèce  du  docteur  Rlug  il  est 
proéminent;  son  dos ,  également  plane  ,  est  aussi  élevé  que 
le  disque  du  mésbthorax  ;  sa  face  postérieure  est  verticale. 
Ponctuation  du  corps  inapparente;  surface  lisse  et  luisante. 
t'oyez,  pour  les  autres  détails,  la  description  de  la  T.  Le- 
prieurii. {Ins.  ,  pl.  41.) 

Couleurs.  Antennes ,  corps  et  pattes  noirs  ;  les  quatre 
tarses  antérieurs  et  la  face  externe  des  tibias  de  la  première 
paire,  pâles;  ailes  hyalines;  une  grande  tache  enfumée 
sur  les  deuxième  et  troisième  cellules  cubitales ,  et  à  la  base 
de  la  radiale,  point  épais  et  nervures  noires. 

Sexe.  Un  mâle  que  j'ai  trouvé  dans  la  collection  des 
Hyménoptères  du  feu  docteur  Halin ,  avec  cette  étiquette 
de  la  main  de  l'ancien  possesseur,  BavN.  3108. 

EXPLICATION  DE  LA.  PLANCHE. 

Fig.  1  ,  Tvigonalis  Hahnii  c?  vue  en  dessus  et  considérablement 
grossie.  —  2  ,  dimensions  delà  grandeur  naturelle.  —  3,  Têlc  très 
grossie,  vue  de  profil.  —  4,  Abdomen  grossi,  vu  de  même. 

DE  SPI1NOLA. 

Octobre  i84q. 


</<t//  ds   Zoologie    iS^o  . 


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'IVio-onalis       /(a/utiï , 


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L\SECTUS  ,    I'L.    64.  i 

G.  NECTANÈBE.  Nectanebus.  Spinola. 

Les  caractères  du  genre  Nectancùus  ont  été  décrits  dans 
les  Jnn.  de  la  Soc.  entom. ,  t.  1  ,  p.  489  et  suiv.  Les  détails 
démontrent  que  les  Nectanèbes  tiennent  le  milieu  entre  les 
Philanthes  et  les  Cerceris;  ils  tiennent  des  premiers  parles 
ailes,  par  la  bouche,  par  les  tarses  antérieurs  et  par  l'ab- 
domen ;  ils  tiennent  des  seconds  par  la  tête ,  par  le  corselet 
et  par  la  plaque  anale  :  on  pourrait  les  regarder  comme 
des  Cerceris  à  ailes  de  Philanthes. 

N.  de  Fischer.  N.  Fis  chéri.  Spinola. 

Je  réunis  à  la  femelle  publiée  sous  ce  nom  dans  les 
Ann.  de  la  Soc.  ent. ,  loc.  cit. ,  n.  36,  le  mâle  du  numéro 
suivant ,  que  j'avais  nommé  Histrionicus ,  en  raison  du  sin- 
gulier mélange  de  ses  couleurs,  noire,  jaune  et  ferrugi- 
neuse ,  et  non  Histerisnicus,  nom  qui  ne  signifie  rien. 

Dimensions.  Longueur,  n  lignes  ;  largeur,  1  1/2  5  .  — 
Longueur,  6  lignes;  largeur,  1  ligne  à. — Egypte. 

Formes.  Tête  finement  ponctuée  ;  chaperon  trilobé  ;  lobes 
latéraux ,  transversaux ,  courts ,  échancrés  en  avant  ,P  ,  en- 
tiers <?  ;  lobe  médian  ,P  plus  large  que  long ,  arrondi  en 
arrière ,  fortement  rebordé  en  avant ,  rebord  saillant  et 
largement  échancré  ;  idem  <?  plus  long  que  large ,  bord 
postérieur  tronqué,  bord  antérieur  trigone ,  côté  intermé- 
diaire droit  et  un  peu  rebordé  ;  côtés  latéraux  en  arcs  de 
courbe  infléchis  dont  la  convexité  est  tournée  en  arrière  ; 
espace  inter-antennaire  caréné  ;  prothorax  comme  dans  les 
Cerceris.  Dos  du  mésothorax  lisse,  luisant,  n'ayant  que 
quelques  gros  points  enfoncés  clair-semés.  Dos  du  méta- 
thorax  terne  et  finement  pointillé;  pièce  médiane  triangu- 
laire ,  ayant  plusieurs  rides  transversales  sub-parallèles  ,  et 
un  seul  sillon  longitudinal  large ,  médian ,  et  n'atteignant 
pas  la  pointe  postérieure  ;  flancs  ?  renflés  en  dessous  et 
terminés  par  un  tubercule  aigu  et  spiniforme  ;  anneaux  de 
1840.  13 


2  Iksectes,  Yl    64. 

l'abdomen  bien  distincts ,  mais  sans  bourrelets  et  sans 
étranglements  :  le  premier  rétréci  à  sa  base  et  s'élargissant 
insensiblement  ;  le  deuxième  s'élargissant  en  arrière  beau- 
coup plus  rapidement  ;  maximum  de  largeur  à  la  jonction 
des  deuxième  et  troisième  anneaux;  troisième,  quatrième 
et  cinquième  à  côtés  presque  parallèles  ;  plaque  anale  supé- 
rieure trièdre  et  obtuse  ;  face  médiane  terne  et  ponctuée  , 
entière  £> ,  échancrée  <?  ;  faces  latérales  étroites  et  triangu- 
laires ;  arêtes  intermédiaires  très  saillantes.  Pattes  de  la 
forme  ordinaire. 

Couleurs,  Antennes  noires  2  ,  brunes  en  dessus  et  pas- 
sant insensiblement  du  jaune  au  brun  en  dessous  <?  :  les 
cinq  premiers  articles  testacéo-ferrugineux  2  ,  jaunes  c?. 
Tète  noire  ;  base  des  mandibules ,  chaperon  ,  orbites  inter- 
nes ,  bord  postérieur  du  vertex  ferrugineux  2  ;  mandibules, 
chaperon ,  face ,  carène  inter-antennaii  e  ,  une  ligne  tirée 
de  l'extrémité  de  cette  carène  à  l'ocelle  antérieur,  une 
tache  au  bord  interne  des  yeux  à  réseau ,  jaunes  <? .  Thorax 
noir  ;  prothorax  et  flancs  du  mésothorax ,  jaunes  et  tache- 
tés de  noir  j?  ;  au  milieu  de  l'écusson ,  une  tache  ferru- 
gineuse 2  ,  deux  taches  jaunes  <?.  Abdomen  ferrugineux  2  , 
jaune-orangé  <?  ;  bords  postérieurs  des  deuxième,  troisième 
et  quatrième  anneaux  ,  cinquième  et  sixième  entiers , 
noirs  2  ;  une  tache  bilobée  sur  le  premier  anneau ,  une 
bande  transversale  au  milieu  des  deuxième ,  troisième , 
quatrième  et  cinquième ,  bord  postérieur  du  sixième,  pla- 
que anale  supérieure ,  noirs  <?  ;  pattes  ferrugineuses  2  , 
jaunâtres  <?  ;  hanches  et  base  des  trochanters ,  noires  ; 
ailes  obscures  et  unicolores  2  ,  assez  claires  à  leur  base  et 
obscures  à  l'extrémité  cT  ;  nervures  noires  ;  point  épais , 
jaune  ;  poitrine  jaune  «T. 

Fig.  i,  N.  Fischeri,  o*.  i  a,  tarse  ant.  ;  i  b,  sixième  ann.  de  l'abd. 
et  plaque  anale  supe'r.  Fig.  2,  id.  d*7  ou  N.  histrionicus,  Soc.  ent.f 
s  a,  tarse  post    ;  2  b,  tête  de  face. 


Vaa.  Un  Zoologie    Mo 


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\(*claiH*I)US      Fuekeri,     .>/,,„„/<, 


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MAGASIN 


DE  ZOOLOGIE 


D'AMTOWE  COMPARÉE 


DE    PALEONTOLOGIE; 

DESTINÉ    A    FACILITE»     AUX    ZOOLOCISTES    I»E    TOI  S    LES    PAYS    LES    MOYENS    DE    PGBLIER 
LEURS  TRAVAUX,   LES    ESPÈCES    NOUVELLES    Ou'lLS    POSSÈDENT,   ET  A   LES  TENIR 
SURTOUT   AU    COURANT  DES  NOUVELLES  DÉCOUVERTES   ET    DES    PROGRÈS 
DE     LA    SCIE\CE. 

Par  UI.  F.-E.  Guériii-IfléncTilte. 


/[  LIVRAISON.  —  ANNÉE  \$/// 


s 


«s^e-s 


mammifères,  texte  et  pi.,  n° 
oiseaux,  texte  et  pi.,  n° 
reptiles  ,  texte  et  pi.,  n° 
poissons,  texte  et  pi.,  n° 
mollusques,  texte  et  pi.,  n° 


annélides  ,  texte  et  pi.,  n* 
crustacés,  texte  et  pi.,  n» 
arachnides,  texte  et  pi.,  n 
insectes  ,  texte  et  pi.,  n 
zoopiiytes  ,   texte  et  pi.,  n* 


,/*v-rfjf 


PARIS , 

ARTHUS   BERTRAND,    LIBRAIRE -ÉDITEUR, 

LIBRAIRE  DE  LA  SOCIÉTÉ  DE  GÉOGRAPHIE  , 

23,   RUE  UAUTFEULLE. 


PREMIERE  SERIE. —  AMEES 1831  A  1838, 


Le  magasin  de  zoologie  a  commencé  à  paraître  en  1831. 

Les  huit  années ,  1831  à  1838  ,  forment  la  première  série  de  ce  recueil ,  dont 
l'utilité  est  reconnue  et  garantie  par  cette  longue  existence.  L'empressement  que 
les  savants  et  les  zoologistes  de  tous  les  pays  ont  mis  à  l'enrichir  de  leurs  mémoires 
et  à  y  consigner  leurs  travaux  en  assure  désormais  la  réussite.  C'est  un  livre  indis- 
pensable à  toutes  les  personnes  qui  s'occupent  de  zoologie,  tant  à  cause  de  l'im- 
portance que  du  nombre  des  mémoires  qu'il  renferme;  il  est  aujourd'hui  le 
recueil  à  figures  le  plus  considérable  qui  existe. 

Cette  première  série,  terminée  par  des  tables  méthodique,  alphabétique  et  par 
noms  d'auteurs,  nécessaires  pour  la  facilité  des  recherches,  forme  8  volumes  in-8, 
ornés  de  635  planches  gravées  et  soigneusement  coloriées,  prix.     .     .     259  fr. 

Première   année,  1831,  80  planches,  25  fr.,  par  la  poste,  28  fr. 

Deuxième  année,  1832,  100  planches,  36  fr.,  »  42  fr. 

Troisième  année,  1833,  95  planches,  36  fr.,  »  42  fr. 

Quatrième  année,  1834,  54  planches,  18  fr.,  »  21  fr. 

Cinquième  année,  1835,  76  planches,  36  fr.,  »  42  fr. 

Sixième     année,  1836,  83  planches,  36  fv.,  »  42  fr. 

Septième    année,  1837,  69  planches,  36  fr.,  »  42  fr. 

Huitième    année,  1838,  78  planches,  36  fr.,  »  42  ù\ 

(  Mammifères,  i 

Première  section.  /  [Sjles'        [  U9  pl#'  3  vo1''  "  f*'  par  la  poste'  108  f* 
1  Poissons.       f 

Deuxième   section,  j  ^opUhYtesS'  1 162  p1''  3  vo,-'/*> 77  f*  50, par  la  poste,  85  f. 
/  Annélides.      i 

Troisième  section.  )  Arachnides    (  32 4  pl>' 6  vo1,  % l37  f*  50>par  la Poste>150  f- 
(  Insectes.        J 

mammifères,  30  planches.     .  .  22  fr.    »  c,  par  la  poste  24  fr.  »  c. 

oiseaux,          86  planches.  .  .  66  ù\     »  c,  »  70  fr.  »  c. 

reptiles,       16  planches.  .  .  12  fr.     »  c,  »  13  fr.  »  c. 

poissons,        17  planches.  .  .  12  fr.    »  c,  »  13  fr.  »  c. 

mollusques,  159  planches.  .  .  76  fr.  50  c,  »  80  fr.  »  c. 

zoopiivtes,       3  planches.  .  .  2  fr.     »  c,  »  2  fr.  50  c. 

annélides,       i  planche.  .  .  »  fr.  75  c,  »  1  fr.  »  c. 

crustacés,    27  planches.  .  .  13  fr.     »  c,  •  14  fr.  »  c. 

arachnides,    18  planches,  .  .  10  fr.     »  c,  »  il  fr.  »  c. 

insectes,     278  planches.  .  .  127  fr.  50  c,  »  135  fr.  »  c. 


Insectes,  Pi..  65  à  60.  1 

COLÉOPTÈRES  DU  MEXIQUE1  (2012). 

(PENTAMÈRES  CARABIQUES.) 

G.  MÉGACÉPHALE.  Megacephala  .  Latr. 

3.  M.  étroite.  \M.  angustata.  Chevr.3 

Affinis  M.  Mexicanae  nobis,  sed  longior  et  angustior.  Atra, 
palpis  ,  mandibulis ,  apicibus  exceptis ,  labio  ,  antennis 
f2-4°  <]ue  articulis  versus  apicem  nigro  maculatis ) ,  ma- 
cula luniformi  in  extremitate  elytrorum ,  pedibus  anoque, 
flavis.  Thorax  niger,  sulci's  duobus  Unea  dorsali  margineque 
cyaneis.  Elytra  nigra,  virescenti-cyanea,  punctis  projun- 
dis  et  c rebris  punclat a  usque  ad  médium,  et  ultra,  distan- 
tibus  decrescentibusque. 

Longueur,  19  millim.;  largeur,  6  millim.  —  Pi.  55. 
Elle  se  rapproche  de  beaucoup,  quant  à  la  forme,  de  la 
M.  Lebasii  de  Dejean;  les  élytres,  au  lieu  d'être  rugueuses 
comme  dans  cette  espèce,  ont  une  ponctuation  forte,  à  sur- 
face unie.  Noire  ,  bleue  sur  les  bords  latéraux  et  le  fond 
des  sillons  du  corselet ,  d'un  vert  bleuâtre  sur  la  marge 
des  élytres.  Tête  convexe,  allongée,  lisse,  deux  ou  trois 
plis  le  long  des  yeux  (verte  à  cet  endroit) ,  en  avant  et 
en  arrière  de  ceux-ci  est  un  point  enfoncé  ,  d'où  sort  un 
long  poil  ;  sur  l'occiput  une  ligne  longitudinale  obsolète  ; 
les  bords  antérieurs  et  latéraux  seulement  d'un  beau  bleu. 
Palpes  d'un  jaune  pâle  ,  très  poilues.  Mandibules  d'un 
jaune  foncé  brillant,  noirâtres  à  leur  extrémité  et  sur  les 

'  Ce  travail  fait  suite  aux  deux  centuries  de  Coléoptères  du  Mexi- 
que, publiées  par  M.  Chevrolat  (in-12,  Strasbourg,  1834  et  1835). 

3  Ce  nume'ro  indique  que  l'auteur  en  est  à  la  deux-cent-unième 
description  des  Coléoptères  du  Mexique, 

3  Le  numéro  qui  précède  le  nom  de  l'espèce  indique  que  c'est  la 
troisième  de  ce  genre  de'crite  dans  les  Coléoptères  du  Mexique. 
1841.  1 


2  Insectes,  Pl.  55  à  59. 

deux  dents  internes,  les  deux  carènes  extérieures  d'un  brun 
clair.  Lèvre  jaune,  luisante,  bordée  de  noirâtre  en  avant,  qua- 
tre dents  aiguës  sur  les  bords,  et  au-dessus  quatre  points  en- 
foncés tous  munisd'un  poil.  Antennes  jaunes,  les  deuxième, 
troisième   et   quatrième  articles  maculés  de  noir  avant  le 
sommet,  et  le  premier  article  a  le  dessus  bordé  de  cette  cou- 
leur.   Yeux  gros.  Corselet  aussi  large  antérieurement  que 
long  ,  rétréci  en  arrière  ,  avancé  et  arrondi  sur  le  milieu  de 
la  base  ;  on  voit  au-dessus  de  celle-ci  un  sillon  non  entier, 
qui  se  termine  en  dessous  à  l'insertion  de  la  patte,  sillon  an- 
térieur dirigé  anguleusement  vers  la  tête,  entre  la  ligne  dor- 
sale et  la  marge  (en  cet  endroit  le  corselet  est  longitudinale- 
ment  élevé,  et  forme  par  conséquent  un  plan  incliné  sur 
chaque  côté),  et  ensuite  delà  même  manière  dans  la  ligne 
dorsale  qui  est  étroite,  sillon  postérieur  à  peine  anguleux  sur 
la  ligne  ,  profond  sur  les  côtés  ;  d'un  noir  terne,  quelques 
reflets    verts   près  des   côtés ,  bord  antérieur  jaunâtre  à 
points  cannelés.  Elytres  longues, parallèles,  arrondies  régu- 
lièrement au  sommet  et  un  peu  obliquement  sur  le  dedans 
de  la  suture  ;  d'un  noir  mat,  couvertes  d'une  forte  ponctua- 
tion qui,  au  delà  du  milieu,  diminue  insensiblement  de 
grosseur  et  devient  espacée  vers  l'extrémité  ;  lunule  apicale 
d'un  jaune  foncé,  étroite,  non  arquée,  située  le  long  de  la 
marge.  Corps  en  dessous,  d'un  beau  bleu  luisant  changeant 
en  vert,  segments  abdominaux  ayant  des  crevasses  longitu- 
dinales fines,  les  quatrième,  cinquième  et  base  du  sixième 
noirs,  ridés  ;  la  presque  totalité  du  dernier ,  jaune,  évasée 
angulairement  à  l'extrémité  et   dentelée  sur  les    bords. 
Pattes,  trochanter  et  appendices  jaunes  ;  genoux  postérieurs 
un  peu  obscurs. 

Elle  se  rapproche  de  notre  M.  Mexicana  pour  la  cou- 
leur, et  de  la  M.  Lebasii  de  Dejean  pour  la  forme.  La 
ponctuation  des  élytres  la  distingue  suffisamment  de  l'une 
et  de  l'autre  espèce. 

Des  environs  de  Jalapa ,  enterre  froide,  où  elle  a  été 
prise  en  juin  par  M.  Auguste  Salle . 


Insectes ,   Pi,.   65  à  69.  3 

h.  M.  imprimée.  M.  impressa.  Chevrolat. 

Affinis  Meg.  Virginica? ,  glabra,  viridis  ;  caput  utrinque 
foveolis  duabus  intcr  oculos  ,  palpis  ,  mandibulis  dentibus 
exceptis,  labio  et  quatuor  primis  articulis  antennarwn; 
flavo  piceis.  Thorax  sulcîs  duobus  sinuatis ,  lineaque  dor- 
sali  anguste  ùnpressis.  FAytra  basi  valde  depressa ,  infra 
humerum  profunde  punclala ,  ultra  médium  ad  apicem 
punctulata ,  lunula  apicali  lata ,  recta,  anlice  truncala, 
margini  exteriori  adnexa ,  interne  obliqua,  ad  suluram 
desinentc  et  foraminata.  Corpus  viride,  pectore  medio  ab- 
dominis  segmentibus  posticis  piceis,  ultimo  jlavescenle. 

Longueur,  18  millim.  ;  largeur,  6  raillim.  —  PI.  56. 

D'un  vert  foncé  brillant.  Tête  raccourcie ,  large ,  deux 
fossettes  obliques,  impressionnées  davantage  sur  le  devant, 
offrant  deux  ou  trois  rides  extérieures  ;  on  en  voit  cinq  à 
six  autres  au-dessus  de  l'insertion  des  antennes  et  de  plus 
un  point  enfoncé,  près  du  bord  de  l'oeil.  Palpes  d'un  jaune 
obscur  ;  labiaux  longuement  poilus.  Mandibules  fortes , 
d'un  jaune  obscur,  les  trois  dents  internes  et  le  sommet,  à 
partir  de  la  dernière,  noirs.  Lèvre  jaune,  transverse,  droite, 
ayant  quatre  dents  peu  avancées,  noirâtres,  et  au-dessus 
du  bord  antérieur  quatre  points,  de  chacun  desquels  sort 
un  long  poil  blond.  Chaperon  anguleusement  cintré  sur  la 
tête,  d'un  vert  foncé  bleuâtre,  un  point  impressionné  près 
du  bord  et  assez  rapproché  de  l'insertion  de  l'antenne.  An- 
tennes d'un  jaune  terne,  les  quatre  premiers  articles  de 
couleur  de  poix  luisante.  Yeux  gros.  Corselet  un  peu  plus 
large  aux  côtés  antérieurs  que  haut,  rétréci  postérieure- 
ment, bi-sinueux  et  arrondi  sur  le  milieu  de  la  base,  avec 
un  petit  sillon  extérieur  ;  cylindroïde,  bordé  de  jaunâtre  et 
cannelé  de  points  par  le  haut  ;  élevé  longitudinalement  et 
incliné  entre  les  sillons,  le  plan  extérieur  est  plus  large,  sillon 


4  Insectes,  Vl.  55  à  59. 

antérieur  anguleux  de  chaque  côté  vers  la  tête,  anguleux 
ensuite  sur  la  ligne  dorsale  ;  tout  l'espace  compris  entre  ce 
sillon  et  le  bord  antérieur  violacé  ,  sillon  inférieur  très  im- 
pressionné latéralement  et  rectangulaire,  bleuâtre  dans  le 
fond ,  ligne  dorsale  entière.  Ecussor  jaunâtre ,  transversa- 
lement triangulaire.  Elytres  oblongues,  tronquées  au  som- 
met suturai,  couvertes  de  gros  points  profonds,  réticulés  ; 
ces  points  deviennent  insensiblement  moins  nombreux  et 
plus  petits  en  approchant  de  l'extrémité,  une  assez  forte 
dépression  basale  ;  vertes,  nuancées  de  bleuâtre  en  marge, 
violacées  sur  la  partie  dorsale  jusqu'aux  deux  tiers  de  leur 
longueur  ;  la  plupart  des  points  en  cet  endroit  sont  verts 
dans  renfoncement  ;  lunule  apicale  appuyée  à  la  marge, 
coupée  droit  par  le  haut,  dirigée  obliquement  sur  l'angle 
suturai  ;  vues  à  la  transparence,  elles  offrent  des  pores  agglo- 
mérés ;  épipleures  d'un  noir  un  peu  verdâtre,  dessous  du 
corps  d'un  vert  très  brillant,  poitrine  au  milieu,  quatrième 
et  cinquième  segments  de  l'abdomen  et  base  du  sixième 
d'un  noirâtre  de  poix;  celui-ci  est  presque  entièrement  d'un 
jaune  obscur  ;  quelques-uns  de  ces  segments  offrent  de  pe- 
tites rides  longitudinales.  Pattes  ,  trochanters  et  appendices 
d'un  jaune  obscur  luisant. 

Elle  se  rapproche,  pour  la  forme,  delà Meg.  Brasiliensis 
de  Rirby,  et  à  la  coloration  de  la  M.  Virginica  de  Fab.  Une 
femelle  unique  a  été  prise  par  M.  Auguste  Salle  en  allant 
de  la  Vera-Cruz  à  Mexico. 


IttsKCTES,  Pl.  55  à  5q.  5 

G.  CICINDÈLE.  Cicindela.  Linné. 
21.  C.   rayonnante.   C.  radians . 

Simillima  C.  Vasseleti  nob,  ,  thorace  elytrisque  brevioribus, 
his  in  margine  poslicali  rotundioribus.  Caput ,  rubro- 
cyaneo-viridique  splendido  varialwn ,  mandibulis  palpis- 
que  ut  in  specie  vicina  coloratis.  Thorax  sulcis  duobus  li- 
neaque  viridibus,  sulco  basait  extra  depresso,  vil  lis  duabus 
rubro  splendidis.  Scutellum  viride.  Elylra  subparallela , 
convcxa,  coloribus  pulcherrimis  insignita,  cumvitta  c'yanea 
versus  médium ,  quam  in  C.  Vasseleli  non  tam  sinuala  et 
extensa,  ex  humero  ad  extremitalem  sulurœ  ducta,  in  parte 
extrema  rubra,  punctala  (punctis  pupillatîs  viridibus,  ali- 
quoties  medio-cyaneis),  et  in  parte  interna  et  dorsali  pur- 
purea  vel  viridi-obscuraj  epipleuris  viridibus. 

Lateribus  thoracis  et  pectoris  rubro  nitido  et  splendi- 
dissimo)  abdomine  viridi-cyanescente. 

Longueur,  9  millim.  ;  largeur,  3  1/2.  —  Pl.  57. 
Tête  rouge  en  avant ,  d'un  vert  cuivreux  et  ridée  en 
dessus,  trois  taches  rouges  dont  une  sur  le  vertex  et  deux 
le  long  des  yeux,  au-dessous  desquels  on  voit  deux  autres 
taches  d'un  bleu  indigo  et  qui  s'étendent  au  delà  de  l'in- 
sertion des  antennes.  Palpes  d'un  jaune  d'ivoire,  pâles,  le 
dernier  article  des  labiaux  et  des  maxillaires  vert.  Man- 
dibules courtes,  n'étant  pas  aussi  arquées  et  surtout  si- 
nueuses au  milieu ,  comme  cela  a  lieu  chez  le  mâle  de  la 
C.  Vasseleti,  jaunes,  vertes  à  l'extrémité  ;  la  dent  apicale 
n'a  de  noir  que  le  sommet.  Lèvre  d'un  vert  obscur,  jau- 
nâtre sur  les  bords  latéraux  et  antérieurs,  non  dentée,  avec 
six  points  enfoncés,  ornés  chacun  d'un  long  poil,  et  dont 
les  quatre  du  milieu  sont  plus  rapprochés.  Chaperon  cintré, 
moins  anguleusement  que  dans  l'espèce  comparative.  An- 
tennes d'un  brun   noirâtre,   les  quatre   premiers  articles 


C  Insectes,  Pe.  56  à  50. 

d'un  vert  métallique  Corselet  plus  long  que  large,  arrondi 
sur  les  côtés  et  non  parallèle  entre  les  sillons,  comme 
dans  la  C.  Vasscleti,  le  sillon  antérieur  est  plus  rapproché 
du  bord  que  celui  qui  est  au  dessous  ne  l'est  de  l'inférieur; 
ce  dernier  est  déprimé  jusqu'à  la  base,  la  ligne  dorsale  est 
obsolète,  tous  trois  sont  verts  au  fond  de  la  dépression  ; 
chaque  tache  latérale  est  rouge,  allongée  et  est  limitée  aux 
sillons  ;  il  est  d'un  jaune  doré  sur  les  bords  latéraux,  d'un 
rouge  poli  très  éclatant  en  dessous ,  avec  quelques  poils 
blancs  près  de  la  carène.  Ecusson  vert.  Ely très  plus  courtes, 
plus  étroites  et  convexes  que  dans  la  C.  J^asseleti,  bien  plus 
arrondies  sur  le  sommet  extérieur  de  la  marge  ;  la  bande 
sinueuse  qui  part  obliquement  de  l'épaule  à  l'extrémité  de  la 
suture  est  verte  et  d'un  bleu  indigo  au  milieu;  cette  bande 
est  inoins  avancée  sur  l'étui,  son  bord  supérieur  est  mélangé 
de  vert  et  de  jaune  clairs,  mais  ces  couleurs  se  convertissent 
en  pourpre  velouté  sur  la  partie  dorsale,  et  chez  les  mâles 
cette  couleur  tourne  au  vert  obscur  ;  tout  l'espace  com- 
pris entre  la  bande  à  la  marge  est  rouge  pour  le  fond, 
marqué  de  points  verts  ocellés,  dont  quelques-uns  ont  une 
gouttelette  centrale  bleue.  Base  latérale  de  la  poitrine 
rouge,  abdomen  d'un  vert  bleuâtre.  Pattes  vertes  ou  d'un 
rouge  cuivreux,  jambes  et  tarses  noirâtres,  les  trois  articles 
antérieurs  des  mâles  violacés,  modérément  dilatés,  allongés 
et  poilus  sur  le  côté  interne,  le  troisième  est  moitié  moins 
long  que  le  premier. 

Elle  se  placera  après  la  C.  Vasseleti ;  elle  habite  sans 
doute,  comme  la  précédente,  les  sables  des  bords  de  la  mer  ; 
j'ignore  en  quel  endroit  elle  a  pu  être  trouvée  par  M.  De- 
lattre  qui,  le  premier,  a  fait  connaître  cette  espèce. 

Nota.  On  a  oublié  d'indiquer  sa  grandeur  naturelle  sur 
la  planche  57. 


Insectes,  Pl.  55  à  59.  7 

22.  C.  de  Sommer.  C.  Sommeri1.  Mannerheim. 

Brunnco-obscura,  subtus  violaceo-micans,  albo-pilosa.  Caput 
planum,  minute  rugatum,  palpis  vîridibus,  labialibus  basi 
flavis,  mandibulîs  cxserlis,  valde  dentatis,  vîridibus  (den- 
tibus  alris)\,  externe  triangulatim  sulcatis  et  jlavidis.  Tho- 
rax vix  longior  lalitudine  ,  transverse  rimosus  ,  sulcis  duo- 
bus  sat  impressis  et  angulatim  ductis  in  linea  dorsah. 
Scutellum  triangulare  ,  obscure  rubrum.  Elytra  porrosa  , 
ad  apicem  obliquata  et  serrata  ,  cum  lunula  humerali , 
fascia  média  et  latescente  ad  suturam ,  sed  non  margini 
adnexa,  maculaque  subapicali  lateritiis  ;  pedes  violacei , 
trochanteribus  viridibus. 

Longueur,  12  millim.  j  largeur,  5. 

D'un  brun  cuivreux  opaque  ou  plutôt  d'un  vert  olive 
noirâtre.  Tête  très  finement  ruguleuse,  élargie  entre  les 
yeux,  avec  de  petites  rides  longitudinales  en  dessus.  Palpes 
d'un  vert  foncé  brillant  ;  labiaux,  à  l'exception  du  dernier 
article  ,  d'un  jaune  pâle  ,  hérissés  de  poils  blancs.  Mandi- 
bules fort  longues ,  très  aiguës  ,  excavées  triangulairement 
sur  le  dehors  de  la  base,  rougeâtres,  d'un  vert  cuivreux, 
brillant  en  dessus,  dents  internes  et  extrémité  vertes.  Lèvre 
avancée,  arrondie  et  inégale  en  devant,  d'un  violacé  obs- 
cur, six  points  en  dessus,  dont  les  quatre  centraux  se  trou- 
vent rapprochés;  tous  sont  munis  d'un  poil  blanc.  Chaperon 
arqué,  vert,  faiblement  sillonné  sur  le  bord,  un  sillon 
transverse  entre  les  antennes.  Antennes  d'un  brun  noirâtre, 
les  quatre  premiers  articles  violacés.  Yeux  grands,  globu- 
leux, proéminents,  noirs.  Corselet  aussi  haut  que  large, 
paraissant  cependant  un  peu  plus  allongé,  droit,  cylin- 
droïde  et  violacé  sur  le  bord  antérieur,  bi-sinueux,  arrondi 

1  Mémoire  sur  quelques  genres  et  espèces  de  Carabiques,  Bulletin 
de  la  Société  imp.  des  naturalistes  de  Moscou,  1837,  n.  2. 


8  Insectes,  Pl.  55  à  59. 

extérieurement  sur  la  base,  avec  quelques  sillons  trans- 
verses non  entiers  sur  celle-ci  ;  les  deux  sillons  dorsaux 
rentrent  angulairement  sur  la  ligne  longitudinale  qui  n'at- 
teint pas  le  haut;  l'antérieur  se  dirige  en  droite  ligne  et 
obliquement  au  dessous  de  l'angle  et  là  il  est  étranglé , 
l'inférieur  est  sinueux  et  profond  sur  les  extrémités ,  d'un 
cuivreux  rougeâtre  doré  à  cet  endroit,  bleuâtre  dans  le 
fond  ;  le  dessus  offre  des  crevasses  transverses  et  les  côtés 
quelques  poils  blancs  courts.  Ecusson  large,  triangulaire, 
d'un  rouge  cuivreux  un  peu  obscur.  Êlytres  une  fois  et 
demie  aussi  longues  que  la  tête  et  que  le  corselet  réunis,  du 
double  plus  larges  que  ce  dernier,  presque  droites  sur  le 
côté,  obliques  et  dentelées  depuis  le  sommet  de  la  marge 
jusqu'à  la  suture  ;  celle-ci  élevée,  lisse,  rougeâtre,  terminée 
par  une  épine  à  peine  saillante  ;  lunule  humérale  entière, 
avancée  en  dessous  jusque  vers  le  milieu  de  l'étui;  bande 
médiane  obliquant  vers  le  bas,  élargie  inférieu  rement  près 
de  la  suture,  ne  s'étendant  pas  sur  celle-ci  ni  sur  la 
marge,  et  une  grande  tache  angulaire  sur  le  haut,  ar- 
rondie d'autre  part ,  placée  près  le  sommet  de  la  marge, 
toutes  trois  de  couleur  de  brique ,  quelque  peu  convexes , 
à  pores  peu  évidents.  Epipleures  étroits  ,  unisillonnés,  noi- 
râtres, dilatés  subitement  vers  la  naissance  de  l'abdomen. 
Corps  violacé  ,  couvert  sur  les  côtés  de  poils  blancs  denses 
et  abaissés  ;  abdomen  rougeâtre  près  des  bords ,  dernier 
segment  jaunâtre.  Pattes  violacées,  cuisses  garnies  de  poils 
blancs,  antérieures  épaisses,  une  rangée  longitudinale  de 
points  sur  les  médianes,  les  trois  premiers  articles  des 
tarses  antérieurs  du  mâle  étroits  ,  longs  et  diminuant  d'é- 
tendue. 

J'ai  reçu  cette  belle  espèce  de  M.  Sommer  d'Altona  ;  elle 
lui  avait  été  adressée  des  environs  d'Oaxaca.  C'est  la  C. 
Hopfneri  du  catalogue  de  M.  le  comte  Dejean  ,  qui  l'a 
placée  entre  les  C.  d'Unnllei  et  unipunctata. 


Insectes,  Pl.  65  à  69.  9 

23.  C.  cuivrée.  C.  œrea,  Chevrolat. 

Lata,  rubro-olwacea.  Caput  planum,  labio  (unidenlalo,  nu- 
merosis  punctis  sub-marginalibus  impressoj,  dimidiaquc 
parte  mandibularum  basi  jlavis.  Thorax  brevis,pilis  albis 
indutus,  linea  dorsali  Umitata  sulcis  duobus,  cyaneis  et 
viridibus  infundo.  Elytra  lateribus  ampliata,  minutissime 
populosa ,  in  sutura  et  margine  rubro-micantia.  Corpus 
subtus  rubro  splendens,  albis  pilis  densis  vestitum,  abdo- 
mine  glabro,  violaceo  atque  viridi. 

Longueur,  17  millim.  5  largeur,  7.  —  Pl.  68. 

D'un  rouge  olivâtre  cuivreux.  Tête  large,  aplatie  en 
dessus,  ayant  entre  les  yeux  des  rides  nombreuses,  serrées, 
ligne  occipitale  courte ,  bordure  supérieure  des  yeux 
épaisse ,  d'un  vert  foncé  luisant.  Palpes  d'un  rouge  cui- 
vreux obscur,  premier  article  des  labiaux  ferrugineux, 
bérissé  de  longs  poils  blancs.  Mandibules  très  avancées , 
cambrées,  jaunes  à  partir  de  la  base  à  la  dernière  dent  in- 
terne, cuivreuses  en  dessus  au  milieu,  dents  internes  et  ex- 
trémité noires.  Lèvre  d'un  jaune  d'ivoire ,  droite  sur  les 
côtés,  angulaire  en  devant,  n'ayant  qu'une  seule  dent  mé- 
diane, environ  vingt  points  en  dessus,  posés  sur  deux  lignes 
trans verses.  Chaperon  anguleusement  cintré,  d'un  rouge 
vif,  léger  sillon  entre  la  base  des  antennes;  celles-ci  ont  les 
quatre  premiers  articles  d'un  rouge  cuivreux  poli;  troisième 
fort  long,  orné,  vers  le  milieu,  de  quelques  soies  blanches 
qui  se  retrouvent  encore  sur  le  quatrième  ;  suivants  d'un 
gris  soyeux.  Corselet  court,  aussi  haut  que  large,  bi-sinueux 
à  la  base,  cylindroïde  sur  la  tête  ;  sillons  également  distants 
des  bords  ;  l'antérieur  remonte  et  s'appuie  sur  l'angle,  l'in- 
férieur, très  profond  par  les  côtés,  remonte  vers  le  haut  ; 
l'un  et  l'autre  rentrent  angulairement  sur  la  ligne  dorsale, 
laquelle  est  limitée  aux  sillons;  leur  fond  est  mélangé  de 
bleu,  de  vert  et  d'un  peu  de  rouge  cuivreux  ;  marge  basale 


10  Insectes,  Vt.  55  à  59. 

d'un  rouge  vif;  il  est ,  extérieurement,  un  peu  plus  large 
entre  les  sillons,  finement  ruguleux  en  dessus,  couvert,  an- 
térieurement et  latéralement,  de  longs  poils  blancs  épais. 
Ecusson  grand  ,  triangulaire  ,  aigu  par  le  bas.  Êlylres 
ayant  à  peu  près  une  fois  et  demie  la  longueur  de  la  tête 
et  du  corselet,  très  élargies  au-dessous  de  l'épaule,  subi- 
tement dilatées  à  la  hauteur  de  la  naissance  de  l'abdo- 
men jusqu'au  sommet  de  la  marge,  étroitement  tronquées 
sur  l'extrémité  de  la  suture  ,  finement  denticulées  à  cet 
endroit ,  presque  planes  ,  offrant  un  grand  nombre  de 
petits  boutons  ;  marge  d'un  cuivreux  jaunâtre  ;  suture  éle- 
vée, d'un  rouge  vif,  terminée  par  une  petite  dent.  Corps, 
en  dessous,  d'un  rouge  de  feu,  très  velu  ;  abdomen  glabre, 
violacé  et  vert  foncé,  ridé  longitudinalement  ;  le  premier 
segment  a  une  forte  dépression  latérale,  les  troisième, 
quatrième  et  cinquième  se  recourbent  angulairement  sur  les 
côtés  à  leur  partie  inférieure  ;  le  dernier  a  une  fente  lon- 
gitudinale, il  est  dentelé  à  son  sommet.  Pattes  d'un  rouge 
cuivreux  brillant,  ayant  des  séries  longitudinales  de  points, 
garnies,  en  dessus  et  en  dessous,  de  poils  blancs. 

Je  dois  cette  espèce  bien  distincte  à  feu  de  Cristofori , 
de  Milan  ;  je  suppose  qu'elle  a  été  prise  à  Oaxaca  ;  je  la 
placerai  à  côté  de  la  C.  Purpurea  d'Olivier. 


I: x sectes  ,  Pl.  55  à  59.  11 

24.  C.  a  petites  lignes.  C.  tenuilineata .  Chevr. 

A(finis  cerle  C.  Fera?  nobis ,  sed  delineationibus  elytrorum 
angustioribus  albidioribusque.  Brunnea,  subvirescens  ;  ca- 
put  brève,  lalum,  sub-rugatum,  mandibulis  (  longissimis, 
dentatissimis)  lateribus ,  palpis  apice  exceptis ,  labioque 
eburneis.  Thorax  vix  latior  longitudine ,  sulcis  duobus  sub 
impressis  virescentibus ,  pilis  brevibus  albis  marginalibus. 
Elytra  obovata,  ultra  médium  subito  ampliata,  rugoso- 
punctata,  lunula  humerait  et  apicali  integris  a  margine 
sejunctis ,  fascia  média  perpendiculariter  curvatâ  juxla  su- 
turam ,  sulurd  elevata ,  viridi  nitidâ,  margine  punctatâ. 
Corpus  subtus  compressum ,  viridi-auratum  ,  dense  pilosum, 
anoflavescente.  Pedes  virides. 

Longueur,  13  millim.  j  largeur,  5  1/4. 

Elle  a  beaucoup  d'analogie  avec  notre  C.  Fera  ;  les  des- 
sins de  l'élytre,  au  lieu  d'être  jaunes  comme  dans  celle-ci, 
sont  blancs  et  plus  étroits  ;  ensuite  la  marge  est  inter- 
rompue entre  les  lunules,  tandis  que  dans  la  C.  Fera  la 
disjonction  n'a  lieu  qu'au  dessus  de  la  lunule  apicale.  D'un 
brun  vert  olive.  Tête  aplatie,  large,  à  peine  ridée  le  long 
des  yeux.  Palpes  maxillaires  d'un  jaune  roux,  les  deux 
derniers  articles  verts  ;  labiaux  d'un  jaune  pâle,  dernier  ar- 
ticle vert.  Mandibules  fort  longues,  aiguës,  jaunes  sur  le 
côté  ,  vertes  en  dessus,  noires  depuis  la  dernière  dent  in- 
terne jusqu'au  sommet.  Lèvre  d'un  jaune  d'ivoire,  trans- 
verse, droite  sur  le  côté,  environ  i6points  et  autant  de  poils 
d'un  blanc  pâle  placés  au  dessus  du  bord  antérieur.  Chape- 
ron presque  droit,  d'un  rouge  de  feu.  Antennes  d'un  brun 
terne ,  les  quatre  premiers  articles  d'un  beau  vert,  troisième 
et  quatrième  longs.  Yeux  un  pendéprimésen  dessus, gros  en 
dessous,  livides;  bord  supérieur  vert,  lisse,  ayant  un  point 
impressionné.  Corselet  un  peu  plus  large  que  haut,  droit 
sur  les  bords ,  sillon  antérieur  angulaire  sur  la  ligne  dor- 


12  Insectes,  Pl.  65  à  69. 

sale  qui  est  obsolète,  postérieur  droit,  verdâtre  dans  le 
fond,  assez  distant  du  haut  et  du  bas,  quelques  poils  blancs, 
roides,  sur  les  côtés  ;  il  est  couvert  de  petites  crevasses  ru- 
guleuses  et  trans verses.  Écusson  triangulaire.  Élytres  obo- 
valaires,  légèrement  convexes,  élargies  subitement  au  delà 
du  milieu,  arrondies  obliquement  au  sommet  de  la  marge 
et  finement  denticulées,  ruguleuses,  inégales,  couvertes  de 
petits  boutons  et  points  assez  rapprochés  ;  épine  suturale 
aiguë;  suture  élevée  d'un  vert  foncé  luisant,  rougeâtre,  vue 
de  profil  ;  marge  mince,  d'un  vert  lisse,  ayant  une  rangée 
de  points  serrés  près  de  l'épaule  et  espacés  vers  le  milieu  ; 
lunule  numérale  très  arquée,  plus  avancée  en  dessous;  celle 
apicale  est  droite  oblique  en  dessus,  marge  élargie  à  son 
extrémité  inférieure  ;  de  son  commencement  part  une  bande 
transverse  qui  se  dirige  perpendiculairement  et  se  recourbe 
en  avoisinant  la  suture.  Epipleures  étroits,  d'un  vert  rou- 
geâtre obscur.  Corps  plan,  latéralement  revêtu  de  poils 
denses  d'un  blanc  sale ,  rouge  et  vert  doré  brillant  sur  les 
côtés  du  corselet,  de  la  poitrine  et  des  hanches  ;  bord  infé- 
rieur des  quatrième,  cinquième  et  sixième  segments  d'un 
jaune  orangé ,  extrémité  du  dernier  échancrée  angulaire- 
ment.  Pattes  longues,  surtout  les  postérieures,  vertes;  ap- 
pendices postérieurs  violacés. 

Des  environs  de  Tampico.   Je  la  classerai  après  la  C. 
Fera. 


Infectes,  Pl.  55  à  59.  13 

25.  C.  humérale.   C.  humeralis.  Chevrolat. 

Affinis  C.  Flavo  punctata?,  Nob.  Atro-brunnea,  labio,  primo 
articulo  pa/porum  lahialium,  mandibulis  dentibus  exceptis, 
in  elylro  lunula  humer ali  et  maculis  tribus  rotundatis  qua- 
rum  duabus  submarginalibus ,  flans.  Thorax  cylindricus, 
vix  longior  latiludine,  linca  dorsali  tenui,  limitata  sulcis 
duabus  transver s alibus,  his  sal  remotis  a  margine.  Corpus 
subtus  rubro-micans,  abdomine  violaceo ,  jlavicante  apicej 
pedes  cuprcij  tibiis  viridibus. 

Longueur,  10  millim.  ;  largeur,  3  1/2.  —PI.  69. 

D'un  brun  foncé  presque  noirâtre.  Télé  allongée,  élevée 
longitudinalement  et  très  finement  ridée  en  dessus,  ornée 
de  couleurs  métalliques  brillantes  en  avant  ;  les  côtés  sont 
aussi  ridés,  d'un  vert  rougeâtre  brillant  avec  une  sorte  de 
strangulation  en  arrière  des  yeux  ;  près  de  leur  bord  supé- 
rieur et  sur  la  partie  avancée  et  arrondie  est  un  point  en- 
foncé ,  sillon  transverse  étroit  entre  les  antennes.  Palpes 
ayant  le  dernier  article  vert  ;  labiaux  jaunes  ;  maxillaires 
d'un  jaune  roux.  Mandibules  longues,  croisées  angulaire- 
înent  l'une  sur  l'autre,  jaunes,  leurs  dents  et  l'extrémité 
noires,  vertes  en  dessus  et  seulement  près  de  la  dernière  dent 
interne.  Lèvre  subangulaire  et  inégale  en  avant,  droite  sur 
les  côtés,  noirâtre  sur  le  bord  antérieur,  avec  six  points  en 
dessus,  qui  tous  reçoivent  un  poil  blanc.  Chaperon  arqué 
anguleusement  vers  le  sommet,  d'un  vert  cuivreux  poli. 
Antennes  d'un  vert  noirâtre  métallique,  troisième  article 
long,  courbe.  Yeux  livides,  très  saillants  et  arrondis  en 
dessous,  leur  bord  supérieur  aplati  et  d'un  cuivreux  bril- 
lant. Corselet  à  peu  près  une  fois  et  demie  aussi  long  que 
large,  droit  et  cylindroide  sur  la  tête,  droit  sur  la  base, 
mais  légèrement  sinueux  et  avancé  en  dehors,  avec  un  faible 
sillon  en  dessus,  élargi  sur  les  côtés  entre  les  deux  sillons 
transverses,  convexe  et  ridé  transversalement  entre  ceux-ci 
et  la  ligne  dorsale  qui  est  étroite,  non  entière  ;  le  sillon  an- 
térieur se  dirige  obliquement  de  chaque  côté  sur  la  ligne,  et 


14  Insectes,  Pl.  55  à  59. 

il  est  étranglé  sur  les  côtés  en  dessous  de  l'angle  ;  le  sillon 
postérieur  est  presque  droit,  très  impressionné  aux  extrémi- 
tés ;  ces  sillons  ont  leur  fond  d'un  vert  un  peu  rougeâtre,  le 
bord  antérieur  et  postérieur  est  seulement  de  cette  dernière 
couleur.  Ecusson  assez  grand,  droit  latéralement,  coupé 
obliquement  sur  les  côtés  postérieurs  et  terminé  en  pointe  ; 
d'un  brun  noirâtre,  bleuâtre  à  sa  base.  Èljtres  une  fois  et 
demie  aussi  longues  que  la  tête  et  que  le  corselet  ;  parallèles, 
arrondies  régulièrement  au  sommet  de  la  marge,  avancées 
obliquement  et  se  terminant  sur  la  suture ,  en  pointe  assez 
aiguë,  mais  non  isolée  ;  très  finement  denticulées  à  l'extré- 
mité ;  une  dépression  basale,  assez  forte  sur  le  dedans  de 
l'épaule  ;  elles  sont  convexes  sur  le  dos,  d'un  brun  noirâtre; 
leur  ponctuation  est  obsolète,  poreuse  et  assez  régulière- 
ment espacée  ;  la  lunule  numérale  est  jaunâtre,  a  la  forme 
d'un  C  long  dont  la  tête  serait  peu  avancée  ,  tandis  que 
sa  partie  inférieure  se  terminerait  par  un  pâté;  deux  taches 
submarginales  jaunâtres  et  arrondies  ,  dont  l'inférieure 
avoisine  le  sommet  de  la  marge  ;  au  dessous  de  la  médiane, 
vers  le  milieu  de  l'étui,  mais  plus  près  de  la  suture,  est  une 
autre  tache  arrondie,  beaucoup  plus  petite;  on  aperçoit 
entre  l'une  et  l'autre  quelques  vestiges  de  parties  jaunes  qui 
doivent  former,  chez  des  exemplaires  mieux  caractérisés , 
une  sorte  de  bande  trans verse  qui  doit  se  recourber  en  des- 
sous en  forme  de  crochet  ;  la  suture  est  élevée,  lisse,  rouge. 
Epipleures  d'un  beau  vert,  élargis  et  rouges  à  la  naissance 
de  l'abdomen.  Corps  en  dessous  d'un  rouge  vif  et  luisant, 
vert  sur  le  milieu  du  corselet  et  de  la  poitrine,  abdomen 
violacé,  anus  jaunâtre,  côtés  couverts  de  poils  blancs. 
Pattes  poilues,  cuisses  d'un  rouge  métallique,  antérieures 
épaisses,  jambes  vertes,  les  trois  premiers  articles  antérieurs 
des  mâles  longs  et  étroitement  dilatés  en  dehors ,  appen- 
dices postérieurs  rouges. 

Elle  se  rapproche  assez  de  notre  C.  flavo-punctala  ,  mais 
celle-ci  a  les  étuis  plus  longs,  beaucoup  plus  larges  et  apla- 


Insectes,   Vl.  55  à  69.  15 

tis  ;  la  couleur,  pour  le  fond,  est  un  mélange  de  rouge ,  de 
vert  et  de  jaune,  leurs  points  sont  tiquetés  de  bleu  et  entou- 
rés d'un  anneau  vert,  tandis  que  les  étuis  de  la  C.  humeralis 
sont  d'un  brun  noirâtre  unicolore,  à  ponctuation  poreuse 
et  obsolète.  Elle  devra  être  placée  à  côté  de  la  C.  Incerta. 
Nota.  On  a  oublié  d'indiquer  sa  grandeur  naturelle  sur 
la  planche  59. 

26.  C.  de  Cristofori.  C.  Cristoforii.  Chevrolat. 

Sinùllima  C.  marginatae,  Fab.,  viridi  obscurci  ;  labio  ,  man- 
dibulis  basi,  palpis  ultimo  crticulo  excepto  ;flavis.  Thorax 
limbo  antico  et  postico  nitidior,  inter  sulcos  transverse  ru- 
gatus,  linea  longitudinali  limitata  sulcibus,  sulco-basali 
medio  lateribusque  impresso.  Elytra  ante  médium  paullo 
amplicata,  apice  obtuse product a  inter  marginem  et  sutu- 
7'am,  lunula  humcrali  litteram  C  efficiente,  lunula  apicali 
intégra,  product  a,  fascia  média  inobsoletum  hamumjuxta 
suturam  curvata,  totoque  margine  laterali ;  flavis.  Corpus 
pilis  densis  albis  vestitum,  medio  viridi  nitens.  Pedes  longi, 
trochanteribus  coccineis. 

Longueur,  13  millim.;  largeur,  5. 

D'un  vert  olivâtre  terne.  Tête  finement  ruguleuse ,  très 
élrgie  entre  les  yeux  ,  déprimée  sur  ceux-ci,  deux  points 
sur  leur  bord,  rides  crevassées  sur  les  côtés  postérieurs,  d'un 
cuivreux  brillant  sur  le  bord  supérieur  des  yeux,  couverte  de 
poils  assez  serrés  d'un  blanc  sale.  Palpes  d'un  jaune  pâle,  le 
dernier  article  des  maxillaires  et  des  labiaux  d'un  beau  vert. 
Mandibules  fort  longues,  jaunes  à  la  base,  au  côté  et  jusqu'à 
la  dernière  dent  interne,  vertes  en  dessus,  la  dent  terminale 
entièrement  noire,  les  autres  n'ont  que  leurs  extrémités  de 
cette  couleur.  Lèvre  avancée  ,  droite  latéralement  et  en  de- 
vant, une  dent  médiane,  huit  ou  dix  poils  près  du  bord,  qui 
font  conjecturer  autant  de  points.  Chaperon  à  peine  cintré. 
Yeux  très  gros,  déprimés  en  dessus,  livides.  Corselet  plus  long 


/6  Insectes-,  Pjt..  55  à  59. 

que  large,  ridé  transversalement  entre  les  sillons,  ligne  dor- 
sale étroite,  limitée  par  ces  derniers,  supérieur  peu  profond, 
faiblement  étranglé  par  l'angle  antérieur,  anguleux  sur  le 
bord  de  la  ligne,  sillon  postérieur  fortement  impressionné 
au  milieu  et  aux  extrémités,  déprimé  jusque  sur  la  base  ; 
bords  antérieur  et  postérieur  d'un  cuivreux  lisse,  brillant, 
ruguleux  et  ponctué  latéralement.  Êcusson  cuivreux  ,  mais 
triangulaire,  grand.  Élylres  obovalaires,  à  peine  élargies  au 
milieu  et  au  sommet  de  la  marge,  avancées  en  angle  obtus 
entre  la  marge  et  la  suture,  faiblement  déprimées,  convexes 
sur  le  dos ,  couvertes  de  petits  points  élevés  ,  égaux ,  nom- 
breux, en  forme  de  râpe,  base  déprimée  extérieurement, 
quelques  points  enfoncés,  assez  grands  au  fond  de  la  dépres- 
sion; lunule  numérale  commençant  à  la  base  par  une  tache 
triangulaire,  disjointe  à  l'épaule,  obliquement  linéaire  en 
dessous  ,  à  coude  droit ,  lunule  médiane  dirigée  vers  l'écus- 
son  formant,  au  dessous  du  coude  de  la  précédente,  une  sorte 
d'hameçon  obsolète  ;  le  crochet  en  est  plus  net  et  avoisine  la 
suture  ;  lunule apicale  ayant  la  branche  supérieure  avancée  et 
opposée  à  l'angle  marginal  ;  l'autre  suit  le  bord  et  se  termine 
su  r  la  suture,  la  marge  s'élargit  entre  les  lunules  numérale  et 
posticale;  tous  ces  dessins  sont  d'un  jaune  pâle.  Corps  en 
dessous,  couvert  de  poils  blancs,  courts ,  serrés,  d'un  vert 
doré,  lisse,  brillant  sur  le  milieu  de  la  poitrine,  du  sternum 
et  de  l'abdomen .  Pattes  longues ,  j  ambes  antérieures  épaisses, 
tarses  grêles;  trochanters  et  appendices  postérieurs  écarlates. 

Femelle.  Elle  se  placera  à  côté  de  la  C.  marginata,  dont  elle 
se  rapproche  infiniment  ;  elle  s'en  distingue  par  sa  taille  plus 
petite.  Le  corselet  de  la  C.  marginata  est  d'un  vert  foncé  uni- 
colore;  les  élytres  sont  parallèles  ,  tronquées  obliquement 
sur  la  suture  ;  une  petite  dent  échancrée  à  sa  base  ;  leur 
ponctuation  est  plus  forte  et  nombreuse. 

Elle  se  trouve  probablement  à  Oaxaca  ;  je  la  tiens  ,  ainsi 
que  la  précédente,  de  feu  M.  Cristofori  de  Milan  ,  qui  n'a- 
vait que  ce  seul  exemplaire. 


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I.\sti  i  hs     Vl.   GO.  1 

DESCRIPTION 

de  deui  nouveaux  Méi.asomls  du  genre  adesmie,  l'ischei  ; 
tau  F.  DE  BRÈME. 

G.  ADESMIE.  Adesmia.  Fischer. 

A.  élytres  blanches.  A.  candidipennis. 
De  Brème. 

Oblongo-ovalis ,  ad  partem  posticam  dilatata  ;  capite  et  tho- 
race  nigris,  valde  irre guîaribus  punctis  notai is  ;  eljlris 
albissimis,  ad  latera  dilatatîs,  et  rétro  acutis  ; partibus  in- 
ferioribus  et  pedibus  prorsus  nigris  et  lucentibus  ;  tibiis 
anticis  brevi&simis. 

lieue  zoologique  par  la  Société  Cuvierienne ,  1840,  p.  112. 
Longueur,  25  millimètres;  largeur,  12  millimètres  1/2. 

Ovale  assez  large  à  la  partie  postérieure. 

Tête  noire,  vétrécie  en  avant,  et  sensiblement  embrassée 
dans  l'échancrure  du  thorax. 

Épis  tome  sans  échancrure  antérieure,  sinué  latéralement, 
avec  un  petit  sillon  presque  longitudinal.  Front  et  vertex 
irrégulièrement  ridés  et  ponctués.  Deux  fossettes  orbicu- 
laires  à  bords  légèrement  carénés ,  formant ,  en  avant  des 
yeux  et  de  chaque  côté  ,  deux  fortes  saillies  sous  lesquelles 
s'articulent  les  antennes. 

Labre  transverse ,  faiblement  échancré  en  avant  et  à  ligne 
médiane  supérieure  légèrement  élevée. 

Menton  profondément  bilobé  et  à  échancrure  angu- 
leuse. 

Prothorax  convexe  ,  entièrement  noir ,  à  ponctuation  fine 
et  écartée  dans  le  milieu ,  plus  rapprochée  sur  les  côtés , 
1841.  2 


GO. 


notablement  transversal  et  rétréci  en  arrière.  Angles  anté- 
rieurs très  saillants ,  embrassant  la  tête  et  semblant  même 
couvrir  une  partie  des  yeux.  Bord  antérieur,  compris  entre 
ces  angles,  garni  de  cils  blancs  très  courts  et  serrés. 

Éljtres  d'un  blanc  pur,  très  faiblement  variolées,  con- 
vexes ,  s'élargissant  notablement  vers  la  moitié  de  leur  lon- 
gueur, et  se  rétrécissant  ensuite  vers  le  bas ,  qui  se  prolonge 
eu  une  pointe  légèrement  relevée.  Parties  latérales  forte- 
ment embrassantes  et  à  rebords  faiblement  marqués. 
Angles  numéraux  larges  et  arrondis ,  et  ne  formant  pas  de 
saillie  vers  le  prothorax. 

Antennes, assez  courtes ,  grossissant  légèrement  à  l'extré- 
mité :  dixième  article  un  peu  plus  gros  que  le  neuvième. 

Tout  le  dessous  d'un  noir  brillant;  mésosternum  et  les  trois 
premiers  segments  de  l'abdomen  ridés  longitudinalement. 

Pattes  noires;  tibias ppstérieuxs filiformes  ;  les  antérieurs 
courts  et  sensiblement  renflés  vers  l'extrémité. 

Du  cap  Négro  ,  côte  de  Guinée. 


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A.  a  élytres  bordées.  A  marginipennis.  De  Bi . 

Oblongo-ovalis ,  quasi  parallela;  capite  et  thorace  nigris  et 
punctatis  ;  elytris  Jlavo-fuscis,  ad  basim  dilutioribus  ;  su- 
tura alba;  super  singulis  elylris  biais  costis  marginalibus 
a  luis,  ad  extremitatem  posteriorem  confusis ,  exlcrna  lar- 
giori  ;  partibus  inferioribus  et  pedibus  nigris. 

Revue  zoologique  par  la  Société  Cuvierienne ,  1839,  p.  1  1  2. 

Longueur,  16  millim.;  largeur,  Bmillim.  1/2. 

Ovale-oblongue ,  presque  parallèle. 

Tête  comme  dans  l'espèce  précédente.  Front  fortement 
ponctué .  Vertex  presque  lisse. 

Épistome  échancré  antérieurement  et  latéralement. 

Les  deux  impressions  longitudinales  à  peine  sensibles ,  et 
la  fossette  orbiculaire  moins  prononcée  que  dans  Y  A. 
candidipennis ,  mais  présentant  cependant  la  saillie  anté- 
rieure sous  laquelle  vient  s'articuler  l'antenne. 

Labre  avancé,  arrondi,  bombé  et  très  faiblement  sinué 
antérieurement. 

Menton  fortement  bilobé. 

Prothorax  transversal ,  presque  parallèle  ,  à  ponctuation 
écartée  sur  les  côtés  ,  à  peu  près  nulle  sur  le  milieu.  Angles 
antérieurs  saillants ,  embrassant  la  tête  et  bordés  de  cils 
blancs  très  courts. 

È ly très  non  dilatées ,  planes  sur  le  dos ,  rétrécies  en 
pointe  légèrement  relevée  postérieurement,  d'un  brun  jau- 
nâtre clair  vers  la  base ,  plus  obscur  et  testacé  inférieu- 
rement ,  suture  blanche.  Chaque  élytre  ayant ,  en  outre  , 
sur  les  parties  embrassantes  ,  deux  lignes  blanches  paral- 
lèles  très  rapprochées,  et  confondues   postérieurement; 

1841.  2 


2  Insectes,  Pl.  Gl. 

l'extérieure ,  qui  forme  le  bord  marginal ,  beaucoup  plus 
large  que  l'autre ,  qui  est  très  faiblement  relevée  en  arête. 
Entre  la  suture  et  cette  dernière  ligne  on  en  distingue  trois 
autres  qui  sont  blanchâtres  et  à  peine  visibles. 

Antennes  courtes  ,  le  dixième  article  plus  large  et  moins 
long  que  le  neuvième. 

Tout  le  dessous  noir,  ainsi  que  les  pattes. 

Cap  Négro  ,  côte  de  Guinée. 


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Adesmia 


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Insectes,   Pi..  02.  1 

G.  HEXODON.  Hexodon.  Olivier. 
H.  de  Montandon.  H.  MontandoniL  Buquet. 

H.  nigro-piceum  ;  antennis  palpisque  ferrugineis  ;  thorace 
lœvigato,  maculis  quatuor  lateribus  rufis  ;  elylris  rotundatis, 
margine  vittisque  quatuor  albidis. 

Longueur,  20  1/2  millim.;  largeur,  15  1/2  millim. 
Revue  zoologique  par  la  Société  Cuvierienne  ,  mai  1840,  p.  212. 

Il  est ,  en  dessus ,  d'un  brun  noirâtre  mat  et  entière- 
ment lisse.  La  tête  est  plate,  plus  large  que  longue  ,  avec 
une  petite  ligne  transversale  enfoncée  qui  est  interrompue 
dans  le  milieu  ;  le  chaperon  est  avancé ,  rebordé  en  dessus 
et  échancré  en  dessous.  Les  antennes  et  les  palpes  sont  d'un 
rouge  ferrugineux.  Le  corselet,  convexe,  très  dilaté,  du 
double  plus  large  que  long  ,  est  fortement  échancré  anté- 
rieurement et  entièrement  rebordé  ;  les  angles  sont  légère- 
ment arrondis,  et  près  de  chacun  d'eux  se  trouve  une  tache 
assez  large  d'un  rouge  brique  ,  un  peu  moins  apparente  en 
dessous  qu'en  dessus  du  corselet.  L'écusson  est  trois  fois 
plus  large  que  long ,  triangulaire  et  d'un  noir  d'ébène  très 
brillant.  Les  élytres,  d'un  noir  bleuâtre  ,  convexes ,  un  peu 
plus  larges  que  le  corselet,  à  angles  numéraux  arrondis  et 
rebordées  sur  les  côtés,  sont  ornées,  chacune,  de  cinq  raies 
longitudinales,  légèrement  cannelées ,  assez  larges  et  cou- 
vertes d'une  sorte  de  poussière  blanchâtre.  La  première  de 
ces  raies ,  située  près  de  la  suture ,  va  converger  avec  la  cin- 
quième ,  qui  remonte  le  long  de  la  bordure,  se  bifurque 
ensuite  non  loin  des  angles  huméraux ,  et  dans  l'espace 
ménagé  par  cette  bifurcation ,  on  voit  quelques  rides 
transversales  assez  bien  marquées.  Les  trois  autres  raies 
1841.  3 


2  Insectes,  Vl.  6& 

sont  espacées  également  et  n'atteignent  pas  l'extrémité  des 
élytres.  Le  dessous  du  corps  et  les  pattes  sont  d'un  brun 
noirâtre  très  brillant ,  et  de  dessous  les  bords  latéraux  du 
corselet  s'échappent  de  longs  poils  fauves  et  roides  ;  quel- 
ques-uns se  rencontrent  aussi  sur  les  jambes  et  les  cuisses, 
surtout  aux  pattes  antérieures. 

J'ai  dédié  cet  insecte  remarquable ,  qui  vient  de  Mada- 
gascar, à  M.  Montandon ,  qui  a  bien  voulu  en  enrichir  ma 
collection.  Il  complète  la  monographie  de  ce  genre  cu- 
rieux ,  qui  se  compose  aujourd'hui  des  quatre  espèces  sui- 
vantes :  H.  reticulatum  et  unicolor,  Olivier;  H.  Kùùii, 
Hope  ,  et  Montandonii ,  Buq. 

LUCIEN  BUQUET. 


Juillet  1840, 


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Insectf.s,  Pt.  63. 


DESCRIPTION 

d'un  genre  nouveau  de  Longicokisks  ,  de  la  tribu  des  Prioniem  , 
Par  M.  LUCIEN  BUQUET. 

G.  STIPH1LUS.  Stiphilus.  Buquet. 

Tète  assez  forte,  arrondie;  mandibules  petites ,  arquées, 
pas  tuberculées  extérieurement.  Palpes  presque  égaux, 
cylindriques,  l'article  terminal  obeonique ,  légèrement 
tronqué. 

Antennes  glabres ,  plus  courtes  d'un  tiers  que  le  corps , 
de  onze  articles ,  le  premier  assez  grand,  en  cône  renversé, 
le  second  très  petit ,  plus  large  que  long ,  les  trois  suivants 
allongés,  à  peu  près  de  même  longueur,  légèrement  com- 
primés ,  ceux  de  six  à  dix  très  larges  ,  presque  carrés,  très 
aplatis ,  à  peu  près  égaux ,  nullement  épineux ,  le  onzième 
plus  long  de  moitié ,  un  peu  moins  large  ,  fortement  échan- 
cré  au  bord  externe ,  légèrement  denté  au  bord  interne  , 
tronqué  et  obliquement  éebancré  à  l'extrémité. 

Corselet  dilaté  latéralement ,  plus  large  que  la  tête,  lisse, 
uniépineux  sur  les  côtés  et  un  peu  au  delà  du  milieu ,  angles 
postérieurs  fortement  éebancrés,  aigus. 

Ecusson  assez  petit ,  triangulaire ,  un  peu  plus  long  que 
large. 

Présternum  peu  ou  point  saillant ,  ne  s'avançant  pas  en 
arrière  au  delà  de  l'insertion  des  pattes. 

Mésosternum  légèrement  bombé ,  n'offrant  aucune  es- 
pèce de  saillie. 

Elytres  allongées ,  rebordées ,  arrondies  à  l'extrémité , 
ainsi  qu'aux  angles  buméraux ,  se  rétrécissant  à  peine  de  la 
base  à  l'extrémité. 

Pattes  moyennes ,  mutiques ,  point  en  massue  brusque  , 
1841.  3 


2  Insectes,   Pi,.  03. 

assez  fortement  comprimées  dans  toute  leur  longueur. 
Tarses  peu  élargis ,  le  deuxième  article  plus  court  que  les 
autres. 

Corps  duveteux,  luisant,  dernier  segment  abdominal 
un  peu  arrondi  sur  les  côtés  ,  puis  coupé  carrément. 

Ce  genre  ,  que  j'ai  étudié  avec  soin ,  m'a  paru  devoir  être 
placé  ,  dans  Tordre  naturel ,  avant  le  genre  Rachidion,  avec 
lequel  il  a  le  plus  d'analogie  ;  il  en  diffère  cependant  par 
les  antennes  ,  qui  ne  sont  pas  dentées  extérieurement ,  par 
la  forme  des  articles  dont  elles  se  composent ,  par  l'absence 
totale  de  protubérance  sternale. 

S.  A  quatre  points.  S.  quadripunctatus .  Buquet. 

S .  oblongus,  cylindricus,  niger,  nitidus,  thorace  quadrato  , 
spinoso  ,  elytris  lœvigatis  apice  rotundatis,  maculis  quatuor 
ovatis  albidis. 

Longueur,  26  1/2  millim.  ;  largeur,   8  1/2  millim. 

Revue  zoo  logique  par  la  Société  Cuvierienne ,  1840  ,  p.  172. 

Cet  insecte ,  de  forme  très  allongée  ,  est  d'un  beau  noir 
brillant.  La  tête  a  une  ligne  longitudinale  enfoncée  entre 
les  antennes,  sur  le  vertex,  une  élévation  en  forme  de  V,  et, 
en  avant ,  près  de  chacun  des  angles  du  chaperon,  non  loin 
de  l'insertion  des  antennes ,  un  gros  point  enfoncé.  Les  cinq 
premiers  articles  des  antennes  sont  très  brillants,  les  sui- 
vants d'un  noir  mat ,  en  dessus  et  en  dessous  ;  le  dernier 
disposé,  par  son  échancrure,  de  manière  à  simuler  un 
douzième  article.  Le  corselet  est  un  peu  plus  large  que  long, 
lisse ,  presque  cylindrique ,  uniépineux  latéralement ,  for- 
tement échancré  aux  angles  postérieurs,  qui  sont  aussi 
très  aigus,  et  l'on  voit  à  l'extrémité  une  impression  trans- 
versale étroite,  triangulaire  au  milieu.  L'écusson  est  mat, 
en  triangle  peu  allongé  et  entièrement  ponctué.  Les  élytres 


fallBCTBS,    Pl.    U3.  :{ 

sont  plus  larges  d'un  quart  que  le  corselet ,  lisses ,  cylin- 
driques, parallèles;  elles  ont  une  impression  profonde  aux 
angles  numéraux  :  sur  chacune  se  trouvent  deux  très  pe- 
tites taches  ovales ,  brillantes  et  d'un  blanc  d'ivoire,  qui 
paraissent  comme  incrustées  dans  les  élytres;  la  plus 
grande ,  située  au  milieu ,  est  assez  rapprochée  de  la  su- 
ture ;  la  seconde ,  qui  est  plus  petite  et  placée  obliquement , 
un  peu  plus  bas ,  se  trouve  au  milieu  de  l'espace  compris 
entre  la  première  tache  et  la  bordure.  Les  pattes  sont 
comprimées  dans  toute  leur  longueur,  et  les  jambes  fine- 
ment ponctuées.  Le  dessous  du  corps ,  d'un  noir  brun ,  est 
couvert  d'un  léger  duvet  gris ,  court  et  très  serré ,  qui  lui 
donne  un  aspect  velouté. 

Ce  bel  insecte  vient  du  Brésil;  il  m'a  été  donné  par 
M.  Petit  de  la  Saussaye ,  qui  s'occupait  autrefois  d'ento- 
mologie ,  et  qui  est  aujourd'hui  l'un  de  nos  conchyliolo- 
gistes  les  plus  distingués. 

LUCIEN  BUQUET. 

Juin  1840. 


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Si  i  phi  lus      (juadriftuu  tatou  ,     **nm 


1  .ft,-m.'ii.f  tôt/-. 


Insectes,  Pi..  Ù4  et  65.  1 

COLÉOPTÈRES  DU  MEXIQUE'  (2092). 

(PENTAMÈRES  CARABIQUES  ET  HYDROCANTHARES.) 

MORION.   Morio.  Latreille. 
1.  M.  en  coeur3.  M.   cordatus.   Chaudoir4. 

Niger,  nitidus.  Caput  antice  profunde  bi-fulcatum ,  linea 
transversale  tenui ,  labio  subquadrato,  angulosc  emargi- 
nato ,  clypeo  tribus  impressionibus  elongatis.  Thorax  basi 
vix  lalior  longiludine,  valde  extensus  lateribus  anticis,  sul- 
cis  duobus  basalibus  et  linea  dorsali  haud  intégra  impres- 
sissimis.  Elylra  elongata,  subparallela ,  14  sulcala,  inter- 
stitiis  convexis ,  margine  lemniscata  et  in  medio  punctata. 
Corpus  glabrum.  Pedes  validi ,  tibiis  intermediis  ciliato- 
spinosis ,  tarsis  nigro-piceis,  posticis  planis  atque  latis. 

Mov.  elongatus,  Chevrolat ,  olim. 

Longueur,  17  millim.  ;  largeur,  6  1/2. 

Tûe  longue ,  inclinée ,  un  peu  atténuée  cylindriquement 
derrière  les  yeux  ;  deux  fossettes  antérieures  étroites ,  pro- 
fondes ,  prolongées  jusqu'à  la  hauteur  des  yeux ,  brisées 
obliquement  et  réunies  à  une  ligne  transverse;  sur  le  bord 
de  chaque  œil  est  une  carène  canal i culée  et  un  point  en- 

•  Ce  travailfait  suite  aux  deux  centuries  de  Coléoptères  du  Mexi- 
que ,  publie'es  par  M.  Chevrolat  (in-12,  Strasbourg,  1834  et  1835). 

a  Ce  numéro  indique  que  l'auteur  en  est  à  la  deux-cent-neuvième 
description  des  Coléoptères  du  Mexique. 

3  Le  numéro  qui  précède  le  nom  de  l'espèce  indique  que  c'est  la 
première  de  ce  genre  ddcrite  dans  les  Coléoptères  du  Mexique. 

4  Description  de  quelques  genres  nouveaux  et  de  quelques  espèces 
nouvelles  inédites  de  Carabiques  ,  p.  13  ,  n*  13. 

1841.  4 


2  Insectes,  Pl.  64  et  65. 

foncé.  Palpes  ayant  leur  terminaison  roussâtre.  Mandibules 
épaisses ,  courtes ,  creusées  coniquement  sur  le  côté  ;  celle  de 
gauche  est  plus  longue.  Lèvre  plane,  presque  carrée  .  échan- 
crée  angulairement ,  ligne  déprimée  en  devant ,  d'un  noir 
mat.  Chaperon  légèrement  anguleux ,  trois  ou  quatre  dé- 
pressions longues  et  étroites  en  dessus.  Antennes  brunes , 
pubescentes  ,  les  quatre  premiers  articles  luisants ,  d'un 
fuligineux  noirâtre.  Yeux  petits,  ronds,  livides.  Corselet 
aplati ,  rétréci  et  recourbé  sur  l'angle  latéral  postérieur, 
rectangulaire  et  droit  à  la  base  ;  largement  échancré  sur  la 
tête ,  il  s'élargit  insensiblement  sur  les  côtés,  depuis  la  base 
jusqu'au  sommet,  et  est  faiblement  sillonné  et  rebordé; 
ligne  longitudinale  non  entière ,  deux  impressions  basales 
très  enfoncées  au  centre ,  situées  entre  la  ligne  et  la  marge, 
et  sur  laquelle  on  voit  quelques  poils  près  des  angles  anté- 
rieurs. Écusson  triangulaire.  Èlytres  coupées  droit  sur  l'ex- 
térieur de  la  base  ,  parallèles ,  arrondies  conjointement  à 
l'extrémité. 


Ixsectks,   Pr..  (i't  et  05.  3 

DRIMOSTOME.  Drimostoma.   Dejean. 

1.  D.  mexicanum.  D.  du  Mexique.  Dej.  ,  Cat. 
(inéd.),  3e  éd.,  p.  37. 

Nigro-piceunij  encaustum  ;  palpis ,  antennis  pedibusquc  fia- 
vis.  Caput  rotundatum,  foveolis  duabus  inter  antennas , 
mandibulis  longis,  tenuibus,  cylindraceis  y  oculis  orbicula- 
tis  ,  lateralibus.  Thorax  subquadratus ,  latus,  planus,  ad 
angulos  anticos  rotundatus ,  rectangulisque  ad  posticos 
oblique  refiexus  et  sulcatus ,  basi  apiceque  fere  rectus , 
dorso  transversim  rugatus.  Elytra  lala,  brevia  ,  convexius- 
cula,  in  humer o  et  apice  conjunctim  rotundata  ,  margine 
subrefiexa,  sulcatula  atque  interrupto-costata ,  costulis 
duabus  apicalibus  obliquis. 

Longueur,  6  millim.  ;  largeur,  3.  —  Pi.  64. 

D'un  brun  noirâtre  très  luisant  et  comme  vernissé.  Tête 
arrondie  ,  convexe ,  lisse ,  non  ponctuée  ,  ornée  de  longs 
poils  distants  ;  deux  fossettes  irrégulières ,  allongées,  situées 
à  la  base  de  l'antenne  ;  en  avant  des  yeux  ,  une  élévation 
sillonnée,  brune,  d'une  couleur  plus  pâle  à  sa  partie  an- 
térieure. Palpes  testacés  ,  longs,  deuxième  article  subite- 
ment renflé  et  coudé ,  pénultième  mince  à  sa  naissance , 
cylindroïde,  tronqué  à  son  sommet,  dernier  en  ovoïde 
long.  Mandibules  obliques  ,  longues,  minces ,  cylindriques , 
recourbées  et  aiguës  à  l'extrémité ,  excavées  triangulaire- 
ment  à  la  base  latérale  ,  d'un  brun  de  poix.  Antennes  un 
peu  plus  longues  que  le  corselet ,  poilues  ,  testacées  ,  lisses 
à  la  base ,  à  articles  presque  égaux  ;  le  deuxième  est  le 
plus  court  et  le  dernier  le  plus  long ,  en  ovoïde  allongé. 


4  Insectes,  Pl.  G4  et  65. 

Yeux  latéraux  globuleux ,  à  hachures  distinctes .  Corselet 
plus  large  que  la  tête ,  presque  carré ,  plan  ,  arrondi  aux 
angles  antérieurs ,  rectangulaire ,  obliquement  relevé  et 
sillonné  sur  les  angles  postérieurs ,  un  peu  plus  large  à  la 
base  qu'au  sommet  ;  celui-ci  est  à  peine  arqué  et  presque 
droit,  quelques  rides  dorsales  transverses.  Écusson  d'un 
triangulaire  très-aigu  par  le  bas ,  obsolète.  É ly 1res  plus 
larges  que  le  corselet ,  courtes ,  convexes ,  arrondies  sur 
l'épaule  et  conjointement  sur  l'extrémité,  lisses,  sans 
points ,  faiblement  relevées  sur  la  marge  ;  celle-ci  a  un 
sillon  assez  large,  qui  offre  au  milieu  une  côte  interrompue, 
l'un  et  l'autre  se  dirigeant  obliquement  vers  le  sommet  de 
la  suture  ;  mais  à  cet  endroit  la  côte  n'est  pas  interrompue 
et  le  sillon  est  comme  tronqué.  Epipleures  larges,  obliques, 
leur  milieu  fortement  creusé.  Corps  noirâtre ,  abdomen  de 
quatre  segments ,  premier  très  grand ,  deuxième  et  troi- 
sième transverses.  Pattes  testacées. 

Trouvé  à  Orizaba. 


Insectes,   I'i  .   G4  et  65.  5 

CYBISTER.  Cybister.  Curtis. 

1 .  C.  bordé  de  jaune.  C .  flavo-cinctus .  Chevrolat- 
Aubé,  Sp.y  t.  vi,  p.  78,  n.  21. 

Oblongo-ovalis  ,  postice  dilatai  us  ;  coiwexiusculus ,  viridi- 
olivaceus,  nitidulus,  infra  nigro-ferrugineus.  Caput  minu- 
tissime  coriaceum, foveolis  rotundatis  quatuor,  quarum 
duabus  anticis  subtransversis ,  duabus  inter  oculos  longi- 
tudinalibus,  palpis,  mandibulis,  clypeo  et  labro  lateflavis. 
Thorax  lateribus  flavo-limbatus ,  marginibus  anticis  et 
posticis  obscure  rubidis ,  infra  marginem  anticam  transver- 
sim  sulcato-punctatus ,  minutissime  coriaceus,  rugis  Ion" 
gitudinalibus  minutis  basalîbus  ,  linea  dorsali  tenui  abbre- 
viala.  Eljtra  latejlavo  marginata ,  seriebus  tribus  longi- 
tudinalibus  punctorum  impressorum  ,  epipleuris  omnino 
jlavis.  Pedes  antici  testacei,  postici  nigro  ferruginei ;  late- 
ribus abdominis  flavo-maculatis. 

Femina  differt  thorace  supra  rimis  irregularibus  nume- 
rosissimis  tecto  et  linea  marginali  elytrorum  ad  apicem  la- 
dore  et  obliqua. 

Longueur,  29-30  millim.  ;  largeur,  16-15  1/2. 

Ovale  ,  dilaté  en  arrière  ,  médiocrement  convexe ,  d'un 
vert  olivâtre  luisant.  Tête  jaunâtre  en  avant  et  le  long  des 
yeux  ;  quelques  petits  points  sur  le  milieu  interne  de  leur 
bord  et  un  sillon  arqué  à  leur  partie  postérieure  ;  quatre 
fossettes,  dont  deux  transverses  au  dessus  du  labre,  et  deux 
longitudinalement  ovalaires ,  sur  la  limite  de  la  couleur 
jaune.  Labre  échancré  semi-circulairement ,  d'un  jaune 
testacé,  ainsi  que  les  palpes,  les  mandibules  et  les  antennes. 
Corselet  olivâtre  ,  largement  bordé  de  jaune  sur  le  côté ,  les 
bords  antérieur  et  postérieur  d'un  rouge  obscur,  le  premier 
grandement  échancré  ,  arrondi  vers  la  tête  sur  le  milieu  , 
médiocrement  sinueux  en  arrière  ,  où  il  est  plus  large ,  le 
milieu  de  la  base  à  peine  prolongé  sur  l'écusson  ,  presque 


•  Insectes,  Vl.  G4  et  65. 

droit ,  les  côtés  antérieurs  un  peu  arrondis  ;  angles  de  la 
tête  assez  saillants  et  aigus ,  angles  postérieurs  légèrement 
arqués  et  prolongés  en  arrière  ;  au  dessous  du  bord  anté- 
rieur est  un   sillon  interrompu ,   ponctiforme  ;   quelques 
points  sur  la  limite  de  la  bordure  jaune ,  et  à  la  base  quel- 
ques lignes  longitudinales  ou  petites  rides,  sillon  dorsal  ob- 
solète non  entier.  Chez  la  femelle  il  est  un  peu  terne , 
quoique  légèrement  brillant ,  couvert  en  dessus  de  cre- 
vasses irrégulières  ,  nombreuses  ,  qui  s'étendent  jusque  sur 
la  bordure  jaune.  Écusson  triangulaire,  arrondi  par  le  bas. 
Élytres  lisses  ,  luisantes  ,  ovalaires ,  dilatées  en  arrière  ,  un 
peu  obliquement  arrondies  à  l'extrémité,  médiocrement 
convexes,  olivâtres,  avec  une  très  large  bande  marginale 
d'un  jaune  rougeâtre,  qui  est  plus  large  que  celle  du  cor- 
selet, suit  et  touche  le  bord  extérieur  dans  toute  son  éten- 
due ;  cette  bande  se  dilate  en  dedans ,  près  de  l'extrémité 
(surtout  chez  la  femelle)  et  se  dirige   obliquement  vers 
l'angle  de  la  suture  ;  elle  a  sur  son  milieu  une  ligne  longi- 
tudinale brune  qui  est  formée  extérieurement  de  réticula- 
tions  transverses  et  oblongues  ;  des  pores  irréguliers  tant  en 
dedans  qu'en  dehors  de  cette  ligne  ;  sur  chaque  étui ,  trois 
séries  longitudinales  de  points  enfoncés  chez  le  mâle,  deux 
chez  la  femelle,  celle  située  sur  la  limite  de  la  couleur  jaune 
étant  nulle  dans  ce  sexe.  Épipleures  d'un  jaune  rougeâtre. 
Dessous  du  corps  d'un  noir  un  peu  ferrugineux  ,  une  tache 
latérale  testacée  sur  le  bord  inférieur  des  deuxième ,  troi- 
sième et  quatrième  segments  de  l'abdomen  ,  l'extrémité  du 
dernier  est  aussi  testacée.  Pattes  antérieures  et  intermé- 
diaires testacées  ,  postérieures  d'un  noir  ferrugineux,  tarses 
intermédiaires  ferrugineux.  Appendices  postérieurs  coupés 
obliquement  et  aigus  par  le  bas ,  d'un  testacé  rougeâtre. 

Les  élytres  de  la  femelle  ont ,  à  la  région  humérale  ,  de 
petits  traits  courts,  irréguliers  et  assez  nombreux. 

Trouvé  par  madame  Salle  et  M.  Vasselet,  à  Corafalce,  en 
allant  de  la  Vera-Cruz  à  Mexico. 


Insectes,   Pl.  64  et  65.  7 

DYTIQUE.  Dytiscus.  Linné. 

1 .  D.  habile.  D.  habilis.  Say,  Desc.  ofnew,  sp.  27. 
Aube,  Sp. ,  t.  vi,  p.  115,  n.  12. 

AffinisDy.  circumflexo ,  Fab.  Supra  nigro-olivaceus,  infra 
brunneus;  elongafus,  subovalis.  Caput  rimulis  punctulatis, 
macula  triangulari  média  duabusque  anticis  ,  rubris  ,  la- 
bro,  cljpeo  antennisque  jlovis.  Thorax  omnino flavo-mar- 
ginatus ,  rimosus.  Scutellum  semi-flavum.  Elylra  in  utro- 
que  sexu  lœvia ,  late  jlavo  cincla ,  crebre  punctulata , 
seriebus  duabus  punctorum  ;  coxarum  posticarum  appen- 
dice obtuso. 

Longueur,  26  millim.  ;  largeur,  13.  —  PL  65. 

Vert  olivâtre  en  dessus ,  jaune  et  brunâtre  en  dessous. 
Tête  couverte  de  légères  crevasses  qui ,  aperçues  au  verre 
grossissant,  paraissent  pointillées;  ligne  occipitale  obsolète, 
limitée  à  une  tache  triangulaire  ,  centrale ,  rouge ,  deux 
autres  taches  de  même  couleur,  arrondies  ,  une  sur  chaque 
côté  antérieur  ;  deux  fossettes  en  avant ,  circulaires ,  assez 
profondes  ;  le  long  de  chaque  œil  est  un  sillon  dont  le  fond 
est  pointillé.  Mandibules  jaunes,  obscures  par  le  bout. 
Lèvre  d'un  jaune  pâle  luisant,  étroite,  transverse,  échancrée 
semi-circulairement.  Chaperon  large  et  presque  droit,  à  bor- 
dure noirâtre,  pointillée,  avec  un  point  déprimé  et  latéral. 
Palpes  et  antennes  d'un  jaune  pâle.  Corselet  transverse, 
largement  entouré  de  jaune;  la  partie  centrale,  olivâtre, 
est  placée  transversalement ,  et  la  couleur  jaune  rentre  rec- 
tangulairement  sur  le  milieu  du  bord  inférieur,  jusqu'aux 
deux  tiers  environ  de  son  étendue  ;  ligne  dorsale  obsolète  , 
non  entière ,  un  sillon  raccourci  au  dessous  du  bord  anté- 


8  Insectes,  Pi..  64  et  66. 

rieur  ;  le  dessus  est  lisse ,  couvert  de  crevasses  nombreuses, 
distinctes  et  ponctuées ,  et  finement  pointillé  sur  le  côté. 
Ecusson  triangulaire,  un  peu  arrondi,  de  grandeur 
moyenne,  olivâtre  ,  jaunâtre  par  le  bout.  Elytres  longues, 
conjointement  arrondies ,  largement  marginées  de  jaune  ; 
une  ligne  sinueuse  ,  oblique ,  cendrée ,  est  dirigée  vers 
l'angle  suturai  ;  deux  lignes  longitudinales  ponctuées ,  dont 
l'interne  a  des  points  réguliers  ,  serrés,  la  médiane,  distants 
et  obsolètes  ;  au  delà  du  milieu  et  sur  le  dehors  de  la  bor- 
dure jaune  est  un  petit  sillon  assez  profond.  Leur  pointillé 
est  minime  ,  multiple ,  moins  serré  et  plus  gros  vers  l'extré- 
mité. Corps  brunâtre ,  poitrine  et  pattes  d'un  jaune  testacé 
luisant.  Stigmates  profonds;  prolongement  des  hanches 
postérieures  assez  avancé  et  mousse  par  le  bas.  Femelle. 

Say,  qui,  le  premier,  a  décrit  le  Dy.  habilis ,  n'a  connu 
que  le  mâle ,  auquel  il  donne  pour  caractère  trois  rangées 
de  lignes  ponctuées  aux  élytres  ;  la  seule  femelle  que  je 
possède  n'en  offrant  que  deux ,  j'avais  été  porté  à  la  consi- 
dérer comme  une  espèce  distincte  ,  et  je  l'avais  appelée  Dy. 
frontalis,  Malgré  cette  différence  assez  notable ,  M.  Aube  l'a 
publiée  sous  le  même  nom  ft Habilis. 

Trouvé  par  madame  Salle  à  l'Hacienda  de  San  Diego, 
sur  la  route  de  la  Vera-Cruz  à  Mexico. 


[■•JtCTSi ,  Pl.  (14  et  65.  9 

ACIL1US.  Acilius.  Lench.  Aube  (Thermoncctus 
Erichson.  Dj.). 

1 .  A.  a  fascies  noires.  A  nigro-fasciatus . 
Chevrolat-Aubé,  Sp.,  t.  vi,  p.  136,  6. 

Ovalis  ,  dcprcssiusculus ,  supra  lut eo-ciner eus  infra  testaceus, 
nilidus.  Caput  in  occipite  nigrum ,  cum  macula  frontali 
transversa  flava.  'Thorax  fus  dis  duabus  nigris,  infemina 
juxta  marginem ,  conjunctis.  Scutcllum  nigricans.  Eljtra 
lulea  atomis  conjluentibus  nigris  adspersa ,  fascia  undata 
ultra  médium  notulaque  suùmarginali  nigris  (in  femina 
macula  subapicalis  nigra,  thorax  et  eljtra  sculpti). 

Longueur,  c?   12  millim.;  largeur,  7. 

2    13  8  1/2. 

Trois  exemplaires  ont  été  trouvés  par  madame  Salle , 
dans  le  courant  d'août,  en  allant  de  la  Vera-Cruz  à  Mexico. 

2.  A.  a  col  orné.  A.  ornaticollis.  Dejean.  Aube, 
Sp.,  t.  vi,  p.  140,  n.  9. 

Qvalis ,  deprcssiusculus ,  supra  nigro-cinereus ,  nitidus,  infra 
rufo-testaceus.  Caput  antice  rufum,  postice  nigrum, fascia 
frontali  circumflexa,  ru/a.  Thorax  niger,  margine  laterali 
fasciisaue  duabus  rufis,  quarum  basali  interrupta.  Elytra 
lulea,  punctis  minimis  valde  conjluentibus  ,  fascia  trans- 
versa vix  conspicua  ultra  médium  notulaque  juxta  margi- 
nem nigro-ornata,  margine  laterali,  basali  et  suturait 
flava  ,  seriebus  tribus  longitudinalibus  punclorum  impres- 
sorum  ;  sed  duabus  externis  fere  obsoletis. 

Mas.  E Ij tris  lœvibus. 

Femina.  Adbasin  lineolis  brevissimis  fere  punctiformi- 
bus  impressis  ;  thorace  lœvi. 

I  liei  moneclus  ornaticollis  ,  Dej.,  Cat. ,  3e  éd. ,  p.  61. 
//>  daticus  tenebrosus  ,  Chcvrolat ,  olim. 

longueur,    $   12  millim.  ;  largeur  ,  6  1/12. 
î    12  1/2  7. 


10  Iksectes,  Vl.  64  et  65. 

3.   A.    circonscrit.  A.  circumscriptus.    Latr\ 
Foj.  deHumb.  et  Bomp.,  Ins.,  p.  223,  tab.,23, 
fig.  5.  —Aube,  Sp.,  t.  6,  p.  143,  11. 

Oblongo-ovalis,  niger.  Caput  antice  luridum,  postice  nigrum, 
macula frontali  circumflexa  ru/a,  palpis,  labio  antennisque 
lundis.  Thorax  niger,  nitidus,  fascia  transversali  et  mar- 
gine  laterali,  flaçis ;  in  femina  versus  latera  rugose  punc- 
tatus.  Elytra  cinerea,  atomis  confluentibus  atris  adspersa, 
fascia  infra  médium  notulisque  duabus ,  atris,  quorum 
prima  submarginali  ante  fasciam  ,  secunda  apicali  juxta 
suturam,  margine,  sutura  lineisque  tribus  longitudinali- 
bus  obsoletis  flavis.  Pedes  flavi ,  postici  nigro-ferruginei. 

Longueur,  c?   10  1/2  millim.;  largeur,  6. 

5   11  1/2  6  1/2. 

Cette  espèce ,  trouvée  à  la  Vera-Cruz  par  madame  Salle, 
se  rencontre  encore  dans  toutes  les  Antilles  et  au  Brésil. 

4.  A.  ceint.  A.  succinctus.  Chevrolat-Aubé, 
Sp. ,  t.  vi,  p.  145,  12. 

Ovalis ,  convexiusculus ,  supra  testaceo-brunneus ,  infra  brun- 
neo  niger.  Caput  testaceum  postice  nigrum,  macula  fron- 
tali circumflexa  nigra.  Thorax  testaceus ,  lineola-obsoleta 
transversa  ad  apicem ,  maculaque  ad  basin  oblongo-oculata 
nigro-notatus.  Elytra  teslacea  ,  maculis  minimis  rotundatis 
plus  minusve  confluentibus  fasciaque  ultra  médium  nigro 
ornât  a. 

Longueur,   J*  9  millim.  ;  largeur,  5  ,  Orizaba. 
$    11  6  1  1/4. 

La  seule  femelle  que  je  possède  a  été  prise  à  Orizaba  ;  elle 
ne  présente  aucun  vestige  d'impressions  linéaires  indiquées 


I\se(.iks,   Pi..   64   et   (56.  11 

par  M.  Aube  dans  sa  description  faite  sur  des  individus 
provenant ,  sans  doute ,  du  Brésil  ou  du  Paraguay ,  et  qui 
constituent  peut-être  une  espèce  distincte.  Je  crois  devoir 
rappeler  ici  les  différences  assez  notables  que  cet  auteur 
mentionne  en  général  :  1°  la  tache  noire  frontale  est  quel- 
quefois réunie  aux  prolongements  latéraux  ;  2°  la  seconde 
bande  ou  tache  qui  est  en  forme  d'arc  garni  de  sa  corde,  ou 
pleine  ;  alors  elle  est  oblongue  ,  pointue  par  les  extrémités, 
presque  rectiligne  en  arrière  et  légèrement  échancrée  en 
avant  sur  le  milieu. 

5.  A.  incisé.  A.  incisus.  Dejean-Aubé,  t.  vi, 
p.  147,  n.  13. 

Ovalis ,  niger.  Caput  antice  flavum ,  postice  nigrum ,  fascia 
frontali  circumflexa ,  palpis ,  labio,  antennisque  flavis. 
Thorax  margine  laierali  et  fascia  média  flapis.  Elyira 
cum  fascia  infra  basin,  haud  intégra,  margineque  laterali, 
flavis ,  externe  plus  minusve  nigro-inorata ,  singula  serie- 
bus  duabus  punctorum  impressorum.  Pedesflavi ,  postice  , 
nigro-picei ,  femoribus  apice  rufescentibus . 

Mas  nigro-encauslus  lœvis ,  thorace  longitudinaliter  sub- 
st ri gato,  fascia  margineque  inter  se  junctis. 

Femina  nigricans,  nitidula  ;  fascia  thoracis  sejuncta  a 
margine;  lineolis  sculptis  impressa,  prœserlim  in  lateribus 
thoracis  et  triangulatim  dispositis  in  dimidia  parte  antica 
elytrorum. 

Jhermonectus  incisus,  Dej. ,  Cat. ,  3e  éd.,  p.  60. 

Longueur,  10-11  millitn.  ;  largeur,  5  1/2-6  1/2. 

Des  environs  de  la  Vera-Cruz. 


12  Insectes,   Pl.  64  et  65. 

6.  A.  a  marge  tachée..//,  margineguttatus .  Dej. 
Aube,  Sp.,  t.  vi,  p.  U9,  14. 

Ovalis,  convexus,  supra  nigro-nitidus ,  infra  nigro-piceus. 
Caput  antice  flavum ,  postice  nigrum  ,  fascia  frontali  bi- 
triangulata ,  rufa  ,  palpis  antennisque  testaceis.  Thorax 
niger,  in  margine  laterali  late  fiants,  et  in  medio  dorsi 
notula  transversa  flava  signatus.  Elflra  nigra ,  margine 
laterali  et  antico  brevi,  notula  submarginali  ultra  médium, 
fascia  haud  intégra  dentulata ,  exlus  latiora ,  notataque 
minima  in  apice  sutura  ,  luteis.  Pedes  testacei ,  sed  pos- 
tici  ferrugineo  picei  et  lateribus  abdominis  piceo-variatis. 

Thermonectus  margineguttatus ,  Dej. ,  Cat. ,  3e  étlit. ,  p.  61. 

Longueur,  8  1/2-9  raillim.;  largeur,  5-5  1/2. 

Des  environs  de  la  Vera-Cruz ,  envoyé  par  madame 
veuve  Salle. 

Cet  insecte  se  retrouve  à  la  Guadeloupe  et  au  Brésil.  Les 
exemplaires  mâles  de  cette  partie  des  Antilles  ont  au  cor- 
selet une  bande  jaune ,  étroite ,  qui  est  réunie  à  la  marge  ; 
la  bande  des  élytres  est  quelquefois  nulle  et  n'offre  plus 
que  deux  petites  taches.  Ceux  de  l'un  et  l'autre  sexe  que 
j'ai  reçus  de  Campos,  au  Brésil ,  ont  la  même  disposition  de 
bande  sur  le  corselet  ;  mais  les  élytres  sont  souvent  pres- 
que entièrement  noires ,  et  n'ont  de  jaune  que  le  commen- 
cement de  la  marge ,  une  très  petite  tache  submarginale 
au  delà  du  milieu  ;  de  plus ,  la  presque  moitié  de  la  marge 
postérieure  est  d'un  châtain  noirâtre ,  et  l'abdomen ,  qui 
est  d'un  châtain  clair,  a  de  larges  bandes  jaunâtres. 


Ixsectes,   Vi.    04  et  G5.  1* 

HYDATIQUE.  Hydaticus.  Leach.  Erickson. 

1.  H.  crevassé.  H.  rirnosus.  Chevrolat.  Dej.  , 
Cat.,  3e  édit. ,  p.  61.  —  Aube,  Sp.3  t.  vi, 
p.  182,  n.  18. 

Niger.  Caput  ru/um,  antice  bifoveolatum*  medio  litteram  ni- 
gram  U  efficiens.  Thorax  ru/us,  nigrescens  dorso,  angulïs 
posticis  intus  arcuatis  ,  acutis,  in  fetnina  versus  latera 
rimosus.  Elytrafulvo-limbata;  corpus  suùtus  nigro-piceum, 
3°,  4°,  5°que  segmenlo  abdominis  notula  laleraliflava.  Pe- 
desfulvi,  postici  obscuriores. 

Var.  C  (femina).  Caput  rubrum,  limbo  occipitali  nigro.  Ely- 
ira  latius  fulvo-marginata ,  seriebus  duabus  punctorum 
marginalium,  fasciola  transversale  flava ,  infra  humerum  , 
margineque  adnexa. 

Tards  intermediir  maris  in  patellam  ovalem. 

Longueur,   c?  12  1/2  millim.  ;  largeur,  6  1/2. 
2    13  7. 

La  variété  B  femelle  a  la  tête  et  le  corselet  rougeâtres  ; 
les  élytres  ont ,  au  dessous  de  l'épaule ,  un  filet  jaune , 
transverse ,  qui  se  lie  à  la  ligne  numérale  et  qui  est  dirigé 
du  côté  de  l'écusson. 

Trouvé  à  Tuspan  par  madame  Salle  et  M.  Vasselet. 


M  Insectes,   Pi..   64  cl   05. 

COPELATUS.  Copelatus.  Érichson. 

1 .  C.  distingué.  G  distinctus.  Chevrolat-Aubé  , 
Sp.,t.  vi,  p.  375,7. 

Elongato-ovalis,  depressus ,  niger.  Palpis,  antennis ,  lateri- 
bus  thoracis  ,  atque  pedibus  testaceis.  Caput  antice piceum. 
Thorax  margine  laterali  angustissime  sulcatus,  stria  lace- 
rait sulcata  et  arcuata  basi,  striolis  minimis  utrinque  dense 
impressus.  Elytra  infra  humerum  picea,  in  disco  striis 
sulcatis  longitudinalibus  undecim  ,  stria  secunda  marginali 
antice  posticeq ue  obliterata. 

Longueur,  6  millimètres  ;  largeur,  2  millimètres  3/4. 

Route  de  Mexico  à  la  Vera-Cruz ,  voyage  de  madame 
Salle  et  M.  Vasselet. 

LACCOPHILUS.  Laccophilus.  Leach. 

1 .  L.  peint.  L.  pictus.  Laporte ,  Etud.  ent.  , 
p.  1 04.  Aube  y  Sp. ,  t.  vi ,  p.  441 ,  22. 

Exscultatus ,  supra  testaceus ,  rubidulus  infra  y  caput  pos- 
tice  nigro-limbatum.  Thorax  in  angulo  basali  niger.  Ely- 
tra albo-picea  undecim  notulis  inœqualibus  2,  2,  3,  1 ,  2,  1 , 
vittaque  longitudinali  in  margine  antico ,  luteo-pallido  or- 
nala.  Epipleuris  nigris. 

Longueur,  5  millim.  1/2;  largeur,  3  millim.  1/3. 

Il  m'a  été  adressé  d'Orizaba  par  M.  Lesueur. 


Ixskctes,   Pi..    (54    et   65.  li> 

COLYMBETE.  Colymbetes.  Clairville. 

1 .  C.  a  col  tacheté.  C,  maculicollis.  Klug.-Dej.- 

Aubé ,  Sp. ,  t.  vi ,  p.  245  ,  n.  20. 

Ovatus,  supra  cinereus,  infra  nigcr.  Cap  ut  postice  nigrum, 
fascia  occipitali  rufa.  Thorax  supra  et  infra  flavicans  , 
duabus  maculis  dorsalibus  fere  contiguis  nigris.  Elytra 
cinerea  ,  crebre  nigro-irrorala,  margine  laterali ,  basali  et 
suturait  impunctata ,  lineis  quatuor  obsoletis  Jlauicantibus  , 
nigro-punctatis  et  impressis.  Pedes  testacei.  Abdomen  la- 
leribus  flavo-limbatum  et  submaculatum. 

Ranlus  maculicollis ,  Klug.  Dej.  Cat.  ,  3e  ëd. ,  p.  62. 
—     ordinavius  ,  Chevrolat,  olim. 

Longueur,  10-11  millim.  ;  largeur,  5  1/2-6.  Orizaba. 

M.  Aube  a  placé  cette  espèce  entre  les  Col.  bilineatus  et 
binotatus. 

Un  seul  exemplaire  femelle  m'a  été  adressé  dans  un  en- 
voi fait  par  madame  veuve  Salle. 

2.  C.  mexicain.  C.  mexicanus.  Laporte,  Et.  ent., 

p.  101.  — Aube,  Sp.,  t.  vi,  p.  249,  n.  23. 

Ovatus,  nigro-piceus.  Capul  antice  angulose-rufum,  postice 
nigrum,  fascia  frontali  rufa  ,  antennis  palpisque  apicibus 
exceptis ,  rufis.  Thorax  ru/us ,  notulis  duabus  dorsalibus 
approximatis  et  rotundatis  nigris.  Elytra  brunneo-nigra  , 
basi,  margineque  anguste  rufa,  apice  cinerea,  atro-irrorata. 
Corpus  atrum,  in  abdomine  rufo-limbatum  et  submacu- 
latum. 

Rantus  maculicollis ,  Chevrolat,  olim. 

Longueur.  11-11  1/2  millim.;  largeur,  6-6  1/2. 


16  Insectes  ,  Pi,.  64  et  05. 

3.  C.  chaud.   C.  calidus.  Fab. 

Late  ovatus ,  niger.  Caput  antice  piceum  ,  ore ,  antennisque 
testaceis.  Thorax  ad  latera  rufo-luteus.  Elytra  cinerea , 
notulis  crebris,  punctiformibus,  nigris  irrorata,  cumfascia 
interrupta  infra  basin,  quatuor  lineis  et  margine  exteriori 
pallidioribus .  Corpus  nigricans  ,  marginibus  inferioribus 
segmentorum  abdominalium,  piceis.  Pedes  testacei,  postice 
picei. 

Dfliscus  calidus,  Fab. ,  Syst.  el. ,  1 ,  p.  26- 
Colfmbetes  calidus ,  Aube,  t    vi ,  p.  262  ,  33. 

Longueur,  12  millim.  ;  largeur,  7. 

Il  a  été  trouvé ,  par  madame  veuve  Salle ,  aux  environs 
de  la  Vera-Cruz.  On  le  reçoit  de  toutes  les  parties  de  l'A- 
mérique ;  mais  on  le  rencontre  encore  plus  particulière- 
ment dans  les  Etats-Unis  ,  aux  Antilles  et  même  dans  les 
provinces  les  plus  méridionales  du  Brésil. 

4.  C.  atricolore.  C.  atricolor.  Chevrolat-Aubé , 
Sp.9   t.   vi,  p.  265,  n.  35. 

Ovatus ,  convexus,  ater,  nitidus,  minutissime  rugulosus.  Ca- 
put antice  rubro-obscurum  fascia  occipitali  rubra.  Anlen- 
nisferrugineis.  Elytra  tribus  seriebus  punctorum. 
—  Femina. 

Longueur,  15  millim.  ;  largeur,  8. 

Un  seul  individu  a  été  pris  par  la  veuve  Salle  pendant  son 
voyage  de  la  Vera-Cruz  à  Mexico. 


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nskctcs,  Pt.    66  et  (J7 


DESCRIPTION 

de  deux  Longicornes  nouveaux  ,  appartenant  aux  genres  Stenaspis 
et  Galissus , 

par  M.  LUCIEN  BUQUET. 


Le  genre  Stenaspis ,  qui  ne  compte  encore  qu'un  petit 
nombre  d'espèces  ,  paraissait,  en  quelque  sorte,  propre  au 
Mexique,  lorsque  plusieurs  envois  qui  nous  sont  récemment 
parvenus  de  la  Colombie  nous  en  ont  fourni  quelques-unes 
de  nouvelles  :  la  plus  remarquable,  entre  toutes,  est,  sans 
contredit,  celle  rapportée  de  Santa-Fé  de  Bogota,  par 
M.  Saint- Amand  Rostaine,  entomologiste  assez  exercé  et 
collecteur  fort  habile  ;  en  voici  la  description. 

G.   STENASPIS.   Stanaspis.  Serville. 
S.  crevassé.   S.  rimosus.   Buquet. 

S,  capite  thoraceque  rufis  ;  elytris  parallelîs,  smaragdinis , 
nitidisy  rimosisj  antennis  pedibusque  rufis. 

Longueur.  26  millim.  ;  largeur,  8  1/2. 
Revue  zoologique  par  la  Société  Cuvierienne  ,  1840  ,  p.  142. 

Cet  Insecte  est  de  la  taille  du  S.  verticalis. 

La  tête  est  moyenne  ,  finement  ponctuée ,  avec  un  sillon 
longitudinal  assez  fortement  marqué  entre  les  antennes  ;  sa 
couleur  est  d'un  brun  rougeâtre ,  ainsi  que  les  cinq  pre- 
miers articles  des  antennes  ;  les  suivants  sont  d'une  teinte 
beaucoup  moins  foncée  et  tournant  au  rouge  testacé. 

Le  corselet ,  de  même  couleur  que  la  tête,  est  d'un  tiers 
18*1.  5 


2  Iivskctks,  Pi  .  (j(j  et  67. 

plus  large  que  long  et  légèrement  convexe  ;  il  a  ,  sur  ses 
bords  latéraux ,  deux  tubercules  assez  saillants  qui  se 
trouvent  placés  un  peu  au  delà  du  milieu ,  mais  plus  rap- 
prochés de  la  base  des  élytres  et  non  loin  de  l'étranglement 
qui  les  termine  ;  il  est ,  en  outre  ,  fortement  ponctué. 

L'écusson  est  d'un  brun  moins  foncé  que  la  tête  et  le 
corselet;  il  est  moyen  ,  en  triangle  allongé  ,  et  il  a  dans  le 
milieu  une  impression  longitudinale  assez  marquée. 

Les  élytres ,  de  la  largeur  du  corselet  à  la  base ,  se  rétré- 
cissent un  peu  vers  l'extrémité ,  qui  est  arrondie  et  terminée 
par  une  très  petite  épine;  elles  sont  convexes  et  d'un  vert 
doré  très  brillant  ;  mais  ce  qui  les  rend  d'autant  plus  re- 
marquables ,  c'est  qu'elles  sont  entièrement  couvertes  de 
rides  profondes  ou  gerçures  disposées  de  manière  à  en 
faire  ressortir  l'éclat  avec  beaucoup  d'avantage.  Au  pre- 
mier aspect ,  ces  rides  paraissent  produites  ,  ou  par  l'effet 
du  hasard ,  ou  par  celui  d'un  avortement  ;  il  n'en  est  rien . 
cependant;  car  j'ai  pu  nie  convaincre,  par  l'examen  scru- 
puleux que  j'ai  fait  de  plusieurs  individus  en  tout  sembla- 
bles ,  que  celui-ci  est  bien  réellement  dans  son  état  parfait. 

Le  dessous  du  corps  et  les  pattes  sont  d'un  brun  foncé 
rougeâtre ,  ces  dernières  finement  ponctuées;  et  les  seg- 
ments abdominaux  sont  de  couleur  un  peu  plus  claire. 

Cette  jolie  espèce  vient  de  Santa-Fé  de  Bogota,  en  Co- 
lombie. 


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iNsir.TES,   Pi..  66  lit  G7.  3 

G.  GALISSUS.  Galissus.  Dupont. 
G.  a  deux  plaies.  G.  biplagicitiis.  Buquet. 

G.  niger;   thorace  tuberculato-spinoso ,   macula  postica   ru- 
hra  ;  elytris  parait  élis  ,  truncatis,  apice  dentatis. 

Longueur,  21  millim.  1/2;  largeur,  7. 
Revue  zoologique  par  la  Société  Cuvierienne  ,  1840,  p.  142. 

Il  est  entièrement  d'un  beau  noir. 

La  tête  ,  assez  petite  ,  a  une  côte  élevée  et  lisse  au  som- 
met ,  elle  est  fortement  ponctuée  entre  les  antennes  ;  les 
huit  derniers  articles  de  celles-ci  sont  d'un  noir  mat.  Le 
labre  est  légèrement  échancré ,  les  mandibules  assez  courtes 
et  sillonnées  longitudinalement  :  le  dernier  article  des 
palpes ,  en  cône  renversé ,  est  tronqué  à  l'extrémité1. 

Le  corselet  est  d'un  tiers  plus  large  que  long,  comme 
dans  le  Cyanopterus  ;  mais  il  est  beaucoup  plus  fortement 
ponctué ,  et  il  a ,  de  plus  que  lui ,  une  épine  sur  le  milieu 
de  chaque  bord  latéral  ;  au  sommet ,  deux  tubercules  très 
élevés ,  assez  éloignés  l'un  de  l'autre ,  placés  transversale- 
ment, et  en  arrière  de  ces  derniers  se  trouve  une  côte  sail- 
lante, courte  et  lisse;  enfin,  il  est  orné,  de  chaque  côté, 
d'une  large  tache  d'un  rouge  très  vif,  qui  vient  immédia- 
tement après  l'épine  latérale  et  s'étend  obliquement  en  ar- 
rière ,  de  manière  à  laisser  toutefois  un  assez  grand  espace 
entre  elles. 

L'écusson  est  moyen ,  d'un  noir  presque  mat  et  entière- 
ment couvert  de  points  enfoncés. 

Les  élytres  ,  d'un  noir  très  brillant ,   paraissent  lisses  à 

1  J'ai  cru  devoir  faire  ressortir  ces  caractères  dont  M.  Dupont  n'a 
pas  fait  mention  dans  le  travail  qu'il  a  publié  sur  le  genre  Galissus. 


4  Insectes  ,  Pl.  6(j  et  07. 

la  simple  vue  ;  mais ,  à  la  loupe ,  elles  sont  très  finement 
ponctuées  ;  elles  sont  parallèles ,  à  angles  huméraux  arron- 
dis ;  de  chaque  côté  on  voit  un  très  large  enfoncement ,  et , 
peu  après  ,  touchant  presque  à  l'écusson  ,  une  autre  im- 
pression arrondie  et  un  peu  moins  marquée  :  à  leur  extré- 
mité elles  sont  tronquées  obliquement  et  légèrement  échan- 
crées ,  de  manière  à  former  une  petite  dent  sur  la  bordure, 
et  une  pointe  assez  aiguë  sur  la  suture. 

La  poitrine  est  couverte  par  un  duvet  court,  gris,  très 
serré  et  soyeux  ;  les  jambes  postérieures  sont  assez  longues, 
comprimées  et  bordées  de  petits  poils  noirs  veloutés. 

Cet  Insecte ,  qui  vient  du  Brésil ,  rentre  évidemment 
dans  le  G.  Galissus ,  qui  a  été  établi  sur  une  espèce  de 
Cayenne  ,  dont  les  caractères  m'ont  paru  justifier  suffisam- 
ment la  distinction  qui  en  a  été  faite  des  autres  groupes  de 
Trachy  dérides.  Cependant ,  comme  ces  mêmes  caractères , 
tirés  d'une  seule  espèce  ,  pourraient  entraîner  à  des  erreurs, 
j'ai  cru  devoir  donner  une  description  exacte  de  celle-ci , 
qui ,  par  la  forme  du  corselet  et  des  élytres ,  s'éloigne  d'une 
manière  assez  tranchée  du  G.  cyanopterus. 

J'ai  vu  dans  la  collection  de  M.  le  marquis  de  Brème  une 
variété  fort  remarquable  de  l'espèce  que  je  décris  ici  ;  cette 
variété  consiste  dans  une  bande  jaune  qui  se  trouve  au 
milieu  des  élytres.  Du  reste  ,  comparée  à  mon  insecte ,  elle 
m'a  paru  identique. 


.}/</</   de  /<><>/<></"'     tS$*  ■ 


/,,.•<;■/,:..    /'/    09, 


G  «il  issus         Ùiplamatour,   tuf* 


y.  iM/i 


Insectes,   Pi..  08  à  70. 

NOTICE 

SUR  DIVERS  INSECTES   HYMENOPTERES 
DE  LA  FAMILLE  DES  MELMFERES  , 

par  M.  DE  ROMAND. 


Ainsi  que  je  l'ai  annoncé ,  en  1840 ,  dans  la  Revue  zoo- 
logique,  j'allais  donner  la  description  et  la  figure  d'un 
Insecte  que  m'avait  prêté  M.  Gory,  et  qui  est  maintenant 
dans  la  collection  de  M.  Guérin-Méneville,  lorsque  je  vis 
dans  V Histoire  des  Hyménoptères  ,  par  M.  le  comte  Lepel- 
letier-de-Saint-Fargeau  ,  qu'il  y  était  décrit  et  figuré.  J'ai 
retardé  la  publication,  pour  insérer  les  motifs  qui  me  font 
persister  à  faire  paraître  mon  travail  dans  le  Magasin  de 
zoologie. 

Cet  Insecte  est  pourvu  d'un  caractère  qui  se  retrouve 
dans  les  Acanthopus  mâle  et  femelle ,  et  ce  caractère  n'a  été 
décrit  ni  figuré  dans  V Histoire  des  Hyménoptères  ;  d'un 
autre  côté ,  il  est  nommé  Melissodes  dans  ce  dernier  ou- 
vrage ,  et  à  moins  qu'il  ne  soit  ainsi  désigné  par  M.  La- 
treille  lui-même,  je  veux  dire  de  sa  main  ,  je  ne  puis  le 
reconnaître  pour  tel,  ayant  reçu  en  communication  de 
M.  de  Fonscolombe  un  Insecte  mâle  nommé  Melissodes, 
qui  se  rapproche  plus  des  Macrocera  que  celui  en  ques- 
tion ,  et  en  ayant  dessiné  la  femelle  à  Deptfort ,  dans 
la  collection  de  M.  Newmann.  Je  conserve  autant  de  res- 
pect que  d'attachement  pour  M.  le  comte  de  Saint-Far- 
geau ,  et  je  le  prie  de  ne  pas  prendre  en  mauvaise  part 
cette  nouvelle  publication  ;  qu'il  veuille  bien  accueillir 
avec  indulgence ,  ainsi  que  nos  collègues  amateurs  des 
1841.  6 


•2  Insectes,   I'l.  08  à  70. 

Hyménoptères ,  ces  descriptions  et  figures,  et  comme  des 
matériaux  qui  pourront  utiliser  nos  études  mutuelles.  Ce 
caractère  peut  servir  à  former,  dans  la  famille  des  Melli- 
fères,  un  groupe  facile  à  reconnaître;  c'est  une  espèce  de 
peigne  à  l'extrémité  de  la  jambe  intermédiaire,  dans  les 
mâles  comme  dans  les  femelles ,  ainsi  que  permet  de  le 
supposer  l'examen  d'un  Acanthopus  mâle  et  femelle,  et 
qui  se  retrouvera ,  sans  doute ,  dans  la  femelle  de  l'Insecte 
que  je  vais  décrire ,  lorsqu'elle  sera  découverte.  Pour 
augmenter  les  moyens  de  recherches,  d'études  et  de  com- 
paraison ,  je  vais  donner  les  descriptions  et  figures  de 
Y  Acanthopus,  mâle  et  femelle  ;  de  l'Insecte  mâle  que  j'ai 
nommé  Clenioschelus  Goryi,  et  du  Melissodes  mâle  et 
femelle  ,  que  j'ai  nommé  Melissodes  Fonscolombei. 

Insectes  hyménoptères  de  la  famille  des  Mellifères  ,  dont  la  patte 
interme'diaire  est  munie,  à  rextre'mite' de  la  jambe,  d'un  appendice 
en  forme  de  peigne. 

Je  ne  connais  encore  que  deux  genres  de  ce  groupe  :  le 
premier,  Acanthopus ,  a  les  antennes  courtes  dans  le  mâle 
comme  dans  la  femelle  ;  le  deuxième ,  Clenioschelus,  les  a 
fort  longues  dans  le  mâle  qui ,  jusqu'ici ,  est  le  seul  décou- 
vert. Ces  deux  genres  sont  munis  d'un  appendice  en  forme 
de  peigne  à  l'extrémité  de  la  jambe  intermédiaire  ;  ils  ont 
également ,  à  l'extrémité  du  scutum ,  une  bifurcation  re- 
présentant de  petits  mamelons  terminés  en  pointe ,  et ,  à 
l'extrémité  de  l'anus  ,  deux  petits  mamelons  pointus. 


Acanthopus.  Klug. 


Insecte  très  gros,  d'une  apparence  riche  et  brillante 
dans  les  deux  sexes ,  qui  ont  entre  eux  très  peu  de  diffé- 
rence. Tête  forte,  antennes  courtes,  de  douze  articles  dans 


Insectes,  Pl.  08  wi  70.  | 

les  femelles  et  de  treize  dans  les  mâles.  Corselet  un  peu 
plus  fort  que  l'abdomen  dans  les  femelles.  Écailles  alaires 
très  prononcées.  Pieds  des  plus  remarquables  par  leur 
grandeur  et  leur  conformation.  L'aile  offre  une  cellule 
radiale ,  quatre  cellules  cubitales  ;  mais  la  quatrième  à 
peine  formée  ;  la  troisième  reçoit  les  deux  nervures  récur- 
rentes discoïdales  ;  la  première  très  près  de  la  deuxième 
nervure  récurrente  cubitale  ,  et  la  deuxième  vers  le  milieu 
de  la  deuxième  et  de  la  troisième. 

Ctenioschelus.  De  Romand. 

Insecte  remarquable  par  sa  forme ,  par  la  variété  et  la 
vivacité  de  ses  couleurs.  Tête  ordinaire.  Antennes  très 
longues ,  annelées  de  treize  articles  dans  le  mâle ,  seul 
connu.  Corselet  plus  peli*  que  l'abdomen.  Ecailles  alaires 
inoins  fortes  que  dans  le  précédent.  Pieds  petits,  lisses  et 
dépourvus  de  poils.  Trois  ocelles  sur  une  ligne  droite. 
L'aile  offre  une  cellule  radiale  appendicée  ,  quatre  cellules 
cubitales ,  dont  la  quatrième  est  à  peine  commencée.  La 
première  nervure  récurrente  discoïdale  aboutit  à  ladeuxième 
nervure  récurrente  cubitale ,  et  la  deuxième  à  la  troisième. 
Le  bout  de  l'aile  est  pointillé. 

Acanthopus  splendens.   Fabr.  (mâle  et  fem.) 

Longueur,  20-22  millim. 

Bahia ,  Brésil. 

Tête  plus  forte  dans  les  mâles  que  dans  les  femelles , 
couverte  d'un  duvet  bleu-noir  luisant.  Un  peu  au  dessous 
de  la  base  des  antennes  sont  deux  petites  cavités.  Dans  le 
mâle ,  à  l'extrémité  de  la  lèvre  supérieure  f  sont  deux  ap-> 


4  Insectes,  Vl.  68  à  70. 

pendices  cornés ,  longs  et  pointus.  Antennes  courtes 
brunes.  Yeux  assez  forts.  Abdomen  vert  doré,  très  lisse  et 
brillant.  Pattes  vert  brun  ,  longues,  très  velues  et  garnies 
de  poils  noirs.  Onglets  très  longs  et  fauves  ;  articles  des 
tarses  cachés  sous  les  poils  ,  et  qu'il  est  difficile  de  distin- 
guer. 

La  couleur  des  ailes  est  viole t-rougeâtre ,  avec  des  reflets 
mordorés ,  suivant  la  position.  Leur  teinte  empêche  de 
voir,  à  l'œil  nu,  les  traces  des  nervures. 

Cteimoschelus  Goryi.   De  Rom.  (mâle). 

Long. ,  17  mil  Jim. 

Monte- Video ,  Paraguay. 

Vert,  avec  reflets  bleus  dans  toutes  les  parties  qui  ne 
sont  pas  recouvertes  de  poils. 

Les  yeux  occupent  les  deux  tiers  du  devant  de  la  tête. 
Une  bande  de  poils  blanc  fauve ,  épais  et  ras  recouvre  l'en- 
tre-deux  des  yeux ,  à  l'exception  d'une  languette  cornée  et 
lisse,  de  couleur  verte,  qui  la  sépare  jusqu'un  peu  au 
dessus  de  la  lèvre  supérieure. 

L'extrémité  du  vertex  est  cornée  ,  lisse  et  verte.  Les  an- 
tennes sont  placées  au  sommet  du  front ,  un  peu  au  dessous 
des  ocelles  ;  elles  ont  26  millimètres  de  long  et  sont  anne- 
lées.  Les  premier  et  deuxième  articles  sont  verts ,  les  onze 
autres  sont  d'un  fauve  brun ,  avec  un  petit  renflement  à 
l'extrémité  de  chacun ,  terminé  par  un  point  blanc ,  qui 
distingue  chaque  séparation  ;  les  quatre  derniers  articles 
sont  beaucoup  plus  courbés  que  les  autres ,  qui  le  sont  un 
peu.  De  chaque  côté  des  ailes  est  une  bande  de  poils  épais 
et  ras ,  d'un  blanc  fauve  ;  le  milieu ,  rejoignant  la  bifurca- 
tion qui  termine  l'écusson ,  est  lisse  et  vert.  Les  écailles 
alaires  sont  fortes  et  d'un  vert  luisant.  L'épaulette ,  qui 


Insectes,  Pl.  08  à  70.  «S 

borde  de  chaque  côté  la  partie  antérieure  du  corselet ,  est 
formée  par  une  bande  de  poils  ras  et  bruns  ;  la  partie  pos- 
térieure est  bordée  de  poils  blanchâtres  qui  la  séparent  de 
l'abdomen.  Le  dessous  du  corselet  est  garni  de  poils  blan- 
châtres. L'abdomen  est  lisse ,  vert ,  avec  de  larges  reflets 
bleus.  Le  dernier  segment  est  terminé  par  deux  pointes  en 
bifurcation  ;  le  dessous  est  lisse  en  partie  ;  mais  à  l'extrémité 
postérieure  est  une  petite  cavité  en  cœur,  garnie  de  poils 
noirs  et  serrés ,  et,  de  chaque  côté  de  cette  cavité  ,  est  laté- 
ralement une  touffe  de  poils  blancs  de  forme  ronde.  Les 
hanches  et  les  tarses  sont  bruns.  Les  cuisses  et  les  jambes 
sont  ver t# .bleuâtre  ;  elles  sont  courtes  et  lisses  en  dessus  , 
mais  garnies,  en  dessous,  de  poils  blancs ,  épais  et  ras.  Les 
ailes  sont  brunâtres,  avec  une  tache  enfumée  sur  toute  la 
partie  qui  longe  le  bord  costal ,  et  pointillées  dans  la  partie 
qui  avoisine  le  bord  apical. 

Melissodes.  Latr. 

Latreille  s'est  contenté  de  nommer  cet  insecte.  Je  n'en  ai 
trouvé  dans  aucun  ouvrage  la  moindre  description.  Ce  que 
M.  le  comte  de  Saint-Fargeau  dit  sur  un  Insecte,  auquel  il 
donne  ce  nom,  n'a  nul  rapport  avec  ceux  que  j'ai  sous  les 
yeux  (que  je  regarde  comme  le  véritable  Melissodes  de  La- 
treille) et  s'applique  à  celui  que  j'ai  décrit  plus  haut  sous  le 
nom  de  Ctenioschelus.  Pour  apporter  mon  tribut  à  la  dis- 
tinction des  genres  et  des  espèces  qui  restent  en  discussion, 
je  vais  essayer  d'en  donner  quelques  notions  :  le  dessin  qui 
accompagnera  ce  texte  complétera  ce  que  j'ai  vu. 

Ainsi  que  le  dit  Latreille ,  les  Melissodes  sont  les  Eucera 
de  l'Amérique  :  ils  en  ont  l'apparence  ;  mais  ils  en  diffèrent 
par  la  conformation  de  la  tète ,  la  direction  des  antennes  et 
les  nervures  des  ailes.  La  face  de  la  tête  est  très  raccourcie  ; 
le  front  est  terminé  par  la  lèvre  supérieure ,  qui  se  retire 


6  Insectes,  Pl.  68  à  70. 

brusquement  en  dessous  et  ne  peut  être  vue  qu'en  la  re- 
gardant en  face.  Les  ocelles  sont,  comme  dans  les  Eucera, 
sur  une  ligne  presque  droite.  Les  antennes  s'avancent  droit 
entre  les  yeux  ,  mais  ne  s'étendent  pas  latéralement. 

Melissodes  Fonscolombei.  De  Rom.  (mâle  et  fem.) 

Long. ,  lOnrillim. 

Antilles,  mâle;  Chili ,  femelle. 

Brun ,  avec  des  poils  blanchâtres  ;  la  couleur  des  poils 
est  plus  claire  dans  la  femelle ,  et  cette  dernière  est  plus 
velue.  Antennes  fauves;  mais  le  premier  article  est  brun- 
noir.  Douze  articles  dans  la  femelle ,  treize  dans  le  mâle. 
Dans  celui-ci  les  trois  premiers  anneaux  de  l'abdomen  sont 
lisses ,  les  autres  sont  garnis  de  poils  fauve  blanc ,  qui  des- 
sinent chaque  séparation  ;  dans  ce  dernier,  l'abdomen  est 
plus  allongé ,  et  il  est  terminé  par  deux  petits  mamelons 
pointus,  formant  une  bifurcation.  Les  ailes  sont  vitrées  : 
elles  ont  une  cellule  radiale ,  quatre  cellules  cubitales  ;  la 
deuxième  plus  petite  que  les  trois  autres ,  la  quatrième 
n'est  que  commencée.  Les  première  et  deuxième  nervures 
récurrentes  discoïdales  aboutissent  aux  deuxième  et  troisième 
nervures  récurrentes  cubitales.  La  jambe  postérieure  est 
très  velue;  elle  est  terminée  par  deux  épines  droites  et 
longues.  Le  premier  article  des  tarses  est  et  fort  long,  et  fort 
velu  ;  les  trois  autres  sont  garnis  de  poils  ,  mais  détachés  et 
distincts.  Le  dernier  article  est  terminé  par  un  onglet  bi- 
furqué des  deux  côtés. 

Nota.  Par  sa  lettre  du  6  juin  1841 ,  M.  de  Fonscolombe 
m'annonce  avoir  reçu  de  Latreille,  sous  ce  seul  nom,  le 
Melissodes  qu'il  m'a  communiqué ,  et  qu'il  vient  des  An- 
tilles. 


EXPLICATION  DES  PLANCHES 


Acanthopus  splendens. 


PLANCHE   68. 

Aê. 


2 .  Tête  de  l'Acanthopus  o* . 

3.  Corselet  de  l'Acanthopus  J  avec  ses  deux  appendices. 

4.  Derniers  segments  de  l'abdomen  S. 

5.  Derniers  segments  de  l'abdomen  de  l'Ac.  ,p  . 

6.  Antenne  de  l'Ac.  3 . 

7.  ld.        de  l'Ac.  ,p  . 

8.  Aile  de  l'Ac.  c?  et  p  . 

9.  Portion  delà  jambe  intermédiaire  avec  l'appendice  à  son  extré- 

mité'. 

PLANCHE    69. 

1 .  Ctenioschelus  Goryi  c? . 

2.  Tête,  avec  les  deux  appendices  pointus  au  bout  de  la  lèvre  supé- 

rieure. 

3.  Dessous  de  l'abdomen  avec  les  deux  appendices  pointus  à  son 

extre'mité. 

4.  Aile. 

5.  Antenne. 

6.  Patte  postérieure. 

7.  Patte  intermédiaire  avec  l'appendice  à  l'extrémité  de  la  jambe, 

8.  Appendice  terminant  la  jambe  intermédiaire. 

9.  Corselet  avec  ses  deux  appendices. 


EXPLICATION  DES  PLANCHES. 


PLANCHE     70. 


A  ê. 
\  .   MelissoJes  Fonscolombei. 

.  B  P 

2.  Tête  vue  de  derrière. 
t.     —     vue  de  devant. 
A  <?, 

4.  Antennes 

^  <?. 

5.  Pattes  postérieures 

6.  Derniers  segments  de  l'abdomen  c?  avec  les  deux  mamelons  poin- 

tus qui  le  terminent. 

7.  Aile. 

8.  Ongles  bifurque'*. 


Les  insectes  seuls  sont  de  grandeur  naturelle;  toutes  les  pal- 
lies sont  amplifie'es. 


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Insectes  ,   Pj. .  7!    i   74 


DESCRIPTION 


de  cinq  espèces  de  Coléoptères  de  Conslantiue  et  d'Oran 
nouvelles  ou  peu  connues  , 

par  M.  H.  GORY'. 


G.  BOLBOCËRE.  Bolboceras.  Kirbj. 
B.  bocchus.  B.  bocvhus.  Erichs.  PL  71 ,  fig.  1. 

B.  obscitro-castaneus  ;  capitis  cornu  recurvo  bifurcato  ;  an- 
tennis  ferrugineis ;  thorace  quadridentato ,  punctato  ;elytris 
striato-punctatis  ;  corpore  sublus  pedibusque  ferrugineo- 
pilosis. 

Longueur,  13  millim.;  largeur,  8. 

liolb.  bocchus,  Erichson,  Reisen  in  Algier,  1841,  t   III,  t.  3,  p.  170, 
n.  6,  pi.  vu. 

D'un  châtain  obscur.  Tête  fortement  ponctuée  ,  avec  une 
corne  élevée  et  bifurquée  ;  mandibules  arquées  et  aiguës  ; 
antennes  fauves  ;  corselet  avec  quatre  tubercules  pointus  en 
avant ,  dans  le  mâle  ,  couvert  d'une  ponctuation  plus  serrée 
près  des  bords  latéraux  que  sur  le  disque.  Ècusson  trian- 
gulaire presque  lisse,  avec  une  impression  au  milieu. 
Élytres  couvertes  de  lignes  longitudinales  de  points  for- 

1  La  publication  de  ces  espèces  a  été  annoncée  dans  la  Revue  zoo- 
logique de  la  Société  Cuvierienne ,  1840,  p.  113;  cependant  Y Ana- 
tolica  auriculata  en  a  e'te'  retranchée  par  les  raisons  exposées  dans  le 
même  recueil,  1840,  p.  255.  Nous  avons  dû  aussi  adopter  le  nom 
donné  par  M.  Erichson  (Reisen  in  der  regentschaft  Algier,  etc.,  von 
dr  Moritz  Wagner,  vol.  III,  1841)  à  une  espèce  que  M.  Gory  se  pro- 
posait de  nommer  Bolboceras  africanus.  (G. -M.) 
1841.  7 


2  Insectes,  Pt.  7  à  74. 

mant  des  stries ,  les  intervalles  lisses.  Pattes  fortement  den- 
tées extérieurement.  Dessous  du  corps  et  pattes  fauves, 
couverts  d'une  longue  pubescence  de  cette  couleur. 

Cette  espèce  est  très  voisine  du  B.  lusitanicus  du  Catalo- 
gue de  M.  le  comte  Dejean  ;  on  la  reconnaîtra  cependant 
avec  facilité ,  en  ce  que  la  corne  de  la  tête  de  celle-ci  est 
bifurquée,  tandis  qu'elle  est  lanciforme  dans  le  Lusitanicus, 
et  que  son  écusson  est  presque  lisse ,  celui  du  Lusitanicus 
étant  fortement  ponctué. 

La  femelle  a  un  rudiment  de  lame  sur  la  tête ,  et  des 
quatre  tubercules  sur  le  corselet ,  celui-ci  est  aussi  un  peu 
plus  ponctué  que  celui  du  mâle. 

De  Constantine. 


Insectks,   Vx.     71   à  74.  3 

G.  GÉOTilUPE.  Geotrupes.   Fabricius. 
G.  de  Doué.    G.  Douei.  Gory.  PI.  71  ,    iig.  2. 

G.  niger,  capite  rugosu  quinque  dentato ,  vertice  dilatât o  den- 
tato;  thoracis  lateribus  carinatis  ;  tibiis  anterioribus  uni- 
dentatis ,  tarsis  gracilibus  bispinosis  ;  elytris  subtilissimc 
striato-punctatis  vel  rugulosis. 

Longueur,  23  rnillim.  ;  largeur,   13. 

D'un  noir  brillant;  extrémité  de  chaque  article  des 
palpes  d'un  ferrugineux  obscur.  Tête  fortement  granu- 
leuse ;  mandibules  aiguës  ;  lèvre  supérieure  carrée.  Dans 
le  mâle  le  vertex  se  dilate  de  chaque  côté  et  forme  trois 
dents;  dans  la  femelle  il  n'existe  aucune  dilatation.  Dans 
les  deux  sexes  le  chaperon  se  prolonge,  en  avant,  en  une 
lame  arrondie  ;  et ,  de  chaque  côté  ,  il  existe  deux  dents  ai- 
guës placées  au  dessous  des  yeux,  entre  lesquels  on  voit 
une  petite  lame  élevée  et  pointue.  Corselet  globuleux  , 
entièrement  rebordé  ,  avec  une  impression  arrondie  de 
chaque  côté,  au  milieu  et  près  des  bords  latéraux,  qui  sont 
rugueux ,  tandis  que  le  disque  est  couvert  de  quelques 
points  assez  marqués  ,  mais  très  dispersés.  Écusson  triangu- 
laire, rugueux.  Élytres  rebordées  latéralement,  couvertes 
de  points  assez  disposés  en  lignes  longitudinales  et  formant, 
dans  plusieurs  endroits ,  par  leur  réunion ,  quelques  rides 
transversales ,  surtout  depuis  leur  base  jusqu'au  milieu  de 
leur  longueur  ;  elles  offrent  aussi  quelques  rudiments  de 
côtes  longitudinales  ;  les  élytres  de  la  femelle  sont  un  peu 
plus  rugueuses.  Pattes  antérieures  fortement  dentées  exté- 
rieurement ,  dilatées  à  l'extrémité  dans  les  mâles ,  munies 
de  tarses  très  grêles  terminés  par  un  crochet  bifide  ;  les 


4  Insectes,    Vl.  71  à  74. 

cuisses  ,  chez  les  mâles ,  ont  intérieurement  une  forte  dent. 
Dessous  du  menton ,  pattes  et  dessous  du  corps  couverts 
d'une  longue  pubescence  roide  et  serrée. 

De  Constantine. 


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2.  Geotrupes  #<>(/</,  e~y. 


Iusectks,    Pt«  71    à  74.  6 

G.  RH1S0TR0GUE.  Rhisotrogus.  Latr. 
R.  disparate.  R.  dispar.  Gory.  PI.  72. 

H.  nigei\  punctatus ,  clypeo  rotundato  ;  antenne?  lamcllatœ , 
clava  ferruginca  ;  thorace  emarginalo ,  piloso  ;  elytris  tri- 
costatis,  pedibus  posterioribus  crassis  extensisque. 

Longueur  du  mâle  ,  18  millim   ;  largeur,  9.  —  Longueur  de  la 
femelle,  9.3  millim.;  largeur,  n. 

D'un  noiff  terne.  Tête  fortement  ponctuée  ;  chaperon  un 
peu  droit  en  avant ,  un  peu  relevé  ;  articles  des  antennes 
noirs  ;  massue  jaune.  Le  mâle  diffère  de  la  femelle  en  ce 
qu'il  est  méplat,  moins  gros  et  d'un  noir  plus  terne.  Cor- 
selet beaucoup  plus  large  que  long  dans  la  femelle  ,  ayant 
ses  bords  latéraux  très  arrondis ,  couvert  d'une  ponctuation 
très  serrée  et  très  régulière  dans  les  deux  sexes  ,  avec  une 
bande  lisse  et  longitudinale  dans  son  milieu.  Écusson  trian- 
gulaire ,  ponctué.  Élytres  bombées  et  arrondies  à  l'extré- 
mité dans  la  femelle,  couvertes  d'une  granulation  assez 
prononcée,  disposée  en  petites  rides  transversales  et  offrant 
une  carène  près  des  bords  latéraux  et  deux  côtes  longitudi- 
nales sur  leur  milieu;  elles  sont  plus  méplates  dans  le 
maie ,  moins  arrondies  à  leur  extrémité  et  presque  lisses. 
Dessous  du  corps  et  pattes  d'un  noir  brillant ,  pubescents. 
Cuisses  postérieures ,  surtout  dans  la  femelle ,  très  fortes  ; 
tarses  dans  les  deux  sexes,  très  longs  et  terminés  par  un 
crochet  bifide. 

De  Constantine. 


KS41. 


!/<///    </('  £<><>/<></((•     it&l 


//i.rc</<\r    /'/   71 


RhisotroP'iis     JUpar,     aory 


AnruM/tiufAf  ,n 


1  .  À'r'vii<>/)</  intf> 


Iniecies,   PI.  71   à  74.  7 

G.  SITARIS.  Sitaris.  Fabr. 
S.  a  pieds  rouges.  S.  rufipes.  Gory.  PI.  73. 

S.  antennis  ,  capite  ,  thorace  ,  pectore  tarsisque  nigro-pilosis  , 
punctatis  ;  elytris ,  abdomine  pedibusque  brunneo-rubris  , 
granulatis. 

Longueur,  10  millim.  ;  largeur,  4. 

Elle  est  un  peu  moins  grande  que  la  Sitaris  humeralis. 
Tête  assez  forte,  renflée  sur  les  côtés,  irrégulièrement 
ponctuée ,  tenant  à  un  cou  très  court.  Corselet  également 
ponctué  ,  ayant  ses  angles  antérieurs  et  postérieurs  arron- 
dis ,  sa  base  un  peu  lobée  et  relevée.  Ècusson  large ,  trian- 
gulaire ,  ponctué ,  avec  trois  petites  côtes  sur  sa  partie  an- 
térieure. Elytres  impressionnées  et  renflées  à  leur  base , 
fortement  ponctuées;  mais  ces  points  forment,  par  leur 
réunion,  une  granulation  peu  régulière.  Tête,  antennes, 
corselet ,  écusson ,  poitrine  et  tarses  noirs ,  couverts  de  poils 
assez  courts  et  durs.  Elytres ,  pattes  et  abdomen  d'un  brun 
rouge. 

D'Oran.  Mon  cabinet. 


t/tuy    de  Zooioate    /tfj/ 


fnsecter.  /'/  -J 


S  1 1  a  I  *  i  s      rti/ipe+r ,        rfkrj 


Insectes,  Pi.  .  71   à  74.  9 

G.  SAPERDE.  Saperda.   Fabr. 
S.  cendrée.  S.  cinerea.  Gory.  PI.  74. 

S .  cinerea  ,  antennis  thorace  vittis  duabus  brunneo-cinereis  ; 
elytris  planis  ,  punctulatis  ,  lateribus  brunneo-cinereis. 

Longueur,  27  millim.  ;  largeur,  6. 

D'un  blanc  cendré  pubescent.  Tête  finement  ponctuée , 
couverte  d'une  pubescence  blanchâtre.  Corselet  presque 
carré ,  avec  deux  bandes  longitudinales  brunes.  Écusson 
carré ,  arrondi  postérieurement,  blanc.  Élytres  carrées  à 
leur  base ,  méplates ,  allongées ,  allant  en  se  rétrécissant 
jusqu'à  l'extrémité,  qui  est  arrondie;  elles  ont  quelques 
lignes  longitudinales  de  points  ,  et  leurs  bords  latéraux  sont 
d'un  brun  mêlé  de  grisâtre.  Dessous  du  corps  et  pattes  cou- 
verts de  cette  pubescence  blanchâtre,  piquetés  de  petits 
points  noirs  (femelle). 

Cette  espèce  sera  placée  entre  les  S,  vittigera  de  Fabri- 
cius  et  Guerinii  de  Brème  (Rev.  zool. ,  1840,  p.  277)'. 

De  Constantine. 

1  La  femelle  de  cette  dernière  vient  d'être  de'crite  et  figure'e  par 
M.  Erichson  (Reisenin  Algier,  etc. ,  par  Wagner,  vol.  III,  p.  183, 
n.  43 ,  pi.  vin,  184t)  sous  le  nom  de  Saperda  (Phytcecia)  glauca. 

(G.-M.) 


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Insectes,  Pl.  75. 


G.  OSPRYNCHOTE.  Osprynchotus.  Spinola. 

ORDRE  DES  HYMÉNOPTÈRES. TRIBU  DES   TEREBRANTS. 

FAMILLE  DES  ICHNEUMONIDES.   SOUS-FAMILLE  DES  OPHIONIDES. 


Antennes  insérées  vis  à  vis  le  milieu  des  orbites  oculaires 
internes ,  assez  rapprochées ,  filiformes ,  moins  longues  que 
le  corps  ,  dans  les  deux  sexes ,  de  vingt-quatre  à  vingt-cinq 
articles  indépendamment  de  la  radicule ,  qui  est  apparente. 
Premier  article,  n'atteignant  pas  le  haut  du  front,  en  olive 
vidée ,  coupée  en  dessus ,  d'avant  en  arrière  et  de  haut  en 
bas.  Second  article  obconique  ,  plus  mince  et  un  peu  plus 
court  que  le  précédent ,  très  apparent  en  dessus  dans  l'é- 
chancrure  du  premier,  le  dépassant  à  peine  en  dessous. 
Troisième  et  suivants  jusqu'à  Tavant-dernier,  cylindriques, 
d'abord  beaucoup  plus  longs  que  larges ,  diminuant  rapi- 
dement en  longueur  après  le  huitième.  Dix-huitième  et 
suivants  transversaux ,  peu  distincts  et  difficiles  à  compter, 
le  dernier  terminé  en  pointe  mousse. 

Tête  moyenne  ,  allongée  et  rétrécie  en  avant  ;  la  face,  les 
joues  ,  le  labre  et  les  autres  parties  de  la  bouche  formant 
ensemble  une  espèce  de  museau  allongé.  (  C'est  à  ce  trait , 
d'autant  plus  remarquable  qu'il  est  très  rare  dans  cette 
famille,  que  fait  allusion  le  nom  générique  à? Osprynchotus, 
id  est  fer e  rostratus.) 

Vertex  court ,  quatre  fois  plus  large  que  long ,  en  tra- 
pèze élargi  en  avant.  Front  faiblement  convexe,  en  triangle 
transversal.  Face  deux  fois ,  au  moins,  plus  longue  que  le 
front ,  prolongée  notablement  au  delà  des  yeux  à  réseau , 
se  confondant ,  en  avant ,  avec  Pépistome  ou  chaperon  et , 
des  deux  côtés ,  avec  les  joues  ;  sutures  intermédiaires 
complètement  effacées  ;  joues  en  demi-cônes  tronqués. 
1841.  9 


2  Insectes  ,  Pl.  76. 

Yeux  à  réseau  latéraux  ,  ovales ,  grands  et  saillants. 

Ocelles  au  nombre  de  trois ,  à  la  base  du  front ,  rappro- 
chés et  équidistants  :  triangle  ocellaire  équilatéral. 

Labre  assez  grand  ,  entièrement  découvert ,  plane  ;  bord 
antérieur  arrondi  ;  bord  postérieur  droit. 

Mandibules  minces ,  arquées ,  entourant  le  labre  qui  les 
sépare,  ne  pouvant  se  rejoindre  qu'à  leur  extrémité,  celle-ci 
bidentée  ;  dents  petites  et  aiguës,  l'antérieure  ou  supérieure 
plus  forte  que  l'autre. 

Palpes  filiformes.  Maxillaires  de  cinq  articles  :  les  quatre 
premiers  obconiques  ;  second  un  peu  plus  grand  que  le 
premier;  troisième  et  quatrième  à  peu  près  égaux  entre 
eux  et  moitié  plus  petits  que  le  second;  cinquième  mince, 
cylindrique,  plus  long  que  celui  qui  le  précède.  Labiaux 
de  quatre  articles  :  premier  plus  mince  et  plus  long  que 
chacun  des  suivants  ;  deuxième ,  troisième  et  quatrième 
égaux  en  longueur  et  cylindriques  ;  extrémité  du  dernier 
arrondie. 

Prothorax  très  court  ;  dos  ne  s'élevant  pas  à  la  hauteur 
du  mésothorax  ;  flancs  peu  rentrants  et  n'étant  pas  expres- 
sément excavés  pour  la  retraite  des  fémurs  antérieurs. 

Mésothorax  en  contact  immédiat  avec  le  bord  posté- 
rieur de  la  tête  :  disque  d'une  seule  pièce.  Autres  parties 
du  corselet  comme  dans  plusieurs  autres  Ichneumonides  et 
renvoyées  à  la  description  de  l'espèce.  Écailles  alaires 
ovales. 

Abdomen  inséré  à  l'extrémité  postérieure  et  inférieure 
du  meta  thorax ,  au  même  niveau  que  les  pattes  de  la  troi- 
sième paire ,  très  allongé ,  fortement  comprimé ,  le  plus 
souvent  penché  de  manière  à  décrire  une  courbe  dont  la 
convexité  est  du  côté  du  dos  ,  de  huit  anneaux  dont  le 
dernier  est ,  pour  ainsi  dire ,  surnuméraire ,  parce  qu'il 
appartient  exclusivement  à  l'appareil  génital.  Premier  an- 
neau pédonculiforme ,  d'une  seule  pièce  tubuleuse ,  muni 
de  deux  tubercules  stigmatifères ,  échancré  en  dessous  : 


Insectes,   Pj..  75.  3 

vule  de  l'échancrure  occupé  par  une  membrane  flexible 
destinée  à  se  prêter  aux  mouvements  des  autres  anneaux 
2-7,  augmentant  progressivement  en  largeur  et  diminuant 
en  longueur,  comprimés  latéralement ,  formés  de  deux 
pièces  en  demi-cônes  superposées  l'une  à  l'autre  et  réunies 
par  une  membrane  flexible  qui  se  prête  à  leur  rapproche- 
ment et  à  leur  éloignement  :  la  pièce  dorsale  étant  toujours 
plus  grande  que  la  ventrale,  l'embiassant  des  deux  côtés  et 
la  dépassant  en  arrière ,  au  point  que,  si  l'abdomen  quitte 
forcément  sa  courbure  naturelle  et  s'étend  en  ligne  droite 
sur  un  plan  horizontal,  la  septième  plaque  ventrale  semble 
terminée  au  dessous  de  la  cinquième  dorsale.  Huitième 
segment  formé  pareillement  de  deux  pièces  entières  dans 
les  mâles.  Dans  les  femelles  la  pièce  ventrale  est  fendue 
dès  son  origine  et  divisée  en  deux  deini-tuyaux  linéaires 
creusés  en  dessus  et  formant  ensemble  un  étui  destiné  à 
défendre  la  tarière ,  depuis  sa  naissance  jusqu'à  l'extrémité 
du  corps. 

Tarière  de  la  femelle  plus  ou  moins  prolongée  en  ar- 
rière ,  au  delà  de  l'extrémité  du  corps,  conformée  comme 
dans  les  autres  Ichneumonidcs.  Voyez  les  G.  cryptus,  pim- 
pla ,  Grav  ,  etc. 

Pattes  simples,  minces  et  allongées;  tibias  épais  propor- 
tionnellement à  la  ténuité  des  autres  pièces  ;  ceux  de  la 
troisième  paire  à  trois  faces  ,  dont  deux  supérieures  obli- 
ques et  une  inférieure  horizontale  ;  arêtes  intermédiaires 
droites  et  mutiques.  Tarses  de  cinq  articles  :  les  quatre 
premiers  garnis,  en  dessous,  de  deux  rangées  marginales  de 
soies  courtes  ,  fines  et  serrées  ;  le  premier,  aussi  long  que 
les  trois  autres  pris  ensemble  ;  ceux-ci  diminuant  progres- 
sivement en  longueur,  du  deuxième  au  quatrième;  cin- 
quième plus  long  que  le  quatrième ,  muni ,  en  dessous, 
d'une  pelote  membraneuse  et  terminé  par  deux  crochets 
simples.  Tarses  de  la  troisième  paire  aussi  épais  que  dans 
les  espèces  du  G.  anomaton,  Grar. 

1841.  9 


4  Insectes ,  Pl.  75. 

Région  caractéristique  de  l'aile  supérieure  (St-Fargeau) 
composée  d'une  seule  cellule  radiale ,  étroite ,  allongée ,  à 
bord  interne  sinueux ,  terminée  en  pointe  et  sans  appen- 
dice, à  quelque  distance  de  l'extrémité  de  l'aile ,  et  de  trois 
cellules  cubitales.  La  première  ,  très  grande,  reçoit  la  pre- 
mière nervure  récurrente,  un  peu  avant  le  milieu.  La 
seconde  petite ,  en  pentagone  presque  régulier,  reçoit  la 
seconde  nervure  :  la  troisième  est  grande  et  complète. 

0.  du  Cap.   O.  Capensis.  Spinola. 

Dimensions  :  longueur  du  corps ,  prise  du  liaut  du  front 
jusqu'à  l'anus,  10  lignes.  — la1,  du  devant  de  la  tête  prise 
du  haut  du  front  jusqu'à  l'extrémité  du  labre ,  1  ligne  1/2. 

—  Id.  de  la  portion  de  la  tête  qui  s'étend  au  delà  des  yeux 
à  réseau,  2/3  de  ligne.  —  Id.  du  vertex ,  1/2  ligne.  —  Id. 
du  corselet ,  2  lignes  1/2.  —  Id.  de  l'abdomen  ,  7  lignes. 

—  Largeur  de  la  tête,  mesurée  au  haut  du  front,  1  ligne  1/4. 

—  Id.  du  corselet  à  l'origine  des  ailes  supérieures,  2  lignes. 
— «  Id.  de  l'abdomen  à  son  origine  ,  1/4  de  ligne.  —  Id.  au 
milieu  du  sixième  anneau  ,  2/3  de  ligne. 

Formes.  Corps  mat,  finement  pointillé  ;  ponctuation  plus 
forte  et  plus  serrée  sur  les  côtés  du  segment  post-scutellaire 
et  sur  le  dos  du  métathorax.  Pubescence  rare,  poils  plus 
serrés  et  couchés  en  arrière  ,  à  l'extrémité  de  l'abdomen. 
Antennes  glabres.  Devant  de  la  tête  lisse.  Disque  du  méso- 
thorax uniformément  convexe  en  avant  et  au  milieu,  pen- 
ché brusquement  en  arrière,  au  point  de  former  une  fossette 
transversale  au  contact  de  l'écusson.  Bords  antérieurs  du 
segment  scutellaire  saillants  et  caréniformes  ;  faces  latérales 
en  un  plan  incliné  de  haut  en  bas ,  d'avant  en  arrière  et  de 
dehors  en  dedans  ;  bords  postérieurs  enfoncés  et  sulci- 
formes  ;  écusson  élevé ,  faiblement  convexe ,  en  trapèze 
allongé  et  élargi  en  avant.  Segment  post-scutellaire  très 


IflSECTKS ,   Pl.  75.  5 

étroit  ;  post-écusson  court ,  transversal ,  saillant ,  mais  ne 
se  relevant  pas  à  la  hauteur  de  l'écusson.  Dos  du  métatho- 
rax  uniformément  convexe ,  doucement  penché  en  arrière. 
Des  pièces  qui  sont  censées  le  composer,  il  n'y  en  a  que 
trois  qu'on  puisse  distinguer  nettement,  parce  que  l'anté- 
rieure médiane ,  les  trois  intermédiaires  et  les  trois  posté- 
rieures sont  intimement  soudées  ensemble  et  forment  un 
tout  où  on  n'aperçoit  aucune  trace  de  suture  :  les  deux  an- 
térieures latérales  sont  courtes ,  larges ,  rebordées  et  arron- 
dies en  arrière.  Premier  anneau  de  l'abdomen  subcylin- 
drique ou  s'élargissant  très  peu  en  arrière  :  tubercules 
stigmatif ères  latéraux  coniques ,  placés  vers  le  milieu  de  la 
longueur  de  l'anneau.  Côté  radial  de  la  deuxième  cellule 
cubitale  plus  grand  que  chacun  des  cubitaux  :  côtés  trans- 
versaux plus  grands  que  le  radial. 

Couleurs.  Antennes,  corps  et  pattes  noirs.  Articles  huit  à 
douze  des  antennes ,  face,  labre,  tarses  et  tibias  jaunes. 
Extrémité  tarsienne  des  tibias  postérieurs ,  base  du  premier 
article  des  tarses  de  la  même  paire  noires.  Onglets  obscurs. 
Ailes  violettes. 

Sexes,  Femelle  :  quatre  derniers  anneaux  de  l'abdomen 
jaunes  ;  tarière  de  la  longueur  de  l'abdomen.  —  Mâle  : 
huitième  plaque  ventrale  plane ,  étroite  et  allongée.  On 
aperçoit  entre  elle  et  la  plaque  dorsale  correspondante  les 
extrémités  de  deux  appendices  linéaires  et  pubescents  qui 
font  partie  de  l'appareil  génital  dont  les  autres  pièces  ne 
sont  pas  en  évidence. 

Patrie.  Cap  de  Bonne-Espérance.  Trois  mâles  et  trois  fe- 
melles rapportés  par  M.  Drège. 

MAXIMILIEN  SPINOLA. 


EXPLICATION  DE  LA  PLANCHE, 


Fig.  I.       Osprynchotus  capensis  c?,  grandeur  naturelle. 

II.  Abdomen  du  même,  vu  de  profil. 

III.  Osprynchotus  capensis  J  ,  grandeur  naturelle. 

IV.  Tête  vue  de  face ,  très  grossie. 

V.  Id.  vue  de  profil ,  avec  le  même  grossissement, 


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Osprynchotiis    tyamrar,      $ê*»u 


.1         m  iiiihiJ  irn/i  ■ 


iNSfcCTES,     Tl.    7G.  1 

OBSERVATIONS 

sur  les  affinités  naturelles  de  la  famille 
des  PatjsidjB  , 

PAR.  M.  H.  BURMEISTER, 

|  professeur  de  zoologie  à  l'université  de  Halle. 

Aujourd'hui  les  entomologistes  qui  envisagent  la  science 
d'une  manière  philosophique  ne  mettent  plus  en  doute 
que  l'arrangement  des  Coléoptères  d'après  le  nombre  des 
articles  des  tarses  ne  soit  contraire  aux  rapports  naturels ,  et 
il  serait  impossible  de  soutenir  une  opinion  contraire , 
quand  on  voit  qu'il  existe ,  dans  plusieurs  familles ,  des 
genres  et  même  des  sous-familles  pleines  d'exceptions. 
Ainsi,  par  exemple,  on  sait  aujourd'hui  que  non-seule- 
ment les  Hydroporiens  ont  quatre  articles  aux  tarses  anté- 
rieurs et  intermédiaires,  et  que  la  plupart  des  Aléocliariens 
n'ont  pas  cinq  articles ,  comme  cela  devrait  être  >  d'après 
le  système  qui  leur  donne  le  nom  de  pentamères ,  mais  que, 
d'un  autre  côté ,  presque  tous  les  Longicornes  et  Cycliques 
sont  de  véritables  pentamères,  quoique  le  système  leur 
donne  le  nom  de  tétramères. 

Il  résulte  de  ces  faits  que  la  série  des  familles  ,  d'après  le 
nombre  des  pièces  tarsales ,  est  erronée ,  et  que  le  caractère 
tiré  du  nombre  des  articulations  des  tarses  n'est  pas  propre 
aux  familles,  mais  qu'il  est  seulement  un  caractère  de 
genres  ou  de  sections  naturelles  dans  l'une  ou  l'autre  de 
ces  catégories. 

M 'occupant  depuis  longtemps  d'une  étude  générale  des 

Coléoptères    pour   établir    les   véritables    caractères    des 

familles,   j'ai    acquis   la  conviction    que  la  quantité  des 

exceptions  aux  règles  imposées  par  le  système  tarsal  est 

J841 .  10 


2  Ixskctes,   Pi.  76. 

plus  considérable  qu'on  ne  le  croit ,  et  que  le  nombre  des 
articles  des  tarses  a  moins  d'importance  ,  pour  établir  une 
famille ,  que  la  forme  générale  des  tarses  et  la  relation  des 
différents  articles  entre  eux.  Mais  il  n'est  pas  possible  de 
déterminer  les  familles  des  Coléoptères  par  la  seule  forme 
des  tarses ,  et  nous  devons  admettre  d'autres  caractères  si 
nous  voulons  les  fixer. 

En  considérant  les  caractères  qui  doivent  concourir  en- 
semble pour  former  les  familles ,  je  crois  être  arrivé  à  cette 
loi ,  qu'aucun  de  ces  caractères  n'est  sans  exception  ,  et 
qu'il  peut  arriver  qu'un  Insecte  appartienne  certainement 
à  telle  ou  telle  famille ,  quoiqu'il  soit  privé  d'un  ou  même 
de  deux  des  caractères  qui  lui  sont  assignés.  C'est  ainsi 
qu'on  observe  des  tarses  tétramères  ou  trimères  dans  une 
famille  de  pentamères,  comme  cela  a  lieu  dans  le  genre 
Enicotarsus ,  Laporte.  C'est  encore  le  cas  d'un  genre  de 
Longicornes  qui  n'a  pas  les  tarses  élargis  etbilobés,  comme 
YAmallopodes  ,  Lequien  ,  ou  le  Trictenotoma  ,  Gray,  carac- 
tère qu'on  trouve  dans  toute  la  famille.  C'est  enfin  ce  qui  a 
lieu  dans  les  Carabiques  ,  qui  doivent  tous  avoir  les  an- 
tennes filiformes  et  qui  offrent  cependant  des  antennes 
épaissies  au  bout ,  comme  dans  quelques  espèces  du  genre 
Helluo,  Dejean. 

Ces  exceptions  dans  la  marche  générale  de  la  nature,  re- 
lativement aux  familles,  ne  sont  pas  seulement  considérées 
par  nous  dans  chaque  groupe  de  ce  rang  ;  mais  nous  les 
admettons  dans  tous  les  caractères  qui  doivent  être  réunis 
pour  établir  la  définition  véritable  de  la  famille.  Cependant 
les  meilleurs  de  ces  caractères  sont  ceux  qui  admettent  le 
plus  petit  nombre  d'exceptions,  et,  si  nous  avons  un  carac- 
tère presque  invariable  ,  nous  devons ,  sans  doute ,  lui  at- 
tribuer le  plus  haut  rang  dans  la  définition  de  la  famille  ou 
du  genre. 

En  observant  la  famille  des  Coléoptères  sous  ce  point  de 
vue ,  nous  avons  trouvé  que  le  meilleur  caractère  de  tous 


IftSËCTKS,    Vl.    7G.  3 

se  trouve  dans  des  organes  qui  n'ont  été  employés  ,  jus- 
qu'ici, par  aucun  entomologiste1.  Ces  organes  sont  les 
ailes.  Il  est  remarquable  que  personne  n'ait  songé  à  ob- 
server les  ailes  pour  les  faire  servir  à  la  classification  des 
Coléoptères  ,  tandis  que  celles  des  Diptères ,  des  Hyménop- 
tères et  même  des  Lépidoptères  ont  été  étudiées  avec  atten- 
tion. Il  est  probable  que  c'est  la  présence  des  élytres  qui  a 
empêché  les  entomologistes  d'étudier  une  partie  du  corps, 
qu'il  est  sans  doute  moins  nécessaire  de  connaître  que 
toutes  les  autres.  Peut-être  aussi  la  grande  similitude 
des  ailes  dans  la  même  famille  a-t-elle  engagé  les  mono- 
graphes à  étudier  moins  les  organes  du  vol  que  les  autres 
organes  du  mouvement,  pensant  qu'ils  sont  sans  différences, 
puisque ,  dans  une  monographie ,  ils  ne  devaient  pas  en 
trouver.  Cependant  cette  grande  ressemblance  des  ailes  dans 
une  même  famille  est  ce  qui  les  rend  importantes  pour  la 
classification  et  permet  de  conclure  de  leur  forme  à  l'affi- 
nité ,  si  tous  les  autres  organes  ne  donnent  pas  encore  des 
motifs  suffisants  pour  établir  cette  affinité. 

Je  viens  de  prouver  ce  que  j'avance  en  étudiant  un  groupe 
très  curieux  de  Coléoptères  qui  a  eu  le  malheur  d'être 
placé  dans  des  familles  avec  lesquelles  il  n'a  pas  plus  de  ca- 
ractères communs  qu'avec  les  Coléoptères  en  général;  cette 
famille  est  celle  des  Pausidœ ,  établie  par  Linné ,  dans  une 
dissertation  académique ,  quelques  années  avant  sa  mort.  Il 
n'a  pas  eu  occasion  de  lui  donner  sa  place  dans  le  système 
des  Coléoptères.  Fabricius,  en  adoptant  ce  genre  de  Linné, 
le  plaçait  entre  les  Cerocoma  et  Lytta ,  mais  le  regardait 
comme  douteux  et  encore  mal  connu.  Latreille ,  le  premier, 
en  a  donné  une  bonne  description  scientifique ,  en  faisant 

*  MM.  Guérin-Méneville  et  Percheron  avaient  cependant  pense'  que 
les  ailes  pourraient  devenir  un  moyen  d'étudier  les  Coléoptères  ;  car 
ils  les  figuraient  dans  leur  Gênera  des  Insectes  :  ils  espéraient  en  tirer 
des  caractères ,  quand  ils  auraient  pu  les  comparer  dans  la  série  des 
insectes.  (Edit.) 


4  Insectes,  Pl.  7fi. 

des  genres  Pausus  et  Cerapterus  une  famille  qu'il  plaçait 
dans  le  groupe  des  Xylophages,  parmi  les  Tétramères,  la 
regardant  comme  intermédiaire  entre  les  Bostrichiens  et  les 
T'rogossitiens.  M.  Westwood ,  enfin ,  l'auteur  qui  a  étudié 
les  Pausidœ  avec  le  plus  grand  succès ,  a  suivi  la  manière  de 
voir  de  Latreille ,  et  a  rangé  les  Pausidœ  avec  les  Trogossita 
et  les  Cucujus  dans  le  même  groupe. 

Il  n'est  pas  difficile  de  démontrer  l'erreur  de  cet  arran- 
gement ,  et  je  ne  connais  aucun  caractère  qui  puisse  faire, 
motiver  ce  rapprochement  ;  car  les  Pausidœ  sont  différents 
des  Trogossitœ  et  des  Cucujidœ  par  toute  l'organisation. 
Pour  faire  voir  clairement  ces  différences  ,  il  est  nécessaire 
de  connaître  les  caractères  essentiels  de  la  famille  ,  comme 
ils  existent  dans  les  organes  de  la  manducation  ,  du  vol  et 
du  mouvement  en  général ,  ainsi  que  dans  la  composition 
de  tout  le  corps.  Voici  la  description  de  ces  parties  dans  le 
Platyrhopalus  denlicornis,  la  seule  espèce  qu'il  m'ait  été 
possible  d'examiner  spécialement ,  comparée  avec  les  des- 
criptions données  par  M.  Westwood  dans  ses  excellents  mé- 
moires sur  la  famille  en  question. 

L'examen  de  la  bouche  du  Platyrhopalus  denlicornis  m'a 
montré  que  les  Pausidœ  ont  une  lèvre  supérieure  tranchante, 
cornée,  plus  ou  moins  semi-circulaire  et  sans  échancrure,  qui 
couvre  la  partie  inférieure  des  mandibules  (fig.  4).  Celles-ci 
sont  cornées  ,  arquées  avec  le  bout  crochu  ,  très  aigu,  sans 
dents1,  mais  un  peu  élargies  à  la  base ,  qui  est  couverte  par 
la  lèvre  supérieure  (fig.  5).  Les  mâchoires  (fig.  6)  ont  un  pé- 
dicule inarticulé ,  cordiforme ,  extérieurement  corné,  mais 
rempli  de  muscles  charnus  dans  sa  partie  intérieure, 
muscles  qui  meuvent  toute  la  mâchoire  et  principalement 
le  lobe  interne  de  celle-ci ,  que  j'ai  nommé  mando  (k)  ou 

1  M.  Westwood  a  figuré,  chez  le  Plalyrh.  denlicornis,  deux  dents 
à  la  mandibule  (  Linn.  Trans.,  t.  XVI ,  pi.  33 ,  f.  45)  ;  mais  je  n'ai 
pas  vu  de  dents  chez  l'individu  que  j'ai  disséqué. 


lasBCTts  ,  Pi..  70.  5 

pièce  manducateuse ,  puisqu'elle  est  la  plus  broyeuse  ,  si  un 
Insecte  prend  une  nourriture  dure  et  non  pas  fluide.  Cette 
pièce  est  d'une  grandeur  fort  remarquable  dans  les  Pau- 
sidcv ,  comme  les  figures  de  M.  Westvvood  nous  le  montrent, 
et  a  ,  en  général,  la  même  configuration  que  chez  le  Plaly- 
rhopalus  dcnticornis.  On  voit  une  plaque  cornée ,  compri- 
mée et  courbée  au  bout,  terminée  par  un  crochet  assez 
grand  pour  retenir  et  broyer  les  aliments  durs,  et ,  sous  ce 
crochet,  une  laine  interne  tranchante ,  qui  est  sans  doute 
destinée  à  découper  les  aliments.  M.  Westvvood  a  figuré , 
dans  son  essai  sur  les  Pausides  (Linnean  Transact. ,  t.  XVI, 
pi.  33;,  la  même  pièce  dans  différents  genres,  comme 
fig.  7,  c,  du  Penlaplalarthrus pausoides,  fig.  18,  c,  d'un 
Pausus  genuine  ;  fig.  46,  c.  ,  du  Platyrhopalus  dentt'cornis, 
et  pi.  10,  fig.  4  (deuxième  volume  des  Transact.  ofthezool. 
Soc.  of  London)  du  Platyrhopalus  Mellii.  Toutes  ces  figures 
ont  une  ressemblance  générale  et  font  voir  un  mando 
corné,  comprimé  et  arqué  au  bas  avec  un  ou  deux  crochets. 
J'ai  examiné  soigneusement  la  conjonction  de  ce  mando 
avec  la  mâchoire  et  j'ai  trouvé  qu'il  est  fixé  à  la  seconde 
pièce  de  la  mâchoire ,  qui  forme  un  petit  anneau  sur  la 
pièce  basale  ou  stipes.  Cet  anneau ,  que  l'on  peut  prendre 
pour  le  premier  article  du  palpe  maxillaire  ,  a  ,  dans  son 
côté  interne,  un  petit  appendice  capituliforme  (lig.  8  ,  a) 
qui  est  situé  dans  une  excavation  du  mando  et  fait  avec 
lui  une  articulation  sur  laquelle  il  peut  se  mouvoir  par 
ses  muscules  en  haut  (fig.  6)  et  en  bas  (fig.  7)  comme  le 
mouvement  broyant  l'exige.  Tout  près ,  dans  l'excavation 
articulaire  du  mando  ,  on  observe  une  autre  excavation  qui 
est  allongée  dans  toute  sa  partie  interne  et  postérieure 
(fig.  10).  Dans  cette  excavation  se  fixe  un  petit  style  clavi- 
forme  (fig.  9),  qui  peut  faire  avec  le  mando  tous  les  mou- 
vements, quand  il  est  contenu  dans  le  sillon  de  son  côté 
intérieur.  Quand  le  mando  est  redressé ,  ce  petit  style  est 
caché  entre  lui  et  le  palpe  maxillaire  (fig.   6,  /) ,  et  c'est 


P  Insectes,    Pi..  76. 

pourquoi  nous  ne  voyons  pas  ce  style  dans  les  figures  de 
M.  Westwood  ,  excepté  dans  celle  de  la  mâchoire  du  Pla- 
tyrhopalus  Mellii ,  où  ce  style  n'est  pas  seulement  inarti- 
culé ,  mais  forme  un  appendice  filiforme ,  biarticulé  et 
tout  à  fait  semblable  au  palpe  maxillaire  interne  d'un  Ca- 
rabique  ou  Hydrocantbare.  Les  autres  parties  de  la  mâ- 
choire forment  le  palpe  maxillaire ,  qui  est ,  dans  tous  les 
Pausides,  composé  de  quatre  articulations,  différant  beau- 
coup dans  la  figure  et  la  grandeur  du  second  article.  La 
plupart  des  Pausides  ont  ce  second  article  très  grand  et 
élargi  au  côté  interne ,  comme  le  montrent  mes  figures  du 
Platyrhopalus  denticornis  (  fig.  6  et  7)  ,  et  du  Pansus 
Fichtelii  (fig.  3);  mais,  dans  quelques  uns,  le  même 
article  est  plus  petit,  comme  M.  Westwood  l'a  figuré  chez 
le  Pentaplatarthrus  pausoides  (  Linn.  Trans.  ,  Tab  I , 
fig.  3 ,  4,  7).  La  lèvre  inférieure  d'un  Pauside  est  compo- 
sée d'un  menton,  d'une  languette  ou  ligule  et  de  deux 
palpes  labiaux.  Le  menton  est  une  pièce  cornée ,  transver- 
sale ,  deux  fois  échancrée  au  côté  libre ,  avec  des  angles 
extérieurs  plus  ou  moins  tranchants  (fig.  3  a).  Entre  ces 
angles ,  dans  les  échancrures ,  sont  attachés  les  palpes  triar- 
ticulés  ,  filiformes ,  communément  aigus ,  mais  élargis  au 
bout ,  et  en  massue  chez  le  Pentaplatarthrus  pausoides  et  le 
Cerapterus.  La  languette  (fig.  1  d)  est  une  pièce  circulaire , 
extérieurement  cornée  et  deux  fois  excavée  pour  faire 
mouvoir  les  palpes  maxillaires.  Elle  est  couverte ,  chez 
tous  les  vrais  Pausus ,  par  les  palpes  labiaux  appliqués 
sur  la  bouche  (fig.  3) ,  mais  libre  et  découverte  chez  les 
Platyrhopalus  (fig.  1),  Pentaplatarthrus  et  Cerapterus, 
puisque  les  palpes  labiaux  chez  tous  ces  genres  sont  pen- 
dants. 

Les  pattes  des  Pausides  sont ,  chez  la  plupart  des  espèces, 
robustes  et  comprimées.  Les  hanches  des  deux  premières 
paires  sont  globuleuses  ;  mais  les  deux  postérieures  sont 
élargies  sur  les  côtés  ,  transverses  et  couvertes  par  les  bords 


Km:,   ils       Pl.    76.  7 

latéraux  infléchis  des  élytres.  Les  trochanters  sont  grands 
et  allongés  de  la  manière  que  M.  Kirby  amommée/ulcrans . 
ce  qui  est  aussi  un  caractère  général  des  Carabiques.  Les 
fémurs  ne  sont  pas  très  grands  ,  de  même  que  les  tibias  , 
mais  plus  larges.  On  n'aperçoit,  au  premier  coup  d'ceil, 
que  quatre  articles  seulement  aux  tarses,  chez  la  plupart 
des  Pausides;  mais  ils  en  ont  réellement  cinq  (fig.  11), 
comme  Ta  montré  M.  Westwood  ,  excepté  le  Lebiaderus 
Goryi,  qui  n'en  a  véritablement  que  quatre.  Ce  dernier 
ei  quelques  Pausus  des  Indes  orientales  sont  les  seules 
espèces  qui  aient  des  tibias  grêles  et  cylindriques  ;  chez 
tous  les  autres  ils  sont  plus  ou  moins  comprimés  et  dilatés. 
Les  tarses  sont  aussi  dilatés  ou  un  peu  élargis  ,  et  les  trois 
ou  quatre  premiers  articles  sont  très  velus  à  la  face  infé- 
rieure ;  le  quatrième  est ,  chez  les  Platyrhopales ,  très  petit 
(fig.  11)  ;  mais  le  cinquième  est  le  plus  long  de  tous ,  moins 
dilaté ,  non  velu  en  dessous  et  armé  de  deux  crochets  très 
grêles,  aigus  et  courbés. 

Les  élytres  de  tous  les  Pausus  ont  une  échancrure 
noueuse  à  l'extrémité  du  côté  interne,  fermée  par  une 
membrane  cornée  plus  mince.  Sous  cette  échancrure  est 
situé  le  dernier  orifice  aérien  au  stigmate  du  ventre.  Le 
ventre  même  est  composé,  chez  la  plupart  des  Pausides, 
de  quatre  anneaux  :  les  premier  et  quatrième  grands ,  les 
deux  intermédiaires  plus  petits  (fig.  2)  ;  seulement  chez  le 
Platyrhopalus  TVestwoodii  on  a  observé  cinq  anneaux. 

La  configuration  des  ailes  est  très  difficile  à  décrire  avant 
d'avoir  donné  un  résumé  des  caractères  qui  sont  importants 
pour  une  description  scientifique  ;  c'est  pourquoi  je  donne 
ici  quelques  indications  sur  la  construction  générale  des 
ailes  des  Coléoptères. 

D'abord  il  est  nécessaire  de  connaître  la  construction 
de  leur  membrane  même  pour  voir  si  elles  sont  couvertes 
de  petits  poils  ou  glabres.  La  petitesse  des  poils  m'a  fait 
longtemps  croire  que  les  ailes  de  tous  les  Coléoptères  en 


8  Insectes,  Pl.  76. 

sont  privées,    comme  le  sont  véritablement  les  ailes  des 
lamellicornes  ;  mais  un  examen  plus  attentif,  avec  un  mi- 
croscope composé  ,  m'a  montré  que  le  plus  grand  nombre 
des  Coléoptères,  comme  les  Carabiques,  les  Hydrocanihares, 
les  Cycliques ,  les  Dimères ,  les  Mycétophagiens  ,  ou   la 
plupart  des  familles,  ont  des  ailes  couvertes  par  des  poils 
microscopiques.  C'est  aussi  le  cas  des  Pausidœ.  Considérant 
ensuite  la  disposition  des  nervures  dans  les  ailes ,  nous  re- 
marquons que  tous  les  Coléoptères  ont  deux  nervures  prin- 
cipales ,  que  je  nomme  nervure  marginale  et  nervure  radiale. 
La  nervure  marginale  est  située  au  bord  antérieur  de  l'aile 
et  est  accompagnée  généralement  par  une  autre  nervure 
plus  petite ,  qui  part  aussi  de  la  base  de  l'aile.  La  nervure 
marginale  n'atteint  pas  le  bout  de  l'aile;  mais  elle  se  ter- 
mine ,  à  peu  près  à  la  moitié ,  aux  deux  tiers  ou  aux  trois 
quarts  de  sa  longueur,  près  du  bord  antérieur,  par  une  ar- 
ticulation :  c'est  le  point  dans  lequel  l'aile  est  pliée,  si  elle 
doit  être  couverte  par  les  élytres.  La  nervure  radiale  part  de 
la  base  de  la  première,  mais  en  divergeant  sur  un  angle 
plus  ou  moins  grand.  Cette  nervure  se  dirige  vers  le  bord 
postérieur  de  l'aile  ;  mais  elle  ne  l'atteint  pas  et  se  termine 
aussi  par  une  sorte  d'articulation  à  la  même  hauteur  que 
celle  de  la  nervure  marginale.  J'ai  trouvé  ces  deux  nervures 
dans  toutes  les  ailes  des  Coléoptères,  et  souvent  seules, 
comme  chez  les  Cis  et  dans  la  plupart  des  genres  contenant 
des  espèces  très  petites;  mais,  chez  la  plupart  des  Coléop- 
tères ,  l'aile  a  des  nervures  accessoires.  Ces  nervures  sont 
situées,  tantôt  entre  les  deux  nervures  principales  et  tantôt 
après  la  radiale.  Je  nomme  les  premières  discoïdales  si  elles 
sont  entre  la  nervure  marginale  et  la  radiale ,  et  apicales  si 
elles  sont  après  les  articulations  des  deux  nervures  au  bout 
de  l'aile  ;  enfin  je  nomme  basales  toutes  les  nervures  qui  sont 
situées  après  la  radiale  au  côté  du  bord  postérieur  de  l'aile. 
Ces  trois  groupes  différents  de  nervures  sont  très  variables 
chez  les  différentes  familles  des  Coléoptères  et  donnent  un 


Iksuctf.s,  PI.  76.  9 

très  bon  caractère  pour  les  déterminer.  Voilà  la  description 
des  différentes  nervures  chez  les  Pausidœ. 

La  nervure  marginale  A  (  1  )  n'atteint  pas  au  delà 
de  la  moitié  du  bord  antérieur  de  l'aile  ,  où  elle  est 
terminée  par  une  articulation  faible.  La  nervure  radiale  B 
(2)  n'arrive  aussi  qu'au  milieu  de  l'aile  ,  où  elle  est 
terminée  par  une  petite  cellule  (  3  )  triangulaire  qui 
donne  naissance  à  une  petite  branche  recourbée  (6)  au 
côté  intérieur  de  l'aile  ,  pour  distinguer  mieux  la  partie 
apicale  de  la  partie  basale ,  et  supplée  l'articulation  de 
l'aile  dans  cette  place.  Entre  les  nervures  marginale  et 
radiale ,  on  voit  une  faible  nervure  discoïdale  (7) ,  qui  a 
plutôt  l'apparence  d'une  plaque  coriacée ,  au  côté  interne 
de  la  nervure  marginale.  Cette  plaque  est  terminée  par 
une  nervure  plus  cornée  et  fourchue  qui  donne  un  ra- 
meau (4)  à  la  partie  de  l'aile  après  l'articulation  du  flé- 
chissement. Ce  rameau  est  aussi  fourchu  et  attaché ,  par 
sa  branche  antérieure  la  plus  petite ,  à  la  nervure  apicale 
supérieure ,  qui  termine  en  avant  la  partie  de  l'aile  après 
l'articulation ,  et  fait  même  l'articulation  avec  la  ner- 
vure marginale.  La  branche  postérieure  (5)  du  rameau 
part  de  la  partie  apicale  de  l'aile  et  la  fait  étendre.  Enfin 
la  nervure  basale  B  est  composée  de  trois  rameaux  diver- 
gents ;  le  premier  et  le  second  sont  fourchus  et  réunis  par 
des  nervures  transverses  qui  forment  quelques  cellules 
allongées  très  difficiles  à  décrire  ,  mais  très  bien  expliquées 
par  une  figure  de  l'aile;  c'est  pourquoi  je  n'entrerai  pas 
dans  d'autres  développements. 

Voilà  les  caractères  de  la  famille  des  Pausides  ;  compa- 
rons-les avec  ceux  des  autres  familles  pour  connaître  leur 
affinité  véritable  et  naturelle. 

Cette  comparaison  détaillée  serait  longue  et  monotone , 
aussi  en  donnerai-je  seulement  le  résultat  en  affirmant  que 
les  Pausides  sont  des  Coléoptères  carnassiers ,  très  voisins  des 
Carabiques  et  remplaçant  la  même  modification  du  type  des 


10     *  ÏNSECTIS,    Pl.    76. 

carnassiers  terrestres  ,  comme  les  Gyriniens  parmi  les  carnas- 
siers aquatiques . 

Il  est  possible  que  le  lecteur  soit  surpris  d'une  assertion 
qui  paraît  aussi  paradoxale  ;  mais  je  vais  apporter  la  preuve 
de  ce  que  j'avance. 

D'abord  la  configuration  de  la  bouche  est  tout  à  fait  la 
même  et  ne  diffère  que  par  de  faibles  modifications  acci- 
dentelles. Le  véritable  caractère  de  la  bouche  d'un  Coléop- 
tère  carnassier  est  la  figure  de  la  mâchoire  et  la  construction 
du  inantlo.  Nous  voyons  cette  pièce  cornée,  arquée,  allon- 
gée etbroyeuse  chez  les  unes  et  les  autres ,  et  la  seule  diffé- 
rence est  que  le  inando  des  Carabiques  est  couvert  de 
poils ,  mais  que  celui  des  Pausides  est  nu  et  sans  poils.  Le 
palpe  maxillaire  interne  n'a-t-il  pas  les  mêmes  caractères 
chez  les  Carabiques  et  les  Pausides,  c'est  à  dire  une  figure 
filiforme?  On  m'objectera  que  le  palpe  intérieur  des  Pau- 
sides est  inarticulé  et  le  palpe  des  Carabiques  biarticulé  ; 
mais  j'ai  déjà  montré  que  quelques  genres  des  Pausides , 
comme  le  Platyrhopalus  Mellii ,  Westw.  (  qui  forme  un 
genre  particulier  et  n'est  pas  un  vrai  Platyrhopalus) ,  ont 
des  palpes  maxillaires  internes  triarticulés  ;  et  Ton  voit  que 
ce  même  palpe ,  chez  le  Pentaplatarthrus  pausoides  ,  d'après 
la  figure  de  M.  Westwood  (Linn.  Trans. ,  XVI ,  pl.  xxxm  , 
fig.  7  c) ,  est  dilaté  en  forme  de  capuchon  et  couvre  le 
mando  comme  dans  le  genre  Cychrus  et  ses  congénères  chez 
les  Carabiques.  Je  ne  veux  cependant  pas  dire  que  les  Pau- 
sides sont  des  Carabiques  ,  mais  seulement  qu'ils  forment 
une  famille  particulière  à  côté  des  Carabiques  ,  montrant  la 
même  variation  du  type  d'un  carnassier  terrestre  que  nous 
montrent  les  Gyriniens  à  l'égard  des  carnassiers  aquatiques  ; 
et  cette  manière  de  voir  est  tout  à  fait  assurée  par  la  figure 
du  palpe  maxillaire  interne  ,  aussi  petit  chez  les  Gyriniens 
et  souvent  nul.  Il  est  même  possible  que  quelques  Pausides 
n'aient  pas  plus  ce  palpe  interne ,  puisqu'il  est  disparu  chez 
les  Gyriniens.  Je  ne  parle  pas  des  autres  parties  de  la  bouche 


ItWKCTttf,   Pl.   T(i.  1  1 

pour  montrer  que  la  lèvre  supérieure  cornée  ,  que  les  man- 
dibules grandes ,  crochues ,  cornées  ,  que  le  menton  trans- 
versal ,  tridenté  ,  dilaté ,  enfin  que  la  langue  libre,  proémi  - 
nente  et  l'insertion  des  palpes  maxillaires,  donnent  une 
correspondance  si  grande  entre  les  groupes  en  comparaison, 
qu'il  faudrait  une  sorte  d'obstination  pour  ne  pas  admettre 
l'affinité  naturelle  entre  eux.  En  surabondance  je  ferai  seu- 
lement mention  de  la  figure  des  palpes  labiaux  sécuri- 
l'ormes  chez  les  Pentaplatarthrus  et  Cerapterus  comme  chez 
les  Cychrus  ,  ce  qui  donne  une  seconde  analogie  entre  les 
Pentaplatarthrus  et  la  dernière  analogie  déjà  offerte  par  le 
palpe  maxillaire  interne  dilaté  en  forme  de  capuchon. 

Mais  il  n'est  pas  nécessaire  de  prendre  seulement  la  bou- 
che pour  faire  connaître  l'affinité  des  Pausides  et  Carabi- 
ques.  Toutes  les  autres  parties  du  corps,  excepté  les  an- 
tennes, montrent  la  même  ressemblance.  La  tête  saillante, 
le  cou  très  distinct  ,  le  prothorax  plus  ou  moins  cordi- 
forme ,  les  hanches  antérieures  globuleuses  et  les  hanches 
postérieures ,  transverses  et  aiguës  au  côté  extérieur  et  très 
distinctes  des  trochanters  soutenants  (trochanteres  fulcran~ 
tes) ,  sont  aussi  des  preuves  d'une  affinité  naturelle  qui  ne 
peut  pas  être  affaiblie  par  quelques  différences  des  antennes 
et  des  pattes.  Il  est  vrai  que  les  antennes  sont  tout  à  fait 
différentes  ;  mais  il  en  est  ainsi  de  toutes  les  antennes  de 
Coléoptères;  et  l'analogie  déjà  signalée  avec  les  antennes 
des  Gyrins  est  la  seule  que  je  connaisse.  Les  antennes  de 
quelques  Carabiques  mêmes,  comme  celles  de  YHelluo  lati- 
cornis ,  Dej.  ,  de  quelques  Morio  et  de  YOzœna  orientalis, 
Klug. ,  ont  une  grande  analogie  avec  les  antennes  des  Cé- 
raptères  et  sont  les  premières  traces  d'une  modification 
du  type  de  l'antenne  filiforme ,  elle  sera  typique  dans  la 
beauté  de  sa  perfection  chez  les  Pausides  ;  car  nous  voyons 
comment  l'antenne  des  Céraptères ,  encore  très  analogue  en 
nombre  des  anneaux  et  en  figure  avec  les  antennes  des 
autres  Coléoptères  ,  est  déformée  chez  les  Pentaplatarthrus 


12  Insectes,   Vl.  7C. 

et  Lebiaderus  ,  et  arrive  jusqu'à  la  forme  de  celle  des  vrais 
Pausus  et  Platyrhopalus  ,  où  le  nombre  des  anneaux  dimi- 
nue et  où  les  derniers  se  dilatent.  Enfin  la  proéminence  en 
nœud  au  côté  externe  postérieur  des  élytres,  chez  les  Pausi- 
des,  n'est-elle  pas  observée  aussi  chez  quelques  Carabiques, 
comme  les  Ozaenes?  J'ai  comparé  cette  proéminence  chez 
VOzœna  lestudinea ,  Klug.  (Iahrbuch,  I ,  tab.  i ,  fig.  7) ,  avec 
la  même  chez  le  Platyrhop.  lœvifrons,  Westw. ,  et  n'ai  trouvé 
aucune  différence.  M.  Westwood  ,  en  n'admettant  pas  l'ana- 
logie des  Pausidœ  avec  les  Pselaphidœ,  qui,  sans  doute, 
n'existe  pas  ,  a  déjà  fait  une  allusion  à  la  ressemblance 
des  Ozœna  et  des  Pausus,  sans  lui  donner  plus  d'impor- 
tance ,  comme  une  sorte  d'analogie  (  The  entom.  Magaz.)  ; 
mais  je  crois  avoir  raison  de  dire  que  cette  analogie  est 
véritable ,  car  les  Ozsenes  et  les  Pausus  ont  même  la  faculté 
de  produire  une  crépitation  Ayant  montré  l'affinité  de  tout 
le  corps  des  Carabiques  et  des  Pausides ,  il  me  reste  ,  pour 
faire  voir  cette  ressemblance  parfaite,  à  parler  des  ailes, 
de  l'abdomen  et  des  pieds.  Pour  ce  qui  concerne  les  ailes  , 
je  ne  crois  pas  avoir  besoin  de  montrer  leur  ressem- 
blance par  une  description  détaillée,  je  prierai  seulement 
mes  lecteurs  de  voir  les  figures  que  j'ai  données  de  l'aile  des 
Platyrhopalus  denticornis  (12) ,  Calosoma  sjcophanta  (13), 
Dyticus  marginalis  (14)  et  Gyrinus  natator  (15),  et  celles 
des  genres  Cucujus  (16)  et  B os tri chus  (17).  Un  seul  regard 
montre  une  ressemblance  générale  parfaite  entre  les  ailes 
des  Platyrhopalus ,  Calosoma ,  Dyticus  et  Gyrinus  ;  mais 
la  plus  grande  différence  entre  les  quatre  ailes  des  carnas- 
siers et  celles  d'un  Cucujus  et  d'un  Bostrichus,  genres 
aberrants  de  la  famille  des  Longicornes  et  des  Rhynco- 
phores.  Nous  avons  ici  en  même  temps  l'occasion  de  voir 
l'importance  de  la  configuration  des  ailes  pour  déterminer 
les  familles  naturelles  ;  car  nous  voyons  les  quatre  ailes  des 
Coléoptères  qui  sont  des  membres  d'un  seul  groupe  naturel 
tout  à   fait  semblable  ;    mais  celles   des   autres   groupes 


I:\sixtes  ,   Pi..   7(>.  13 

diffèrent  non  seulement  de  celles  des  carnassiers ,  mais 
aussi  entre  elles  ;  et  la  même  ressemblance  que  l'on  voit 
dans  les  ailes  de  ces  quatre  carnassiers  se  trouvera ,  si  Ton 
compare  les  ailes  des  Longicornes  avec  celles  du  Cucujus 
depres sua  ,  ou  ,  d'un  autre  côté ,  si  l'on  compare  celles  des 
Rhynchophores  avec  celles  d'un  Bostriclius.  Je  le  répète  , 
les  ailes  de  tous  les  carnassiers  sont  couvertes  de  petits  poils 
microscopiques  ,  et  nous  trouvons  les  mêmes  poils  à  l'aile  du 
Platyrhopalus. 

La  ressemblance  de  l'abdomen  des  Pausides  et  des  Cara- 
biques  est  assez  grande  pour  montrer  leur  affinité  naturelle. 
On  voit ,  dans  ma  figure  du  dessous  du  corps  d'un  Platy- 
rhopalus ,  que  l'abdomen  est  composé  de  quatre  articles ,  et 
la  même  configuration  a  été  dessinée  plusieurs  fois  par 
M.  Westwood  ;  c'est  la  construction  typique  d'un  Carabus, 
d'un  Gychrus  et  des  autres  genres  des  Carabiques,  produite 
par  la  réunion  du  premier  segment  avec  le  second ,  et  du 
pénultième  avec  le  dernier.  Si  cette  conjonction  n'existe 
pas ,  le  Carabique  doit  avoir  six  anneaux  ;  si  l'une  ou 
l'autre  paire  des  anneaux  est  jointe ,  on  trouve  cinq  an- 
neaux, et,  si  les  deux  paires  sont  unies,  il  y  en  a  seulement 
quatre.  Ces  trois  différences  des  nombres  sont  observées 
chez  les  Carabiques  en  général ,  mais  non  pas  encore  chez 
les  Pausides.  Cependant  M.  Westwood  a  donné  la  figure  du 
Platyrhopalus  JVestwoodii  avec  cinq  anneaux  abdominaux , 
et  la  grandeur  des  deux  premiers  anneaux  nous  montre 
qu'ils  ne  sont  pas  soudés  comme  chez  le  Platyrhopalus 
denticornis. 

Enfin  les  jambes  et  les  tarses  ,  parties  des  pattes  que  nous 
n'avons  pas  encore  comparées  avec  les  mêmes  des  carnas- 
siers ,  ont  une  ressemblance  moindre ,  puisqu'ils  forment 
une  partie  typique  de  la  famille.  Ici  il  est  suffisant  de  con- 
naître que  la  plupart  des  Pausides  sont  pentamères  comme 
la  plupart  des  carnassiers  ,  et  qu'ils  ont  des  ongles  simples, 
comme  tous;   mais  la  forme  comprimée  des  jambes,  la 


14  Insectes  ,  Pl.  76. 

brièveté  du  premier  article  des  tarses,  la  petitesse  du  qua- 
trième chez  les  Platyrhopales,et  la  surface  velue  des  quatre 
ou  trois  premiers,  sont  des  caractères  qui  leur  donnent  leur 
figure  particulière  et  leurs  différences  de  famille  dans  le 
groupe  des  Coléoptères  carnassiers.  Cependant  l'analogie 
avec  les  Gyriniens  n'est-elle  pas  grande?  ceux-ci  n'ont-ils 
pas  les  mêmes  jambes  courtes  et  comprimées  comme  la 
plupart  des  Pausides  ;  et  les  tarses  des  Gyriniens  ne  sont-ils 
pas  tout  à  fait  particuliers  et  différents  des  tarses  des  Dyti- 
ciens  ?  C'est  pourquoi  personne  ne  peut  douter  que  ces  deux 
familles  ne  soient  les  membres  d'un  groupe  plus  grand  et 
naturel  que  nous  nommons  des  Hydrocanthares  et  qui  est 
placé  à  côté  des  Carabiques  ,  dans  le  plus  grand  groupe  des 
carnassiers.  Il  est  nécessaire  de  donner  un  nom  général  poul- 
ies deux  groupes  des  Carabiques  et  Pausides,  qui  forment 
ainsi  les  Coléoptères  carnassiers  terrestres  ,  et  je  propose  le 
nom  de  Géolestès ,  dérivé  de  -}«,  terre,  et  de  Xvgthç ,  ra- 
visseur, puisqu'ils  sont  des  ravisseurs  de  la  terre  comme 
les  Hydrocanthares  les  ravisseurs  de  l'eau. 

Ainsi  les  carnassiers  sont  déterminés  et  partagés  de  cette 
manière  : 

COLEOPTERA  CARNIVORA  Seu  ADEPHAGA. 

Mandibulae  arcuatœ ,  corneae  ,  maxillarumque  mandones 
cornei,  elongati,  sœpissime  uncinati,  setosi  vel  ciliati,  rarius 
nudi.  Maxillarum  galea,  sive  palpa?  maxillares  interna? , 
ssepissime  filiformes  ,  biarticulatae  ,  rarius  uniarticulatae 
vel  nullae.  Mentum  transversum  in  apice  bisinuatum, 
extus  dilatatum  ;  ligula  libéra,  mobilis ,  extus  stipite  corneo 
suffulta.  Femora  pedum  posticorum  connata  cum  pectore 
extus  acuminata  ;  trochanteres  pedum  fulcrantes.  Ala?  pi- 
losae ,  vena  radialis  cellula  trans versa  in  apice  terminata. 


livsKc.ïES,   Pi..  7(î.  ï& 

ï.  Geolestes.  Pedibus   ambulatoriis  ;  capite  exseito  ,   collo 
plus  minusve  elongato. 

1.  Antennœ  W-articul atœ} filiformes  ,  rarius  moni  If  ormes 
vel  depressœ  versus  apicem.  Maxillarum  galca  semper  biarti- 
culata  elongata,  interdum  cucullata,  sœpissimc  filiformis. 

1 .  Carabidae. 

2.  Antennœ  2-10  articulât  œ,  vel  omnino  depressœ,  latœ- 
ellipticœ,  vel  lentif ormes ,  vel  irregulariter  clavatœ.  Maxilla- 
rum galea  sœpissime  styliformis  uniarticulala  ,  interdum  ob- 
soleta  rarius  eue  u  liât  a.  2.  Pau  sida?. 

II.  Hydrocanthari.  Pedibus  natatoriissaepissiiuecompressis, 
ciliatis. 

1.  Antennœ  filiformes  t  rarius  medio  paululum  in  crassatœ 
vel  in  apice  depressœ  Oculi  duo.  Maxillarum  galea  semper 
biarticulata,  filiformis  ,  interdum  minuta. 

3.  Dyticida?. 

2.  Antennœ  clavatœ ,  primo  articulo  dilatato  ,  auriculato  ; 
maxillarum  galea  obsole/a  vel  nulla.  Oculi  quatuor. 

4.  Gyrinidae. 


I/lJ/T/f'J-  ■    fl.    7  6 


Pausidœ 


Jkirnui 


V.  Homomi '  împ- 


.  i '  nnedouc/'.e 


RÉVISION  CRITIQUE 

ET 

SUPPLÉMENT  A  LA  MONOGRAPHIE 

DU    GENRE 

PASSALE, 

par  A.  im:iuiiiko\ 

PREMIÈRE     PARTIE. 


Depuis  que  la  monographie  des  Passales  a  paru ,  un 
certain  nombre  d'espèces  nouvelles  ou  que  je  n'avais  pu 
reconnaître  dans  les  auteurs  s'est  répandu  dans  les  collec- 
tions ;  afin  de  faciliter  leur  détermination ,  quelques  amis 
m'ont  engagé  à  donner  un  supplément  à  cet  ouvrage.  Pour 
ne  pas  faire  trop  attendre  ce  travail,  il  paraîtra  par  parties 
séparées ,  à  mesure  que  j'aurai  rassemblé  les  matériaux  de 
deux  ou  trois  planches.  Dans  cette  première  partie ,  profi- 
tant des  observations  qui  m'ont  été  faites  par  quelques  en- 
tomologistes et  surtout  de  celles  pleines  de  bienveillance  de 
M.  le  comte  de  Mannerheim ,  je  donne  une  révision  cri- 
tique de  la  monographie  originale  ;  je  rétablis  ,  d'après  le 
1841.  11 


2  Insectes,  Pl.  77  à  79. 

désir  des  commissaires  de  l'Académie  des  sciences,  les 
phrases  latines  de  toutes  les  espèces ,  et  j'établis  une  suite 
complète  de  numéros  pour  toutes  les  espèces  anciennes  et 
nouvelles  que  je  range  sous  les  divisions  que  je  n'avais  fait 
qu'indiquer  dans  l'ouvrage  primitif  ;  pour  les  espèces  qui 
paraîtront  dans  d'autres  parties  du  supplément,  il  sera 
facile  de  les  intercaler  à  la  place  qu'elles  doivent  occuper 
au  moyen  de  numéros  dont  elles  seront  marquées  ;  enfin  je 
donne  à  la  fin  de  cette  partie  la  description  de  quelques 
espèces  que  je  n'ai  pu  reconnaître  dans  les  auteurs,  et 
qui ,  plus  tard ,  peut-être  ,  me  passeront  sous  les  yeux. 

A.  P. 


Mai  i84i 


IfctBcm,   l'i..   77  ■   7î>.  3 

G.  PASSALE.  Passalus.  Fabricius. 
HEXAPHYLLL 

1.  P.  emarginatus.  Weber.  Mon.,  p.  21 ,  n.  1, 
pi.  2,f.g.1. 

Mandibulœ  magnœ ,  apice  truncatœ ,  emarginatœ.  Caput  in* 
œquale ,  denticulis  vix  determinatis ,  lateris  sinistris  majo- 
ribus.  Thorax  lœvis  serius  ater,  nitidus ,  linea  média  haud 
impressa.  Elytra  striala,  atra  ,  margine  imprimis  baseos 
rufo-barbata;  antennis  hexaphyllis.  Fab. 

Cette  espèce,  indiquée  au  bas  de  la  planche  comme 
grossie  deux  fois ,  ne  Test  qu'un  peu  plus  de  la  grandeur 
naturelle. 

2.  P.  pilifer.  Perch.  Mon.,  p.  23,  n.  2, 
™i     9     fi™    o 


pi.   2,  fig.  2 


Corpore  lœvissimo,  corwexiusculo  ;  capite  punctato  ;  caréna 
vertice  transversa ,  et  antice  in  extremis  furcata;  clypeo 
valde  emarginato  ,  lalere  sinislro  oblique  producto  ;  anten- 
nis hexaphyllis,  foliis  primis  tribus  brevibus,  alteris  lon- 
gioribus ,  ultima  incrassata. 

Cette  espèce ,  indiquée  au  bas  de  la  planche ,   comme 
grossie  trois  fois  ,  ne  Test  que  deux  fois. 


4  Insectes  ,  Pe.  77  à  79. 

3.  P.  neelgherriensis.  Guêrin ,  Rev*  zool. 
(PI.  77,  fig.  1.) 

Grossi  deux  fois  et  demie. 

Semiconvexus  ;  vertice  tuberculo  minimo ,  carenaque  trans- 
versa magna;  carenœ  duœ  divergentes  procedunt ,  clypeo 
procul  spinis  terminatœ  ;  clypeo  valde  emarginato;  dente 
sinistra  obliqua ,  dextra  longiore. 

Longueur,  28  millim. 

Corps  médiocrement  bombé ,  tête  lisse  en  dessus ,  avec 
quelques  points  dispersés  ;  du  vertex  s'élève  une  petite  ca- 
rène longitudinale ,  en  ayant  deux  autres  transverses  à  son 
extrémité  ;  de  l'avant  de  la  carène  médiane  s'en  détache 
une  autre  très  fine ,  d'abord  droite ,  se  séparant  ensuite  en 
deux  sous  un  angle  ouvert  et  courbe,  formant  un  mamelon 
au  point  d'arrêt,  et  réunies  par  une  autre  carène  transverse, 
le  tout  sans  atteindre  le  bord  du  chaperon  ;  celui-ci  est  for- 
tement anguleux  vis  à  vis  l'extrémité  des  deux  carènes , 
mais  ses  angles  sont  tronqués  à  leur  extrémité  :  l'angle 
gauche  est  plus  dilaté  que  l'angle  droit  et  se  penche  un  peu 
vers  lui  à  son  extrémité.  Les  bords  élevés  de  la  tête  sont 
saillants  et  anguleux  avant  leur  extrémité  ;  les  carènes  ocu- 
laires sont  peu  élevées  et  obliquent  beaucoup  du  côté  de 
l'œil.  Le  labre  est  assez  fortement  échancré,  pointillé,  velu  ; 
les  mandibules  sont  droites ,  d'abord  anguleuses  extérieu- 
rement, recourbées  brusquement  à  l'extrémité;  la  lèvre 
s'articule  avec  le  menton  par  une  ligne  très  sinuée;  les  lobes 
latéraux  de  celui-ci  sont  chargés  de  très  gros  points, 
excepté  vers  leur  extrémité  :  on  n'aperçoit  pas  de  fossettes 
gulaires;  les  antennes  sont  hexaphylles,  les  trois  derniers 
articles  sont  beaucoup  plus  longs  que  ceux  qui  les  précè- 
dent; le  dernier  est  notablement  renflé  dans  son  milieu.  Le 


Insectes,  Pl.  77  à  79.  5 

pi  othorax  est  en  carré  transversal ,  ayant  un  sillon  dorsal 
peu  profond  ,  n'atteignant  ni  le  bord  antérieur,  ni  le  bord 
postérieur  ;  le  sillon  marginal  est  très  étroit ,  avançant  par 
derrière  la  tête ,  un  peu  élargi  à  son  extrémité  ;  les  fossettes 
latérales  sont  peu  profondes  et  ne  sont  accompagnées  d'au- 
cun point,  l'écusson  est  lisse;  les  fossettes  mésosternales 
sont  peu  profondes,  rugueuses  et  s'élargissant  un  peu  à 
leur  extrémité  ;  le  disque  du  mésosternum  est  accompagné 
de  quelques  points  agglomérés  ;  les  stries  des  élytres  sont 
également  profondes  et  également  chargées  de  petits  points 
espacés. 

Cette  espèce  vient  de  la  côte  du  Malabar  et  fait  partie  de 
diverses  collections  ;  elle  se  rapproche  du  groupe  formé  par 
les  P.  emarginatus,  pilifer  et  Chevrotât. 

4.  P.  tridens.  Wiedemann.  Mon.,  p.  24,  n.  3, 
pl.  2,  fig.  3. 

Capite  antice  bicorniculato  ;  elytris  punctato-sttiatis ,  utrin< 
que  costatis  et  ,striato-punclatis ;   antennis   hexaphyllis 
Wied. 

Cette  espèce,  indiquée  au  bas  de  la  planche  comme 
grossie  trois  fois,  ne  l'est  qu'un  peu  plus  d'une  fois. 

5.  P.  Chevrolat.  Perch.  Mon.,  p.  26,  n.  4. 
pl.  2,  fig.  4. 

Antennis  hexaphyllis ,  mandibulis  extra  angulatis;  vertice 
valde  punctato ,  tuberculato  ;  carenis  duabus  transversis; 
carence  duœ  alterœ  procedunt  circumjlexe  divergentes  ante 
clypeum  dentatœ  ;  clypeo  lato  ,  emarginato. 


6  Insectes,  Pl.  77  à  79. 

6.  P.  austral asicus.  Perch.  (PL  77,  fig.  2). 
Grossi  une  fois  et  demie. 

Corpore  convexiusculo ,  /œei;  vertice  rugoso  ;  tuberculo  com- 
pressa connexo  ,  duobus  basi  minoribus  transiter  sis  ;  clypeo 
transversim  quadrato  depresso ,  subtile  rugoso ,  angulis 
quatuor  dentatis  ;  antennis  hexaphyllis ,  foliis  primis  dua- 
bus  brevioribus. 

Longueur,  45  millim. 

Corps  demi-convexe ,  tête  largement  chagrinée  ;  sur  le 
vertex  naît  un  tubercule  peu  saillant ,  entièrement  engagé, 
relevé  un  peu  à  son  extrémité ,  accompagné  à  sa  base  de 
deux  autres  tubercules  qui  le  joignent  au  milieu  de  sa  lon- 
gueur par  une  ligne  presque  droite  ;  l'extrémité  du  tuber- 
cule principal  les  coupe  perpendiculairement  et  donne 
naissance  à  une  double  carène  tout  à  fait  transversale  ,  aux 
extrémités  de  laquelle  sont  deux  petites  dents  dirigées  en 
avant  de  la  tête.  A  partir  de  ces  deux  dents ,  la  carène  est 
simple  et  se  dirige ,  à  angle  droit ,  vers  le  bord  du  chape- 
ron ,  où  elle  se  termine  par  une  dent  avancée.  Le  chaperon, 
limité  de  tous  côtés  par  la  carène,  forme  un  parallélogramme 
très  allongé ,  placé  transversalement ,  dont  le  bord  anté- 
rieur est  un  peu  concave  ;  il  est  très  finement  chagriné  :  les 
bords  élevés  de  la  tête  sont  saillants  et  viennent ,  après 
avoir  formé,  près  de  leur  extrémité,  un  tubercule  saillant  7 
aboutir  au  bord  antérieur  de  la  tête ,  où  ils  forment  une 
dent  avancée  ,  de  sorte  que  le  bord  de  la  tête  se  trouve  armé 
de  quatre  pointes  très  écartées ,  mais  les  deux  intermédiaires 
plus  que  les  autres;  les  carènes  des  yeux  sont  très  incli- 
nées en  arrière  et  un  peu  anguleuses  ;  le  labre  est  presque 
droit  à  son  bord  antérieur,  ponctué,  velu;  les  mandibules 
sont  assez  allongées ,  la  lèvre  s'articule  avec  le  menton  par 


IvsKCTBS,  Pl.  77  à  79.  7 

une  ligne  droite  ;  les  lobes  de  celui-ci  sont  finement  ponc- 
tués ,  les  fossettes  gulaires  sont  rondes ,  profondes  et  fort 
écartées  ;  les  antennes  sont  hexaphylles ,  avec  leur  dernier 
article  épais  au  milieu.  Le  corselet  est  en  carré  transversal , 
sans  sillon  dorsal  ;  le  sillon  marginal  est  étroit ,  profond  , 
avançant  soit  antérieurement ,  soit  postérieurement ,  d'un 
tiers  de  la  largeur  du  corselet  de  chaque  côté  ;  l'extrémité 
antérieure  est  un  peu  dilatée  et  un  peu  écartée  du  bord  an- 
térieur ;  Técusson  est  lisse  ;  les  fossettes  mésosternales  sont 
assez  profondes ,  accentifères ,  dirigées  très  obliquement  ; 
les  cicatrices  abdominales  sont  étroites  et  profondes  à  leur 
origine ,  mais  se  dilatent  un  peu  et  sont  moins  creuses  à  leur 
extrémité  ;  le  disque  du  mésosternum  est  accompagné  d'une 
bande  de  gros  points  enfoncés  ;  les  segments  abdominaux 
sont  fortement  rugueux  sur  les  côtés  ;  les  élytres  sont  sans 
aucune  villosité  ,  profondément  striées  partout ,  et  les  stries 
chargées  de  points  serrés  ;  tous  les  tibias  sont  légèrement 
velus. 

Cette  espèce  est  propre  à  la  Nouvelle-Hollande  et  se 
trouve  dans  plusieurs  collections. 

7.  P.  sexdentatus.  Escks.  Mon. ,  p.  28,  11.  5, 

pl.  2,fig.  5. 

Antennarum  clava  sex  lamellata ,  thorace  angustiore  ,   an- 
gulis  acutis  ;  eljtris  basi  glabris.  Eschs. 

8.  P.  moluccanus.  Guérin.  Mon.,  p.  31 ,  n.  7, 

pl.2,fig.7. 

Corpore  convexo  lœvi  ;  vertice  tuberculo  ;  basi  carcnis  duabus 
iransversis  lineatis,  anteorsum  carenis  duabus  bi-intus 
convcxis ,  medio  cantho  transverso  junclis  ;  clypeo  emargi- 
nato  lineis  duabus  cotwexis. 


S  Insectes,   Pl.  77  à  79. 

9.  P.  DILATA.TUS.  Dalman.  Mon. ,  p.  29,  n.  6, 
pl.2,fig.  6. 

Depressus  niger  nitidus,  capite  inœquali  tuberculato;  thorace 
lœvïssimo  haud  canaliculatd;  elytris  imberbis ,  striis  exte- 
rioribus profonde  ,  interioribus  subtiliter,  punctatis,  inter- 
stitiis  dorsalibus  planis.  Daim. 

Cette  espèce  est  bien  réellement  de  la  Nouvelle-Hol- 
lande ;  elle  se  rapproche  beaucoup  de  l'espèce  nommée  P. 
australasicus ,  qui  est  de  la  même  localité  et  qui ,  sans  la 
différence  des  antennes,  qui  est  très  remarquable,  pourrait 
en  être  considérée  comme  l'un  des  sexes. 

10.  P.  latipennis.  Dup.  (Pl.  77,  flg.  3.) 
Grossi  deux  fois  et  demie. 

Corpore  corwexiusculo ,  lœvissimo  ;  capite  punctatissimo  ver- 
tice  tuberculo  connexo  elongato  ,  carenisque  medio  duabus, 
antice  carenis  duabus  mox  fere  transiter  sis  postea  rectis 
apice  emarginatis  ;  cljpeo  recto  ;  antennis  hexaphyllis. 

Longueur,  25  raillim. 

Corps  demi-convexe;  tête  fortement  chargée  de  gros 
points  rapprochés  ;  sur  le  vertex  se  trouve  un  tubercule 
très  peu  saillant ,  si  ce  n'est  à  sa  pointe ,  accompagné ,  vers 
le  milieu  de  sa  longueur,  de  deux  autres  tubercules  très  pe- 
tits. De  l'extrémité  du  tubercule  central  s'avancent ,  sous 
un  angle  ouvert  et  courbe ,  deux  petites  carènes  tranchantes 
se  rejoignant ,  à  leur  extrémité ,  par  une  petite  ligne  trans- 
verse un  peu  anguleuse  vers  le  milieu  du  chaperon.  Vis  à 
vis  l'extrémité  de  chacune  des  carènes ,  et  un  peu  du  côté 
des  yeux ,  le  chaperon  forme  deux  angles  aigus  ;  l'espace 


Insectes,  Pl.  77  à  79.  9 

renfermé  entre  ces  deux  angles  est  concave  ;  les  bords  éle- 
vés de  la  tête  sont  fortement  carénés ,  les  carènes  oculaires 
peu  saillantes.  Le  labre  est  presque  carré ,  finement  ponc- 
tué, velu;  les  mandibules  sont  anguleuses  sur  les  côtés, 
avec  les  deux  premières  dents  de  l'extrémité  plus  appa- 
rentes que  la  troisième.  La  lèvre  s'articule  avec  le  menton 
par  une  ligne  un  peu  sinuée  ;  celui-ci  a  les  lobes  fortement 
ponctués  et  les  fossettes  gulaires  très  grandes.  Les  antennes 
sont  hexaphylles ,  le  dernier  article  un  peu  épais  et  les  in- 
termédiaires les  plus  longs  de  tous.  Le  prothorax  est  en 
carré  transversal ,  sans  sillon  dorsal  ;  le  sillon  marginal  est 
très  fin  ,  n'avançant  vers  la  tête  que  jusqu'aux  bords  élevés, 
un  peu  élargi  à  son  extrémité.  Les  fossettes  latérales  sont 
fortement  ponctuées  ;  les  bords  du  prothorax  sont  forte- 
ment ponctués ,  surtout  du  côté  de  la  tête  ;  l'écusson  est 
lisse.  Les  fossettes  mésosternales  sont  assez  grandes,  en  pa- 
rallélogrammes ,  placées  obliquement  et  fortement  ponc- 
tuées; les  cicatrices  abdominales  sont  très  étroites  à  leur  ori- 
gine ,  s'élargissent  insensiblement  pour  se  rétrécir  un  peu 
plus  brusquement,  elles  sont  fortement  ponctuées,  et  un 
grand  nombre  de  points  qui  accompagnent  ordinairement  le 
disque  du  métasternum  sont  groupés  autour  d'elles.  Les 
élytres  ont  leurs  stries  également  profondes ,  et  les  stries 
également  garnies  de  points  fins  espacés  ;  les  élytres  n'of- 
frent, en  outre,  aucune  villosité  remarquable;  le  dessous 
du  corps  et  les  tibias  sont  velus. 

Cette  espèce  est  de  Java  et  fait  partie  de  la  collection  de 
M.  Gory. 


10  Insectes,  I'l.  77  à  79. 

PENTJPHYLLI. 

11.  P.  barbatus.   Fab.  Mon.,  p.   33,   n.  8, 

pi.  2,  fig.  8. 

Ater  verlice  anticë  quadridentato  ,  elytris  margine  baseos 
rufo  hirtis.  Caput  inœquale ,  denticuli  utrinque  duobus 
brevibus  incumbenlibus .  Fab. 

12.  P.  robustus.  Percher.  Mon. ,  p.  35,  n.  9, 

pi.  3,  fig.   1. 

Cor  pore  crasso,  brevi,  lœvi }  verlice  tuberculo  aculo;  carenis 
duabus,  angulo  obtuso  procedentibus  dentalis ,  terminato  i 
clypeo  recto,  medio  spinis  duabus  minimisjunctis. 

13.  P.  Leachii.  Mac-Leay.  Mon.,  p.  37,  n.  10, 

pi.  3,  fig.  2. 

Ater  nilidus  ,  corpore  valde  depresso  thoracis  lateribus  punc- 
tatis;  angulis  anticis  plants;  elytris  punctato-striatis , 
tibiis  anticis  extus  4-dentatis.  Mac-Leay. 

La  synonymie  du  P.  tetraphyllus  d'Eschs.  doit  être  re- 
gardée comme  douteuse  ;  aussi  donnerai-je  la  description 
de  cet  auteur  aux  espèces  que  je  n'ai  point  vues  en  nature. 

1 4.  P.  crenatus.  Mac-Leay.  Mon. ,  p.  38 ,  n.  1 1 , 

pi.  3,  fig.  3. 

Ater  nitidus,  thoracis  lateribus  punctatis  ;  angulis  anlice  pro- 
funde  impressis  ;  elytris  crenato-slriatis ,  tibiis  anticis 
extus  6-dentatis,  Mac-Leay. 


Insectes,  Pr..  77  à  70.  11 

15.P.pentaphyllus.  Palissot.  Mon.,\>.  40,n.  12, 
pi.  3 ,  n.  4. 

Niger  depressus.   Antennœ  penlaphyllœ.    Thorax  utrinque 
scaùei'f  medio  sulcatus.  Tibiœ  mediœ  levés.  Paliss. 

TRIPHYLH. 

*  Feuillet  des  antennes  allongé- 
A.    Chaperon  denté  au  milieu. 
-f-   f^erlex  portant  une  corne. 
a.  Élytres  velues  à  la  base. 

16.  P.  interruptus.  Linné.  Mon. ,  p.  42,  n.  13, 
pi.  1,  fig.  1,  2. 

^/ter  vertice  tuberculis  tribus  elevatis  :  intermedio  majori  com- 
pressa ;  mandibulœ  tridentatœ.  Fab. 

M.  Hope ,  dans  son  Coleopterist's  manual,  pense  que 
Y Interruptus  de  Linné  n'est  pas  celui  de  Fabricius;  que 
cette  espèce  doit  être  propre  à  l'Amérique  méridionale  et 
non  aux  Etats-Unis.  Je  ferai  observer  que  Linné  donne  une 
citation  de  la  Jamaïque  ,  une  de  Cayenne  ;  que  Fabricius 
l'indique  comme  des  îles  de  l'Amérique  ;  qu'il  a  dû  parfai- 
tement connaître  l'espèce  typique  de  Linné  ,  son  maître ,  et 
que ,  dans  sa  description  détaillée  ,  il  donne  un  moyen  de 
reconnaître  au  moins  la  taille.  Ces  raisons,  jointes  à  celles 
que  j'ai  données  dans  la  Monographie,  me  font  persister  à 
croire  que  ces  deux  auteurs  n'ont  eu  en  vue  qu'une  seule 
et  même  espèce  ,  mais  que ,  peut-être ,  ils  en  ont  confondu 
plusieurs  sous  ce  nom. 


12  Insectes  ,  Pl.  77  à  79. 

17.  P.  tlascala.  Perck.  Mon.,  p.  45,  n.  14  , 
pi.  3,  fig.  5. 

Dcpressus ,  vertice  punctatissimo ,  tricarenato  ;  caréna  média 
elongata,  in.  extremis  in  clypeum  producta  rejlexa  ;  clypeo 
transverso  triangùlari  medio  emarginato  ;  antennis  triphyl- 
lis  y  sulcis  elytrorum  dorsalibus  subtile  punctatis. 

18.  P.  punctiger.  Lepel.  et  Serv.  Mon.,  p.  47, 

n.  15,  pi.  3,  fig.  6. 

Passalus  antennarum  clava  trilamellata  capite  puncto  sub- 
inermi ,  thoracis  sulco  haie  œquali  angulisque  anticis  reç- 
us submucronatis  ;  elytrorum  striis  punctatis  ,  intervalles 
transverse  subrugosis.  Lepel.  et  Serv. 

19.  P.  coarctatus.  Perch.  Mon. ,  p.  49,  n.  16, 

pi.  3,  fig. .7. 

Corpore  depressiusculo  ,  vertice  lœvi  ;  tuberculo  conico  valdc 
producto  acuto,  tuberculis  basi  duobus  minoribus  ;  clypeo 
antice  circumdato  medio  emarginato  ;Jbssula  sub  extremi- 
tatem  tuberculi.  Antennœ  triphyllœ. 

20.  P.  punctatissimus.  Eschs.  Mon. ,  p.  51 , 
n.  17,  pi.  3,  fig.  8. 

Vertice  tuberculato  acuminato ,  thoracis  lateribus  longitror- 
sum  punctatis  ;  elytrorum  striis  dorsalibus  profunde  punc- 
tatis ,  interslitiis  transversim  striolatis.  Eschs. 


Insectes,   Pl.  77  à  79.  13 

21.  P.  plic\tus.  Perch.  Mon.,  p.  54,  n.  19, 

pi.  4,  6g.  2. 

Corpore  convexo.  Caput  vertice  rugoso ,  tuberculo  porrecto 
incurvato,  tuberculis  duobus  basi  minimis  ;  carenis  unie 
duabus  semi-circularibus  ;  clypeo  recto  vix  in  médium 
sinuato. 

22.  P.  villosus.  Perch.  Mon. ,  p.  56,  n.  20, 

pi.  4,  fig.  3. 

Depressiusculus ,  clypeo  lœvi  antice  producto  bidentalo  ;  ver- 
tice tuberculo  conico  in  extremis  acuto,  basi  tuberculis 
duobus  minimis  ;  thorace  quadrato  ,  angulis  rejlexis  ;  an- 
tennis  triphyllis. 

23.  P.  unicornis.  Lep.  Serv.  Mon.,  p.  57, 
pi.  4,  fig.  4. 

Antennarum  clava  trilamellata,  capite  impunctato  ,  cornuque 
recto  horizontali  armato  ,  thoracis  sulco  huic  œquali  angu- 
lisque  anticis  redis  ;  elytrorum  striis  punclatis,  intervallis 
transverse  rugosis.  Lep.  Serv. 

Nota.  Malgré  le  soin  que  j'ai  pris  d'éliminer,  lorsque 
j'ai  fait  cette  monographie  ,  beaucoup  d'espèces  faites  aux 
dépens  des  variétés  du  P.  interruptus ,  je  suis  obligé  de 
convenir  que  ,.  lorsqu'on  connaîtra  mieux  les  différences 
sexuelles  des  Passâtes  et  les  modifications  qu'une  nourri- 
ture plus  ou  moins  abondante,  à  l'état  de  larve,  peut 
amener  dans  leur  taille  à  l'état  parfait ,  on  sera  probable- 
ment encore  obligé  de  supprimer  quelques-unes  des  espèces 
qui  précèdent,  à  partir  du  P.  interruptus ,  parce  qu'elles 
n'en  sont  peut-être  "que  des  modifications  soit  de  climat, 
soit  accidentelles  ,  soit  sexuelles. 


14  Insectes,  Pl.  77  à  79. 

24.  P.  aculeatus.  Perch.  Mon.  y  p.  52,  n.  18, 
pl.  4,  fig.  1. 

Corpore  depressiusculo  ;  capite  &&P1  *  vertice  tuberculo  ele- 
vato  valde  producto  tereti  ;  clypeo  in  medio  parum  pro- 
ducto  emarginato',  valde  lùnulis  impresso. 

b.  Élytres  glabres  à  la  base. 

25.  P.  hostilis.  Perch.  (Pl.  77,  fig.  4.) 
Grossi  deux  fois. 

Depressus,  lœvis,  clypeo  dentibus  quatuor  ;  vertice  tuberculis 
tribus  œqualibus  vix  elevatis;  ex  intermedio  duœ  procedunt 
careriœ  circumflexœ  elevatœ,  ante  clypeum  tuberculis  ter- 
minatœ. 

Longueur,  35  millim. 

Corps  déprimé  ,  très  lisse.  Tête  déprimée  très  finement, 
rugueuse;  au  milieu  du  disque  sont  trois  tubercules 
presque  égaux ,  à  peine  saillants  ,  dont  l'intermédiaire ,  un 
peu  plus  avancé,  donne  naissance  à  deux  carènes  élevées  di 
vergeant  sous  un  angle  aigu  et  se  terminant,  avant  le  bord  du 
chaperon,  par  deux  mamelons  élevés;  ce  bord  du  chaperon 
offre  quatre  dents  avancées,  également  espacées  sur  une 
ligne  presque  droite  ;  les  carènes  oculaires  sont  petites  et 
tranchantes  ,  les  bords  élevés  de  la  tête  sont  légèrement 
épineux  à  la  hauteur  de  l'œil.  Le  labre  est  carré,  un  peu 
sinué  ,  fortement  ponctué  ;  les  mandibules  sont  avancées  , 
perpendiculaires  sur  les  côtés  ;  la  lèvre  s'articule  avec  le 
menton  par  une  ligne  peu  sinuée  ;  les  fossettes  gulaires  sont 
grandes ,  en  demi-croissant ,  dont  les  cornes  sont  tournées 
en  haut  ;  les  lobes  latéraux  sont  médiocrement  ponctués. 
Les  antennes  sont  triphylles  ;  mais  le  septième  article  est 


Insectes,   Pi,.  77  à  79.  15 

un  peu  feuilleté  ;  les  trois  derniers  ont  le  feuillet  allongé , 
mais  vont  en  diminuant  de  grandeur,  du  huitième  au  der- 
nier, qui  est  un  peu  plus  épais  que  ceux  qui  le  précèdent, 
et  un  peu  cambré.  Le  prothorax ,  plus  large  que  haut , 
forme  un  carré  assez  régulier,  arrondi  à  ses  angles  ;  le  sillon 
dorsal  est  profond  et  atteint  les  deux  extrémités;  le  sillon 
marginal  est  étroit  et  s'avance  peu  en  arrière  de  la  tête  ;  les 
fossettes  latérales  sont  profondes ,  finement  ponctuées.  L'é- 
cusson  est  marqué  d'une  ligne  longitudinale.  Les  fossettes 
mésosternales  sont  accentiformes ,  obliques ,  écartées  ;  les 
cicatrices  abdominales  sont  de  largeur  moyenne ,  à  peine 
dilatées  à  leur  extrémité ,  finement  ponctuées  ;  le  disque  du 
métasternum  est  lisse,  accompagné,  de  chaque  côté,  vers 
son  extrémité,  d'un  amas  arrondi  de  points  enfoncés;  cha- 
que segment  abdominal  offre ,  de  chaque  côté  ,  un  espace 
transversal  rugueux.  Les  élytres  ont  leurs  stries  fines  et 
profondes  ;  celles  latérales  chargées  de  très  petits  points  en- 
foncés. 

Cette  espèce ,  dont  la  patrie  m'est  inconnue ,  fait  partie 
de  la  collection  de  M.  Gory. 

26.  P.  quadricollis.  Escks.  Mon. ,  p.  59,  n.  22, 
pi.  4,  fig.  5. 

Clypeo  rugoso  vertice  tuberculo  compresso  incumbente  ;  tho- 
race  compresso;  lateribus  fovea  vix  punctata  ;  elytris 
glabris.  Eschs. 

27.  P.  rusticus.  Perch.  Mon.,  p.  61,  n.  23, 
pi.  4,  fig.  6. 

Cor  pore  cowexo;  vertice  tuberculo  careniformi ,  carenis  dua- 
bus  circumjlexis ;  clypeo  emarginato,  quadridentato,  den- 
iibus  intermediis  approximatis. 


1G  Insectes,  Pr,.  77  à  79. 

28.  P.  exaratus.  Klug.  P.  manouffi,  Perch. 

Mon.,?.  62,  pi.  4,  fig.  7. 

Clypeo    dentibus    sex  approximatis ,  fronte  in    tuberculum 
porrecto;  elytris  convexiusculis ,  crenato-sulcatis .  Klug. 

Lorsque  j'établis  l'espèce  nommée  Manouffi,  dans  la 
Monographie  des  Passâtes  ,  le  travail  de  M.  Klug  sur  les 
Insectes  de  Madagascar  m'était  totalement  inconnu ,  ce  qui 
peut  paraître  extraordinaire ,  puisqu'il  porte  le  millésime 
de  1833  et  le  mien  celui  de  1835;  mais  l'on  sait  combien 
les  livres  qui  paraissent  à  l'étranger  sont  longs  à  se  répandre 
en  France ,  et  l'on  ne  doit  pas  oublier,  non  plus  ,  que  les 
mémoires  des  sociétés  savantes  paraissent  souvent  beaucoup 
plus  tard  que  le  millésime  qu'ils  portent.  Je  m'empresse  de 
rendre  hommage  à  l'antériorité  de  date. 

29.  P.  approximatif.  Klug.  (PL  77,  fig.  5.) 

Grossi  deux  fois  et  demie. 

Clypeo  antice  quinquedentato  ;  dente  intermedio  brevissimo, 
emarginato  ;  fronte  trituberculata  oblique  carinata  ;  thora- 
cis  lateribus  scabris  ;  elytris  planis,  crenato-sulcatis.  Klug. 

Longueur,  30  millim. 

Corps  méplat ,  disque  de  la  tête  très  finement  rugueux 
et  terne  ,  bord  antérieur  lisse  et  strié  longitudinalement  ; 
sur  le  vertex  est  un  tubercule  entièrement  engagé,  accom- 
pagné ,  à  droite  et  à  gauche ,  de  deux  autres  plus  petits. 
De  l'extrémité  du  tubercule  principal  s'avancent ,  en  diver- 
geant sous  un  angle  obtus ,  deux  carènes  qui ,  au  milieu  de 
leur  longueur,  offrent  deux  petits  mamelons,  et  s'avancent 
ensuite  presque  parallèlement  jusqu'au  chaperon ,  où  elles 


Insectes,  Pi..  77  à  79.  17 

forment  deux  dents  plus  avancées  que  les  autres  ;  le  cha- 
peron offre  cinq  dents ,  y  compris  les  deux  dont  nous  ve- 
nons de  parler;  celle  du  milieu  paraît  refendue  à  son  ex- 
trémité, et  au  dessus  est  un  petit  mamelon  peu  saillant, 
placé  près   de  la  base  des  deux  carènes  ;  les  carènes  ocu- 
laires font  saillie  à  leur  extrémité.  Les  bords  latéraux  de  la 
tête  sont  peu  élevés;  le  labre  est  carré  ,  si  nu;:  à  son  extré- 
mité ;  les  mandibules  sont  peu  avancées,   droites  sur  les 
côtés.   La  lèvre  s'ariicule  avec  le  menton  par  une  ligne 
sinuée  ;  les  lobes  latéraux  sont  finement  ponctués ,  les  fos- 
settes gulaires  ovalaires ,  grandes.  Les  antennes  ont  leurs 
feuillets  allongés,  et  le  dernier  seulement  un  peu  plus  épais 
dans  son  milieu.  Le  prothorax  est  en  carré  transversal  à 
peine  arrondi  aux  angles;  le  sillon  dorsal,  bien  prononcé , 
atteint   les  deux    extrémités;  les    fossettes  latérales    sont 
rondes ,  peu  profondes  et  accompagnées  de  petits  points  peu 
serrés  s'étendant  dans  toute  la  longueur  du  prothorax  ;  le 
sillon  marginal  est  très  étroit  et  s'avance ,  en  arrière  la  tête, 
jusqu'à  moitié  de  l'espace  de  l'angle  au  sillon  dorsal ,  sans 
se  détacher  du  bord.  L'écusson  offre  une  ligne  longitudinale 
peu  marquée.  Les  fossettes  mésosternales  sontaccentiformes, 
obliques  ;  les  cicatrices  abdominales  sont  très  étroites  à  leur 
origine ,  se  dilatant  très  fortement  jusque  vers  les  deux  tiers 
de  leur  longueur,  pour  se  rétrécir  ensuite  jusqu'à  leur  extré- 
mité. Le  disque  du  métasternum  est  très  large,  accompa- 
gné ,  à  son  extrémité  y  de  quelques  points  enfoncés  ;  chaque 
segment  abdominal  est  largement  rugueux  sur  les  côtés.  Les 
élytres  ont  toutes  leurs  stries  fortement  marquées  et  fine- 
ment ponctuées. 

Cette  espèce  ressemble ,  au  premier  coup  d'œil ,  au  P. 
dentatus  de  Fab.  ;  mais  elle  en  diffère  par  les  feuillets  des 
antennes  plus  allongés  ,  le  disque  de  la  tête  rugueux  et  les 
cicatrices  abdominales  très  larges.  Elle  vient  de  Madagascar. 


1841.  12 


18  Insectes,  Pl.  77  à  79. 

30.  P.  MORBILLOSUS.  Klug.  (PI.  77,  fig.  G.) 
Grossi  deux  fois  et  demie. 

Clypeo  antice  quadridcntato  ;  dentibus  intermcdiis  longiori- 
bus  ;  thorace  impresso  punctato  ;  elytris  carcno-sulcalis. 
Klug. 

Longueur,  2  centim.  5  millim. 

Corps   demi-convexe  ;    disque  de   la  tête    lisse  ,    mais 
raboteux  ;    sur  le  vertex   un   très  petit   tubercule   entiè- 
rement engagé  ,  accompagné  ,  à  sa  base  ,  de  deux  autres 
plus  courts  ;    du  tubercule  principal  s'avancent ,  sous  un 
angle  droit,  deux  carènes  peu  élevées  ,  s'étendant  presque 
jusqu'aux  deux  angles  du  chaperon  ;  du  milieu  interne  de 
ces  deux  carènes  en  partent  deux  autres  qui  s'avancent ,  en 
se  rapprochant ,  vers  le  milieu  du  chaperon  ,  où  elles  se 
terminent  par  deux  dents  avancées  ;  au  milieu  de  ces  quatre 
carènes  est  un  petit  tubercule  peu  sensible  ;  les  carènes  ocu- 
laires sont  peu  saillantes  et  les  bords  élevés  de  la  tête  sont 
peu  élevés,  mais  comme  refendus  du  côté  du  chaperon. 
Le  labre  est  carré ,  les  mandibules  petites  ,  droites  sur  les 
côtés.  La  lèvre  s'articule  avec  le  menton  par  une  ligne  peu 
sinuée  ;  les  lobes  latéraux  de  ce  dernier  sont  chargés  de  gros 
points  et  les  fossettes  gulaires  triangulaires.  Les  antennes 
ont  leurs  articles  foliacés  assez  courts ,  allant  cependant  en 
grandissant  du  huitième  au  dernier,  qui  est  brusquement 
plus  épais  que  les  deux  autres  et  brusquement  en  massue  à 
l'extrémité.  Le  prothorax  est  plus  large  que  haut,  droit  aux 
bords  antérieur  et  postérieur,  courbe  sur  les  côtés;  le  sillon 
dorsal  est  profond ,  atteignant  les  deux  extrémités  du  pro- 
thorax ;  les  fossettes  latérales  sont  très  chargées  et  accom- 
pagnées de  points  qui  s'étendent  sur  les  côtés  et  même  sur 
le  disque  du  prothorax.  Les  fossettes  mésosternales  sont 


Insectes,  Pl.  77  à  79.  19 

fortement  rugueuses,  en  forme  d'accent  circonflexe;  le 
sommet  de  l'intervalle  qui  les  sépare  est  fortement  ponctué; 
les  cicatrices  abdominales  sont  très  rugueuses  et  d'égale 
largeur  partout ,  excepté  à  l'extrémité  inférieure  ,  où  elles 
se  rétrécissent;  le  disque  du  métasternum  est  accompagné, 
vers  son  extrémité,  de  deux  agglomérations  triangulaires 
de  points  enfoncés.  Les  segments  abdominaux  sont  large- 
ment rugueux  de  chaque  côté.  Les  élytres  sont  également 
striées  partout,  et  toutes  les  stries  sont  couvertes  de  points 
enfoncés. 

Cette  espèce,  de  Madagascar,  fait  partie  de  la  collection 
de  M.  Gory. 

31.  P.  quadrifrons.  Perck.  Mon.,  p.  64,  n.  25, 
pi.  4;  fig.  8. 

Corpore  convexiusculo,  vertice  tuberculo  brcvi  abrupte  cle- 
vato,  duobus  parvulis  connexis  '?  ex  eo  procedunt  duœ  ca- 
rence circumflexœ ,  mox  parallelœ  ;  clypeo  valde  punctato, 
recto,  spinis  quatuor  parvis,  intermediis  approximatis ; 
elytris  valde  punctatis. 

32.  P.  timoriensis.  Perch.  (PI.  78,  fig.  1.) 
Grossi  deux  fois. 

P.  depressus  lœvis,  capite  vix  lunulalo  ;  clypeo  quadriden- 
tatûy  dentibus  intermediis  distantibus  ;  vertice  cornu  parvo 
comte xo  ;  carenis,  poslice  duabus  transversis,  antice  duabus 
obliquis  ;  antennis  triphyllis. 

Longueur,  3  centim.  2  millim.  à  2  centim.  7  millim. 

Corps  déprimé  très  lisse  ;  tête  large ,  lisse ,  ayant  le  disque 
parsemé  de  lunules,   et  les  parties  postérieures  de  gros 


20  Insectes,  Pl.  77  à  79. 

points  enfoncés  ;  du  vertex  s'avance  un  très  petit  mamelon 
entièrement  engagé ,  s'élargissant ,    vers  le  milieu   de  sa 
longueur,  en  deux  carènes  transverses  un  peu  sinuées  anté- 
rieurement, de  même  longueur  que  lui  :  du  bord  antérieur 
du  chaperon  s'avancent ,  sous  un  angle  un  peu  obtus  et 
sinué,   deux  carènes  saillantes  offrant  un  petit  mamelon 
vers  le  milieu  de  leur  longueur  et  continuant  ensuite   pral- 
lèlement  avec  moins  de  saillie.  Le  chaperon  se  termine  par 
quatre  dents  très  aiguës,  dontles  deux  internes  plus  écartées 
entre  elles ,  plus  longues,  faisant  suite  aux  carènes  du  disque 
delà  tête  et  ayant  un  petit  mamelon  entre  elles  deux.  Les 
bords  élevés  de  la  tête  sont  presque  mamelonnés  dans  leur 
milieu;  les  carènes  oculaires  sont  saillantes  à  leur  extré- 
mité, sans  être  aiguës.  Le  labre  est  carré,  sinué  à  sa  partie 
antérieure;  les  mandibules  sont  avancées  ,  verticales,  leurs 
arêtes  sont  fortement  senties  et  les  trois  dents  de  leur  extré- 
mité très  saillantes.   La  lèvre  s'articule  avec  le  menton  par 
une  ligne  presque  droite  :  les  lobes  latéraux  de  ce  dernier 
sont  peu  ponctués  et  lisses  à  l'extrémité  ;  les  fossettes  gu- 
laires  en  demi-cercle ,  dont  la  partie  convexe  tournée  en 
bas.  Les  antennes  sont  triphylles ;  les  articles,  feuilletés, 
vont ,  en  augmentant  de  longueur,  du  premier  au  dernier  ; 
celui-ci  est  cambré,  mais  à  peine  plus  épais  que  les  autres. 
Le  prothorax  est  plus  large  que  haut ,  carré ,  ses  angles  an- 
térieurs  sont  un  peu  aigus;  le  sillon  dorsal   est  d'égale 
épaisseur  partout  et  atteint  les  deux  extrémités  du  protho- 
rax; le  sillon  marginal  est  étroit ,  rugueux,  s'a vançant  jus- 
qu'au tiers  de  la  largeur  du  prothorax ,  en  arrière  de  la 
tête ,  mais  sans  dilatation  ni  divergence  sensible.  Les  fos- 
settes latérales  sont  profondes,  accompagnées  de  quelques 
points  enfoncés;   les  bords  inférieurs  du  prothorax   sont 
lisses.  Les  fossettes  mésosternales  sont  peu  profondes  ,  mais 
grandes  et  placées  obliquement.  Les  cicatrices  abdominales 
sont  finement  rugueuses  ,  un  peu  dilatées  à  leur  extrémité  ; 
le  disque  du  métasternum  est  lisse  ;  mais  tout  l'espace  situé 


Insectes,   Pl.  77  à  79.  21 

entre  lui  et  les  cicatrices  abdominales  est  finement  ponctué  ; 
les  élytrcs  ont  toutes  leurs  stries  bien  marquées  et  ponc- 
tuées ;  mais  les  stries  latérales  ont  leur  ponctuation  presque 
transverse. 

Cette  espèce,  voisine  du  P.  dentatus,  vient  de  Timor  et 
fait  partie  de  la  collection  de  M.  Buquet.  D'autres  indivi- 
dus que  je  trouve  dans  les  collections  de  MM.  Goryet  Gué- 
rin  indiqués  comme  de  l'Inde  et  de  la  Nouvelle-Hollande 
sont  tout  à  fait  identiques ,  sauf  plus  de  ponctuation  sur 
les  parties  latérales  du  prothorax  et  un  peu  moins  de 
grandeur  de  taille. 

33.  P.  dentatus.  Fab.  Mon. ,  p.  66,  n.  26, 

pi.  5,%.  1. 

Vertice  antice  multidentato,  thorace  sulcato  ;  laleribus  punc- 
tatis,  elytrorum  striis  lateralibus  punctatis.  Fab. 

34.  P.  bicolor,  Fab.  Mon.,  p.  69,  n.  28, 

pi.  5,  fig.  3. 

Depressus  niger  subtus  rufus,  vertice  inœquali,  thorace  cet- 
naliculato.  Fab. 

35.  P.  cayor.  Perch.  Mon.,  p.  67,  n.  27, 

pi.  5,fig.  2. 

Corpore  depresso,  capite  lunulis  magnis  impresso,  ver  lice  ca- 
réna transversa,  medio  dente  producta  ;  ex  ea  duœ  carence 
brèves  obtuse  divergentes  tuberculo  terminât œ  ;  elypeo  piano 
antice  reflexo  dentibus  tribus ,  medio  brevi  sulcato  ;  oculo- 

-  rum  carenœ  quadratœ  ;  antennœ  triphyllœ. 

Depuis  l'impression  de  laJVIonographie  ,  j'ai  pu  m'assu-r 
rer  que  cette  espèce  venait  du  Brésil. 


22  Insectes,  Pl.  77  à  79. 

36.  P.  agnoscendus.   Gorj  (Pl.  78,  fig.  2.) 
Grossi  deux  fois  et  demie. 

Depressus,  lœvis,  vertice  tuberculis  tribus  ,  intermedio  majore 
compresso;  ex  eo  proéminent  duo  canthi  valde  elevati, 
dente  producto  terminai i ;  clypeo  recto,  lato,  dentis  duobus 
terminato  ;  elytris  striis  valde  punctatis. 

Longueur,  2  ccntim.  3  millim. 

Corps  méplat ,  très  brillant  ;  disque  de  la  tête  lisse  ;  sur 
le  vertex  s'élève  un  tubercule  entièrement  engagé,  un  peu 
élevé  et  comprimé  à  son  extrémité ,  accompagné ,  vers  sa 
base,  de  deux  autres  très  petits.  Du  tubercule  principal  s'a- 
vancent, en  divergeant,  sous  une  forme  circonflexe,  deux  ca- 
rènes très  élevées,  terminées  par  une  dent  saillante  en  avant  ; 
le  bord  du  chaperon  est  droit,  large  et  terminé  bien  au  delà 
des  dents  des  carènes,  par  deux  petites  dents  méplates  sur- 
montées de  deux  autres  plus  saillantes;  les  bords  élevés  de 
la  tête  sont  déprimés,  les  carènes  oculaires  peu  saillantes. 
Le  labre  est  large,  un  peu  échancré  à  son  bord  antérieur; 
les  mandibules  sont  avancées,  perpendiculaires  sur  les  côtés  ; 
la  lèvre  s'articule  avec  le  menton  par  une  ligne  sinuée  ;  les 
lobes  latéraux  de  ce  dernier  sont  chargés  d'une  forte  ponc- 
tuation sous  laquelle  se  confondent  les  fossettes  gulaires  ; 
les  antennes  ont  leurs  trois  derniers  articles  assez  épais,  peu 
allongés  et  presque  pareils  ,  le  dernier  étant  à  peine  plus 
épais  que  ceux  qui  le  précèdent.  Le  prothorax  est  en  carré 
transversal,  avec  les  bords  latéraux  courbes  et  les  angles 
arrondis  ;  le  sillon  dorsal  est  assez  profond  et  atteint  presque 
les  deux  extrémités  du  prothorax  ;  le  sillon  marginal,  très 
étroit ,  avance  à  peine  en  arrière  des  yeux  et  est  largement 
ponctué  ;  les  fossettes  latérales  sont  petites ,  transverses , 
couvertes  de  quelques  points.  Les  fossettes  mésosternales 


Issixns ,   Pl.  77  à  79.  23 

sont  très  longues ,  étroites  et  placées  obliquement  ;  les  cica- 
trices abdominales  sont  étroites ,  finement  ponctuées,  allant 
un  peu  en  se  dilatant  vers  le  milieu  de  leur  longueur.  Le 
disque  du  métasternum  n'est  accompagné  d'aucune  ponc- 
tuation. Les  élytres  ont  toutes  leurs  stries  fortement  ponc- 
tuées. 

Cette  espèce  vient  du  Mexique  et  fait  partie  de  la  collec- 
tion de  M.  Gory. 

**  Ver lex  portant  une  carène. 
a.  Elytres  velues  à  la  base. 

37.  P.  INTERSTITIA.LIS.  Eschs .   Mon.,  p.  73, 
n.  31,  pl.  5,  fig.  6. 

Vertice  caréna  anguliformi  dentata  ,  labro  emarginato  ;  tho- 
racis  latcribus  rude  punctatis  ;  elytris  dorso  transversim 
striatis.  Eschs. 

b.  Elytres  glabres  à  la  base. 

38.  P.  binominatus.  Perch.  Mon.   P.  occipitalis 
Eschs.  p.  80,  n.  35,  pl.  6,  fig.  6. 

Cor  pore  semi-convexo  ;  vertice  tuberculo  connexo,  duabusque 
carenis  transversis  ;  e  tuberculo  duœ  procedunt  sub  angulo 
recto  carence  serratœ  ;  clypeo  quadridentato,  dentibus  inter- 
me dits  approximatis. 

M.  le  comte  de  Mannerlieim ,  dans  la  revue  critique  de 
quelques  ouvrages  récemment  parus,  fait  observer  que  tous 
ses  Passales  ont  été  examinés  par  feu  Eschscholtz,  et  que 
l'espèce  que  j'ai  décrite  et  figurée  sous  le  nom  d'occipitalis 
n'est  pas  celle  de  cet  auteur  :  je  me  rends  à  cette  observa- 


24  Insectes,    Pl.  77  à  79. 

tion  et  je  renvoie  Yoccipitalis  cTEschscholtz  aux  espèces  que 
je  n'ai  pas  vues  en  nature  ou  que  je  n'ai  pu  reconnaître 
clans  les  auteurs. 

39.  glaberrimus.  Eschs.  Mon. ,  p.  81  ,  n.  36, 

pl.  6,  fig.  2. 

Vertice  caréna  anguliformi ;  thoracis  lateribus  longitrorsum 
punctatis  ;  elytris  glabris,  striis  dorsalibus  profunde  punc- 
tatis.  Eschs. 

40.  P.  abortiyus.  Perch.  Mon.,  p.  87,  n.  40, 

pl.  6,  fig.  7. 

Corpore  depresso ,  vertice  caréna  longitudinali ,  basique  tuber- 
culis  duobus parvis  ;e  caréna  duœ procedunt  angulo  aperto, 
alterœ  carenœ  in  medio  dentatœ  ;  clypeo  quadridentato , 
dentibus  intermediis proeminentibus ,  tuberculo  obtuso  prope 
carenarum  basim. 

B.  Chaperon  mulique  dans  son  milieu. 
a.  Èlytres  velues  a  la  base. 

41.  P.  geometricus.  Perch.  Mon.,  p.  70, 
n.  29,  pl.  5,  fig.  4. 

Corpore  convexiusculo,  capite  lœvi,  vertice  tuberculo  connexo, 
vix  elevato;  carenis  anticis  duabus  redis  obtuse  divergenti- 
bus  ;  clypeo  antice  recto  in  medio  parum  depresso  ;  anten- 
nis  triphyllis. 


Insectes,  Pl.  77  à  79.  M 

42.  P.  affinis,  La  treille.  Mon.,  p.  72,  n.  30, 

pi.  5,  fig.  5. 

Corpore  convexiusculo ,  capite  lœvi ,  vertice  tuberculo  conico 
connexo  in  extremis  compresso;  ex  eo  duœ  procedunt  ca- 
rence semi-circulares,  usque  ad  clypeum;  clypeo  antice  recto 
valde  depresso,  lunulisque  impresso. 

43.  P.   plajniceps.  Eschs. ,  Dissertât,  de  génère 

Passalus,  n.  11    (pi.  78,  fig.  3). 

Grossi  une  fois  et  demie. 

Antennarum  clava  suhsexlamcllala  ;  thoracis  angulis  rotun- 
datis  ;  elytrorum  margine  basali  barbai o.  Eschs. 

Longueur,  4  centim. 

Corps  convexe  ,  lisse;  disque  de  la  tête  fortement 
chagriné,  mais  brillant.  Sur  le  vertex  est  un  tubercule 
à  peine  saillant,  ayant,  à  droite  et  à  gauche  de  la  base, 
deux  petites  carènes  transverses  ;  de  son  extrémité  en  par- 
tant ,  sous  un  angle  très  ouvert ,  deux  autres  peu  saillantes 
qui  se  redressent  au  milieu  de  leur  longueur,  deviennent 
parallèles  et  se  terminent  en  deux  épines  élevées  joignant 
un  rebord  saillant  qui  précède  le  bord  du  chaperon  ;  celui-ci 
est  droit,  large  et  limité  par  deux  dents  plus  écartées  que 
celles  des  carènes  ;  les  carènes  oculaires  sont  courtes  et 
assez  saillantes ,  les  bords  élevés  de  la  tête  sont  peu  sail- 
lants. Le  labre  est  large ,  un  peu  sinué ,  les  mandibules 
sont  avancées ,  brusquement  courbées  à  leur  extrémité ,  peu 
épaisses.  La  lèvre  s'articule  avec  le  menton  par  une  ligne 
sinuée ,  les  lobes  latéraux  du  menton  sont  finement  ponc- 


26  Insectes  ,  Pl.  77  à  79. 

tués.  Les  fossettes  gulaires  sont  très  grandes,  en  forme  de 
larme,  descendant  tout  le  long  des  lobes  latéraux  du  men- 
ton jusqu'au  dessous  de  l'insertion  de  la  lèvre,  où  elles  se 
rapprochent.  Les  antennes  ont  leurs  feuillets  assez  courts  , 
épais,  et  le  dernier  brusquement  en  massue  à  l'extrémité; 
les  articles  5,  6  et  7  sont  légèrement  dilatés  au  côté  interne. 
Le  prothorax  est  en  carré  transversal,  droit  à  son  bord  an- 
térieur, arrondi  aux  angles ,  un  peu  arrondi  sur  les  côtés  ; 
le  sillon  dorsal  est  mince  et  atteint  les  deux  extrémités  du 
prothorax  ;  le  sillon  marginal  est  étroit ,  finement  ponctué 
et  s'écarte  un  peu  du  bord  antérieur  en  arrière  des  yeux ,  « 
au  delà  desquels   il  ne  s'étend  point.  Les  fossettes  laté- 
rales sont  rondes  et  assez  profondes ,  très  ponctuées.  L'é- 
cusson  est  lisse.  Les  fossettes  mésosternales  sont  représen- 
tées par    deux  espaces   triangulaires  lisses ,  luisants.  Les 
cicatrices  abdominales  sont  très  larges ,  même  à  leur  com- 
mencement ,  et  sont  tronquées  brusquement  à  leur  extré- 
mité. Le  disque  du  métasternum  est  accompagné,  en  haut 
et  en  bas  ,  de  larges  espaces  finement  ponctués  ;  les  seg- 
ments abdominaux  sont  largement  rugueux  sur  les  côtés. 
Les   élytres   sont  finement  striées   et  finement  ponctuées 
dans  les  stries  latérales. 

Des  côtes  de  Guinée  et  de  la  collection  de  M.  Gory. 

44.   P.  wasutus.  Perch.    Mon.,   p.   90,  n.  42, 
pl.  6,  fig.  8. 

Cor  pore  depresso,  verlice  luberculo  lato,  depresso  ,  inclinalo 
basique  duobus  aliis  parvis  compressis.  Caréna  duœ  e 
tuberculo  medio procedunt  angulo  obtuso,  mox parallelœ  a 
clypei  limine  duobus  dentibus  terminât œ.  Clypeo  lato 
recto,  lunulis  impresso. 


Insectes,   Pl.  77  à  79.  27 

45.  P.  anguliferus.  Perch.  Mon,,  p.  75,  n.  32, 
pl.  5,%.  7. 

Corpore  convexiusculo ,  vertice  tuberculo  connexo  compresso  , 
basique  cluobus  alteris  parvis  ;  e  tuberculo  duœ  procedunt 
angulo  aperto  carenœ,  dente  ante  clypeum  terminatœ  ; 
clypeo  recto  dentibus  duobus  limitato,  lunulis  impresso. 

46.  P.  incertus    Buqnet.  (Pl.  78,  fig.  4.) 
Grossi  deux  fois  et  demie. 

P.  convexiusculus ,  lœvis ,  capite  rugoso ,  clypeo  inermi 
sinuato  ,  vertice  cornu  parvo  connexo  ;  carenis  posticis  dua- 
bus  transversis  obliquis,  antice  duabus  obtuse  obliquis  , 
elevatis  ;  antennis  triphyllis,  articulo  ultimo  incrassato. 

Longueur,  2  centim.  3  millim. 

Corps  légèrement  convexe ,  allant  en  s'élargissant  de  la 
tête  à  l'extrémité  des  élytres ,  lisse  ;  tête  irrégulièrement 
rugueuse  ,  excepté  sur  le  chaperon ,  où  ses  stries  conver- 
gent vers  le  labre.  Du  vertex  s'avance  un  petit  mamelon 
comprimé  à  son  extrémité,  entièrement  engagé  ,  du  milieu 
duquel  s'étendent,  à  droite  et  à  gauche,  en  obliquant  un 
peu  en  arrière ,  deux  petites  carènes  transverses  ;  de  son 
bord  antérieur  s'avancent,  sous  un  angle  obtus  ,  deux 
autres  carènes  tranchantes  allant  rejoindre  les  bords  du 
chaperon  ,  mais  se  redressant  un  peu  avant  d'y  atteindre  et 
formant  quelquefois  un  petit  mamelon.  Le  bord  du  chape- 
ron est  en  forme  d'accolade  ,  avec  un  petit  enfoncement  au 
milieu.  Les  carènes  oculaires  sont  courtes,  un  peu  com- 
primées; les  bords  latéraux  de  la  tête  sont  très  élevés  au 
long  des  yeux.   Le  labre  est  presque  carré  ,  à  peine  sinué. 


28  Insectes,  Pi..  77  à  79. 

Les  mandibules  sont  courbes  ,  très  visiblement  tridentées. 
La  lèvre  s'articule  avec  le  menton  par  une  ligné  très 
sinuée ,  les  lobes  latéraux  de  ce  dernier  sont  chargés  de 
très  gros  points  dans  lesquels  sont  perdues  les  fossettes  gu- 
laires.  Les  antennes  ont  les  deuxième,  troisième  et  qua- 
trième articles  très  petits ,  les  trois  suivants  très  épais  ,  les 
trois  derniers  feuilletés ,  assez  courts  et  épais;  le  dernier, 
surtout,  est  presque  aussi  épais  que  long.  Le  protliorax  est 
en  forme  de  trapèze  arrondi  aux  angles  et  dont  la  partie  la 
plus  étroite  regarde  la  tète  ;  généralement,  il  est  petit ,  par 
rapport  à  l'abdomen;  son  bord  antérieur  forme  deux 
courbes  très  douces ,  jointes  bout  à  bout  ;  le  sillon  dorsal 
atteint  les  deux  extrémités  ;  le  sillon  marginal  est  étroit , 
chargé  de  points ,  se  dilate  beaucoup  en  arrière  de  la  tète  , 
s'écarte  du  bord  antérieur  et  se  termine  en  s'arrondissant,  en 
se  rapprochant  du  sillon  dorsal.  Les  fossettes  latérales  sont 
peu  visibles  :  à  la  place  se  trouve  un  large  amas  de  points 
enfoncés ,  et  les  bords  inférieurs  du  prothorax  sont  légère- 
ment velus.  Les  fossettes  mésosternales  sont  grandes,  obli- 
ques ,  peu  profondes  et  lisses.  Les  cicatrices  abdominales 
sont  étroites,  lisses,  sans  dilatation  à  leur  extrémité;  le 
disque  du  métasternum  n'est  accompagné ,  à  droite  et  à 
gauche,  d'aucune  ponctuation.  Les  élytres  ont  toutes  leurs 
stries  ponctuées  ,  mais  celles  latérales  le  sont  plus  profondé- 
ment ;  la  partie  numérale  est  un  peu  chargée  de  duvet. 

Cette  espèce  ,  qui  doit  venir  à  côté  du  P.  morio,  vient  de 
la  Colombie  et  fait  partie  de  la  collection  de  M.  Buquet. 


Insectes,   Pi..  77  à  79.  J9 

b.  E ly très  glabres  à  la  base. 

47.  P.  peluculàtus.  Perty.  Mon. ,  p.  77,  n.  33, 

pi.  5,  fig.  8. 

Niger  subdepressus  ,  nitidus,  antennarum  capitulo  triphyllo  ; 
capite  antice  subretuso,  utrinque  intra  canthum  lateralem 
elevatum  impresso ,  carina  média  elevata  ;  thorace  con- 
vexiusculo  ,  fovea  utrinque  subrotundata  ,  punctata  ,  pos- 
tice  ad  latera  ferrugineo-hirto  ;  elytris  punctato-strialis. 
Perty. 

48.  P.  punctato-striatus.  Chevr.  Mon.,  p.  78, 

n.  34,  pi.  6,  fig.  1. 

Cor  pore  convexiusculo,  capite  lœvi,  verlice  trituberculato, 
tuberculo  intermedio  longiore;  ex  eo  duœ  procedunt  carenœ 
angulo  obtuso,  tuberculo  obtuso  terminatœ.  Clypeus  tuber- 
culis  duobus  limitatus7  antice  rectus,  valde  impressus. 

49.  P.  spinifer.  Perch.  (PI.  78,  Gg.  5.) 

Grossi  deux  fois  et  demie. 

P.  convexus,  clypeo  antice  recto,  spina  unica  medio  ;  thorace 
quadrato  ,  angulis  anterioribus  acutis  sulcis  lateralibus , 
valde  dilatatis,  approximatis  ;  elytrorum  striis  omnibus 
punctatis  ;  antennis  triphyllis. 

Largeur,  2  cent.  5  ipillim. 

Corps  convexe ,  lisse  ;  tête  large ,  disque  légèrement  ru- 
gueux; occiput  finement  ponctué  en  arrière  des  yeux.  Sur 
le  vertex  s'avance  un  petit  mamelon  entièrement  engagé , 
comprimé  à  son  extrémité,  de  la  moitié  duquel  partent 


M)  Insectes,   Pl.  77  à  79. 

deux  petites  carènes  transverses  dirigées  un  peu  oblique- 
ment en  arrière.  De  l'extrémité  antérieure  du  mamelon 
s'avancent  deux  carènes  sinuées ,  tranchantes ,  à  peine  sail- 
lantes à  l'endroit  où  elles  limitent  le  chaperon,  divergentes 
sous  un  angle  obtus.  Chaperon  parsemé  de  quelques  lunu- 
les ,  droit  à  son  bord  antérieur,  avec  une  pointe  courte  au 
milieu  ;  les  carènes  oculaires  sont  très  élevées  et  tranchan- 
tes ,  les  bords  élevés  de  la  tête  forment  un  mamelon  saillant 
vers  le  milieu  de  leur  longueur.  Le  labre  est  carré  ,  un  peu 
échancré  à  son  bord  antérieur  ;  les  mandibules  sont  peu 
saillantes.  La  lèvre  s'articule  avec  le  menton  par  une  ligne 
sinuée  :  les  lobes  latéraux  de  ce  dernier  sont  finement  ponc- 
tués et  les  fossettes  gulaires  rondes  et  grandes  ;  les  an- 
tennes ,  triphylles ,  ont  leurs  trois  derniers  articles  assez 
allongés  et  le  dernier  à  peine  cambré  en  dessus.  Le  protho- 
rax est  en  carré  transversal ,  un  peu  sinué  à  son  bord  et  se 
relevant  aux  angles ,  qui  sont  aigus  ;  le  sillon  dorsal  est  pro- 
fond ,  le  sillon  marginal  est  étroit ,  parsemé  de  quelques 
points  enfoncés ,  mais  se  dilate  beaucoup  en  arrière  de  la 
tête ,  où  il  se  rapproche  beaucoup  aussi  du  sillon  dorsal.  Les 
fossettes  latérales  sont  peu  profondes,  accompagnées  de 
petits  points  enfoncés  se  répandant  irrégulièrement  sur  les 
côtés  du  prothorax  ;  les  bords  inférieurs  offrent  à  peine  des 
traces  de  villosité.  L'écusson  offre  une  agglomération  de 
petits  points  peu  marqués.  Les  fossettes  mésosternales  sont 
peu  enfoncées ,  assez  larges  et  disposées  très  obliquement  ; 
les  cicatrices  abdominales  sont  étroites ,  de  même  largeur 
partout  ;  le  disque  du  métasternum  est  accompagné  ,  à  sa 
partie  inférieure  ,  d'une  forte  agglomération  de  petits  points 
disposés  transversalement  :  une  pareille  agglomération  se 
remarque  auprès  des  hanches.  Les  élytres  sont  profondé- 
ment striées  et  également  ponctuées  dans  toutes  les  stries. 

Cette  espèce ,  dont  je  ne  connais  pas  au  juste  la  localité  , 
fait  partie  de  la  collection  de  M.  Buquet,  et  vient  dans  le 
voisinage  du  P.  punctato-slriatus. 


Jwsectes,  Pi..  77  à   70.  31 

50.  P.  Maillei.  Dcj.  (PI.   78,  fig.  6.) 

Grossi  deux  fois  et  demie. 

Corpore  corwexo  incrcssato  ;  clypco  recto,  vertice  tritubercu- 
lato,  carenis  duabus  dentatis ,  antice  angulo  recto  proce- 
denlibus  ;  prothorace  valde  lateribus  punctalo  ;  elylris 
punctis  striarum  transv ersis . 

Longueur,  8  à  15  millim. 

Corps  convexe ,  ramassé  ;  tète  large  ,  disque  à  peine  cha- 
griné et  ponctué.  Du  vertex  s'avance  un  très  petit  mamelon 
entièrement  engagé  ,  comprimé  à  son  extrémité  ,  accompa- 
gné ,  à  droite  et  à  gauche ,  de  deux  autres  petits  mamelons 
plus  courts ,  dirigés  dans  le  même  sens  ;  du  bord  antérieur 
du  mamelon  principal  s'avancent  deux  carènes  tranchantes, 
divergeant  sous  un  angle  droit,  fortement  dentelées  sur  leur 
longueur  et  formant,  au  bord  antérieur  de  la  tête,  deux 
angles  peu  avancés ,  limitant  le  chaperon  ;  celui-ci  est  droit , 
avec  une  petite  échancrure  dans  son  milieu ,  et  est  forte- 
ment chargé  de  lunules  enfoncées  ;  les  bords  élevés  de  la 
tête  sont  peu  saillants  à  la  partie  antérieure,  mamelonnés 
dans  leur  milieu.  Les  carènes  oculaires  sont  saillantes, 
presque  aiguës  à  leur  extrémité.  Le  labre  est  carré,  les 
mandibules  peu  avancées ,  courbes.  La  lèvre  s'articule  avec 
le  menton  par  une  ligne  peu  sinuée  ;  les  lobes  latéraux  du 
menton  sont  ponctués  de  gros  points,  et  les  fossettes  gulaires 
rondes  et  larges.  Les  antennes ,  triphylles  ,  ont  les  trois 
derniers  articles  courts ,  épais ,  le  premier  des  trois  plus 
court  que  les  autres ,  et  ce  dernier  presque  aussi  épais  que 
long.  Le  prothorax  est  trapézoïdal ,  plus  étroit  en  avant , 
arrondi  sur  les  côtés  ,  bombé  ;  le  sillon  dorsal  est  profond 
et  atteint  les  deux  extrémités  du  prothorax  ;  le  sillon  mar- 
ginal est  étroit,  couvert  de  gros  points  en  foncés  ;  il  se  dilate 


32  Insectes,  Pr..  77  à  79. 

un  peu  en  arrière  de  la  tête,  en  s'éc;»rtant  d'elle.  Les  fos- 
settes latérales  sont  peu  visibles  ,  cachées  sous  une  multi- 
tude de  points  enfoncés  qui  couvrent  largement  les  côtés  du 
prothorax ,  d'une  extrémité  à  l'autre  ;  les  bords  inférieurs 
n'offrent  aucune  villosité  Les  fossettes  mésosternales  sont 
petites,  accentiformes  ,  placées  obliquement;  les  cicatrices 
abdominales  sont  étroites,  de  même  largeur  partout,  fine- 
ment rugueuses  ;  le  disque  du  métasternum  offre ,  à  droite 
et  à  gauche  ,  de  son  extrémité ,  une  agglomération  de  points 
enfoncés.  Les  élytres,  profondément  striées,  sont  fortement 
ponctuées  ;  les  ponctuations  latérales  paraissent  ob longues 
et  disposées  transversalement. 

Cette  espèce  ,  qui  paraît  actuellement  répandue  dans  les 
collections ,  vient  de  la  Colombie  :  on  en  doit  la  connais- 
sance au  naturaliste  dont  elle  porte  le  nom  ;  on  peut  la 
placer  dans  les  environs  du  P.  morio. 

51.  P.  latifrons.   Perch.  (PI.  79,  fig.  1.) 
Grossi  deux  fois. 

Corpore  convexo  lœvi,  vertice  tuberculo  compresso,  basi  ca- 
renis  duabus  transversis  ;  ex  extremitate  tuberculi,  duœ 
carence,  medio  dentatœ,  angulo  apertissimo,  ultra  limites 
clypei  procèdent es  J  clypco  lato  ,  recto  dentibus  duobus  li- 
mitato  ,  valde  punctato  ;  antennis  phyllis  crassis  abbrevia- 
tis  y  articulo  phyllarum  primo  breviore. 

Long. ,  3  centim. 

Corps  convexe ,  lisse  ;  disque  de  la  tête  lisse  :  de  son  mi- 
lieu s'élève  un  tubercule  entièrement  engagé ,  comprimé  à 
son  extrémité,  accompagné,  vers  le  milieu  de  sa  longueur, 
de  deux  petites  carènes  transverses  ;  de  l'extrémité  du  tu- 
bercule s'avancent ,  sous  un  angle  très  obtus  ,  deux  carènes 


1  \m,<:tes,    Pi,.   77  à  7Î).  .33 

tranchantes  dentées  dans  leur  milieu  et  s'étendant  au  delà 
des  limites  du  chaperon.  Le  chaperon  est  ponctué,  droit  à 
son  bord  antérieur  et  limité  par  deux  petites  dents  avan- 
cées ;  au  dessous  de  l'origine  des  carènes  est  un  mamelon 
obtus.  Les  carènes  oculaires  sont  courtes ,  assez  élevées  ;  les 
bords  élevés  de  la  tête  sont  tranchants  dans  la  première  par- 
tie de  leur  longueur;  le  labre  est  carré,  ponctué,  un  peu 
avancé  dans  son  milieu;  les  mandibules  sont  peu  avancées, 
perpendiculaires  sur  les  côtés  La  lèvre  s'articule  avec  le 
menton  par  une  ligne  sinuée  ;  les  lobes  latéraux  de  ce  der- 
nier sont  peu  ponctués,  les  fossettes  gulaires  grandes, 
triangulaires,  transverses.  Les  antennes  sont  épaisses,  ont 
leurs  trois  derniers  articles  en  feuilles,  mais  un  peu  courbes 
tous  les  trois ,  et  le  premier  des  feuillets  plus  court  que  les 
autres.  Le  prothorax  est  carré,  son  bord  antérieur  est 
droit ,  avec  les  angles  avancés,  les  côtes  sinuées  au  milieu; 
le  sillon  dorsal  est  assez  profond ,  mais  n'atteint  pas  le 
bord  antérieur  ;  le  sillon  marginal  est  profond ,  ponctué  ; 
en  arrière  il  ne  rejoint  pas  le  sillon  dorsal ,  en  avant  il  se 
détache  d'abord  vis  à  vis  la  tête ,  où  il  se  dilate  beaucoup  : 
il  n'atteint  pas ,  à  beaucoup  près ,  le  sillon  dorsal.  Les  fos- 
settes mésosternales  sont  presque  nulles  ;  les  cicatrices  ab- 
dominales sont  profondes ,  très  étroites ,  sans  dilatation  ;  le 
disque  du  métasternum  n'est  accompagné  d'aucune  ponc- 
tuation. Les  élytres  sont  profondément  striées  ,  et  chaque 
strie  couverte  de  points  rapprochés. 

Cette  espèce  vient  de  la  Guyane  et  fait  partie  de  la  col- 
lection de  M.  Guérin-Méneville. 

52.  P.  morio.  Dej.  Mon.,  p.  83,  n.  37, 
pi.  6,  fig.  4. 

Corpore  convexiusculo ,  verlice  lœvi ,   tubercule)  parvo  con- 
nexo  compresso,  duobusque  parvis  lateralibus  ;  e  tuberculo 
intermédiare  duœ  procedunt  carenœ  rectœy  angulo  obtuso  , 
1841.  13 


'i'i  Insectks,    Pi..  77   à  79. 

post  diniidiam  partent  luberculatœ  ;  clypeo  anlice  producto, 
recto,  in  medio  parum  emarginato  ,  irregulariter  punctato. 

b'<\.  P.  contractus.  Perch.  PI.  79,  fig.  2. 

Grossi  deux  fois  et  demie. 

Cor  pore  corwcxo,  contracto  ,  vertice  tuberculo  parvo  connexo, 
antice  carenis  duabus ,  parte  prima  angulo  obluso,  secunda 
recle  ad 1  clypeum  procèdent ibus  ;  clypeo  recto  medio  parum 
emarginato  ;  antennis  triphyllis. 

Longueur,  2  centim.  5  miliim. 

Corps  court ,  large  ,  convexe  ;  tête  large ,  un  peu  ru- 
gueuse dans  les  parties  enfoncées.  Sur  le  disque  est  un 
petit  mamelon  court,  à  peine  saillant,  un  peu  refendu  à  sa 
partie  postérieure  ,  accompagné,  de  chaque  côté,  d'un  autre 
plus  petit,  dirigé  obliquement.  De  la  partie  antérieure  du 
mamelon  central  s'avancent,  sous  un  angle  très  obtus,  deux 
carènes  tranchantes  ,  se  retournant  brusquement  près  du 
bord  antérieur  pour  former  une  dent ,  continuant  ensuite 
dans  le  même  sens  et  venant  formel  une  des  dents  qui  limi- 
tent le  chaperon.  Les  bords  élevés  de  la  tête  sont  peu  sail- 
lants ;  mais  leur  extrémité  est  aiguë  et  la  portion  du  bord  de 
la  tète  comprise  entre  cette  extrémité  et  le  chaperon  est  très 
concave.  Les  carènes  oculaires  sont  dirigées  très  oblique- 
ment par  rapport  au  bord  du  chaperon.  Le  chaperon  est 
droit  antérieurement ,  avec  une  petite  échancrure  profonde 
au  milieu,  une  grosse  ponctuation  irrégulière  et  un  tuber- 
cule au  dessous  de  l'origine  des  deux  carènes.  Le  labre  est 
carré ,  un  peu  sinué  ;  les  mandibules  sont  courtes  ,  forte- 
ment arquées  à  leur  extrémité.  La  lèvre  s'articule  avec  le 
menton  par  une  ligne  sinuée  ;  les  lobes  latéraux  de  celui-ci 
sont  courts ,  peu  ponctués,  et  les  fossettes  gulaires  sont 
grandes  ,  ovalaires  ,  transverses.  Les  antennes  ,  triphylles, 
ont  leurs  trois  derniers   articles  courts  ,  le  dernier  plus 


Insectes,  Pl.  77  à  79.  3J» 

épais ,  obtus  à  son  extrémité.  Le  prothorax  est  en  carré 
transversal ,  droit  à  son  bord  antérieur ,  avec  les  angles  un 
peu  avancés;  les  côtés  sont  courbes  er  un  peu  sinués  dans 
leur  milieu  ;  le  sillon  dorsal  est  profond  et  n'atteint  pas 
tout  à  fait  le  bord  antérieur;  le  sillon  marginal  est  profond, 
irrégulièrement  ponctué ,  et  s'écarte  de  la  tête  en  se  dila- 
tant un  peu.  Les  fossettes  latérales  sont  rondes,  profondes, 
fortement  chargées  de  petits  points,  dont  une  certaine 
quantité  les  accompagne  tout  le  long  des  côtés.  Les  fossettes 
mésosternales  sont  peu  apparentes  ;  les  cicatrices  abdomi- 
nales sont  finement  rugueuses  et  se  dilatent  doucement 
jusque  vers  leur  extrémité;  le  disque  du  métasternum 
offre ,  de  chaque  côté  de  sa  partie  inférieure ,  une  agglomé- 
ration de  petits  points  très  rapprochés.  Les  élytres  sont 
également  striées  et  chargées  de  petits  points  réguliers  un 
peu  transverses  sur  les  côtés.  Les  tarses  paraissent  plus  pe- 
tits que  d'habitude. 

Cette  espèce,  assez  remarquable,  et  qui  peut  se  rappro- 
cher du  P.  mono,  vient  du  Mexique  et  fait  partie  de  la 
collection  de  M.  Buquet. 

54.  P.  longulus.  Perch.  Pl.  79,  fig.  3. 

Grossi  deux  fois  et  demie. 

Corpore  elongato  convexiusculo ,  vertice  carenis  duabus  an- 
gulo  obtuso  procedentibus  ,  medio  dentato  ;  clypeo  recto  ; 
antennis  triphyllis,  articulo  ultimo  obtuso. 

Longueur,  2  centim.  7  millim. 
Corps  semi-convexe ,  allongé,  lisse  ;  tête  large,  lisse; 
vertex  portant  un  petit  tubercule  à  peine  saillant ,  ayant , 
à  droite  et  à  gauche  ,  près  de  son  extrémité  antérieure , 
deux  carènes  transverses  de  même  longueur  que  lui  :  de 
son  bord  antérieur  s'avancent ,  sous  un  angle  droit ,  deux 
carènes  ayant  une  dent  élevée  vers  le  milieu  de  leur  lon- 
gueur et  se  terminant,  en  revenant  un  peu  sur  elles-mêmes, 


36  Insectes,  Pl.  77  à  79. 

par  deux  dents  qui  servent  de  limite  au  chaperon  ;  le  bord 
antérieur  de  celui-ci  est  entièrement  droit ,  fortement  ponc- 
tué le-long  de  ce  bord  et  offrant  un  petit  mamelon  à  la 
jonction  des  deux  carènes.  Les  bords  élevés  de  la  tête  et 
les  carènes  oculaires  sont  peu  saillants  ;  le  labre  est  carré; 
les  mandibules  sont  courbes,  peu  saillantes  ;  la  lèvre  s'ar- 
ticule avec  le  menton  par  une  ligne  très  sinuée  ;  les  lobes 
latéraux  de  celui-ci  sont  fortement  ponctués  et  chagrinés  ; 
les  fossettes  gulaires  grandes ,  ovalaires ,  transverses.  Les 
antennes ,  triphylles ,  ont  les  trois  derniers  articles  de 
même  longueur,  et  le  dernier  guère  plus  épais  que  les 
deux  autres.  Le  prothorax  est  transversal,  convexe  au  bord 
antérieur,  légèrement  arrondi  sur  les  côtés  ;  le  sillon  dorsal 
n'atteint  pas ,  à  beaucoup  près ,  le  bord  antérieur  ,  et  est 
assez  profond  ;  le  sillon  marginal  est  profond,  irrégulière- 
ment ponctué,  s'écartant  de  la  tête  à  son  extrémité  et  se  di- 
latant beaucoup.  Les  fossettes  latérales  sont  petites  ,  trans- 
verses ,  ponctuées  ;  les  bords  inférieurs  sont  à  peine  velus. 
Les  fossettes  mésosternales  sont  à  peine  visibles  ;  les  cica- 
trices abdominales  sont  très  étroites  ,  lisses,  accompagnées, 
dans  toute  leur  longueur,  d'une  ponctuation  irrégulière  ; 
le  disque  du  métasternum  n'est  accompagné  d'aucune 
ponctuation.  Les  élytres  ont  les  stries  peu  profondes  et 
également  ponctuées  de  points  un  peu  écartés. 

Cette  espèce  ,  dont  la  localité  ne  m'est  pas  bien  connue , 
fait  partie  de  la  collection  de  M.  Buquet  et  peut  venir  à 
côté  du  P.  contractas, 

55.  P.  angulatus.  Perck.  Mon. 9  p.  84,  n.  38  , 
pl.  6,  fig.  5. 

Corpore  convexiusculo  ,  vertice  lœvi,  tuberculis  vix  distinctis; 
clypeo  Iriangulari ,  piano,  retuso  in  medio  canaliculato ; 
carenis  ocalorum  spinosis  ;  mandibulis  desuper  concavis  ; 
thorace  quadrato  ,  angulis  anterioribus  dentalis. 
C'est  à  tort  que  cette  espèce  a  été  indiquée  dans  la  Mo- 


Ikskciks,  PI.  77  à  79.  37 

nographie  comme  de  Madagascar;  elle  est  maintenant 
commune  dans  les  collections  et  est  toujours  venue  du 
Mexique. 

56.  P.  convexus.  Dalman.  Mon, ,  p.  86,  n.  39, 

pi.  6,  fig.  6. 

Convexior  niger  n'tidus ,  capite  inœquali  iuberculato ;  tho- 
race  sulcaio  ;  clylris  undique  punctato-striatis  imberbibus. 
Dalman. 

57.  P.  marginatus.  Perch.  Mon,,  p.  89,  n.  411, 

pi.  7,  fig.  1. 

Cor  pore  depressiusculo ,  vertice  lœvi ,  tuberculo  valde  elevalo 
compresso ,  carenis  lateralibus  transversis  elongatis ;  sub 
extremitate  tuberculi  fossula  profunda  carenisque  tribus  , 
duabus  angulo  obtuso  rotundato  procedentibus ,  tuberculo 
limitatis,  una  média  recta;  clypeo  porreclo ,  antice  emar- 
ginato ,  parum  sinuato. 

**  Feuillets  des  antennes  courts. 

58.  2.  P.  furcilabris.  Eschs.  Mon. ,  p.  92, 

n.  43,  pi.  2,  fig.  3. 

Vertice  tuberculo  aculo  porrecto ,  labro  inciso  ;  thoracis 
angulis  rotundatis.  Eschs. 

59.  P.  transversus.  Dalman.  Mon.,  p.  94, 

n.  44,  pi.  7,  fig.  3. 

Castaneus  nitidusy  nertice  lœvi  trituberculato  ;  thorace  medio 
sulcato  ,  antice  sinuato  angulis  rotundatis  ;  elytris  imberbis 
punctato  striatis.  Dalman. 


as  Insectes,   IV  77  à  7l>. 

60.  P.  assimila.  Weber.  Mon.,  p.  96,   n.  45, 

pi.  T,  %.   5. 

Capite  multituberculato  ;  elytris  striatis  striis  mediis  nullo 
modo  lateralibus  subpunctatis.  Weber. 

61.  P.  tropicus.  Perch.  Mon.,  p.  97,  n.  46, 

pi.  7,  fig.  4. 

J^ertice  punctulato ,  laberculo  acuto  basique  carenis  duabus 
elevatis;  e  tuberculo  duœ  procedunt  carence  semi-circulari- 
ter  ante  clypeum  abrupte  terminatœ  ;  clypeo  late  convexo 
denlibus  duobus  parvis  limilato  ;  mandibulis  curvis  elon- 
gatisy  antennarum  phyllis  abbreviatis. 

62.  P.  distinctus.  Weber.  Mon.,  p.  99,  n.  47, 
pi.  7,  fig.  6. 

J^ertice  cornu  erccto ,  medio  recto  angulo   curvato  ;   elytris 
punctato-sulcatis,  Weber. 

M.  le  comte  de  Manherheim ,  dans  l'ouvrage  déjà  cité  , 
observe  que  c'est  à  tort  que  j'ai  changé  le  nom  de  cornutus, 
adopté  par  Fabricius ,  parce  que  les  ouvrages  de  Weber  et 
de  Fabricius  étant  de  même  date,  il  valait  mieux  choisir 
le  nom  le  plus  généralement  adopté.  Je  serais  très  disposé 
à  adopter  cette  correction  comme  les  autres  qui  m'ont  été 
été  indiquées,  s'il  n'existait  une  preuve  évidente  que  le 
deuxième  volume  du  Systema  Eleuthcratorum  de  Fabricius 
a  paru  après  l'ouvrage  de  Weber,  et  cette  preuve  se  trouve 
dans  Fabricius  même  ,  qui ,  sur  sept  Passales  qu'il  décrit , 
cite  trois  fois  l'ouvrage  de  Weber  ;  seulement  il  n'a  pas 
reconnu  ou  voulu  reconnaître  le  distinctus  pour  faire  une 
espèce  nouvelle  sous  le  nom  de  cornutus;  au  reste,  l'on 


Ihmi  us     l'i     77  à  79.  39 

sait ,  à  présent ,  combien  Fabricius  était  sujet  à  cette  mau- 
vaise foi  entomologique. 

63.  P.  striàto-punctatus.  Chev.  Mon.  f  p.    101  , 

n.  48,  pi.  7,  fig.  7. 

Cor  pore  corwexiusculo  ;  capitc  lœvi ,  vertice  cornu  elevalo, 
acuto ,  longiludinis  medio  rejlexo  ;  basi  carenis  duabus 
curvis  ad  clypeum  procedentibus  ;  clypeo  antice  rejlexo , 
in  médium  angulo  produclo  ;  antennis  triphyllis. 

64.  P.  kdentulus.  Mac-Leay.  App.  ad  nat.  hist. 
à  la  suite  du  Voyage  du  capit.  King.  in  Mon. 
P.  cylindraceus ,  n.  49,  p.  103,  p).  7,  fig.  8. 

P.  ater  convexiusculus  antennis  triphyllis  verticis  cornu  e!e- 
vato  inciuvo  canaliculato  ;  apice  emarginato ,  tuberculo 
utrinque  acuto  ;  elytrorum  slriis  subpunctalis  ;  mandibulis 
convexis  extus  dentatis.  MaoLeay. 

Voyez ,  pour  la  description  détaillée ,  celle  du  P.  cylin- 
draceus de  la  Monographie,  avec  lequel  je  l'avais  con^ 
fondu*;  naturellement  il  faut  supprimer  la  synonymie. 

65.  P.  teres.  Perch. 

Elongatus  cylindricus ,  vertice  cornu  elevato  incutvaio  desu- 
per  canaliculato  bijido  ;  canthis  lateralibus  acutis  ;  clypeo 
recto  marginato  ,  margine  punclalo  ;  striis  lateralibus  ely- 
trorum vix  punctatis. 

Longueur,  4  centim. 

Cette  espèce  n'est  peut-être  qu'une  variété  sexuelle  du 
P.  edentulus  qui  précède  :  les  différences  les  plus  remar- 
quables consistent  dans  sa  taille ,  dans  le  déiaut  presque 
absolu  de  ponctuation  des  stries  des  élytres ,  qui  se  retrou- 


40  Ixsectes,   Pi..  77  à  79. 

vent  à  peine  dans  les  stries  latérales;  dans  les  cicatrices 
abdominales,  qui  sont  tiès  étroites  en  commençant  et  vont 
en  s'élargissant  beaucoup  vers  leur  extrémité  et  dans  l'é- 
chancrure  plus  profonde  du  labre.  J'ai  eu  sous  les  yeux 
deux  exemplaires  de  VEdentulus  variant  de  2  centimètres 
5  mil!,  à  3  centim.  ;  mais  tous  ceux  du  P.  teres  que  j'ai  vu 
ont  4  centim. 

Cette  espèce  est ,  comme  la  précédente ,  de  la  Nouvelle- 
Hollande  ,  et  fait  partie  de  la  collection  de  M.  Gory. 

Je  n'ai  pas  cru  devoir  faire  figurer  la  tête  ,  qui  est  tout  à 
fait  pareille  à  celle  de  VEdentulus. 

66.  P.  cylindraceus.  Perty.  (PI.  79,   fig.  4.) 
Grossi  deux  fois  et  demie. 

Nigerrimus ,  nitidus,  subcylindraceus ,  antennarum  capitula 
triphyllo  ;  capile  utrinque  cantho  e.levato  ,  et  corniculo 
medio  porrecto;  thorace  coiwexo ,  impunctato,  utrinque 
impresso,  ad  médium  sulcalo;  elytris  tumidulis  ,  ad  discum 
paullo  deplanatis ,  sulcato-punctatis.  Perty. 

Longueur,  2  centim.  Gmillini. 

Corps  cylindrique  ,  velu  en  dessous  et  un  peu  à  la  partie 
humérale  des  élytres  ;  tête  fortement  ponctuée.  Du  vertex 
s'élève  un  tubercule  mince ,  tranchant  en  dessus ,  incliné 
à  son  extrémité,  qui  est  libre,  inclinée  et  aiguë.  Le  bord 
du  chaperon  est  droit ,  fortement  rebordé  ;  les  bords  laté- 
raux de  la  tête  sont  fortement  élevés ,  tranchants  à  leur 
partie  supérieure  ;  les  carènes  oculaires  sont  courtes ,  for- 
tement épineuses  à  leur  extrémité  ;  le  labre  est  très  velu  , 
ponctué  et  échancré  antérieurement  ;  les  mandibules  con- 
caves ,  fortement  tridentées ,  perpendiculaires  sur  les 
côtés  ;  la  lèvre  s'articule  avec  le  menton  par  une  ligne  con- 
cave :  celui-ci ,  qui  est  très  ponctué  et  très  velu  ,  a  ses  lobes 
latéraux  courts   et  pointus ,   et,  dans  son  milieu ,  est  une 


Iivskctes,   Pi..   77  à  79.  41 

courte  carène  très  saillante  ;  les  fossettes  gulaires  sont 
assez  profondes ,  situées  au  bas  de  la  carène  du  menton  ;  les 
antennes  ont  leurs  trois  derniers  articles  assez  courts ,  le 
dernier  brusquement  en  massue  à  son  extrémité  ;  les  cin- 
quième, sixième  et  septième  articles  ont  un  commence- 
ment de  dilatation  Le  prothorax  est  en  carré  transversal  , 
les  angles  antérieurs  sont  arrondis  et  saillants  du  côté  de  la 
tête  ;  le  sillon  dorsal  est  profond  et  atteint  presque  l'extré- 
mité antérieure  ;  le  sillon  marginal  est  profond ,  entoure 
entièrement  le  prothorax  et  se  dilate  beaucoup  de  chaque 
côté  en  arrière  de  la  tête  ,  il  est  fortement  chargé  de  points  ; 
les  fossettes  latérales  sont  transverses  ,  profondes  ,  lisses  ; 
Técusson  est  profondément  ponctué  à  sa  partie  supérieure  ; 
tout  le  dessous  du  corps  est  finement  ponctué  ;  les  fossettes 
inésosternales  sont  nulles  ;  les  cicatrices  abdominales  sont 
très  peu  profondes  .  un  peu  dilatées  à  leur  extrémité  ;  le 
disque  du  métasternum  est  lisse.  Les  élytres  sont  peu  pro- 
fondément striées  et  toutes  également  ponctuées. 

Le  peu  de  matériaux  que  j'avais  de  cette  coupe,  lors  de 
la  rédaction  de  la  Monographie  ,  m'avait  empêché  de  re- 
connaître l'espèce  de  Perty,  que  j'avais  confondue  avec 
YEdentulus  de  Mac-Leay  ;  je  m'empresse  de  corriger  mon 
erreur;  l'espèce  que  j'ai  figurée  vient  des  Moluques  et  fait 
partie  de  la  collection  de  M.  Gory. 

67.  P.  bicanthatus.   Guér.  (PI.  79,  fig.  5.) 
Grossi  deux  fois  et  demie. 

Corpore  convexo\  ver  lice  canthis  duabus  postice  ferream  so- 
leam  simulantibus ,  intermcdio  punctato  ;  clypeo  lato  recto 
tenue  marginato  ;  mandibulis  concavis. 

T.onçueur,  2  centim.  Smillim. 

Corps  très  convexe ,  lisse  ;  tête  lisse ,  assez  large  ;  sur  le 
vertex  s'élève  un  mamelon  très  saillant ,  entouré  par  deux 
carènes  parallèles  qui ,  réunies,  à  leur  partie  postérieure  , 


42  Insecti-s  ,  Pl.  77  à  7i). 

par  une  ligne  demi-circulaire ,  représentent  un  fer  à  cheval 
très  allongé  ;  l'intervalle  entre  les  deux  branches  est  ponc- 
tué ;  le  chaperon  est  très  large  ,  droit ,  légèrement  rebordé, 
limité  par  deux  petites  dents  mousses ,  après  lesquelles 
commencent  immédiatement  les  carènes  oculaires ,  qui 
descendent  très  brusquement  et  sont  assez  élevées  à  leur 
extrémité  ;  les  bords  élevés  de  la  tête  sont  tranchants  ;  le 
labre  est  presque  droit,  fortement  ponctué  ;  les  mandibules 
sont  concaves  en  dessus ,  la  lèvre  s'articule  avec  le  menton 
par  une  échancrure  bisinuée  très  profonde  ;  les  lobes  laté- 
raux du  menton  sont  courts  ,  étroits ,  fortement  ponctués , 
velus ,  les  fossettes  gulaires  peu  apparentes.  Les  antennes 
ont  les  feuillets  courts ,  épais  ;  le  dernier  article  est  brus- 
quement obtus  à  son  extrémité  et  beaucoup  plus  épais  que 
ceux  qui  le  précèdent.  Le  prothorax  est  eu  carré  transversal 
presque  droit  antérieurement,  un  peu  sinué  au  milieu  des 
côtés ,  vis  à  vis  les  fossettes  latérales ,  arrondi  aux  angles 
postérieurs  ;  le  sillon  dorsal  atteint  les  deux  extrémités  du 
prothorax  ;  le  sillon  marginal  est  fortement  marqué  ;  tout 
autour  du  prothorax,  il  forme  ,  derrière  la  tête,  deux  pro- 
fondes cicatrices  dilatées  au  milieu  et  fortement  ponctuées  ; 
les  fossettes  latérales  sont  transverses,  contournées  et 
ponctuées.  L'écusson  est  ponctué  sur  les  côtés.  Les  fossettes 
mésosternales  sont  nulles  ;  le  disque  du  métasternum  est 
entièrement  lisse ,  les  cicatrices  abdominales  très  étroites  , 
sans  dilatation  sensible;  les  tibias  antérieurs  déprimés, 
fortement  dentés.  Les  sillons  des  élytres  sont  profonds  et 
également  ponctués. 

Cette  espèce  remarquable  a  été  découverte  sur  la  côle 
Malaye  par  M.  Ad.  Delessert  et  fait  partie  de  la  collection 
de  M.  Guérin-Méneville. 

Les  quatre  espèces  qui  précèdent  donneront  lieu  proba- 
blement à  de  nouvelles  observations  soit  spécifiques  ,  soit 
génériques,  quand  les  matériaux  qui  s'y  rapportent  seront 
plus  nombreux  dans  les  collections, 


InstcTKS,  H.  77  I  79.  43 

ESPÈCES  NON  RECONNUES  DANS  LES  AUTEURS. 

P.  polyphyllus.  Mac-Leay.  Append.  d'hist.  nat. 
à  la  suite  du  voyage  du  capit.  King,  p.  439 , 
n.  8. 

Ater  depressiusculus ,  antennis  sex  lamellatis,  vertice  tuber- 
culis  tribus ,  intermedio  majore  compresso  linearum  supe- 
riorum  duarum  elevatarum  transversarum  dissecante  ; 
thoracîs  lateribus  rufo-ciliatis  ;  elytrorum  striis  lateralibus 
punctatis. 

Nouvelle-Hollande. 

Cette  espèce  peut  se  rapprocher  du  P.  Chevrolat  et  du 
P.  australicus  ;  elle  diffère  du  second  par  son  corps  aplati,  et 
je  ne  vois  pas  dans  le  P.  Chevrolat  les  carènes  transverses 
que  doit  partager  le  tubercule  principal  ;  au  reste ,  des 
descriptions  aussi  concises  prêtent  beaucoup  à  l'arbitraire. 

P.  tetraphyllus.  Eschs.  Diss.  de  génère 
Passalus }  n.  13.  —  Leachii? 

Thoracîs  angulis  anticis  rectangulis ,  lateribus  circa  foveam 
punctatis  ;  elytris  basi  glabris. 

Longueur,  19  millim. 

Habitat  in  Guyana. 

Ater,  caput  vertice  carenis  duabus  anterioribus  in  angu- 
lum  contingentibus  ,  duabus  posterioribus  lineam  rectam 
formantibus ,  omnibus  carinula  longitudinal*!  média  con- 
nexis  ;  carinae  orbitales  inermes.  Labrum  ti  uncatum  ; 
mandibulaî  apice  obtusa?  tridentatre ,  antennarum  clava 
quadrilamellata  ;  la  ni  cl  lis  tribus  ultiinis  elongatis  quarto 


**  Insectes,   Pl.  77  à  79. 

caeteris  dimidiobreviori.  Thorax  longitudine  dimidio  latior 
antice  haud  angustior  ;  margine  antico  in  medio  truncato  , 
lateribus  utrinque  parum  sinuato ,  angulis  anticis  rectangu- 
lis  absque  acumine;  supra  convexiusculus  canaliculatus  , 
lateribus  fovea  magna  transversa  punctata  punctisque  ma- 
gnis  circa  foveam  dispersis,  subtus  lateribus  pilosus  ; 
elytra  dorso  indeterminate  deplanata ,  striis  omnibus  dis- 
tincte et  sat  profunde  punctatis  ,  humeris  glabris.  —  Vero 
similiter  corn.  Dejean  banc  speciem  nomine  Passali  tetra- 
phylli  in  Catalogo  suo  signiticavit. 

P.  toriferus.  Eschs.  Diss.  de  génère  Passalus , 
n.  4. 

Clypeo  obsolète  dentato  vertice  tuberculo  oblongo  depresso 
incumbente  ;  thoracis  lateribus  punctis  paucis  impressis  ; 
elylris  striis  dorsalibus  profunde  punctatis. 

Longueur,  30  millim. 

Habitat  ad  Rio  Janeiro  Brasilia?. 

Ater,  clypeus  a  capite  vix  distinctus,  impunctatus,  medio 
carenis  duabus  obsoletis  transversis,  altéra  recta  interrupta, 
altéra  bisinuata  ;  margine  extico  medio  producto  obsolète 
bidentato ,  lateribus  utrinque  dente  obsoleto.  Vertex  tuber- 
culo elongato  incumbente  depresso,  lateribus  rugosus.  La- 
brum  vix  emarginatarn.  Thorax  longitudine  multo  latior, 
antice  truncatus  ;  angulis  anticis  acutis  ;  dorso  convexius- 
culus canaliculatus,  lateribus  deflexus,  fovea  punctisque 
paucis  maguis  coarctatis  impressis  ;  subtus  lateribus  rufo- 
barbatus.  Elytra  pone  médium  parum  latiora  infra  numé- 
ros rufo-barbata  ,  dorso  anterius  plana,  striis  dorsalibus 
profunde  punctatis  ;  interstitiis  saturalibus  lineolis  trans- 
versis impressis ,  striis  lateralibus  foveolato-punctatis. 


Inskctes,  Pl.  77  à  79.  45 

P.  occipitalis.  Eschs.  Diss.  de  génère  Passa/us  > 
n.  9. 

Clypeo  foveolato  ,  tuberculo  occipitali  erecto  ;  thorace  vertice 
angustiori  ;  elytris  barba  ante  humerali. 

Longueur,  30  millim 

Habitat  ad  Rio  Janeiro  Brasilia?. 

Ater,  clypeus  indistinctus  margine  antice  obtuse  quadri- 
dentato,  supra  foveolis  haud  profundis  densis  notatus. 
Caput  in  regione  occipitali  tuberculo  elevato ,  antrorsum 
carinas  duas  angustatas  tuberculo  mini mo  terminatas  exer- 
cite  notatuin  ,  caréna  orbitali  dentata.  Labrum  truncatum. 
Thorax  longitudine  niulto  latior  antice  truncatus  et  angus- 
tior,  angulis  anticis  acutis ,  dorso  convexiusculus  canalicu- 
latus  ;  lateribus  deflexis ,  fovea  punctis  magnis  impressis 
notatis  ad  marginem  anticum  utrinque  fossa  arcuata  pro- 
funda  punctata ,  subtus  lateribus  ferrugineo-barbata.  Ely- 
tra  ultra  médium  haud  dilatata ,  ante  numéros  in  superficie 
antica  et  dense  punctata  et  ferrugineo-barbata  ,  dorso  me- 
dio  tant  uni  deplanata,  striis  dorsalibus  profunde  puncta- 
tis;  punctis  striarum  lateralibus  majoribus.  —  Magnam 
P.  convexi  Schœnh.  affinitatein  habere  videtur  ;  sed  satis 
differt. 

P.  semi-cylindricus.  Eschs.  Diss.  de  génère 
Passalus ,  n.  18. 


Antennarum  lamellis  brevibus  ,  apicali  majori  semi-lunaia  ; 
thorace  antice  bisinuato  ,  angulis  rotundatis  ;  elytris  con- 
vexis. 

Longueur,  25  millim. 

Habitat  ad  Rio  Janeiro  Brasilia?. 

Rufo-castaneus  totus.  Clypeus  truncatus  supra  obsolète 


46  Insectes,  Fl.  77  à  79. 

punctulatus  ,  punctis  duobus  acutis  elevatis.  Vertex  eleva- 
tione  média  carinulis  duabus  lateralibus  et  tertia  apicali 
munita  notatus.  Labrum  truncatum  ,  mandibula?  apice  tri- 
dentatae  ,  nigrœ.  Antennarum  clava  coarctata  ,  lamellis  tri- 
bus breviusculis,  apicali  majori  semi-lunata.  Thorax  longi- 
tudine  dimidio  latior,  antice  bisinuatus,  angulis  anticis 
rotundatis,  supra  convexiusculus  canaliculatus ,  lateribus 
fovea  profunde  impunctata  sulcoque  intermarginali  toto 
profunde  punctatissimo,  subtus  lateribus  ferrugineo-pilo- 
sus.  Scutellum  medio  lœvissimum ,  lateribus  parum  punc- 
tatum.  Elytra  convexa,  ante  numéros  pilis  raris  obsita  ; 
striis  omnibus  punctulatis. 

P.  armatus.  Perty,  Voy.  de  Spix  et  Martius , 
p.  54 ,  tab.  2  ,  fig.  1  Ai  —  Supplém.  à  la  Mon. , 
pi.  79,  fig.  6. 

Depressus  niger,  nitidus,  antennarum  capitulo  triphyllo  ; 
capite  procumbenti  porrecto  ad  apicem  truncato ,  emargi- 
nalo;  thorace  suie ato  ,  fovea  utrinque  punctulata  ;  elytris 
punctato-sulcatis  ,  punctis  latera  versus  ew'dentioribus. 

Long,,  40  raillim. 

Habitat  in  Brasilia  sequinoctiali. 

P.  cornuto  affinis ,  sed  corpore  magis  elongato ,  de- 
presso,  cornuque  verticalis  figura  facile  distinguendus,  caput 
fronte  excavato ,  utrinque  intra  oculos  cantbo  antice  acuto  , 
subemarginato ,  septo  oculorum  pœne  in  eorum  médium 
contingente  ;  cornu  medio  magno  paullo  deorsum  curvato , 
subparallelo  antice  emarginato  ;  margine  antico  utrinque 
obsoletissime  dentato  ad  médium  minime  emarginato. 
Oculi  rufo-brunnei.  Thorax  satis  planus ,  angulis  anticis 
acutis  y  linea  média  profunde  impressa ,  utrinque  ad  mar- 
ginem  punctis  aliquot  magnis ,  cicatricosis ,  confluentibus 


iNMCTEt,    Pi..    77   à    79.  kl 

foveam  eflormantibus.  Elytra  plana  ad  latera  abruptius 
decliva,  sulcis  latiusculis  ad  parlem  declJvein  profundius 
punctatis.  Mandibula?  a  labio  fere  tota3  obtectae ,  apice  sub- 
quinquedentatœ ,  antennae  capitulo  depresso,  triphyllo, 
favescenti-tomentoso. 

P.  Goryi.  Mellj.  Guérin,  Mag.  de  zool. j  cl.  ix, 
n.  59,  1833. 

Long.  ,  7  cent.  3  millim.  ;  larg. ,  27  millim. 

«  Noir  :  antennes  garnies  de  longs  poils  bruns  ;  le  pre- 
"  mier  article  très  gros  et  renflé ,  les  deuxième,  troisième  et 
«  quatrième  arrondis,  les  quatrième ,  cinquième  et  sixième 
«  renflés  ,et  les  trois  derniers  en  lames.  Tète  munie  de  trois 
«  tubercules  :  celui  du  milieu  conique  et  aigu  ;  les  yeux  très 
«  petits,  d'un  gris  fauve  et  en  partie  recouverts  d'une  projec- 
«  tion  des  tubercules  ;  corselet  plus  large  que  la  base  de  la 
«  tête  ,  fortement  marqué  au  centre,  déprimé  sur  les  côtés. 
«  Elytres  très  arrondies  à  la  base,  convexes,  fortement 
«  marquées  de  stries  ponctuées  ;  les  trois  premières  lignes, 
«  stries  garnies  de  poils  bruns  :  jambes  très  fortes  ;  celles  de 
«  devant  armées  postérieurement  de  six  dents  aiguës;  tarses 
«  composés  de  quatre  articles  égaux  et  arrondis,  et  d'un 
«  crochet  fortement  renflé  à  la  base. 

«  Ce  bel  insecte ,  qui  devra  probablement  former  un 
m  genre  nouveau,  vu  sa  forme  beaucoup  plus  arrondie  et 
«  ovale  que  celle  des  autres  Passales ,  m'a  été  envoyé  de 
«  Guatimala.  » 

Nota.  C'est  à  tort  que  l'auteur  de  la  description  dit  que 
cet  insecte  a  aux  tarses  quatre  articles  égaux  et  un  crochet  ; 
si  le  dessin,  comme  j'ai  des  motifs  de  le  croire,  est  exact,  les 
tarses  ont  cinq  articles,  dont  le  premier  plus  long,  les  trois 
suivants  courts,  le  cinquième  plus  long  que  le  premier  et 


48  Insectes,  Pl.  77  à  79. 

portant  deux  crochets  ;  les  sixième  et  septième  articles  des 
antennes  ont  déjà  un  commencement  de  dilatation  feuille- 
tée ,  et  les  derniers  articles  sont  bien  minces  pour  leur  lon- 
gueur ;  mais  ce  qui  me  paraît  le  plus  extraordinaire,  ce  sont 
les  yeux ,  qui  seraient  extrêmement  petits  par  rapport  à  la 
grandeur  de  l'insecte ,  et  qui  sont  entièrement  environnés 
par  les  bords  de  la  tête.  Je  regrette  beaucoup  de  ne  pas 
avoir  vu  ce  Passale  en  nature. 

P.  minutus.   Fab. 

Ferrugineus  elylris  testaceis  ;  corpus  vix  pediculo  majus. 

Habitat  in  America?  meridionalisinsulis. 

M.  Hope ,  dans  l'ouvrage  ci-dessus  cité ,  fait  observer  que 
j'ai  omis  le  Passalus  minutus  de  Fabricius  ;  cela  est  vrai , 
comme  il  est  vrai  aussi  que  je  ne  crois  pas  que  cette  espèce 
soit  un  vrai  Passale,  mais  quelque  petit  genre  de  Xylo- 
phage;  peut-être,  cependant ,  suis-je  dans  l'erreur. 

A.  PERCHERON. 


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PASSALI  S. 


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PASSAL1  S 


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4    Encexfoj  •    cr  ■>  ^y. 
C>    M.aillri        *>.  a  éjr. 


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PASSA  l.l    s 


i      l.nti  irons       (*•   2j~ 

2     Contrat' tu*  .     fir  a  ^Z*- 

S    Unrahu  •    (■>  .2  "■>  /*• 


4       ("  vlindrat't'iis   •    (>'r     a  **/• 
3      Bicatithatus  .  Or    2  9/. 
6     Arma  tus  .     JâjM*  </r  Arfî/  / 


V     Remt'ruf  imp 


Insectes,  Pi..  80. 


G.  AMBLYSOMA.  Amblysoma.   Westwood. 


Insectum  sub  hoc  nomine  hic  depingo  ad  ordinem  Hy- 
menopterorum  et  subfamiliam  Thynnidarum  etiam  perti- 
nens  Scotaense  Klug.  affine,  at  subgenus peculiare  evidenter 
constituens.  Abdomineparvo,  segmentis  continuis  distinc- 
tuin  ;  caput  médiocre;  antennae  â  vix  thoracis  longitudine , 
13  articulât» ,  articulo  secundo  parvo  at  distincto,  articulis 
ultimis  paullo  gracilioribus  et  subcurvatis.  Thorax  oblongo- 
ovatus  tegulis  magnis;  metathorax  postice  rotundatus.  Alae 
magnœ  venis  omnino  ut  in  Anodontyra  dispositis,  cellula 
prima  cubitali  in  duas  partes  appendiculo  abbreviato  sub- 
divisa. Pedes  longi,  tarsorum  unguibus  subtus  ante  apicem 
dente  armatis.  Abdomen  ovale ,  thorace  minus  segmentis 
continuis  apice  inermi  <?. 

Obs.  Partes  oris  deterritae  nisi  mandibulae  elongatae  fere 
rectae ,  apice  suboblusae  dente  maximo  truncato  interno  ante 
apicem  armatae. 

A.  de  Latreille.  A.  Latreillii.  Weslwood. 


Species  unica. 

Nigra,    luteo  albidoque  varia  ;  alis  anticis  fascia  subapicali 
fusca. 

Long.  corp. ,  lin.  4  1/2  ;  expans,  alar.,  lin.  12  1/3. 

Caput  nigrum ,  facie  albida;  antennis  nigris  ,  collare  lu- 
teum  ,  utrinque  linea  brevi  transversa  nigra  notatum.  Me- 
sothorax  niger ,  tegulis  scutello  maculisque  duabus  in 
medio  scuti  fulvis.  Metathorax  luteo-fulvus ,  linea  trans- 
versa arcuata  nigra  versus  basin.  Abdomen  brève ,  unico- 
1841.  M 


i  Insectes,  P*.  80. 

lor  obscure  fusco-fulvescens.  Femora  nigra,  antica  ad  api- 
eem  picea  ;  tibia?  fulvescentes ,  tarsi  fulvi ,  articulo  ultima 
nigro. 

Habitat  in  Brasilia  ,  regione  des  Missions. 
In  mus.  D.  Romand ,  olim  Latreillii. 

WESTWQOD. 


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Insectes,  Pl.  81.  1 

G.  ANODONTYRA.  Anodontyra.  Westwood. 

Genus,  velpotiussubgenusHymenopterorum;  ad  subfa- 
miliam  Thynnidarum  pertinens,  Scotaense,  Klug  (Elaphrop- 
terae,  Guérin)  magis  affine.  Corpus  elongatum,  brevius  tamen 
quam  in  Scotœnis.  Caput  médiocre  ,  clypeo  producto,  ocel- 
lis  inaequalibus ,  antico  majori ,  mandibulae  curvatse ,  apice 
acutae  intus ,  paullo  ante  apicem  dente  valido  subobtuso 
arma  ta?  ;  maxillae,  lobo  apicali  subrotundato,  ciliato ,  stipite 
basali  nudo  ;  palpi  maxillares  elongati  ;  6  articulati,  articulo 
primo  brevissimo ,  secundo  et  tertio  majoribus,  tribus  ulti- 
mis  gracilioribus  et  longioribus.  Mentum  compressum  ; 
labium  in  individuo  dessiccato  occultum.  Palpilabiales  4-ar- 
ticulati ,  articulo  primo  curvato  ,  secundo  et  tertio  crassio- 
ribus ,  ultimo  gracili.  Antennae<?  graciles ,  thorace  vix  lon- 
giores  ,  13  articulatse,  articulo  secundo  discreto.  Thorax  <? 
oblongus ,  collari  brevi  transverso  ;  mesothoracis  scutum 
transversum  longitudinaliter  4-canaliculatum  ;  metathorax 
magnus  ,  postice  subtruncatus  ;  tegulae  magna?  ala?  médio- 
cres ;  anticae  cellula  unica  radiali  et  4  cubitalibus ,  prima  in 
medio  linea  abbreviata  subdivisa  ;  secunda  recipit  primam 
venam  recurrentem ,  et  tertia  secundam.  Pedes  graciles 
tarsis  posticis  longis ,  unguibus  bifidis.  Abdomen  elongato- 
ovatum  ad  apicem  inerme ,  segmentis  continuis. 

Femina  latet. 

A.  tricolore.  A.  tricolor.  Westwood,  Proceed. 
zool.Soc,  1835,  p.  74. 

Species  unica. 

Nigra,  collari  antice  linea  flava  transvert  a  ornala;  segmentis 
abdominalibus  secundo ,   tertio  et  quarto  ad  apicem  flavo 
1841.  14 


IXSECTKS,    Pf,  .     Si. 

interrupte  marginal is,  subtus  etiam  macula  paiva  ejusdem 
coloris  notatis  ;  tibiis  tarsisque  testaceis  ;  alis  fufoo  testa- 
ceis  ,  anticis  fone  médium  fascia  latafuscescenti  ornatis. 

Long.  corp.  ,  Un.  8  1/4  ;  expans.  alar.  ,  lin.  14  1/2. 

Habitat  in  Chili. 

In  mus.  D.  Hope. 


Fig.  a,  caput  cum  mandibulis;  b,  maxilla;  c,  mentum  et  palpi 
labiales;  d ,  antennœ  ;  e  ,  portio  alae  anticœ  stigmaticalis  ;  f,  lingues; 
g ,  apex  abdominis. 

WESTWOOD. 


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I\SKCTiis,  Pi,.  8î.  1 

G.   CENTROTE.   Centrotus.  Fabricius. 

C.  horrible.  C.  horrificus.  Westwood,  Proceed. 
zool.  Soc,  1837,  p.  130. 

Haec  species  scutellum  habet  prothoracis  lobo  haud 
occultatum ,  frontem  simplicem ,  pedes  anticos  latos  et 
posticos  compressos ,  inde  ad  genus  Centrotum  stricte  sic 
dictum  Burmeisteri  et  Germari  pertinet. 

C.  fuscus  punctatus  etluberculatus;  prothorace  supra  utrin- 
que  in  cornu  crasso  produclo  ,  apiceque  in  nodis  duobus 
maximis  elevalo. 

Long.  corp. ,  lin.  2  ;  expans.  alar. ,  lin.  4  1/2. 

Habitat  in  Manilla. 

In  mus.  Dom.  H.  Cuming. 

Fuscus ,  rude  punctatus  ;  abdomine  nigro  ,  punctis  ma- 
joribus  excavatis,  facie  antice  rugosa;  prothoracis  parte 
antica  in  cornua  duo  erecta  divergentia  ,  tuberculis  conicis 
obsita ,  producta  ;  apice  singuli  dilatato  et  acute  emargi- 
nato  ;  parte  postica  abdominis  longitudine  vel  paru  m  lon- 
giori ,  basi  (supra  scutellum  distinctum  et  bifidum)  in  no- 
dum  tuberculatum  curvata ,  nodoque  paullo  ante  apicem 
maximo  elevato  compresso  supra  rotundato,  tuberculis  co- 
nicis vel  setis  rigidis  armato  ;  tibiis  quatuor  anticis  oblongo- 
ovatis  ;  posticis  compressis  ;  tegminum  venis  basalibus  et 
subcostalibus  tuberculatis  ;  vena  mediastina  (colore  viridi 
tincta)  ad  apicem  bifida  ;  vena  postcostali  (rubro  colorata) 
in  médium  tegminis  furcata  ;  furcis  tamen  subito  coales- 
centibus  at  paullo  ante  apicem  iterum  disjunctis;  vena  me- 
1841.  14 


2  Insectus  ,  Pi..  82. 

diana  (cgeruleo  colore  tincta)  ad  apicem  furcata  ;  vena  anali 
(flava)  simplici. 

Obs.  Affinis  Centroto  crucialo  ,  Stoll ,  pi.  2,  fig.  8,  et 
pi.  15,  fig.  77;  C.  cntcialus,  Perty,  pi.  35.  fig  14,  £,prae- 
cedenti  omnino  distinctus. 

Fig.  a,  Insectum   supra  visum  ;  b,  idem  a  fronte  visum;  c,  ala 
antica  seu  tegmen;  d ,  ala  postica. 

WESTWOOD 


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Insectes  >  //  82 . 


Centrotus    Aû/rjfaw.  m-smxw 


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Insectes,    Pi.  83.  1 

G.  SMILIA.  Smilia.    Gernmr. 

S,  a  deux  feuilles.  S.  bifoliata.  Westvvood. 
{Centrotus  bifoliatus ,  Westw.  in  Proceed.  of 
zool.Soc,  1837,  p.  130.) 

Haecspecies  scutello  obtecto  tegminibus  ad  angulum  ana- 
lem  haud  incisis;  tibiis  anticis  haud  ellipticis  tatsisque 
xqualibus;  ad  genus  Smiliam  Germ.  et  Burm.  pertinere 
videtur. 

S.  fusca  prothorace  antice  in  cornu  maxirno  erecto  ad  apicem 
infoliis  duobus  elongatis  reflexis  terminato,  producto. 

Long.  corp.  ,  lin.  3  ;  expans.  alar.  ,  lin.  6. 

Habitat  in  Manilla.  Dom.  H.  Cuming. 

Fuscus  punctatus  ;  prothorace  antice  in  cornu  longissi- 
mum  erectum  conicum  aut  sensim  attenuatum  elevato; 
margine  postico  setigero,  summo  apice  bifido  ramis  fere  lon- 
gitudine  cornu  rétro  extensis  cum  apice  extremo  singuli  di- 
latato  acutosubfoliato  ;  parte  postica  prothoracis  compressa , 
longitudine  corporis  carina  acuta  dorsali,  apice  sensim  atte- 
nuato  et  paullo  deflexo-curvato  ;  prothorace  in  medio  supra 
dorsum  abdominis  fascia  lata  albida  ;  tegminibus  fuscis 
punctisnonnullis  obliquis  pallidis  ad  marginem  internum  ; 
tibiis  anticis  latioribus  posticis  gracilioribus  subserrulatis. 

0^5.  Valde  afiinis  Centrolo  Hardwickii ,  Kerby  (in  Lou- 
doni  Mag.  of  nat.  hist.,  t.  II ,  p.  21  a).  — -  Hab.  Nepalia. 

1841.  14 


83. 


Fig.  a,  insectum  supra  visum  ;  b ,  idem  e  fronte  ;  c,  pes  anticus  ; 
cl,  tibia  et  tarsus  postici  5  e ,  tegmen  seu  ala  antica,  vena  mediastina 
(viridis)  ad  apicem  bifida  ;  vena  postcostalis  (rubra)  pone  médium 
in  ramos  duos  divisa  fere  ad  apicem  tegminis  currentes  ;  vena  me- 
diana  (cœrulea)  ad  apicem  bifida  ;  vena  analis  simples  ;f,  ala  postica. 


WESTWOOD. 


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Smilia         bifoliata ,      rresaoood 


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Insectes,  Pi-.  84.  1 

G.  LYCISCA.  Lycisca.  Spinola. 

Lycisca  genus  e  faniilia  Chalciditarum  et  subfamilia 
Cleonymidum ,  a  cel.  Spinola  nuperrhne  in  hoc  opère 
(1840,  pi.  43)editum,  cum  génère  nostro  Hetroxydi  forma 
elongata  et  Cheiropacho  (D.  quadrum ,  Fab.),  pedibus 
anticis  incrassatis  convenit. 

L.  de  Romand.  L.  Romandù  Westwood. 

Cœruleo-nigra  ,  punctatissima  ;  capite  postice  et  ad  margi- 
nem  internum  oculorum  aureo-viridi ;  antennis  nigris  ; 
collaris  margine  postico  parapsidum  et  paraplerum  margi- 
nibus  metathoraceque  aureo-viridibus  ;  abdomine  supra 
piano  punctato  lateribus  inflexis  ,  supra  cœruleo -nigro  , 
apice  segmentorum  nitidissimis  ;  subtus  marginibus  segmen- 
torum  aureo-viridibus  et  punctatis  ;  pedibus  brunneis  ;  alis 
pallide  infumatis  maculis  duabus  brunneis  subcostalibus 
postice  lunula  pallidiori  connexis  î  . 

Long.  corp. ,  lin.  8  ;  expans.  alar. ,  lin.  9  (mens.  angl). 

Habitat  in  Cayenna  et  Brasilia. 

Speciem  alteram  hic  depingo  cujus  caput  fere  thoracis 
latitudine  et  transverso-quadratum  est ,  antennœ  prope  os 
insertae,  11  articulatae,  articulo  primo  in  canalem  obliquum 
faciei  recepto ,  graciles,  articulo  primo  tenui  elongato, 
secundo  dimidio  breviori ,  tertio  brevissimo  ,  quarto  lon- 
gitudine  secundi ,  quinto  et  sexto  proximis  longitudine 
decrescentibus  etnonnihilcrassioribus,  articulo  ultimo  (un- 
deciino)  acuminato  ;  collare  mesothorace  quadratum  angus- 
tius  e  capite  collo  brevi  separatum.  Mesothorax  maximus 
1841.  M 


2  Inslctes,    Pl.  84. 

parapsidibus  parapterisque  bene  determinatis  ,  scutello- 
que  magno  inerini.  Metathorax  minutus.  Abdomen  tlioracc 
duplo  longius  et  angustius,  sensim  ad  apiceni  attenuatum . 
Oviductus  vix  exsertus  e  basi  abdominis  subtus  enascens. 
Pedes  antici  brèves,  femoribus  incrassatis  et  interne  versus 
apiceni  dente  parvo  armatis  ;  tibiis  in  medio  interne  sinua- 
tis  ;  pedes  4  postici  longi  graciles  ,  femoribus  intermediis 
posticis  multo  gracilioribus ,  his  paullo  incrassatis.  Tarsi 
omnes  5-articulati.  Alac  ut  in  congeneribus  ,  nervo  sub 
stigmaticali  brevi  ,  clavato  et  ad  apiceni  versus  costam 
paullo  recurvo. 

In  mus.  Dom.  Romandi  hymenopterologi  peritissimi  et 
cum  ejus  nomine  inscripta,  etiam  in  mus.  D.  Miers  ,  bota- 
nici  acotissimi. 

WESTWOOD. 


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Insectes,  l'i..  85.  1 

G.  TMESIDÈRE.  Tmesidera.  Wcstwood. 

Tmesidera  genus  novum  e  familia  Meloidarum ,  nomen 
habet  e  prothorace  ad  angulos  anticos  incisos  (t/umV/s-,  inci- 
sio ,  et  <T«f  n  ,  colluni)  et  characteribus  sequentibus  distin- 
guitur. 

Gaput  thorace  paullo  angustius  obtriangulare  ,  pone  ocu- 
los  dilatatum  et  truncatum ,  postice  in  collum  distinctum 
contractum.  Oculi  latérales, anticeemarginati.  Labrumpar- 
vum  porrectum ,  angulis  anticis  rotundatis ,  margine  antico 
in  medio  parum  emarginato.  Mandibulae  tenues ,  apice  sub- 
obtusae ,  intus  inermes  membranaque  fere  ad  apicem  ex- 
tensa  instructœ,  clausœ  ultra  labrum  haud  protensae. 
Maxillae  cornea?  longa? ,  lobo  apicali  magno  et  valde  ciliato, 
interno  parvo  ciliato  ;  palpi  maxillares  brèves  4-aiticulati , 
articulo  secundo  longiori ,  quarto  paullo  securiformi. 
Mentum  tenue  antice  latius,  labium  magnum  in  medio 
valde  constrictum  apice  in  lobos  duos  rotundatos  divisum. 
Palpi  labiales  e  medio  labii  prodeuntes  brevissimi  3-arti- 
culati,  articulo  basali  minimo  ,  tertio  paullo  securiformi. 
Antenna?  longitudine  médiocres,  articulo  primo  clavato, 
secundo  omnium  minimo ,  reliquis  obconicis  ,  compressis 
extremis  paullo  majoribus.  Thorax  capite  paullo  latior, 
margine  antico  rotundato,  angulis  anticis  truncatis  et  vaide 
incisis  ;  dorso  valde  sculpto.  Scutellum  minutum.  Elytra 
thorace  fere  duplo  latiora ,  parallela ,  apice  rotundata , 
parum  hiantia.  Pedes  elongati ,  femoribus  tibiisque  sini- 
plicibus  compressis  calcaribus  duobus  brevissimis  externo 
tibiarutn  posticarum  latissimo  ;  tarsis  compressis  hetero- 
meris.  Unguibus  denticulatis ,  denteque  apicali  majori, 
singulo  seta  compressa    apice  latiori ,  instructo . 

1941.  15 


2  Insectes,  Fl.  85. 

Hoc  genus  affine  videtur  generibus  Nemognatha  Ctenopo 
velLeplopalpopotius  quam  cum  G.  Horia  et  Cissiti  quibus 
tarsorum  unguibus  denticulatis  et  appendiculatis  congruit. 

T.  rufipenne.    T7.  rufipennis.  Westwood. 


Tota  nigra  nilida  ;  elytris  testaceis  exceptis. 

Longueur,  20  1/2  miilim.  ;  largeur,  15  1/2  millim. 
Habitat  in  Nova  Hollandia. 
In  mus.  Hope  et  nostr. 

Species  unica  àdhuc  niihi  nota  Australasiae  incola. 

Caputpunctatum  postice  inmedioimpressum.  Prothorax 
margine  antico  elevato ,  linea  média  longitudinali  impres- 
sionibus  duabus  profundis  utrinque  notatus.  Elytra  lœte 
testacea ,  reticulato-rugosa  ,  singula  lineis  quatuor  longi- 
tudinalibus  elevatis. 

WESTWOOD. 


jf<n/.  de  ZoêlogU  ;  tâéi> 


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